REDIFF D'HIVER : Choisir une station de ski écoresponsable !

Durée: 34m5s

Date de sortie: 28/12/2022

Pour la période des fêtes, je rediffuse des épisodes sur la thématique de l'hiver et de la montagne. Si tu ne les as pas encore écoutés, c'est le bon moment de te rattraper. 


Envie de profiter de la montagne en hiver, de faire des sports de glisse tout en minimisant son impact ? 


C'est possible. Pour cela il est nécessaire de connaître dans un premier temps les enjeux d'un séjour à la montagne en hiver. Transports, hébergements, installation, matériel, qu'est ce qui pèse sur notre empreinte carbone lors d'un séjour au sport d'hiver. 


Ensuite, y'a t'il des stations de ski impliquées dans des démarches de développements durables. Comment les trouver en tant que voyageurs ? Quels sont les critères à regarder pour trouver des destinations plus engagées ? 


Ce sont tous ces sujets que je développe dans cet épisode en compagnie de Guillaume Cromer d'ID tourisme   très impliqué sur la question de la transition en montagne ainsi que d'Alexandra alias Itinera Magica , amoureuse des alpes, qui nous donnera plein de recommandations.


La retranscription complète de l'épisode est à découvrir par ici   

Pour poursuivre les échanges : 

*Rejoignez moi sur mon compte Instagram

*Abonnez vous à la newsletter du podcast   

.

.

Musiques : Clover, Instrumental de Sebastian Barnaby Robertson ; Sweet Cherry de Dupont, Howling de Gunnar Olsen, Delta_Cycle_Instrumental de KerrWoodward, Cool Concentration Instrumental de Kreuze, Across the Mountains Main Track Chevalier


Visuel : Héliora

 

