Le fantôme de Saint - Le refuge du Volpil

Durée: 10m54s

Date de sortie: 12/09/2024

La nuit est tombée depuis plusieurs heures sur le ranch du Volpil, un refuge pour animaux sauvages situé dans le parc national des Cévennes. Avec l’arrivée de septembre, le crépuscule arrive plus vite dans la vallée, mais la vie est aussi beaucoup plus animée ! En plus de Tim et Zora.


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Andorys. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix : Studio Module. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Anthony Martin.

Become a member at https://plus.acast.com/s/les-ptites-histoires.



Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires de Tellming.
Aujourd'hui, Karine Arnaud vont vous raconter le fantôme de Saint, le premier épisode du
refuge du volpil, la série imaginée par Andorris.
La nuit est tombée depuis plusieurs heures sur le ranch du volpil, un refuge pour animaux
sauvages situé dans le parc national des Sévènes.
Avec l'arrivée de septembre, le crépuscule arrive plus vite dans la vallée, mais la
vie est aussi beaucoup plus animée.
En plus de Tim et Zora, les deux enfants du couple qui gèrent le ranch, il y a désormais
Bashir et Hélodie, leurs cousins.
Velma et Diego Rochas ont accepté d'accueillir leurs neveux pendant que leurs parents sont
en mission un an aux îles Kergelen, où ils étudient les manchots.
Les quatre cousins sont ravis d'être réunis pour toute l'année scolaire.
Ils se sont tous installés ensemble dans la grande chambre du grenier et se sont couchés
tôt pour être en forme pour la rentrée.
Pourtant, au beau milieu de la nuit, Tim est réveillé soudainement.
Il est certain d'avoir entendu quelque chose, alors il guette dans le noir les yeux grands
ouverts.
Pendant de longues secondes, il n'entend rien.
Puis soudain, il distingue des coups sourds et lointains.
Tim repousse les draps et quitte son lit pour s'approcher des volets et les ouvrir.
Le ciel est limpide, rempli d'étoiles.
Bientôt, le bruit résonne de nouveau, plus clair et inquiétant.
Manifestement, Hélodie ne dort pas non plus.
Tu as entendu ?
Oui, j'essaie de voir d'où ça vient.
Un bruit de draps et Hélodie rejoint Tim à la fenêtre.
Tout d'eux écoutent le silence, qui ne dure pourtant pas très longtemps.
Bientôt, les cours reprennent.
Les sons résonnent contre les barres rocheuses, empêchant les enfants d'en localiser la
source avec précision.
Tu crois qu'il y a quelqu'un orange ?
Ou dans les écuries ?
Des voleurs peut-être ?
Non, ça vient de plus loin.
C'est quoi qui cause ce bruit à ton avis ?
Mais j'en sais rien.
On dirait que quelqu'un essaie de casser quelque chose.
Mais faire ça en plein milieu de la nuit, c'est bizarre, non ?
Tout à coup, un halo de lumière capte leur attention en haut de la corniche.
Au-delà des arbres, la silhouette sombre des ruines de Saint-Ciel se découpe contre l'encre nocturne.
La lumière éclaire les contours des murs effondrés quelques instants avant de disparaître,
puis des cours reprennent.
Mais cette fois-ci, les cousins savent d'où ils proviennent.
Tu as vu ça toi aussi, la lumière ?
Ouais.
On dirait qu'il se passe quelque chose au ruine du château de Saint-Ciel.
C'est étrange.
Mais y a un réel halo ?
Pourquoi quelqu'un voudrait se rendre à ce ciel en plein de nuit ?
Bah c'est juste des ruines, non ?
Ouais, c'est bizarre.
Et ça ne me dit rien qu'il veille.
Toi, t'as envie d'aller voir ?
Oui, évidemment.
Tu crois pas que je vais me rendormir après ça ?
Mais les ruines sont d'un jeureuse.
Ton père dit toujours...
Oui, mais justement, si ça se trouve,
quelqu'un est coincé là-haut et tape pour qu'on vienne l'aider.
Dans tous les cas, il faut les vérifier.
Très bien.
Mais pas question que tu y ailles tout seul.
D'accord ou pas, je vais avec toi.
Tous deux s'habillent rapidement,
prenant garde de ne pas réveiller Bâchir et Zora.
Puis ils descendent les escaliers sans faire de bruit.
Attends, j'ai pris une lampe torche.
Le temps de vérifier des piles est...
Regarde !
Diego a encore laissé le corps de Descalade dans l'entrée.
Bon, je vais l'emporter au cas où est ?
