C'est l'histoire de Milidae.
Coucou, c'est moi Milidae.
Tosca est né avec de grands yeux qui voient tout et ne supportent pas l'injustice.
Alors chez elle, ou dans la cour de récré, elle enfile sa capte de justiciaire.
Tu es bien installée ? Je vais te raconter.
Quand Tosca est né, la première chose que ses parents ont remarqué, c'était ses yeux immenses.
Comme elle nous regarde avec ses grands yeux !
C'était que s'asier son papa.
Ils sont si pétillants.
Notre petite Tosca a hâte d'explorer le monde.
Je le sens.
C'est réjoui sa maman.
En rentrant à la maison, Tosca a fait la connaissance de son frère Marceau et de sa sœur Émilie.
Elle est toute petite.
Mais elle a deux grands yeux ?
Je sais pas ce qu'elle est curieuse !
A souris son papa, on prenait Tosca dans ses bras.
Les mois ont passé, les années.
Tosca et ses grands yeux ont bien grandi.
Seul Ick.
Tosca ne parle pas.
Enfin, elle ne parle pas avec sa bouche.
Mais ses grands yeux, eux s'expriment.
Et on sait toujours ce qu'elle pense.
Quand Émilie s'assure l'exasper, Tosca lève les yeux au ciel.
Quand son frère Marceau les nerve, Tosca france les sourcils.
Et plissent les yeux.
Tu crois que tu me fais peur avec tes yeux et ton herbe bouddeur ?
Ricard Marceau.
Ses parents, eux, sont inquiets.
Tu crois qu'elle parlera un jour ?
Se tracasse sa maman.
Bah oui, elle est en mode observation pour l'instant.
Mais un jour, elle parlera.
Et je crois même qu'elle parlera beaucoup beaucoup pour rattraper le temps perdu.
Déclar son papa.
J'espère que tu dis vrai.
J'ai tellement hâte de découvrir sa voix, de l'entendre parler,
de râler ou de rire, bref, peu importe.
Tant qu'elle parle.
Ses parents, son frère et sa sœur attendent plein d'espoir.
Et un matin,
le miracle se produit.
Ça commence par un tout sautement,
puis un chuchotement, et soudain, une voix claire annonce.
La vie est vraiment trop injuste.
Il va falloir changer de trois petites choses.
Mais elle parle.
Mais tu parles.
Mais pourquoi tu ne parlais pas avant ?
Lui lance Marceau.
Parce que j'étais trop occupée à vous observer.
Déclare Tosca.
T'aurais dû le dire plus tôt.
On t'aurais donné nos photos.
Ironie, ce Marceau.
Inutile de vous chamayer.
Alors Tosca, dis-nous ce que tu as remarqué pendant tout ce temps
quand tu nous as observé.
Souris sa mère.
Eh bien, on ne peut pas continuer ainsi.
Ah non, ça ne va pas du tout.
Il y a trop d'injustices dans cette maison.
Qu'est-ce que tu racontes, Soupir et Milly ?
Tu ne parles pas pendant des années,
et d'un coup tu travailles et madame se transforme en superjusticière.
Mais t'as trop regardé la télé, ma chère.
Pas du tout.
Je veux juste plus d'égalité.
Mais on est tous égalités dans cette maison.
Papa et maman travaillent tous les deux,
et nous, eh bien tous les trois, on va à l'école.
Tu sais qu'en Afghanistan,
les filles ne peuvent plus aller à l'école.
Mais c'est injuste.
Bah oui, mais il y a beaucoup d'injustices dans le monde.
Il va falloir t'y habituer, coccote.
Il n'est pas question.
Bon, je vais déjà commencer
par régler les injustices de cette maison.
Et je m'occuperai du reste après.
Mais de quel injustice tu parles ?
Bah ouais, quoi.
Du quoi tu parles ?
Sagas Marceau et Milly,
t'en disent que les parents regardent Tosca d'un air étonné.
Nous, en tout cas, on vous aime tous les trois,
à égalité.
Oui, notre cœur est divisé en trois par égal.
Il n'y a pas d'injustice de ce côté-là.
Déclare les parents.
Ah non, mais j'ai remarqué deux, trois petites choses.
