Les paumés - Tube de glue toi-même

Durée: 12m14s

Date de sortie: 14/11/2024

Timothée Paumé est assis à son bureau, les yeux rivés sur l’écran de son PC. Ses doigts s’agitent sur sa souris, tels de petits vers de terre, pour faire défiler le texte devant lui. Et ce qu’il voit l’énerve au plus haut point. Depuis plusieurs semaines maintenant, quelqu’un de son collège s’amuse à divulguer les sales notes et les mauvaises réponses des élèves pour se moquer d’eux.


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Thomas Le Petit-Corps. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Enregistrement et montage : Studio Module. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Camille Sainson.

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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires de Tellming.
Aujourd'hui, Karine Arnaud vont vous raconter un épisode des pommets, la série imaginée
par Thomas Le Petit-Corps.
Il s'intitule « Tube de glu toi-même ».
Timotée Pommet est assis à son bureau, les yeux rivés sur l'écran de son PC.
Ses doigts s'agitent sur sa souris telle de petits verres de terre pour faire défiler
le texte devant lui.
Et ce qu'il voit, les nerfs au plus haut point.
Depuis plusieurs semaines maintenant, quelqu'un de son collège s'amuse à divulguer les
sales notes et les mauvaises réponses des élèves pour se moquer d'eux.
Qui peut bien être assez méchant, assez déranger du bocal pour faire un truc pareil ?
Maxime Iain, cette espèce de caïd en carton ? M'étonnerait, c'est le premier à voir
ces notes mises en ligne.
Ah, Maurice, le fils du prof de maths.
Après tout, il doit avoir accès à tous les doigts.
Ou alors, Chloe, elle est interne, peut-être qu'elle peut se faufiler dans la salle des profs
le soir.
Pendant que Tim continue de fixer son ordi en poursuivant ses réflexions, il ne voit pas
ce qui se passe devant chez lui.
Quelques mètres plus bas, au pied des fenêtres de sa maison, les buissons s'agitent.
Et ce n'est pas à cause d'un toutou qui fléa une piste ou d'une rafale qui fait
virvolter les feuilles.
Non, là c'est une vieille choucroute blanche qui dépasse des arbustes.
Quand on y regarde de plus près, on se rend compte que cette choucroute est en fait une
touffe de cheveux soigneusement mise en pli par des bigoudis.
En dessous, on trouve de petits yeux de fouine encirclés par des pesses lunettes violettes.
Et encore plus bas, on découvre une bouche coiffée d'une fine moustache qui fait
un sourire à l'envers.
Tout cela appartient à une personne.
Madame Perruch, la voisine et la directrice du collège de Tim.
Planquée dans ses fourrées, elle n'est pas là pour chercher sa bonne humeur qu'elle
semble avoir perdu depuis ses vingt ans.
Si elle est là, c'est pour mieux épier ce qui se passe dans la maison de Timothée
Pommée.
Et ce qui est la perçoit, la laisse, sans voix.
Au milieu du salon, une fille avec des couettes vertes est en train de faire de la saoudure
sur un robot géant.
À côté, un garçon vétu d'une armure fait démouler avec une masse d'armes et,
perchée sur le dossier d'une chaise, une enfant remut le popotin tel un chat s'apprêtant
à sauter sur sa proie.
Sauf que là, sa proie, c'est une sorte de lésar avec une queue de putois.
Depuis sa cachette, Madame Perruch était à la fois choquée et excitée.
« Je savais qu'il y avait quelque chose de louche ici. »
Tim, toujours en train de scroller, est interrompu par un bruit.
Un bruit qui fait bondir son cœur hors de sa poitrine.
« Toc, toc, toc ! »
« Oh, oh, quelqu'un qui débarque à l'improviste alors que les paumes et temporelles sont
là.
Ça n'annonce rien de bon. »
Le collégien descend les marches à fond les ballons, fait un dérapage sur le tapis
du salon et demande à ses amis de cesser leurs occupations.
Tim souffle un grand coup et ouvre la porte.
« Madame Perruch, quel plaisir de vous voir.
Oh non, c'est pénible 6000 qui est de retour.
Qui a dit ça ? »
« Ah non, personne n'a parlé ? »
« Ah si, si, bien sûr.
C'est c'est toi.
Elle a dit « c'est pénible 6000 qui est de retour. »
« Merci, en guérant.
Mais de rien.
Je trouve.
Vos cousins sont vraiment des malapprises.