Bienvenue dans les coulisses du voyage, le podcast pour voyager avec sens et bon sens.
Je suis Laura du blog de voyage et des globes blogueurs.
Toi aussi tu as envie de voyager de manière plus responsable, d'organiser des escapades
facilement et dénicher des initiatives originales si la réponse est oui alors tu es au bon endroit.
Chacun de mes épisodes est un concentré de bonnes astuces pour t'aider à planifier tes prochains
voyages durables.
Hello hello j'espère que vous allez bien. Je suis super contente d'enfin démarrer cette saison 3 des
coulisses du voyage. Franchement j'avais hâte, j'ai pris un petit peu de retard, je m'en excuse mais j'espère
que les contenus que je vais vous proposer seront à la hauteur de votre attente.
Je ne vais pas vous dévoiler tout de suite quelles seront les nouveautés de la saison 3.
Vous le verrez au fur et à mesure des épisodes mais ce que je peux déjà vous dire c'est que j'ai
écouté tous vos retours notamment ceux que vous avez fait sur le questionnaire que j'ai diffusé
entre la saison 2 et la saison 3. Pour ceux qui ne connaissent pas encore les coulisses du voyage,
je vous invite à aller picorer dans les anciens épisodes au gré de vos envies. Vous verrez
il y a énormément de ressources autour du tourisme durable et qui dit lancement d'une nouvelle
saison dit besoin d'un très très très gros coup de main. J'ai vraiment besoin de vous cher auditeur
et auditrice pour faire connaître le podcast. Donc si vous avez deux petites minutes et que vous
avez vraiment envie de me soutenir n'hésitez pas à aller me mettre 5 étoiles sur Apple Podcasts et
sur Spotify et puis à partager le podcast partout où vous le pouvez. Ça me sera vraiment
d'une très très grande aide et ça me booste à fond. Durant l'été 2021, je me suis installée à
Grenoble avec la farouche envie d'aller croquer la montagne et ce à toutes les saisons et notamment
en hiver. Mais vous savez je suis aussi soucieuse de voyager de manière responsable et donc je
me suis beaucoup questionnée sur les enjeux écologiques d'un séjour à la montagne en hiver et
par conséquent aussi à tous les éléments que je pouvais prendre en compte pour voyager avec un plus
faible impact. Pour répondre à tous ces questionnements et pour vous donner le max de ressources sur
comment choisir une destination de montagne l'hiver de manière écoresponsable, quels actions à
mettre en place aussi en tant que voyageur pour diminuer son impact, je vais partager le micro
avec plusieurs invités durant cet épisode. Le premier c'est Guillaume Cromer. Ça fait longtemps
qu'on se suit mutuellement sur les réseaux sociaux et donc je suis ravie de pouvoir échanger avec
lui dans ce podcast. Guillaume est directeur d'idées tourisme qui est un cabinet de conseil sur le
développement touristique durable. Donc il travaille notamment auprès de collectivités,
d'offices de tourisme pour les aider à développer leur stratégie touristique dans le bon sens.
Il fait aussi partie d'un singe tank qui s'appelle DTM et qui se préoccupe justement de la
transition en montagne, que ce soit sur les angles touristiques mais plus généralement sur le
développement durable. Il a aussi été longtemps président d'ATD, l'association pour le tourisme
durable. Bref vous l'aurez compris c'est quelqu'un d'assez engagé sur ces questions-là et surtout
passionné sur la question de la transition en montagne. La première question que je lui ai posée
c'est tout simplement quels sont les enjeux écologiques d'un séjour à la montagne en hiver
et en fait sa réponse m'a assez surprise parce que je ne m'attendais pas à ce que le premier
enjeu soit celui-ci. On l'écoute. Pour partir à la montagne l'hiver il y a plusieurs critères
qu'il faudrait intégrer pour le public. L'aspect climat m'intéresse à l'enquête parce que c'est
un sujet d'urgence, il y a le film Don't Look Up qui passe en boucle sur Netflix. C'est de voir le bilan
carbone d'une station de ski, quel est mon impact en tant que touristes en tant que voyageurs. Quand
tu regardes le bilan carbone d'une station on est à 3,4 ou 80% des émissions c'est le transport.
Donc c'est la venue du visiteur vers la station et le retour à la maison. Ça c'est ce qui pèse le plus
et ensuite t'as 15% sur là où tu vas être logeé et donc le chauffage ou l'eau chaude et le reste c'est
les l'air montée mécanique etc. Et ton matos se baisse que dalle. Donc si on regarde d'un point de vue
climatique, il faut s'intéresser à comment un touriste va aller en station et d'essayer de faire en sorte
que on soit le plus vertueux possible là dessus. Donc le plus vertueux du vertueux ce serait de faire
comme dans le film Consciences de Pau qui en ce moment sur YouTube on pourra peut-être partager
le lien c'est tu prends ton vélo, assistance électrique tu mets tes skis dessus et tu vas en
station. Ok tout le monde peut pas le faire mais ce serait le plus vertueux. Après l'idée forcément
c'est d'essayer de trouver une station qui est accessible train plus bus ou train plus câble qui
monte directement comme Boursain Maurice par exemple. Déjà c'est d'essayer d'éviter d'y aller tout seul
dans sa bagnole et de monter en station. Donc le covoiturage c'est très bien mais il faut être équipé
pour pouvoir mettre toute ma dose, les skis sur le toit etc etc mais l'IAL c'est quand même déjà
le covoit. Il y a même des stations qui te permettent d'avoir une réduction de ton forfait de skis
parce que tu viens en covoite. C'est plutôt intéressant en fait de voir un peu ces nudes
qui sont proposées par les stations pour justement permettre aux gens de ne pas venir tout seul en
donc train, covoit, bus chez nous en Isère, on a les bus trans Isère. Il faut juste être un peu
débrouillard parce que l'information n'est pas simple, elle n'est pas unique en gros pour trouver les
horaires et tout les connexions mais en tout cas ça existe et c'est tout à fait possible d'aller que ce
