Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
La semaine prochaine, c'est Halloween.
Alors, pour vous mettre dans l'ambiance, je vous propose de découvrir, ou redécouvrir,
un Halloween monstrueux.
Une histoire qui vous fera autant frissonner que rigoler.
Halloween.
La seule nuit au monde où les rues se remplissent de monstres joyeux, tous plus exciter les
un que les autres, à l'idée d'aller frapper aux portes pour amasser des sucreries.
Pour Amy et Lino, cette soirée-là s'annonce bien différente des autres années.
Non costumée, ils s'apprêtent à quitter leur immeuble lorsqu'Emi s'arrête devant
la porte et lance à son ami un regard soucieux.
T'as vraiment bien vérifié ton sac.
Cinq fois ? Tu me prends pour un zombie pourri ?
Bah non, mais t'es du genre tête en l'air, donc bon...
Attends une minute.
T'aurais pas un peu peur ?
Bah, et puis quoi encore ? Après tout ce qu'on a fait ?
Top ! C'est parti pour le ratatinage !
De qui ? Et bien des monstres.
Il faut savoir Halloween leur rend la vie facile.
Plus besoin de se cacher sous un lit ou de se tapir dans un coin d'ombre.
Le temps d'une nuit, ils se meldent aux humains pour récolter les plus grosses peurs de l'année.
Et l'an dernier, on peut dire qu'Emi et Lino en ont fait les frais.
Les monstres prirent un malin plaisir à les terroriser.
Les pauvres enfants rentrent à her chez eux sans le moindre bonbon,
mais avec un paquet de larmes.
Plutôt que de se morfondre, ils se jurèrent de remettre les monstres à leur place.
Ils avaient besoin d'un peu de méthode et d'un brin d'inventivité.
Et à force d'engloutir une quantité astronomique de livres et de reportages,
Emi et Lino mièrent au point des recettes
pour montrer à ces monstres qu'ils n'auront plus jamais peur d'eux.
Leurs sacs à Mali sans bandoulière, ils sortent, prêts à donner leur leçon.
Première occasion, leur ont point en face de chez eux.
De jour, ils les t'oumignonnaient avec ces fleurs colorées.
La nuit, éclairée par des lampadères jonâtres, ils deviennent hernes.
Ce soir, une étrange sphère fleuri repose en son centre.
Elle bouge très légèrement, comme si elle respirait.
Emi et Lino feignent de monter sur leur ont point.
De tentacules surgissent, manquant d'un cheveu leur cible.
Ils se rétractent aussitôt.
Le buisson lâche un gros niemain.
C'est pas avec un truc comme ça que tu nous feras peur.
Oui, c'est trop classique.
Ah oui, et que dites-vous de ça ?
Le buisson s'ébroupe, perce et feuille.
Une horrible boule verte couverte de pique,
flanquée de tentacules, les fixe avec un œil unique globuleux.
Face à l'absence de réaction des enfants, son air mauvais laisse place au désarroi.
Oh, comment c'est possible ? Vous devriez crier ?
On a vu plus moche.
Et plus effrayant.
Et comme t'as l'air d'aimer les fleurs.
On a un petit cadeau.
Joignant le geste à la parole, Émi sort un pot de colle liquide de son sac,
et Lino a un sachet de fleurs séchées.
Médusé, le monstre ne bouge pas d'un pic,
et se retrouve couvert de fleurs impossible à enlever.
Et voilà !
Quel look d'enfer !
Térifié, la boule de pique se carapate.
Et là ?
Gonflé de fierté, les enfants se mettent en quête d'un second monstre.
Ils ne tardent pas à apparaître.
Cette fois, au détour d'une rue, à l'écart du tumulte d'Halloween,
une ombre menaçante s'étire, accompagnée de bruit de pâles lourds,
très, très lourds.
Aussi bien préparée soit-il,
Émi et Lino sentent la peur leur châtouiller le creux de l'estomac.
Heureusement, ils ont une technique imparable.
Jouer à découvrir des choses dans les ombres.
Une variante ingénieuse du jeu avec les nuages.
On dirait pas une pomme de terre qui fait du vélo ?
Plutôt une licorne qui fait du ski.
Une énorme pâte velue apparaît au coin de la rue,
suivie d'une montagne de poils pourvues d'une bouche immense,
pleine de dents pourries.
Les enfants sortent aussitôt leur casque en tibris.
Et heureusement, Karla Beck pousse un urnement puissant.
Et bourrifée comme jamais,
les enfants renifle l'air et se pince le nez.
Bon dis donc, Fred, brossez les dents !
Parce que tu m'as pépique l'enfeubec,
oh la main !
Oh, et c'est un exploit !
Attends une minute, on m'a rintruit pour toi.
Par avis du tout que De Nabo lui fasse des commentaires à propos de son haleine,
et il faut l'avouer, vexé de ne pas les avoir effrayés,
le monstre s'apprête à pousser son plus puissant rugissement.
Il n'a donc pas le temps de réagir
lorsque les enfants l'oubanent de grosses poignées de bonbons mentolées.
Le monstre rugit.
La rue tout entière se met à vibrer.
Les enfants reniflent, l'air satisfait.
Les yeux du monstre louchent vers sa bouche, puis vers les enfants.
Bon alors, t'es pas content de sentir enfin bon de la bouche ?
C'est dommage, je suis sûr que comme ça, tu pourras te faire des amis ?
Ouais, enfin avant il faudrait que tu prennes un bain,
parce que tes poils là c'est un sac de noeuf tout grâce à eux.
Tu veux qu'on t'aide ?
Les épaules basses, la mine d'épiter,
la montagne de poils monstrueuses tourne les talons et s'enfonce dans les ombres.
Et le deux ?