Je veux parler à votre père immédiatement.
Euh...
Ça va pas être possible parce que...
Il est... malade.
Hum... malade ?
Hum...
Et qu'est-ce qu'il a au juste ?
Une intoxication alimentaire.
Ah bon.
Et à cause de quoi ?
Tim réfléchit à toute vitesse.
Puis il voit les lunettes violettes de Madame Perruch.
À cause...
Des pétraves.
Oui, oui, voilà, c'est ça.
Il en a mangé 60 et depuis, ben il est pas traque.
Écoutez-moi bien Timotté.
Votre histoire s'en a trompé à plein nez.
Et croyez-moi, à force de côtoyer des voyous dans votre genre,
j'ai le flair pour ça.
Donc si demain dernier délai,
je n'ai pas vu votre père pour qu'il m'explique enfin ce qui se passe ici,
ce sont les autorités que je prévièdrai.
Hum, c'est clair ?
Ah, clair, limpide, compréhensible Madame Perruch, hein, comme toujours.
Allez, bonne journée à vous.
Dès que la porte se referme,
le sourire forcé de Tim quitte son visage en courant.
Le garçon se laisse dégouliner par terre et se prend la tête entre les mains.
Mais qu'est-ce qu'il y a, Tim ?
Toi aussi, tu as ingurgité trop de pétraves.
Mais non, c'est pas ça.
Mais si Madame Perruch revient demain,
elle va découvrir que papa n'est pas là.
Et pourquoi tu lui dirais pas la vérité ?
Qu'il s'est fait aspirer dans un flux tridimensionnel
à cause d'un convocteur à polymérisation instantanée qui a cramé
et que cela engendrit une désintégration moléculaire incontrôlée
et qu'il est désormais perdu dans une époque inconnue.
Euh...
Alors, déjà parce qu'elle comprendrait rien du tout,
et surtout parce que si elle apprenait qu'on est livrés à nous-mêmes,
elle voudra nous placer en famille d'accueil.
Rooomph ?
Nan, je groomph, ce n'est pas quelque chose qui se mange une famille d'accueil.
On est foutus.
J'ai peut-être un plein de batailles pour nous sortir de ce mauvais pas.
Quoi ? Sérieux ?
Je propose de fabriquer une immense catapulte
comme à mon époque pour l'éjecter par-dessus la terre.
Ah, j'aurais dû m'en douter.
Je pense pas que ça va marcher en guérant,
déjà parce qu'il faudrait une catapulte super badaise,
mais surtout parce qu'on ne peut pas jeter quelque chose par-dessus la terre,
vu qu'elle n'est pas plate.
La terre, pas plate.
Mais elle serait quoi, alors ?
Roudre ?
Absurde !
Laisse-t-on bêter, Tim.
Un jour, il découvrira sûrement la vérité.
Pas sûr.
En attendant, moi, j'ai la solution pour notre problème perruche.
Ah ouais ?
C'est 3, fait un client de Yatim.
Va fouiller dans sa clé sa outil et elle en ressort...
Un atomiseur express !
C'est la première fois que j'en vois un, mais je sais déjà que c'est pas une bonne idée.
Tu rigoles ou quoi ?
Avec cet engin, tu peux désinguer un machin de la taille d'un mammoute,
sans qu'il reste aucune trace.
Groumph !
Non, je groumph. Je ne te le prête pas.
Tu risquerais de l'abîmer.
Alors, tu veux qu'on l'essaye sur Madame Perruche ?
Non, c'est 3, je t'enmerci.
Oh, t'es ennuyant 3000 parfois.
Groumph ! Groumph ! Groumph ! Groumph ! Groumph ! Groumph !
Bon, déjà bravo, tu fais des progrès énormes en français.
Par contre, non, on ne va pas, je te cite,
dévorer Madame Perruche pour se faire des curdents avec cette Ibiya.
Groumph !
Ouais, je crois qu'on est vraiment foutus.
Dépité, Tim regarde par sa fenêtre en quête d'une idée.
Comment faire pour que son abominable voisine arrête de mettre son nez dans ses affaires ?
Qu'est-ce qui est à l'origine de tous ces ennuis ?
Madame Perruche franchit le portail qui mène à son jardin,
rentre chez elle et d'où à Tim s'installe à son bureau.
C'est alors qu'une idée surgit.
Le genre d'idée qui ne donnera peut-être rien.
Le genre d'idée qu'on aurait tout de suite abandonné,
sauf dans les situations désespérées comme celle-ci.
Tim remonte dans sa chambre,
ouvre un coffre où sont rangés des objets et attrapes,
une paire de jumelles.
Il redescend il y copresto et observe discrètement les faits et gestes de Madame Perruche.
Pendant une heure, deux heures, trois heures, il la regarde travailler.
Je savais pas qu'on pouvait bosser autant de temps d'affilée.
Tim est prêt à abandonner.
C'est alors que sa voisine se lève de sa chaise et quitte la pièce.
Et là, c'est le choc.