soit à Chambours, Audeus Alpes, Aux Settelot, dans le Vert-Cor chez nous et je pense qu'il y a d'autres
destinations que je connais moins où c'est cette possibilité. Donc ça c'est l'axe premier c'est de
repenser son transport pour venir en station. Et après ce qui est souvent on pense que c'est lourd mais
au final c'est pas bien lourd c'est le domaine skiable et en fait le domaine skiable pèse pas
bien lourd en termes d'impact carbone parce que tout est électrifié majoritairement et nous
l'électricité en France et dans les Alpes c'est soit de l'hydroélectricité soit du nucléaire donc
du décarboné. Donc à ce niveau là on est plutôt plus tôt propre. Logiquement si tu choisis une
station qui est plus petite, tu vas impacter forcément un peu moins parce que ton domaine skiable
est plus petit donc il y a moins d'énergie en fait pour pouvoir dammer, utiliser les câbles
etc etc donc il n'y a pas d'une logique comme ça quoi. D'un point de vue carbone on a vu que ces
aménagements spécifiques ne pèsent pas forcément lourd cependant ça ne signifie pas pour autant qu'il
n'y a pas d'autre enjeu de derrière je pense notamment à la question de l'usage de l'eau,
le partage de l'eau en montagne et puis le recours au nucléaire même si c'est une ressource
décarbonée à mon sens ça pose aussi d'autres questions notamment sur la question des déchets
donc moins on peut utiliser d'énergie de manière générale mieux c'est quand même. Mais je vais pas
aller creuser sur ce sujet là parce que là vraiment ça serait très très long donc je vous invite
à aller écouter une ressource que Guillaume m'a conseillée qui est le podcast avec Loic
Jackon sur la green letter donc je vous mettrai le lien dans la description de l'épisode et qui
échange sur la question de pour à ton ski et dans un avenir plutôt proche et qui donne beaucoup
d'éléments aussi sur ces questions de changement climatique. Ce que ces installations conditionnent
c'est aussi notre manière d'appréhender la montagne. Durant des décennies la montagne a beaucoup
été développée uniquement sous le prisme du ski de manière assez massive. Pour autant on voit
que maintenant avec les enjeux climatiques notamment il y a vraiment une nécessité de penser
la montagne autrement notamment en diversifiant les activités que ce soit les activités touristiques
mais même plus largement d'autres types d'activités pour permettre aux habitants de pouvoir continuer
à vivre dans les montagnes. Et donc j'ai voulu échanger avec Guillaume sur cette question de la
diversification des activités. Est-ce qu'elle pose question ? Est-ce qu'elle pose débat au
sein des stations de ski ? Et voilà sa réponse. J'ai souvent ce débat assez fort avec les aménageurs
en montagne où eux ne pensent que ski. Quand on parle de diversification eux ils veulent le
diversifier mais pour maximiser aussi les profits par le câble et par le domaine skiable et pas
par d'autres activités autour. Moi je suis venu vivre à Grenoble par la montagne alors que je suis
un pietre skier quoi je viens pas je suis pas venu à Grenoble pour vivre parce que j'aime le ski.
Déjà là on est quoi on est le 15 janvier j'ai toujours pas skié cette saison parce que c'est
pas non plus mon premier kiff de ma vie. Moi j'aime être en montagne et je suis bien en montagne et
donc j'aime bien avoir ce côté contemplatif au final de la de la montagne profiter là-haut
avec des potes mais c'est pas la glisse qui va m'apporter en fait une grosse plus-value en
termes expériential. Donc je trouve qu'aujourd'hui il y a beaucoup à faire pour repenser aussi le
limite le jeu de pouvoir presque dans les dans les stations et quand moi je vais dans des toutes
petites stations et autour des stations pour aller faire un peu de raquettes ou un peu de skis de
rando et tout ça c'est juste un énorme kiff parce que c'est ça qui me plaît moi c'est l'accès à
la nature c'est l'immersion dans la nature et c'est là où je pousse aussi les les voyageurs les
touristes quand ils viennent en montagne à expérimenter d'autres choses que simplement le
parc d'attraction quoi monter en station prendre le câble descendre etc etc et aller boire un coup
et manger au chalet d'altitude partez avec un guide pour pour aller vous immerger réellement dans
la nature vous verrez qu'en fait c'est juste complètement dingue cette proposition là elle
a une valeur très très forte que l'objectif est quand même de de faire cracher le touriste
à un moment donné donc même si on va toujours nous dire que c'est pas vrai l'objectif il est
financier à un moment donné il faut rentabiliser les câbles donc quand je dis les câbles c'est
le jargon pour dire les remontées mécaniques les télésièges etc donc il faut rentabiliser
ça qui coûte des millions et donc à mon donné il faut avoir un retour sur un assistant pour avoir
un retour sur investissement il faut il faut des forfaits quoi donc si on a des gens qui viennent
juste pour contempler la montagne boire un coup dans un café et dans des lieux de convivialité
ça rapporte pas de thunes enfin à l'aménageur quoi à celui qui gère le domaine sciable et donc ça
c'est une vraie problématique c'est pour ça que je parlais de jeu de pouvoir à mon donné c'est
que nous voilà moi je n'ai pas de part dans des domaines sciable donc à partir de là on nous parle
souvent de la retombée économique de l'hiver par rapport à l'été en montagne mais tout dépend
qui est qui la personne qui prend la parole est-ce que c'est le domaine sciable dans ce cadre là
bien entendu que on gagne plus d'argent l'hiver que l'été parce que l'été à part faire du
vtt de descente tu ne utilises pas les câbles pour monter un peu plus rapidement en montagne
il n'y a pas de carottes au dessus à part une vue alors que dans les autres pays quand tu prends
un câble en doutre et je par exemple tu veux avoir quand même des endroits où tu peux aller
