Rien de grave - EP161

Durée: 5m40s

Date de sortie: 18/11/2024

On retrouve ce bon vieux Lapin pour faire un point sur sa situation en ce mois de novembre. Il est toujours là où on l'avait laissé. La Chute de Lapinville
 Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Wladimir Anselme - Assistante réalisation : Alexandra Garcia-Vilà - Illustration : Roxane Lumeret - Narrateur : Aurélien Gabrielli (Lapin) - Comédiens : Charlotte Corman (Spiruline), Flore Babled (Chloé), Philippe Vieux (Christian), Saadia Bentaieb (Christiane) - Comédiens silhouettes : Marine Barbarit (Vendeuse) - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous - Voix générique : Bernard Gabay, Sahar Pirouz

Mon nom est Lapin, et je vais vous raconter comment je suis devenu gérant d'une lavrie automatique.
La chute de Lapinville, une fiction quotidienne en podcast.
Palpitante, Novatrice, inélarable.
Épisode 161, rien de grave.
Le début de l'année 19.
Bon, on a brassé pas mal de trucs depuis le début.
Des trucs intéressants, d'autres moins.
Deux mois sur le foot, perso, je m'en serais passé.
Et peut-être qu'à ce stade, vous êtes un peu perdu.
Alors je vous propose de faire un point sur ma situation à moi en novembre 2024.
Techniquement, j'étais toujours au service de Chloé,
même si elle me sollicitait moins,
mais elle me sollicitait quand même.
Aïe.
Aïe.
C'était toujours pas payé, je suis défrayé.
J'avais un père diem de 2 euros pour me payer le bus.
Aïe.
T'as plein de noeuds aussi.
C'est quand la dernière fois qu'on t'a peigné ?
Mais depuis qu'elle savait qu'on était, comment dire, amies d'enfance,
est-ce qu'on portait bizarrement ?
T'as un point noir là. Tu permets ?
Non.
Aïe.
Elle essayait d'être gentille.
Mais à manquer de pratique.
Comme ça tu seras tout beau quand tu reverras cette paufie fadasse-là,
celle qui est devenue mère ou je sais pas quoi.
Elle me peignait, elle me coiffait.
À l'occasion, elle m'a billé.
C'est pour monsieur ?
Vous auriez quelque chose pour le rendre un peu moins... glauque ?
Je veux ce sweet.
Avec le dinosaure ?
Ouais.
Sinon ce qui plaît beaucoup, c'est ce crop-top yin-gayong à paillettes.
Non, je veux ce sweet.
J'étais sa poupée Barbie.
Oui, je m'en souviens.
Il arrêtait pas de la ramener sur son enfance malheureuse, tout ça.
Et alors même que j'y étais pour rien, il arrivait à me faire culpabiliser, ce con.
Et puis quand même, il avait toujours veillé sur moi en secret,
comme un ange protecteur.
Un ange mou.
Arrête de faire la gueule, Pimpin.
Tu l'as eu ce sweet.
Tu l'avais pas déjà, d'ailleurs ?
La pain.
Quoi ?
Mon nom, c'est La pain.
J'aime bien Pimpin.
Quant à Spiruline, je leur connaissais pas non plus.
Ça fait une demi-heure que vous avez rien dit.
Hein ?
Vous remarquez rien ?
Quoi ?
J'ai un nouveau sweet.
Ah oui.
J'étais déprimée.
Je m'en rends compte avec le recul.
J'aurais dû être contente d'être mère, même si bon,
on m'avait proposé parce que personne ne voulait.
Mais j'arrivais à rien.
Alors j'avais plus trop de bonne volonté.
Mais pourquoi vous m'avez fait venir ?
Euh...
Je sais plus.
Pour votre CV ?
Je crois pas.
Vous cherchez un emploi aidé ?
Non, c'est comme ça.
Les gens évoluent.
Moi, je restais fidèle à mes idéaux.
J'habitais toujours dans le sous-sol de mes parents
et j'avais toujours une piétrice image de l'humanité.
T'as pas vu ma carte bleue ?
Tiens.
Mais à la maison aussi, tout était chamboulé.
Ça faisait des semaines que ma mère était enfermée dans sa chambre.
On savait pas ce qu'elle fabriquait.
Enfin moi, je savais pas.
Maman !
Ils sont où mes chaussons ?
T'as gardé dans l'armoire ?
Quel armoire ?
Alors je sais pas.
On s'en est pas aperçu tout de suite.
Au début, elle avait laissé des plats cuisinés dans le frigo.
Donc tout semblait normal.
Le pain, c'est toi qui a fini les lasagnes ?
Ouais.
Puis les plats cuisinés ont disparu.
La peinture, tu as fini les chips ?
Ouais.
Bientôt le frigo était vide.
La peinture, c'est toi qui a mangé mes graines de young nah ?
Ouais.
Mon père était démuni.
Il est raie dans la maison.
Ce qui en soit n'était pas gênant, mais...
Qu'est-ce que tu fais ?
Allez, je m'assois à côté de toi.
Ça fait longtemps qu'on n'en parlait tous les deux.
C'était l'enfer.
Ça va toi ?
D'habitude, c'est ma mère qui s'occupait de lui faire la conversation.
Alors que chez le castor, le processus d'accouplement,
cloque contre cloque,
dure entre 30 secondes et 3 minutes.
Elle a quoi, en fait, maman ?
Hein ?
Oh, rien de grave.
Elle fait juste sa petite dépression annuelle.
En général, ça passe tout seul.
T'inquiète, mon grand ?
Il m'a appelé mon grand.
J'ai frissoné.
Puis il m'a frictionné les cheveux.
C'est marrant, ça tombe toujours au moment de notre anniversaire de mariage.
Qu'est-ce que tu grignotes ?
Le ficus.
Oh, tu m'enlètes un bout ?
J'ai pas relevé.
Mais ça tombait donc aussi, justement, au moment de mon anniversaire.
Je sais bien, c'est agaçant.
On a envie de dire aller qu'il en vienne au fête et nia nia nia.
Mais pour comprendre comment j'ai provoqué la destruction de la Terre,
il faut bien avoir en tête tous les détails.
Sinon, c'est pas la peine de raconter.
Moi, j'ai pas besoin de raconter, je la connais l'histoire.
A suivre sur Arte Radio.
Demain, dans la chute de la painville.
T'es là, ce soir ?
Pourquoi ?
J'organisais une petite réception pour fêter nos noces de crêpe avec ta mère.
On pourrait faire des crêpes, tiens.

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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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