Car maintenant qu'elle n'est plus devant lui,
Tim a une vue imprenable sur l'écran de son ordinateur.
Et ce qu'il découvre le stupéfait, dans un premier temps du mois.
Parce que dans un second temps, il se dit qu'il tient enfin sa revanche.
C'est trois. Je vais avoir besoin de tes services.
Je savais que t'allais changer d'avis pour la Thomas Heure Express.
Non, je parlais pas de ça.
Oh bon.
Le lendemain, Tim se rentre au collège en se sentant aussi léger qu'un ballon d'hélium.
Depuis le chaud que les paumées ont proposé la dernière fois,
tout le monde les adore, lui et ses sois-disants cousins.
Tout le monde, sauf Maximilien, qui garde un très mauvais souvenir du lancer de gueux.
Mais si Tim est de si bonne humeur, ce n'est pas grâce à ça,
ou parce qu'Emma, la fille de ses rêves, vient de lui faire un petit signe de la main.
Bon, même si ça aide un peu.
S'il est si content, c'est parce qu'il n'a plus rien à craindre de madame Perruche.
En compagnie des autres paumées, il frappe au bureau de la directrice.
Sans attendre qu'on lui dise d'entrée, Tim ouvre la porte et s'assoit l'air de rien face à sa principale.
Enguérant, c'est trois et Groomf reste debout derrière lui en dévisageant madame Perruche avec un sourire en coin.
Cette dernière folle de rage devant tant d'insolence ne trouve même pas les mots pour leur expliquer à quel point
ils vont se faire punir pour l'éternité.
Comble de la provocation, Tim met ses pieds sur le bureau de la directrice, enlève le chewing-gum qu'il mâchouille et le pose dessus.
Monsieur Paumé, je ne sais pas à quel point vous réalisez le nombre de retenus que je vais vous donner.
Vous allez prendre tellement d'heures de colle que vous ressemblerez à un tube de glu.
Je ne te crois pas, non. Et en plus de cela, je vous confirme que mon père ne viendra pas vous voir.
Il m'a dit avoir autre chose à faire que de perdre son ton avec une vieille fouineuse dans votre genre qui ferait mieux d'arrêter des pieds ses voisins.
Comment osez-vous ? Je vais prunir les services sociaux, ça ne va pas traîner.
Vous n'avez rien prévenu en du tout. Et vous savez pourquoi ?
Je m'en contrefiche ! Sortez de mon bureau tout de suite !
Par mes aïeules, elle est encore plus brillante et qu'une pentate qu'on prépare pour le banquer.
Madame Perruche, je vais vous expliquer. Avec ma cousine C3 ici présente...
Salut, pénible C1000 !
Nous avons hacker votre ordinateur.
Vous avez quoi ?
Oh là là ! Faut tout vous apprendre. Nous avons piraté votre système informatique à l'aide d'une puçon du latoire qui émet des fréquences parasites supranominales permettant de créer une brèche dans votre firewall.
Regarde vide, bouche entre ouverte, Tim se sent obligé d'ajouter quelques explications.
En gros, nous avons pris le contrôle de votre ordinateur pour voir ce qu'il y avait à l'intérieur.
Est-ce que nous avons trouvé ? Et tout à fait intéressant.
Vous boulez le fait !
Si seulement ! Nous avons découvert que c'était vous qui mettiens en ligne les mauvaises notes et les réponses incorrectes des élèves dans l'unique but de les humilier.
Mais pas du tout !
Oh que si ! Et si vous ne me croyez pas, on peut tout révéler au grand public.
Nous n'avons qu'à appuyer sur un tout petit bitogno.
Je... Je... Ah ! C'est bon ! Vous avez gagné !
Bien sûr qu'on a gagné ! On a les paumés ! Donc maintenant vous allez arrêter de faire ça tout de suite et surtout vous allez cesser de nous enquiquiner.
Parce que si je vous surprime à rôder près de notre demeure, vous allez tenter de m'amasser d'armes.
Je rouvre !
C'est compris ?
Ah ! Ah ! Ah ! Compris !
Bien ! Alors excellente journée à vous, madame Perruche !
Tim et ses amis se lèvent.
Avant de quitter la pièce, ces trois adressent un clin d'œil à la directrice.
Tu vous déglues toi-même !
Les quatre amis sont déjà loin l'enquin.
Une enlement de rage fait trembler les murs de l'établissement.
Encore plus terrifiant qu'un dragon !
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org

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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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