La belle vie - EP166

Durée: 5m55s

Date de sortie: 25/11/2024

En état de grâce depuis qu'il est devenu homme de paille pour la mafia, Lapin semble avoir enfin trouvé sa place dans l'univers.

 La Chute de Lapinville
 Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Wladimir Anselme - Assistante réalisation : Alexandra Garcia-Vilà - Illustration : Roxane Lumeret - Narrateur : Aurélien Gabrielli (Lapin) - Comédiens : Hélène Alexandridis (Laurence), Olivier Saladin (Laurent), Lucrèce Sassela (Colombe), Jean-Edouard Bodziak (Rico) - Comédiens silhouettes : Jana Bittnerova, Garance Thevenin - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous - Voix générique : Guillaume Mika, Marine Barbarit

Alors a commencé pour moi une nouvelle vie.
Voilà, c'est ici.
C'était un local rectangulaire, ni grand ni petit,
avec des machines d'un côté et d'autres machines de l'autre côté.
Ca payait pas de mines, mais il n'y avait pas de familles témoins.
Et ça, c'était inestimable.
Rico s'est mis à m'enseigner les rudiments du métier.
Ici, c'est les machines à laver.
Et là, c'est les séchelages.
C'est deux machines différentes ?
Oui.
Ca alors.
Puis il m'a tendu un balai avec une serpillière au bout.
Et ça ?
Nettoyage du sol.
Ta première mission, c'est de garder l'endroit propre.
Mais bon, dans la pratique,
un coup de serpillière de temps en temps, ça suffit.
Comme ça ?
Avec Albert, mon ancien coloc,
on était tombés d'accord pour s'en tenir au strict minimum sur l'hygiène.
La dernière fois que j'avais passé la serpillière, c'était...
Bon, je devais m'en souvenir à l'époque,
mais là aujourd'hui, je m'en souviens plus.
Non.
Tiens-toi de plus droit.
Tire le balai vers toi plutôt que de toi aller vers lui.
La serpillière doit toujours être en contact avec le sol.
Essayez de faire des vies.
Voilà.
Comme ça.
Voilà.
La chute de la painville.
Une fiction quotidienne en podcast.
Avec des moments épiques où les personnages dépassent leur limite et deviennent meilleurs.
Episode 166.
La belle vie.
Bon voilà, ça ira pour ce mois-ci.
Tu dois aussi veiller à ce qu'il y ait un grand défi.

Je vais vous montrer comment les machines fonctionnent.

J'ai amené quelques slips sales pour te montrer comment les machines fonctionnent.
Rico m'a expliqué les détails techniques.
Moi, je regardais les machines.
Le carrelage au sol est sur les murs.
Les néons qui résillaient.
Je me disais...
Je suis chez moi.
Évitez de tout laver à 40.
Moi, je fais deux machines.
Une à 60 pour les serviettes et sous vêtements.
Une à 30 pour le linge délicat et les couleurs.
Ne pas surcharger les séchoires.
Et éviter la température maximale quand tu sèches du dénime.
Je te le dis pour toi.
J'ai remarqué que tes jeans avaient rédressé.
Mais t'as pas besoin de savoir tout ça pour tenir les boutiques.
Les gens sont censés s'occuper de leur linge tout seul.

Moi, je dois faire quoi ?
Ouvrir le matin et fermer le soir.
J'ai obligé.
C'est toi qui vois.
Tu peux laisser ouvert tout le temps si tu restes sur place.
Ah oui !
Et quand le monnaieur est plein, tu l'uides.
Je fais quoi avec l'argent ?
C'est quelques euros par jour.
Tu peux le garder.
Sérieux ?
Ouais.
Il y a pas mal de pauvres dans le quartier.
Donc t'auras toujours des clients.
Mais si on a un contrôle et que la ministration découvre
qu'on déclare un volume trop grand par rapport à ce qui se passe vraiment dans les machines,
c'est toi qui saute.
Tous les papiers sont à ton nom.
D'accord.
À mon nom.
C'était donc vrai.
J'étais vraiment chez moi quelque part sur Terre.
J'allais bientôt entamer la deuxième moitié de ma vie
et j'aurais pas cru y arriver si tôt.
Je me sentais libre.
À propos, faudra que tu passes au bureau.
Il y a un problème dans ton dossier.
Ta signature, c'est juste une grosse tâche sombre.
Bon, j'ai à faire, salut.
Salut.
Rico m'a laissé seul.
Je me suis assis par terre et j'ai regardé tourner ses slips.
Longtemps.
Un peu plus tard, une mère de famille est entrée et a chargé son linge dans une machine.
Bonjour.
Elle a acheté de la lessive et j'ai entendu la pièce de 2 euros tomber dans le mot d'ailleurs.
Puis elle a lancé un programme court.
Et elle est partie.
Juste après, un très vieux monsieur est entré.
Je restais toute la journée assis par terre, dans la laverie,
à regarder tourner les slips des gens.
J'étais fasciné.
C'était comme si je regardais le mouvement des planètes du système solaire.
Chaque slip qui tournait,
c'était le fric des gens qui allait directement dans ma poche.
Et j'avais rien besoin de faire.
C'est fascinant.
C'était tellement moins contraignant que de faire semblant d'être un père vernarcycique pour toucher des aloques.
Et c'était plus simple.
J'en arrivais même à apprécier d'avoir des interactions avec les gens.
Bonjour, madame.
Euh, bonjour.
Vous avez la menace sur 10 euros ?
Oui, oui, je l'ai.
Bonjour, Sarkis.
Salut. Je peux recharger mon portable ?
Ah non, faut consommer.
Bon, je vais laver mon sarouet. Je peux payer avec une chanson ?
Non, non.
Bonjour, monsieur Alessand Zabri.
Euh, bonjour.
Je viens juste chercher du linge qui a été déposé par quelqu'un d'autre.
Ah, cras !
Je repasserai plus tard.
Bref.
Ouais.
C'était la belle vie.
Je crois que je peux le dire.
C'est là qu'a commencé la bref portion de mon existence où j'ai vraiment été heureux.
A suivre sur Arte Radio.
Demain, dans la chute de la painville.
Wow ! Il y a 3, 4, 5 machines.
Bah, c'est une laverie.
Et 2 séches-langes !
3.
Abonnez-vous au podcast.
Et laissez-nous des étoiles, surtout.

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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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