C'est toujours maman qui ramasse
les chaussettes salles de Marceau qui sont par terre,
à côté de la pannière, et c'est toujours papa.
Tu vides la vaisselle.
On se répartit les tâches entre nous ?
Explique maman en souriant à papa.
Mais nous sommes cinq dans cette maison.
Alors, on devrait se répartir mieux les tâches
pour que ce soit plus juste,
intéressant.
Et tu proposes quoi ?
Demande papa.
Cette semaine, je propose de vider le lave-vaisselle
et la semaine prochaine,
ce sera Marceau.
Moi, je n'aime pas vider le lave-vaisselle.
Cette semaine, tu peux ramasser
les chaussettes salles de la maison,
si tu préfères.
On les baloncera par terre,
juste à côté de la pannière.
C'est bon, je vais vider le lave-vaisselle.
Tosca met au point un agenda
pour les tâches de la maison.
Elle a tout noté sur un tableau
bien l'envu dans la cuisine.
Au début, il y a eu pas mal de ronchons
de Marceau et Émilie.
Et puis, petit à petit,
tout est devenu simple et naturel.
Tosca est ravi.
Maintenant, je vais m'attaquer
à d'autres injustices.
Mais tu comptes quand même pas partir
en Afghanistan ?
Demande Émilie.
Pour l'instant, je vais m'occuper
des injustices dans mon école.
Comment ça ? Y a un problème à l'école ?
Tu es victime d'un justice ?
Raconte. Mais on t'embête,
tu sais que tu peux tout nous dire,
tu peux nous en parler.
Déclaire son papa. Ah non, on ne vous inquiétez pas.
Tout va bien. Mais dans la cour de récré,
il y a beaucoup trop d'injustices.
Et je vais régler ça.
Ça y est. Tosca va encore enfiler
sa capte de justiciaire. Se moque son frère.
Arrivé en avance
à l'école, Tosca entre en classe
pour parler à la maîtresse.
Hum.
Euh, bonjour.
Excusez-moi de vous déranger, mais voilà.
À force d'observer et d'écouter,
j'ai remarqué plein d'injustices
dans la cour de récré.
Bonjour Tosca. Mais de quel injustice
parle-tu ?
Eh bien, ce sont toujours les mêmes enfants
qui font de la balançoire et on pêche les autres
d'enfer. Plusieurs garçons
refusent que les filles jouent au foot avec eux.
Céleste qui fait du basket,
eh bien elle monopolise le panier de basket.
Eh, je ne vous parle pas
de tous ceux qui trisent au jeu pour récupérer
des cartes à collectionner.
Ce n'est pas juste.
Eh bien moi je n'ai rien remarqué.
C'est normal. Moi je le vois
parce que c'est des grands yeux
qui détectent la moindre petite injustice.
Et quand j'envoie une, eh bien
ça me mère
dans une rage,
dans un état, ah non, je ne
supporte pas l'injustice.
Ah oui, je vois cela.
Eh bien nous allons en parler en classe, ça te voit ?
Une fois les élèves rentrés,
la maîtresse attrape une boîte.
Les enfants,
je vous présente la boîte
à injustice.
Si vous pensez être victime d'une injustice
ou si vous avez vu des injustices
à l'école, eh bien
vous allez tout noter sur des petits papiers
et les glisser dans la boîte.
À la fin de la journée,
la boîte à injustice est pleine
à craquer.
La maîtresse n'en revient pas.
Alors elle réunit la classe
et ensemble, il lise les papiers.
Et pour chaque petite
ou grande injustice,
il cherche des solutions.
Quelques temps plus tard, la cour de récré
a changé. On fait de la balance
sur la tour de rôle. Au foot ou au basquette,
on change les équipes et il n'est plus
question de tricher. Alors Tosca,
est-ce que c'est mieux comme ça ?
Oui, dans la cour de récré,
c'est réglé. Mais ailleurs,
il y a encore beaucoup de choses à faire.
Et Tosca
rend file sa capte de justiciaire.
Oh non, l'histoire est déjà finie.
T'en fais pas ?
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Alors, ça t'a plu ?
C'était Tosca, la justiciaire
écrite par Christine Pompéi.
Allez, ciao bisous.
Voilà, c'était l'histoire.
L'histoire de Milidae.