Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petit histoire.
La semaine prochaine, c'est Halloween.
Alors, pour vous mettre dans l'ambiance, je vous propose d'écouter une toute nouvelle
version des grands sans-cervels.
Une histoire que j'ai pu imaginer grâce à Roman, une auditrice du podcast.
C'est une journée d'école comme toutes les autres.
Leçon, récréation, atelier, pause du midi, à nouveau des leçons, une récréation,
et puis un souci.
Un gros souci même.
En rentrant en classe, Romane et ses copains découvrent leur maîtresse plantée sur les
strades, les bras ballants, la bouche ouverte, avec un filet de bave pendouillant à la commission
de ses lèvres.
Madame Fouking, vous allez bien ?
T'es vraiment le roi des saucisses, Eddène.
Est-ce qu'elle a l'air d'aller bien ?
Sous le regard auri de ses camarades, Romane s'approche de sa maîtresse qui ne bronche
pas.
La jeune fille tire une chaise, grimpe dessus et agit de sa main devant son visage.
Aucune réaction.
Y a plus personne là-dedans.
Roman, les gars, je crois que c'est pas la seule.
Dans les autres classes, personne n'ose entrer.
Les regards inquiets se croisent ponctués de reniflements, de bouches qui tremblent et
de choumements.
Eh, on devrait prévenir la police.
Pour leur dire que notre maîtresse est devenue un zombie ?
Mais pas seulement elle, tous les profs de l'école.
Mais n'importe quoi, ils vont croire à une blague.
Pas si on y va tous, ils seront obligés de venir.
Un grenouement de vieux buffs suivi d'une quinte de tout sonore fait sursauter tout
le monde.
C'est Gontran, le vieux gardien qui sent le cendrier.
C'est pas vrai.
Ici aussi.
Eh, ramenez-vous dehors, les loupios.
Sans un mot, penot, tous les enfants sortent dans la cour, où ils retrouvent le vieux
Gontran, au côté de Gertrud, la dame de l'accueil.
Vous n'avez rien, et c'est une chance pour vous.
Vos maîtresses en revanche semblent victimes d'un mal étrange.
Comment ça se fait que vous soyez pas zombifiés ?
Peut-être pas ce qu'ils sont vieux.
Je crois que certains arrivent à garder leur humour, et c'est une bonne chose.
C'était pas une blague.
Mon père est médecin et il m'a appris que les jeunes et les vieux ne réagissent pas
pareil aux maladies.
Par exemple, la grippe, elle...
Si, Eden, mais je ne crois pas que ce soit le moment.
Eh bien, Gontran et moi allons prévenir vos parents pour qu'ils viennent vous chercher.
En attendant, amusez-vous !
Impossible.
Les enfants restent plantés là.
Le beau temps et les gazouillements des oiseaux n'arrivent pas à détendre l'atmosphère.
Le temps s'égraîne lentement, si lentement que ça n'est presque une torture.
Heureusement que Gontran et Gertrud reviennent très rapidement.
Romane, Hanuk, Manon, Mila, Aurélie, Kimani, Nina, Theo, Ella, Alice, Martin, vos parents
ne peuvent pas se libérer.
Vous allez rester ici, les autres.
Allez, vous préparez.
Alors que les autres retrouvent le sourire et s'empresse de quitter l'école, les condamnés
déchantent.
Et puis timidement, Eden propose...
Une balle aux prisonniers ? Ça nous changera les idées, non ?
Mais carrément ! Je vais demander une balle.
Romane fonce à travers la cour pour rejoindre le vieux Gontran et Mme Gertrud dans le hall
d'entrée des airs.
La dame de l'accueil, agité, semble passer scénère sur le vieux gardien qui affiche
malgré tout une mine radieuse.
La scène surprend tellement Romane qu'elle s'approche d'eux en plissant les yeux.
Elle remarque un étrange objet métallique que Gontran glisse rapidement dans sa poche.
En la voyant arriver, Gertrud retrouve le sourire.
Il y a quelque chose qui ne va pas, Romane.
Hein ? Quoi ? Non, non, non, non, on aurait besoin d'une balle pour jouer.
Je vais te chercher ça !
Romane retourne dans la cour au ralenti.
Eh, il s'est passé quelque chose ?
Mme Gertrud disputait le vieux Gontran.