Les enfants mettent leur chaussure de marche et se mettent en route.
Heureusement, la nuit est claire et tiède à cette période de l'année.
Et ils connaissent bien le chemin de la corniche
après l'avoir exploré tout l'été.
Tim et Eddody se fondent entre les arbres.
Là, il fait beaucoup plus sombre.
Tim allume la lampe, mais tient le faisceau baissé par précaution.
Là-haut, dans les ruines, on cogne de nouveau.
On dirait vraiment quelqu'un qui creuse.
Quel odoreux le dit d'un plein de nuit.
Ouais, c'est très bizarre.
Mais t'en fais pas.
Au moindre signe de danger, on redescend et on prévient les parents.
Et justement, alors qu'ils progressent sur le chemin Caillouteux,
une lumière leur parvient entre les troncs.
Paniqué, Tim baisse le faisceau de sa lampe.
La lumière disparaît aussi.
Dans le noir, les enfants reprennent leur souffle.
C'était quoi ?
J'en sais rien.
Tim rallume la lampe et il découvre alors que ce qu'ils ont pris pour une lumière
n'était que le faisceau de leur propre torche se reflétant
dans les faies éteintes d'une voiture tout terrain.
Bah ça, alors, il faut être singlé pour monter jusque là en voiture.
Et c'est pas interdit d'ailleurs.
Ah si, complètement.
Les parents sont furieux.
J'espère que c'est pas des braconniers en plus.
Alors ça, ça m'est un horreur.
Des braconniers feraient moins de bruit que ça.
Mais juste au moment où Elodie prononce ses paroles,
les cousins réalisent qu'ils n'entendent justement plus les coups.
Vite, Tim éteint la lumière et sans se concerter,
les enfants quittent le chemin pour s'enfoncer dans la forêt.
Juste attend.
Des voix leur parviennent d'un peu plus haut,
de même que la lumière de Delamp-Torche.
Ce sera l'affaire de 10 minutes qui disait.
De l'argent facilement gagné qui disait.
Je sens plus mes mains.
Et moi, j'ai des amples partout.
Eh, on n'est même pas sûr qu'il existe, ce foutu trésor.
Eh ben j'espère bien que si.
Je veux pas avoir fait tout ça pour y aller moi.
En plus, tu sais quoi ? Je les aime pas ces ruines.
Il paraît que c'est hanté là-haut.
Oh, tais-toi et prends ces maudits de pioche.
Tu me foutes la frousse avec tes histoires, là.
Dans le noir,
les deux cousins entendent qu'on ouvre le coffre de la voiture,
qu'on déplace des objets et puis les lumières s'éloignent en même temps
que le pas des deux hommes sur le chemin.
T'as entendu ?
Un trésor, essential.
J'en ai jamais entendu parler.
Suivons-les.
Non, pas par là.
Ils nous entendraient bien.
On va passer par la corniche, connait le chemin.
Tim guide et l'audit entre les arbres.
La panthérède, mais les enfants sont aussi discrets que des renards.
Ils arrivent bientôt au-delà de la lisière des arbres,
au pied même de la falaise de Calcaire.
À leur gauche, la ruine de Saint-Ciel se découpe contre le ciel étoilé.
De la vallée lointaine, ils ne perçoivent plus que les tâches sombres
des champs et du village, et soudain les cours apprennent.
Les enfants en profitent pour se glisser rapidement le long de la parois
jusqu'à surplomber la ruine,
avant de s'immobiliser derrière une grosse pierre
que couronne un unique sapin décharné.
En bas, dans la cour située au pied de la tour,
trois silhouettes s'agitent dans la lumière des lampes torches.
Des bruits de discussion parviennent jusqu'aux enfants,
mais impossible de comprendre ce qui se dit.
On est trop loin, il va falloir descendre.
Je m'en occupe.
Ni une ni deux.
Hélo-dit fait un superbe nœud d'escalade autour du tronc du sapin,
et les enfants descendent prudemment la pente
sur un sol instable, jonché de cailloux mobile.
Lorsqu'ils parviennent au chemin de ronde,
ils se glissent dans les ruines sans se faire remarquer.
C'est d'autant plus facile que les voleurs se disputent,
et pas discrètement avec ça.
Puisque je vous dis que les soldats ont caché leur butin quelque part dans cette cour,
il suffit de chercher mon sang.
Mais ça fait des heures qu'on cherche, y a rien du tout ici.
Vous y mettez de la mauvaise volonté, c'est tout ce que je vois.
Mais c'est pas un peu facile, ça.
C'est nous qui faisons tout le travail.
Ok, voyons, nous avons sans doute des sépaciens indices.