boire un coup manger etc donc il y a un intérêt à monter assez haut et c'est vrai que si tu
compare ce domaine sciable il va prendre la parole là dessus si tu citer je sais pas moi la collectivité
locale elle les retombées économie qui entre l'été et l'hiver c'est un peu péréquilibré
parce qu'il y a quand même du monde l'été qui va venir mais ils vont pas dépenser la chambre
mais d'endroits comme simplement
maintenant qu'on a vu les enjeux d'un voyage à la montagne en hiver en tant que voyageur il
est temps de vous donner quelques ressources concrètes pour vous aider à choisir une station
plutôt qu'une autre donc aujourd'hui il existe comme j'ai pu en parler dans d'autres épisodes des
certifications ou des labellisations qui récompensent d'une certaine manière les stations qui sont
engagées pour une transition écologique je pense notamment à green globe donc c'est une certification
qui est mise en place par une ONG australienne donc c'est un label international qui récompense
les activités et les acteurs touristiques durables donc il n'y a pas que des stations de ce qui
mais il y en a quelques-unes et elle s'appuie sur un référentiel assez détaillé parmi les
stations qu'on retrouve et qui ont cette certification green globe en france il y a notamment
Tignes le Grand Massif ou aussi les carroses j'ai aussi évoqué avec guillaume le label
Flo Convert qui a été créé par l'association montaine riders donc c'est un label qui regarde
de très près 20 critères de développement durable donc ça va de l'aménagement raisonné au
tri des déchets en passant par l'implication des habitants ou le développement de la mobilité
douce il y a 20 critères donc vous pourrez aller les regarder de près aujourd'hui il y a environ
12 stations de ski qui ont reçu ce label en france donc je vous mettrai la liste dans la
retranscription de l'épisode mais il y a par exemple chanrousse morzine me jève la valet de
chamounis mon blanc etc etc alors je ne le savais pas en interrogant guillaume mais j'ai appris qu'il
faisait partie du jury d'attribution du label Flo Convert pour les stations il est donc bien
placé pour en parler et il nous donne son avis en gros il y a une forme d'audit indépendant qui va
venir vérifier par rapport à un référentiel qui est construit et qui est quand même plutôt
solide et après maintenant ils ont ils ont rechangé de nouveau il y a trois niveaux d'engagement pour
Flo Convert en fait pour une station que ce soit ce label là et d'autres programmes de
labelisation de certifications dans le tourisme je pense que ce n'est pas des outils qui sont
forcément avocations commerciales ou green marketing c'est des outils qui sont des outils
pour pousser les stations à avoir une feuille de route environnementale ou de transition forte
sur sur les sujets et pour ça c'est un outil qui est plutôt bon la problématique qu'on a dans les
stations labelisé ou non labelisé en fait c'est qu'il faut absolument une gouvernance et en
gros il faut que soit porté ce message ce sujet du développement durable par tous les acteurs et
une station c'est un écosystème d'acteurs en gros tu vas avoir la collectivité tu vas avoir les
professionnels du tourisme tu vas avoir l'office de tourisme tu vas avoir bah celui qui va gérer le
domaine skiable et tout ça cet écosystème et bah il faut que t'aie un leader un peu qui va dire
allez on s'engage tous sur le tourisme durable et toi tu vas t'occuper de ça toi tu vas booster
là dessus toi tu il faut que t'avance là dessus etc et on refait le point dans deux mois on se revoit
on avance comment t'as avancé etc et donc t'as un espèce de plan d'action comme ça qui est
décliné et flocon vert le fait que t'as des stations qui sont labelisées flocon vert montre que ces
stations là sont dans le bon sens par rapport à tout ça et avance bien donc c'est plutôt carré les
stations et surtout les stations qui sont qui continuent à être engagés d'une année à l'autre
quoi et pas juste ça a été porté par une personne cette espèce cette personne est partie et
est dans une autre station tout le sujet des développements du rap ça reste ça qu'on est une
forme de résilience c'est une personne qui a porté le sujet qui se barre après sur les autres
trucs qui existent il ya des prix qui sont remis à certaines stations sur sim du rap par exemple
qui est la association nationale des mers des stations montagne qui remet des prix chaque année
en fait aux stations les plus engagés donc logiquement tu retrouves des parallèles entre les
deux mais ça permet aussi d'identifier des stations qui font des efforts sur certains
sujets clés liés au développement du rap et après tu vas avoir certains acteurs ou certains
acteurs au sein des stations par exemple les domaines skiable de france ont pris des engagements
une dizaine d'écho engagement pour être neutre en carbone à horizon 2040 2030 je sais plus dans
leur niveau et ce qu'on dit souvent auprès de ces acteurs c'est mais en fait vous intégré pas
du tout la venue des touristes en fait en station alors que si demain il ya des réglementations
qui vont augmenter largement le prix du carburant pour les bagnoles des gens et que
seront pas en capacité de faire il y aura plus de touristes en fait en station donc qu'il faut
quand même que vous vous impliquiez aussi sur ces questions de mobilité touristique des visiteurs
et pas juste sur votre scope qui est en gros dans votre station les dameuses hydrogène etc etc
il faut aller au-delà quoi et donc on a un peu ce débat énorme avec avec ces acteurs là pour dire
la neutralité carbone elle n'a pas de sens si on intégrer pas les touristes donc ces labels sont
donc intéressants pour les voyageurs car ils donnent quelques repères mais ce qui est important
en si c'est d'avoir une démarche globale pour tenter d'arriver à diminuer l'empreinte carbone