C'est normal ça.
Maman m'a expliqué que parfois dans les situations stressantes, nos émotions débordent.
Oui, sauf que lorsque je suis arrivée, elle a retrouvé le sourire.
Bah ouais, c'est pour te rassurer.
C'est un truc d'adulte de cacher ses émotions, ce serait pour nous protéger des soucis.
Tu crois qu'on devrait aller les voir ?
Non, la meilleure chose, c'est de faire comme si on n'avait rien vu.
Sinon, Mme Gertrud risque d'être encore plus inquiète.
Une partie de balle au prisonnier démarre.
Les soucis s'envolent.
Foutte, cache-cache, tomates et perviés.
Les jeux se multiplient jusqu'à ce que les parents arrivent.
Ça va ma chérie ? T'as pas eu trop peur ?
Oh non mais j'espère que la maîtresse va aller mieux.
Ben ouais.
Moi je suis sûr que je joue la comédie.
Tu vas voir que c'est encore une de leurs idées pour faire parler d'eux,
afin de dénoncer les horribles conditions de travail, des enseignants.
Oh, j'aurais préféré une bonne grève, au moins ils nous préviennent.
Ouais, tout fiche le corps ma chérie.
De nos jours, les gens sont prêts à tout.
Le lendemain, sans message de la directrice,
les parents sont persuadés que la classe va avoir lieu comme d'habitude.
Ils amènent même Roman en avance.
Un petit attroupement se forme devant la porte de l'école.
Tout le monde semble persuader que les professeurs ont fait une mauvaise blague.
L'ambiance est détendue.
Puis, la cloche sonne, la porte s'ouvre,
et d'un coup, tous les adultes se figent,
les bras ballons, la bouche entre ouvertes.
Papa ? Maman ?
Ils sont oubifiés !
Rentrez-vous, mettra la brille !
Une marée d'enfants paniqués emporte Roman et Hedaine à l'intérieur.
Perdu, ils suivent les directives de Gertrud
qui leur demandent d'aller dans leur classe.
Sauf qu'ils découvrent leur maîtresse plantée au même endroit,
toute bavante et maintenant un peu puante.
Maintenant, j'en suis certaine, impossible que ce soit de la comédie.
Mais pourquoi Mme Gertrud nous a dit d'aller en classe ?
Des murs murs inquièmes et les deux peurs s'élèvent.
Roman ne tient plus.
Où est-ce que tu vas ?
Voir Mme Gertrud et le vieux Gontran.
Mais ils nous ont dit de rester ici.
Oui mais moi, je vais pas laisser mes parents zombifier dehors !
Et toi ?
Bien sûr que non.
Avec stupheur, ils découvrent leur hall d'entrée
remplie par les parents zombifiés, immobiles et bavants.
Aucune trace de Gertrud et Gontran.
Intrigués, ils se faufilent dans la forêt d'adulte
jusqu'au bureau d'accueil.
Regarde-moi ce bazar, c'est pire que ma chambre.
Et Mme Gertrud est plutôt du genre maniaque.
C'est quoi cette plaque au sol ?
On dirait comme une bouche d'égout, carré.
Je ne l'avais jamais remarqué.
Oh ! Il y a une sorte de bouton juste là.
Comme un papillon attiré par la lumière, Roman le presse.
La plaque se déverrouille avant qu'un ascenseur ne surgisse
dans un nuage de vapeur et de poussière.
Je sais que c'était louche, mais alors là...
On devrait vraiment prévire la police.
Roman roule des yeux et tire son ami par la manche
pour l'entraîner à l'intérieur.
La porte se referme au citon.
Des sangles leur ariment les pieds au sol.
L'ascenseur chute, comme dans une tour infernale,
avant d'enchaîner mille et un looping.
Les enfants rurent la planpe ou mon
et se confondent l'un à l'autre.
Et puis tout s'arrête.
La porte s'ouvre sans un bruit sur un paysage spectaculaire.
Une crotte immense,
criblée de cristaux géants d'un blanc immaculé.
Des pierres de lune !
Quoi ? On dit sur la lune ?
Mais non, c'est le nom de ces cristaux.
J'ai regardé un reportage avec papa.
Ils doivent faire au moins 10 mètres de haut.
C'est fou !
On doit être les premiers enfants au monde à en voir des vrais.