Gardé par le bouffadou sous la pierre, dorme les bijoux,
au pied de la tour effondré, à sein ciel en altier.
Le bouffadou ?
Mais c'est un nom de fantôme, ça.
Ah, il était dire n'importe quoi, il creusait.
Le bouffadou, moi je sais, on s'en cachait les bijoux.
Et moi, ça m'a donné une idée.
Je sais comment faire refurer cette bande d'affreux.
Allez, suive-moi.
Et l'odis guide Tim le long du chemin de ronde,
jusqu'à une petite guérite au mur qu'on cave.
Sans hésiter,
l'odis fait face au mur, tourne le dos à la cour,
et, mettant les mains près de sa bouche,
produit un ululement le gubbre.
En se répercutant contre le mur,
le son est déformé et terrifiant.
Des oiseaux s'élèvent depuis la forêt.
C'était quoi, ça ?
Juste un...
C'est juste un animal, je pense.
Rien de bien inquiétant.
Mais l'odis n'a pas dit son dernier mot.
Écartant peu à peu les mains,
son ululement se transforme en plainte fantomatique.
Même Tim en a la chair de poule.
Enthousiasmé, il attrape des morceaux de bois
et, face à la paroi qui déforme les sons,
frappe de manière rythmique
pour accompagner les gémissements de sa cuisine.
Oh, vous faites comme vous le sentez,
mais moi, je reste pas une seconde de plus ici, hein ?
Les deux autres ne répondent pas.
Ou alors, le bruit que font les deux cousins les empêche d'entendre.
Ils ont bien du mal à s'empêcher de rire.
Tim jette un regard dans la cour sans cesser sa pantomime.
Et il n'y a plus personne !
Et l'odis arrête son concerto pour regarder à son tour.
Plus un bruit, plus un mouvement.
Depuis la forêt,
tous deux entendent bientôt le bruit d'un moteur qui démarre
et d'une voiture qui part très vite.
On leur a collé la frousse de leur vie !
Bien joué, l'odis.
Et si on descendait pour trouver ce trésor maintenant ?
Prudemment,
il l'odis et Tim descendent les escaliers de la tour
jusqu'à la grande cour.
Il y a les fondations de bâtiments effondrés,
un ancien puits central
et la vaste cheminée seigneuriale,
dont le conduit a laissé une trace mémorable sur la paroi de Pierre.
C'est vers là que Tim se dirige aussitôt.
Les voleurs n'étaient pas du quoi, hein !
Dans les sevens,
tout le monde sait qu'un bouff à doux, c'est pas un monstre !
Ça sert à souffler sur les braises !
Je parie que les bijoux sont cachés sous une des pierres de latre.
Éclérée par sa cousine,
Tim ne tardait pas à mettre à jour une petite boîte de métal
entourée de linges usées.
Dedans,
plein de bijoux en or,
des bagues, des bracelets, des colliers,
il y en a pour une fortune !
Incroyable !
Qui a bien pu cacher, hein !
Telle, trésor ici !
Aucune idée !
Mais je suis certain que la police pourra nous aider à le découvrir.
Et comme ça, on pourra leur livrer les voleurs.
J'ai mémorisé leur plaque de matriculation.
Bien joué !
Allez, viens !
Redessons d'où Orange.
Il est temps de révéder mes parents pour les informer de notre découverte.
Et de retourner se coucher.
Après tout, y a école le demain.
Ah non !
Voilà, l'histoire est terminée.
Le Orange du Volpil promet un tas d'aventures en pleine nature.
Qu'avez-vous pensé de ce premier épisode ?
Dites-le moi en laissant un commentaire sur Apple Podcast ou Castbox,
et pour celles et ceux qui utilisent Spotify,
cliquez ou tapotez sur laisser un commentaire sur la page de l'épisode.
En plus, maintenant, je peux vous répondre directement.
Trop bien, non ?
J'ai hâte de vous lire.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.

Les infos glanées

Je suis une fonctionnalité encore en dévelopement

Signaler une erreur

LesPtitesHistoires+(Deuxhistoiresexclusiveschaquemois+zéropub.)

Imaginez que vous adorez lire, et que votre rêve est de devenir le plus grand monstrologue de tous les temps. Maintenant imaginez que vous tombiez sur Monstropedia, un livre monde peuplé de monstres rares. Oseriez-vous le lire, même si l'on dit qu'il est maudit ?


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

Tags
Card title

Lien du podcast

[{'term': 'Kids & Family', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Stories for Kids', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]

Go somewhere