Je me demande à quoi va ressembler le prochain.
À une chose, horriblement hideuse.
Certaines de leur flanquer la frousse de leur vie, elles surgissent d'une bouche d'égout.
Sauf que les enfants la regardent avec ravissement.
Wow, c'est le plus beau monstre que j'ai jamais vu !
C'est sans doute l'ami imaginaire de quelqu'un.
Voyant que l'incompréhension submerge le monstre,
Amy sort un miroir de son sac en adressant un clin d'œil discret à l'ino.
Si tu ne nous crois pas, regarde-toi !
Ah, t'es vraiment super chou, hein !
Elle fait son possible pour ne pas avoir l'air d'égouter
lorsqu'une main répugnante saisit le miroir.
A peine la telle portée devant elle,
que la chose lâche un hoquet de peur, blémi, gémis,
et s'enfuie par une autre bouche d'égout.
Et deux, trois.
J'aurais jamais cru que le miroir embellissant marche aussi bien.
À ce rythme, on pourrait bien chasser tous les monstres en une nuit.
De rue plus tard, l'ino aperçoit une magnifique conque nacreée,
abandonnée au pied d'un escalier.
Subjuguée par ses couleurs, il s'en approche.
Soudain, un bernard l'hermite de l'enfer s'en extirpe.
Faisant de son mieux pour se donner des airs menaçants,
il fait claquer ses pince.
Les enfants échangent un regard auri,
avant d'être pris d'un fourrier.
Le monstre ne semble pas apprécier.
Il art, l'ino trébuche et se roule par terre.
Amy essaye de retrouver son sérieux.
C'est pas avec des grognements aussi mignons que tu vas faire peur.
J'aurais presque envie de t'adopter.
Amy, la premièreresseuse de monstre te compagnie.
En vrai, ce serait trop bien. T'en penses quoi ?
Euh... bah... bah... où il est parti ?
Boudé, parce qu'il est nul en frayeur.
Arrive l'endroit parfait pour trouver un monstre.
Le tunnel d'accès au bord du fleuve.
Sombre à souhait.
A peine Amy et l'ino y ont-ils mis un pied,
que des bruits bizarres et inquiétants résonnent.
Les enfants remarquent quelque chose d'étrange
sur les murs et au plafond.
Une multitude de cloques bizarres.
En s'avançant, ils découvrent que ce sont en fait
des centaines d'yeux qui s'ouvrent à leur passage
avec un bruit de vieilles ventouses.
Amusés, Amy et l'ino sortent de leur sac à malice,
de vieux appareils photos
et commencent à mitrailler les parois du tunnel.
La lumière des flaches est tellement éblouissante
que les yeux se rétractent avant de disparaître.
Plus tard, un monstre feu d'artifice
est réduit à l'état de pétard mouillé
avec une simple gourde d'eau.
Un crapaud infernal se dégonfle
comme une beau de ruche sous les attaques de plumes châteaumeuses.
Les monstres les plus sombres se font peinture lurée,
les plus gris fues éternues
dès qu'on leur jette des paillettes dessus.
Les succès s'enchaînent,
si bien que très vite,
les monstres déguerpissent dès qu'ils croisent Amy et l'ino.
Bientôt, il n'y en a plus un seul.
Je me demande où ils sont passés.
Leurs déambulations nocturnes
les amènent à la lisière de la forêt morte.
Victimes d'un incendie
survenu bien avant la naissance des enfants.
Les rayons faiblards du 1er quart de lune
lui donnent un air de cimetière abandonné.
Un lieu idéal pour les monstres, non ?
On va finir la soirée en beauté !
Sans sourciller,
les enfants s'engouffrent au coeur de la forêt lugubre
jusqu'à un chêne millénaire totalement calciné.
Une troupe de monstres s'est réunie à son pied.
Ce battu par Amy et l'ino est d'état d'autre.
L'air soucieux, chacun de fixe une espèce de gros thermomètre
dont l'ajout, j'ai presque à zéro.
En cause de ces gamins, mon triomètre est à zéro !
J'ai peur d'effrayer d'autres mouflets, moi, maintenant.
Comment on va t'en faire pour passer l'hiver ?
Sans leur cri, nous finirons tous rabourris.
Les monstres émettent une plainte qui émeut les enfants.
Peut-être pas ?
L'horrible assemblée se tourne vers le Bernard Lermitt,
qu'Amy et l'ino avaient croisé un peu plus tôt.
Son trouillomètre à lui semble bien rempli.
Comment un nul empeur a réussi à récolter des cris de frayeur ?
Parce que je les ai pas effrayés, je les ai fait rire.
T'as reçu un coup sur la coquille ou quoi ?
Euh, non, pas du tout.
Je crois que les rires des enfants sont aussi efficaces, les cris de peur.
Sinon, comment expliquer que mon truomètre soit aussi bien rempli ?
Ce serait une révolution.
Alors, on peut vous aider ?
En voyant les enfants surgir de leur cachette,
les monstres se serrent les uns contre les autres.
On vous doit bien ça.
Et croyez-nous, on ne manque pas d'idées quand il s'agit de rigoler.
Cette Halloween-là, une révolution se mit en marche.
Mais que se passent-ils après ?
Les monstres se transformèrent-ils tous en grands farceurs ?
On vous laisse imaginer.
Voilà, l'histoire est finie.
Qu'en avez-vous pensé ?
Dites-le moi en laissant un commentaire sur Apple Podcast ou Castbox.
Et pour celles et ceux qui utilisent Spotify, cliquez ou tapotez sur laisser un commentaire sur la page de l'épisode.
En plus, maintenant, je peux vous répondre directement.
Trop bien, non ?
J'ai hâte de vous lire.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org