Mais on n'est pas seuls.
Regarde, des traces de pas !
Je suis sûre que c'est Gertrud et Gontran.
Qu'est-ce qu'il ferait là ?
Il n'y a qu'un seul moyen de le savoir.
Les enfants remontent la piste,
intimidée par la forêt de cristaux gigantesques.
Ils finissent par déboucher sur une vaste clérière boueuse,
éclairée par un énorme puits de lumière
dans lequel le vent s'engouffre.
Au centre, une structure métallique étrange se dresse,
ressemblant vaguement à un gros oeuf posé sur le côté,
doté de réacteurs.
Les enfants s'arrêtent et se tomakaient.
Alors, Mme Gertrud et le vieux Gontran sont des extraterrestres ?
Mais non !
Ils étaient déjà là quand Papa et Maman étaient en maternelle.
Ça prouve quoi ?
Si c'étaient des extraterrestres depuis tout ce temps,
on leur ai découvert.
Mais qu'est-ce que t'en sais ?
Je sais pas, des aliens, ça se remarque au bout d'un moment, non ?
Pas si, ils se sont déguisés en humain et qu'ils nous ont bien étudiés.
On n'est pas dans ton film préféré,
comme il s'appelle déjà.
Ah oui, les hommes en noir.
On est dans la vraie vie.
Romain ?
Reviens !
Évidemment, elles font cette baisse.
Les enfants s'approchent de l'étrange structure métallique.
Eden, tu crois que c'est ce que je pense ?
Un vaisseau spatial.
Mmh, ça expliquerait beaucoup de choses.
Mais c'est impossible.
Après tout ce qu'on a vu aujourd'hui, plus rien m'étonne.
Une porte coulisse silencieusement devant eux,
révélant un couloir étroit et sombre.
Retennant leur souffle, ils s'y aventurent sur la pointe des pieds.
Derrière eux, la porte se referme dans un chouinement à peine audible,
les plongeant dans l'obscurité.
Au bout du couloir, une lueur violacée attire leur regard.
Deux ombres monstrueuses s'y découpent, s'étirant sur les parois.
Prits de panique, Romain et Eden se précipitent dans un refoncement.
Blout-ils un contre l'autre ?
Ils plaquent leurs mains sur leurs bouches pour étouffer leur respiration à l'autante.
Je te l'avais dit, la batterie de cette baguette n'est pas assez puissante.
A ce rythme-là, voler tous les cerveaux de cet eau planète va prendre une éternité.
Moi je dis qu'on pourrait se contenter des meilleurs.
Jamais, tu m'entends, jamais.
J'ai une réputation à tenir et une meule est pour tous.
C'est toi la bosse, boss.
Bon, on fuit, on en costume, et retournons à la surface, nous occuper des enfants.
Romain et Eden n'osent plus bouger d'un pouce.
Ce n'est qu'après trois longues minutes qu'Eden osent parler.
J'y crois pas. T'avais raison.
On doit trouver cette collection de cerveaux.
Ils se rûrent au fond du couloir jusqu'à une salle gigantesque baignée d'une horrible couleur violette.
Posées sur une petite colonne tronant au centre de la pièce, une baguette clignote.
Rangées avec soin dans une infinité d'alcoves qui tapissent les murs, des bocots dans lesquels flottent...
Des cerveaux ?
J'ai pas l'impression qu'ils soient tous humains.
Il les connexionne, tu crois ?
Seulement les meilleurs. Les autres je les vois.
Certaines espèces s'en rafronnent.
Il paraît qu'on les mangeant au pur que c'était au souvenir de son propriétaire.
Les deux enfants se retournent et découvrent Gertrud et Gontran dans l'encadrement de la porte.
Leurs yeux fous et leurs sourires mauvais ne laissent présager rien de bon.
Alors c'est comme ça que vous avez pris la place de Gertrud et Gontran ?
Vous avez cru qu'on était des orèges ?
Ah non, ces deux encefres, au pire, dans le costume retron.
On a besoin d'un bon état sinon, pas de débisement.
Écroyez-moi, on fait peur à voir.
En refonche, je dépeste les petits curieux.
Moi je suis trop jeune pour mourir.
Oh non, elle dit hey oh.
Il est temps, on te suit là, non ?
Et je dis que j'allais vous tuer, non.