en tant que voyageur il est complexoire impossible de connaître les dynamiques précises sur le
territoire mais j'ai trouvé intéressant que guillaume aborde ce sujet de la combinaison d'une
certaine manière entre l'engagement individuel et l'engagement des organisations il y a un chiffre
qui est parlant par rapport à l'engagement individuel c'est que l'engagement individuel si tu te
mets si tu fais tout à fond tu arrêtes de bouffer de la viande tu arrêtes de prendre l'avion tu
n'as pas de bagnole etc tu fais tout ce que tu peux et bien tu n'as qu'un une action à hauteur de 20%
par rapport à l'engagement global en fait qu'on pourrait avoir parce qu'en fait tu as une espèce
d'architecture de la société du monde qui a une obligation aussi de bouger en gros l'engagement
ne peut pas reposer uniquement sur l'individu qui vient en montagne et qui vient parce que si en
gros tu as un mec qui vient à vélo et tout ça il va quand même utiliser des services en fait de la
station qui eux vont être impactants en fait pour la négativement pour la planète et donc tu as une
nécessité que la station et que cet écosystème de stations s'engage en fait en matière de
développement durable avant de laisser filer guillaume je lui ai demandé de partager ces stations
fétiche elles ne sont pas nécessairement labellisées mais elles mettent en place des actions
intéressantes qu'on peut soutenir en tant que voyageur l'une des stations que moi j'aime bien
parce qu'en fait ça a été une révolution dans le secteur il y a un an c'est cette petite station
du jurat du doux qui s'appelle métabier qui en fait a décidé de faire le deuil du ski alpin
dans 15 ans on disant bon on a fait les calculs ça sert à plus à rien d'investir en fait dans
des nouveaux télés sièges parce qu'en fait on les rentabilisera pas parce qu'il n'y aura pas assez
de neige en fait dans les 15 ans à venir on ne réinvestit pas là dedans et donc on accepte
on fait le deuil de dire qu'en 2035 on ne fera on ne poussera plus le ski alpin chez nous et on
essaye dès aujourd'hui en fait d'anticiper le changement et d'aborder une transition des
activités mais on assume que ça y aura moins de retombées économiques sur le territoire et
qu'il faudra trouver d'autres retombées économiques pour le territoire de métabier dans les 15 ans
à venir révolutionnaire comme vision comme maturité je trouve lié à la science on a fait une
étude scientifique par météo france pour faire de l'anticipe de l'analyse en prospective des
rôles de chute de neige et de se dire bon maintenant les gars on va arrêter d'être con et on va
arrêter de ne pas dépenser des thunes pour rien et on va juste mettre l'argent pour faire la transition
pour accompagner tous les salariés qui travaillent en montagne et qui étaient dépendantes de la neige
et du ski vers d'autres activités etc etc et pas de dire on continue jusqu'en 2035 en 2035
inshallah on verra et là on se retrouve au pied du mur et c'est fini quoi pour ça j'ai presque moi
en tant que touristes envie d'aller voir et d'aller vivre d'aller et en fait là fin janvier
je vais aller dans le jura et je vois je vais j'y vais parce que ça m'a donné envie moi mais
parce que je suis un militant et que ça me donne envie de ce genre de truc à côté de ça comme je
le disais avant il ya des stations qui font des qui font des tarifs réduits pour ceux qui viennent
en plus bas carbone donc en vos covoiturage ou en train et tout ça donc la station que j'ai en
tête c'est arrêche beau fort qui est aussi une station très connue pour son ski de randonnée et
tout ça avec la pyramide très très connue là bas c'est des chouettes paysages en plus il y a du beau
fort si vous aimez le fromage et après bah moi en étant grenoble j'aime beaucoup les stations du
vercor parce que je trouve qu'elles sont assez stations village assez intégrés accessible en bus
de la guerre de grenoble plus en ce moment il y a vraiment de la neige donc c'est chouette à la fois
pour le ski de fond et le ski nordique côté de haut-trembée haute et aussi du côté de lance
village de lance et corrence on peut faire du ski alpin c'est des petites stations donc
mais on s'y retrouve largement aujourd'hui et dans des paysages qui sont assez chouettes sur le plateau
du vercor je trouve qu'il ya plein de petites stations des alpes du sud qui sont qui sont qui sont
assez chouettes et qui font qui font aussi du bon boulot mais plus difficile d'accès sans la voiture
individuelle sauf si vous êtes à paris vous prenez le train de nuit et vous allez jusqu'à
l'hôpital de l'Orient-Saint ce qui est aussi quelque chose de complètement faisable et donc après
vous êtes sur le sur sur sur les stations de cerche valier
comme j'ai conscience que les stations labellisés sont peu nombreuses j'ai aussi demandé à Alexandra
d'autres recommandations donc Alexandra elle est blogueuse voyage on la connaît sous le nom
d'itinéra magica mais aussi sous son nom d'écrivaine arian fornia je les choisis pour intervenir
car je connais son amour des alpes et de la montagne sous ses différentes facettes elle a d'ailleurs
écrit un livre qui compile ses coups de coeur et son envie de valoriser les alpes et qui s'appelle
les alpes on les aime pour amoureuse de l'esprit montagnard et de son patrimoine elle m'a tout
d'abord dévoilé ses coups de coeur pour quelques stations village particulièrement charmantes j'ai un
grand coup de coeur pour le parc national de la vanoise que j'aime vraiment vraiment beaucoup je
les ressentis notamment à prallonniens la vanoise à consurner parfois le petit chamoni de la vanoise
parce que le village est entouré de sommets très haut qui font une espèce de cirque rocheux et le
village est très très beau il correspond un peu à cette vision idyllique qu'on a du village de
montagne c'est une petite station si on est un gros skieur qui veut skier toute la semaine ça n'est
