Ça fait partie du plan - EP159

Durée: 5m10s

Date de sortie: 14/11/2024

Dominique Poêlon, incarcérée à la maison d'arrêt des Mimosas, recourt à divers stratagèmes pour s'évader. Réussira-t-elle ?

 La Chute de Lapinville
 Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Wladimir Anselme - Assistante réalisation : Alexandra Garcia-Vilà - Illustration : Roxane Lumeret - Narratrice : Valérie Mairesse (Dominique Poêlon) - Comédiens : Fleur Sulmont (Sabrina), Elsa Bouchain (Caro), Emmanuel Matte (Michel), Charlotte Corman (Spiruline), Noémie Landreau (Camille), Laure Franquès (Manon Ubaldi), Stéphanette Martelet (Berthe) - Comédiens silhouettes : Stéphanette Martelet (Détenues) - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous - Voix générique : Jean-Edouard Bodziak, Damien Zanoly - Musique originale : Samuel Hirsch

Oula, faut aérer ici, ça sent la vieille chagate.
Bonjour.
Sabrina, pourquoi y a une grosse dame dans ma sombre ?
J'ai bien connu Dominique Pouélan.
On partageait la même cellule.
Le jour où on s'est rencontrés, j'ai tout de suite su que ça allait marquer ma vie.
Je prends le lit du-dessus.
D'accord.
Sur le papier, c'était pas gagné, on est de fortes personnalités.
Alors je prends le lit du-dessous.
D'accord.
Mais on s'est tout de suite bien entendu.
Ces choses-là, ça s'explique pas, c'est de la chimie.
Voilà ton thé.
Il est à quoi ?
Ailleurs, Védic.
Perk !
J'avais dit cinq sucres, sinon c'est de la pisse.
On discutait toute la nuit, on refaisait le monde.
T'as l'instinct qui pendre, t'as des gosses.
Moi tu sais, j'ai tué toute ma vie.
Les merilles sont fermes.
Je pourrais bauxer avec.
Les filles, un peu de silence.
Je l'aidaient à gérer les affaires de la mairie,
dont elle s'occupait encore en sous-main.
Tends le bras.
Plus haut.
Comme ça ?
Oui, arrête de j'ai goté maintenant, je perds la wifi.
4 mals, demi.
Vous êtes toutes pixelisées.
Michel, je vous disais, ce budget, on peut pas le voter comme ça.
On n'est pas chez les papous.
On était inséparables.
On suivait les mêmes ateliers.
L'atelier Modlach de Cyr de Babybel.
Voilà.
Ah bah c'est très bien, bravo Domi, qu'est-ce que c'est ?
C'est trop beau.
Ta gueule, carreau.
L'atelier trouvait son clown.
On écarte les jambes.
On contracte son périné.
Et on regarde au fond de son coeur.
Y'a pas de courir.
L'atelier podcast.
Vous êtes toutes des merdes.
Pas étonnant que vous ayez les choix ici.
L'atelier Kravmaga.
Ha ha !
A nous deux, on formait une bande.
Et tout le monde nous respectait.
Voilà.
Donne-moi ton il flottante.
Tu vois cette fourchette, Bigberta ?
Ah !
Ma cuisse, mes demi.
C'est rien, côté de ce qui t'arrivera à toi,
si tu t'avises de reluquer encore mon dessert.
Euh ouais, parfaitement.
Ouais, c'était une belle rencontre.
Toi et moi, on est comme dessert,
même si tu pourras être ma mère.
Je vais te dire un secret.
Tu jures de pas le répéter.
Oui, demi, je le jure.
Demain, mets une culotte propre, on s'évade.
Toi et moi ?
Toi et moi.
C'était déjà sa huitième tentative d'évasion.
Mais c'était la première fois qu'elle me proposait de l'accompagner.
J'étais tellement heureuse.
Dominique, je l'aurais suivi au bout du monde.
La chute de la pain ville.
Une fiction quotidienne en podcast.
Avec des personnages qui changent tellement peu d'objectifs
qu'ils finiront bien par les atteindre.
Episode 159,
ça fait partie du plan.
Et sur votre droite,
les entrepôts de stockage,
des déchets, des usines, le groin.
Ce jour-là, on visitait le musée de la filature.
Et ça, donc, c'est une canouille.
Madame, on peut faire pipi ?
Oui, mais vite, alors.
Elle m'a tiré par le braille, on s'est jeté dans les vécées pour Homme.
Ça fait partie du plan ?
Crouille.
Elle s'est déshabillée.
Maintenant, mes dormis, vraiment ?
Vite, décep-toi, et mets mon jogging.
Puis elle a démonté une cuvette
et elle en a sorti un sac en toile.
Il aurait pu prendre un sac hermétique.
Tiens, mets ça.
C'était une perruque frisée, orange,
comme ses cheveux.
Elle a enfilé un uniforme de gardien de musée,
casquette et moustache.
Ça te va bien.
Et on est ressortis comme ça, bras-dessus, bras-dessous.
Tu vois cette porte ?
C'est la sortie de secours.
Ça fait partie du plan, t'as confiance en moi ?
Oui.
Elle m'a fait un croche-pat et m'a poussé dans l'escalier.
Excusez-moi, y a une prisonnaire qui s'échappe, c'est normal.
Les matins de mon foncé-dessus.
Le plan a marché.
Elles m'ont ramené d'ardar à la maison d'arrêt
pendant que Dominique retournait se planquer dans les chiottes.
C'est seulement en me remettant en cellule qu'elles ont compris.
Caro ?
Mais alors où est Dominique ?
Malheureusement, elle s'était endormie dans sa cachette.
Et c'était laissé enfermer dans le musée.
On l'a vu revenir le lendemain matin.
Tiens, c'est pour toi. Ça rend qu'une.
Pour moi ?
Elle m'avait brodé un cœur avec une quenouille du Moyen-Âge pendant la nuit.
Bon, ça m'a épuisé toutes ces émotions.
Je dirais pas un nom à un petit cunis.
Je l'ai toujours.
A suivre sur Arthéradio.
Demain, dans la chute de la painville.
Donc ça, c'est un mi ?
Non. Un là. Le mi, c'est là.
Ça, c'est un ré.

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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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