Je vais faire même une exception.
Voit-tu les cerveaux d'enfants n'ont aucune valeur ?
Ils sont petits et ils sont trop vides.
Mais sans cerveau, impossible pour vous de parler.
Vous pourriez au moins nous dire comment vous vous y êtes pris ?
Tu veux vraiment savoir ?
Très bien, c'est grâce à cette baguette.
Et comment elle fonctionne ?
Et bien il suffit de la pointer sur ta cible, d'appuyer sur le bouton et pour fondre.
Le cerveau se téléporte dans l'une de ses cuves.
Et c'est tout ?
Pourquoi se compliquer la vie ?
Bien par sécurité.
Vous pourriez mettre un système de protection pour qu'elle ne fonctionne qu'avec vous.
C'est qu'il n'est pas best, mouf, plé, faudrait y penser.
Inutile, nous sommes les seuls à savoir où est-il.
Vraiment ?
Très tard.
Où, pétard ?
Roman bondit sur la baguette et l'arrache à gère Trude.
Gontran se ruie sur Roman mais trop tard.
Il pointe la baguette, appuie sur le bouton et aah, scroop, le voilà zombifié.
Tu vas le regretter.
Cosse toujours !
Alors que gère Trude se jette sur elle, Roman active à nouveau la baguette et sclop.
Le cerveau de l'extra-terrestre est expédié dans un bocal à côté de celui de Gontran.
Tu sais, Eden, je comprendrai jamais pourquoi les méchants aiment autant dévoiler leur plan.
D'après maman, c'est pour montrer qu'ils sont supérieurs aux autres.
Et puis, ça nous permet de comprendre qu'il ne faut jamais crier victoire trop vite,
ni sous-estimer ses adversaires.
Ah oui, un peu comme le lièvre et la tortue, quoi.
Tout à fait.
Bon, comment va-t-on remettre tous ces cerveaux à leur place ?
Y a peut-être une option, euh, marche arrière sur la baguette.
Oh ! Tantons ça ?
Faut qu'on se cache.
A peine a-t-il terminé sa phrase que trois silhouettes imposantes en costume noire et lunettes de soleil
font irruption dans la pièce.
La cavalerie est arrivée.
On prend le relais, les enfants.
Elle, occupe-toi de restaurer les cerveaux pendant que je menote ces deux escrocs extra-terriens.
Entendu, K.
Et puis, je t'enpruntais cette baguette, jeune fille.
Alors qu'elle l'a lui-t-en, les yeux de Roman deviennent ronds comme des billes débordantes d'étoiles.
Oh ! Vous, vous êtes, oh ! Vous êtes véritable homme en noir !
Comme dans ton film préféré ?
Ha ha ha ha ! Oui, Roman.
Et pas tout à fait, Eden.
Il connaît nos prénoms, Eden.
Wow !
La réalité dépasse tout ce que vous avez pu voir dans les films.
On cherchait ces deux-là depuis longtemps et lorsqu'on a été alertés d'une épidémie d'adultes ambifiés,
on s'est remis ici.
Et grâce à vous, on n'a pas eu grand-chose à faire.
Parle pour toi, hé, pirater cette machine et restaurer les cerveaux sans zéro, c'est pas si facile.
Je suis un génie, je te rappelle. Ha, voilà.
Tout est bien, qui finit bien.
Euh, dites. Vous allez effacer la mémoire ?
Comme les hommes en noir dans le film préféré de Roman ?
Eh bien, oui, c'est le protocole.
Oh, hé, on peut faire une exception, J.
Oui, je suis d'accord.
Ma foi, sans eux, qui sait où seraient ces deux affreux à leur actuel ?
Alors, vous n'allez pas nous effacer la mémoire ?
Je pense qu'on peut faire une exception.
Oh, vraiment ?
Oui, mais vous allez juré de garder le secret.
Crois de bois, crois de fer.
Si on ment, qu'on se change en pommes d'éther.
Vous pouvez garder le souvenir de cette aventure,
et si vous continuez d'ouvrir l'œil peut-être qu'un jour, vous rejoindrez d'orant.
Oh, ho, ho, ho.
Voilà, l'histoire est finie.
Qu'en avez-vous pensé ?
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Trop bien, non ?
J'ai hâte de vous lire.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.