pas toujours pour dire par exemple de la randonnée des découvertes culturelles et astronomique etc ou
pour un long weekend ça me parait absolument parfait en vanoise toujours je trouve toutes la
région de lance-le-bours de valsennie de bonne val Surar qui absolument merveilleuse avec un patrimoine
de barocs exceptionnel et puis si on aime le soleil on peut aller du coté des alpes du sud
et dans les alpes du sud ce qui est très intéressant c'est que là bon on change complètement
d'ambiance, on quitte l'ambiance à le peu du nord, les sapins, les chalets savoillards,
on arrive dans des pays de soleil, de maisons provençales, de mélèzes et on a des stations
village qui se démènent pour essayer de proposer quelque chose de nouveau même avec un contexte de
diminution de la neige et j'aime beaucoup Saint-Jean Montclar qui est au-dessus du lac de Serpent-Son
qui est une une station qui est une histoire un peu particulière avec un fonctionnement associatif
unique en Europe, c'est une station autogérée, des vues sublimes sur le lac de Serpent-Son et une
expérience de la montagne un peu différente. Ce qui est marquant pour les communes de montagne c'est
qu'il faut bien comprendre que même si on est dans une démarche de transition et de diversification
aujourd'hui le ski reste moteur de la prise de décision d'aller en vacances à la montagne et en
plus les stations de ski font les villages de montagne font la major partie de leurs chiffres
d'affaires en hiver tout simplement parce que les touristes d'été même quand ils viennent
dépensent beaucoup moins d'argent parce que quand on vient en été on va faire de la
randonnée peut-être qu'on va faire un bivouac peut-être qu'on va venir à la journée on va
faire un picnic quelque part dans la montagne on va dépenser beaucoup moins d'argent qu'en hiver
où on va prendre une location manger au restaurant, skier, prendre un forfait etc donc du coup c'est
très difficile pour un nombre de grand nombre de destinations de montagne de se passer du ski
dans leur modèle de développement économique et ce qui s'est passé pour saint-jean monclar qui
est donc une station des Alpes de haute-provence c'est que suite à plusieurs hivers compliqués des
hivers sans neige des pannes mécaniques sur les infrastructures de la station la société
d'exploitation a décidé de jeter les ponches et de fermer l'aspect ski de renoncer au ski c'était
quelque chose qui était absolument inconcevable pour les habitants de la station parce qu'ils vivaient
ici depuis des générations ils étaient installés là ils avaient leur maison leur commerce ils savaient
que sans le ski tout allait perdre de leur valeur que non seulement ils allaient perdre leurs emplois
mais qu'en plus la valeur immobilière de leur maison allait chuter et qu'il allait donc être très
difficile de revendre et d'aller ailleurs et qu'en plus ça allait aller leur briser le coeur et donc
du coup ils ont décidé d'investir chacun avec leur denier personnel c'est à dire que ils ont
hypothéqué leur maison ils ont pris des crédits ont vidé leurs comptes pour devenir eux-mêmes
gestionnaires de la station donc du coup monclar est géré par un collectif d'habitants c'est la
seule station autogérée d'Europe elle est d'ailleurs l'abolisé tourisme solidaire parce
que c'est une initiative assez extraordinaire et donc du coup c'est un collectif de commerçants de
monitors de pisteurs bref de gens investi à monclar qui gère et développe la station et donc du
coup outre bien sûr le fait de sauvegarder l'aspect ski ils essaient aussi énormément de diversifier
leurs activités ils encouragent des prestataires qui proposent d'autres choses à s'installer c'est à
dire qu'il y a véritablement une logique d'appel d'offre voilà on voudrait avoir ça sur la station
est ce que quelqu'un a envie de nous le proposer c'est dans ce contexte par exemple que c'est
installé la cette année cet hiver 2022 une prestataire qui propose des barns nordiques ça s'appelle
les bains des bois du coup ça donne la possibilité de se baigner dans l'eau avec vue sur le sommet de
dormi ous ce qui est assez génial c'est que c'est vraiment le collectif qui allait la chercher en
leur disant voilà on voudrait que ce projet est lieu nous avons un emplacement nous pouvons
faciliter est ce que vous voulez vous installer et cette dynamique donne une ambiance très particulière
à monclar que j'apprécie beaucoup fondamentalement je suis très sensible à l'esprit montagne c'est
une raison pour laquelle j'aime tellement les Alpes c'est à dire que ce sont des endroits où
tout le monde se connaît tout le monde est solidaire où vous arrivez le matin les pisteurs les
commerçants les monitors de ski tout le monde se salue tout le monde se connaît je les ressentis
aussi je pense que c'est quelque chose qui est très fort dans les Alpes du sud parce que les Alpes
du sud sont confrontés à ce problème de manque de neige forcément avec le réchauffement climatique
tant donné qu'ils ont des versandes plus exposées qui sont qui sont plus au sud qui sont moins
hauts qui sont les premiers à prendre de plein fouet les conséquences de la diminution des chutes
de neige donc du coup il faut qu'ils inventent d'autres choses et à environ 25 km de montclar
il ya une autre station dans la même vallée de la blanche qui s'appelle le grand cuit qui
est une petite station qui a 25 km de piste donc du coup comment dire qui ne peut pas tellement
miser sur le côté grand domaine des kilomètres et des kilomètres de piste mais qu'il y a là aussi
une association de commerçants et de bénévoles ultra dynamique qui a décidé de proposer énormément
d'activités 100% gratuites donc il y a des ballades en raquettes accompagnées il y a chaque
semaine un cours de télémarque il y a un truc que j'ai trouvé très drôle un speed dating sur
télésiège pour la saint valentin vous avez 12 minutes de monter en télésiège pour rencontrer
votre prochaine aime soeur il y a énormément d'activités d'animation qui sont organisées
de façon 100% gratuites par cette équipe de bénévoles qui fait véritablement vivre la
station et là on voit bien que ce sont des gens qui ne font pas ça comment dire dans une logique
de profils comme pourrait le faire une une régie extérieure mais véritablement pour sauver
leurs emplois pour permettre de rester vivre ici et d'exploiter la station en se disant c'est pas
comme ça qu'on va devenir riche mais c'est ce qui va nous permettre de rester vivre dans notre
village une autre petite station qui me qui me touche beaucoup et à laquelle je suis très attaché
ce sont les saisis les saisis c'est une station du beau fortain qui a été créée dans les années
60 mais qui a été beaucoup développée à l'occasion des jeux olympiques d'albert ville ce qui me
marque c'est que ils ont une une logique vis-à-vis de la neige qui est très intéressante notamment
ils sont pionniers du snow farming c'est-à-dire le fait de garder la neige d'un hiver sur l'autre
c'est-à-dire que quand on arrive en fin de saison et qu'on a encore beaucoup de neige bien on l'accumule
on la met sous des grosses baches tu sais c'est le système des glaciers tel que le faisait les paysans
dans les montagnes depuis des générations avec cette idée qu'en protégeant la neige de l'exposition à la
lumière avec des baches avec des matériaux particuliers on peut la garder d'un hiver sur l'autre et donc
du coup en début de saison prochain et bien ils ressortent leur neige et ils en neige les pistes
avec la neige de l'hiver précédent donc ça c'est une initiative que je trouve très intéressante
qui se développe de plus en plus et qui est complémentaire au canon à neige parce que les
enneigeurs même si c'est une bonne solution pour en neiger les bêtes stations ils ne fonctionnent
que dans des conditions très particulières et enfin il y a autre chose que je voudrais dire parce
que même si je suis très très attachée aux petites stations et que j'aime cet esprit comment
dire montagnards patrimoniales en fait j'aime aussi les grosses stations et je pense qu'il ne faut pas
comment dire les opposés les une aux autres les petites et les grosses stations et je pense que
les grosses stations peuvent aujourd'hui être vraiment moteurs d'un changement et changer leur
pratique pour que le ski devienne plus responsable je pense à une station que tu connais bien toi
qui est nouvellement grenobloise et que j'aime beaucoup beaucoup c'est l'alpe d'huez l'alpe
d'huez où je suis allée depuis toute petite et qui fait vraiment partie de mes stations fétiche
alors qu'on est clairement dans le modèle grosse station de 150 km de piste mais tu vois l'alpe
d'huez ils ont changé leur façon de faire c'est à dire que il y a quelques années le projet dont
tout le monde parlait c'était celui d'une liaison alpe d'huez deux alpes c'est à dire qu'on envisageait
de mettre un téléphérique qui passe d'une station à l'autre pour créer une espèce de
méga station qui deviendrait la plus grosse d'Europe c'était un peu une course aux kilomètres un peu
mégalo aujourd'hui il y a beaucoup beaucoup de monde qui parle de ce projet et on sent bien
que la SATA qui est la société d'exploitation et des deux alpes et de l'alpe d'huez est en train
de la laisser tomber tout simplement parce que c'est plus à l'ordre du jour le fait de créer
des mégas stations comme ça d'avoir la plus grosse qu'est-ce qu'elle peut c'est moi qui
a une plus grande longue de kilomètres c'est plus la démarche actuelle en revanche ils soutiennent
très fort un projet que je trouve hyper intéressant c'est le fait d'avoir un téléphérique qui va
directement de bourdoisans donc de la vallée de l'Oason à l'alpe d'huez et qui permettrait de
délaister cette route qui est souvent saturée au moment des grands chassets croisés de vacanciers
hivernaux où il y a tout le monde qui monte tout descend à l'alpe d'huez c'est dangereux ça fait
plein de pollution ça épuise les automobilistes qui sont coincés pendant des heures dans les
virages ben là s'il y avait la possibilité de laisser les voitures à bourdoisans et de monter
à l'alpe d'huez sans voiture ça serait hyper bénéfique pour tout le monde pour la qualité de
vie des gens et pour l'environnement et là aujourd'hui la SATA soutient beaucoup beaucoup ce
projet là et je pense tu vois que c'est un changement d'attitude je me dis voilà cette
cette idée on se débarrasse de la voiture on essaie de faire le maximum de choses à pied c'est
ce que fait l'alpe d'huez c'est ce qu'a fait aussi avoria qui est très emblématique du côté station
sans voiture 100 pour 100 piétonne et voilà je pense que des exemples comme ça montrent que les
grosses stations aussi peuvent être moteurs d'une transition et d'une façon de concevoir la montagne
autrement. Comme vous l'avez vu les stations de ski évoluent certains trouveront que cela ne va pas
assez vite d'autres qu'il est nécessaire de réaliser une transformation progressive. Quelque
soit votre opinion j'espère que grâce à cet épisode vous aurez plus de clés pour choisir
votre prochaine destination de montagne en hiver. Je remercie énormément Guillaume et Alexandra
d'avoir pris le temps de partager leur expérience et je vous remercie également pour votre
écoute cela me fait toujours chaud au coeur de voir que vous êtes au rendez-vous. Vous retrouverez
tous ces conseils et les différentes ressources citées dans la retranscription de cet épisode
sur mon site lesglobblogueurs.com. Si vous avez d'autres stations coups de coeur, d'autres réflexions
sur le sujet n'hésitez pas à m'en faire part sur mon compte instagram globblogueurs,
j'adore échanger avec vous donc n'hésitez surtout pas. Et comme vous le savez si vous avez aimé partager.
Je vous dis à très vite pour un nouvel épisode des coulisses du voyage qui,
encore une fois, sera de saison. À très vite !

Les infos glanées

Je suis une fonctionnalité encore en dévelopement

Signaler une erreur

Lescoulissesduvoyage

« Les coulisses du voyage » c'est le podcast pour voyager avec sens et bon sens !   Tous les 15 jours,  tu trouveras : Des conseils pour voyager durablement 🌱 Des réflexions et des initiatives originales pour barouder différement 🚲 Des immersions sonores où je t'emmène avec moi en voyage à la rencontre d'habitants, artisans, guides à qui je tend mon micro Slowtourisme, hébergements durables, écotourisme, mobilités douces, jolies rencontres, alternatives engagées ... sont au programme.  Pour découvrir mon univers tu peux déjà consulter mon blog « les globeblogueurs » (https://lesglobeblogueurs.com/) ou me rejoindre sur  Instagram (https://www.instagram.com/globeblogueurs/),  sous l'identifiant « globeblogueurs ». Je serai ravie d'échanger avec toi.  Si tu aimes ce podcast tu peux me soutenir en : 👍 t'abonnant à ce podcast sur ta plateforme préférée ✉️ t'abonnant à la newsletter pour contribuer au podcast, c'est par ici (https://podcast.ausha.co/les-coulisses-du-voyage?s=1) ⭐ En me laissant une évaluation 5 étoiles et un commentaire sur Apple podcast.   Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tags
Card title

Lien du podcast

[{'term': 'Society & Culture', 'label': None, 'scheme': None}, {'term': 'Society & Culture', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Places & Travel', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Science', 'label': None, 'scheme': None}, {'term': 'Science', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Nature', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]

Go somewhere