C'est l'histoire de Milidé.
Coucou, c'est moi Milidé.
Depuis tout petit, Hugo adore les pommes.
C'est donc tout naturellement qu'il décide de travailler au milieu des pommiers.
Mais lui qui croyait tout savoir sur les pommes va être bien étonné.
Tu es bien installé ? Je vais te raconter.
Depuis qu'il est tout petit, Hugo adore les pommes.
Il en mange tous les jours.
Le lundi, le mardi, le mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
Et la semaine suivante, il recommence.
Ses parents sont contents.
C'est bien mon grand.
Une pomme par jour, la santé tous les jours.
Répète sa maman.
Ah oui, tu l'as dit.
Une pomme chaque matin, éloigne le médecin.
Sur en chérie son papa.
En effet, Hugo grandit bien.
Et même très bien.
Maintenant que tu es grand et beau jeune homme,
il est temps pour toi de trouver un métier.
Qu'aimerais-tu faire ?
Lui demande son père.
J'aimerais être pommier.
Annonce Hugo.
Ah, tu veux dire pompier.
C'est un beau métier.
Ah non, je veux dire pommier.
Mais pommier ce n'est pas un métier mon chéri.
Déclar sa mère.
Je ne sais pas comment ça s'appelle.
Mais je veux travailler avec les pommes.
Tu veux être maraîchée.
C'est la personne qui cultive des fruits,
des légumes ou des fleurs.
Oui, mais je ne cultiverai que des pommes.
Comme tu voudras mon chéri.
L'important, c'est de trouver un métier qui te plaît.
C'est ainsi qu'Hugo fit pousser différentes variétés de pommiers.
Il possède désormais une immense pomme raie.
Il a des pommes de toutes les couleurs,
de toutes les saveurs.
Il aime tellement ces pommiers et ces pommes
qu'il leur parle à longueur de journée.
Et à force de l'entendre,
les petites pommes comprennent le langage des humains.
Une ou deux fois, Hugo a cru les entendre chuchoter dans son dos.
Je ne sais pas quand même.
Je ne suis pas sûr.
Je ne peux pas dire que c'est vrai.
Mais il s'est dit que ce n'était pas possible.
Des pommes qui parlent.
Mais n'importe quoi.
Oh là là là là.
Pourtant, quelques jours plus tard,
Hugo est en train de cueillir de jolis pommes rouges orangés,
tout en sifflantant et en discutant.
Oh, viens dans mon jardin, ma jolie reine des renettes.
Je vais te vendre sur le marché.
Avec ta belle chair sucrée et légèrement assidulée,
mes clients vont adorer te croquer ou te manger en tarte,
ma petite pomme de renette.
Et soudain, ce qui devait arriver arriva.
La pomme de renette ne peut plus tenir sa langue.
Il faut qu'elle parle à Hugo.
Quelle le remercie maintenant qu'elle va partir.
Oh Hugo, merci pour tout ce que tu as fait pour moi.
C'est grâce à toi si je suis accroqué.
J'ai tellement hâte d'être sur le marché.
Oh je suis si belle.
S'écrit la pomme en s'admirant dans les lunettes d'Hugo.
Ah, quand les gens vont me voir, ils ne pourront plus résister.
C'est certain, ils n'auront plus qu'une envie.
Enfiler leur tablette de cuisine et faire de moi une tarte.
Car oui, moi, la pomme de renette, je suis la reine des tartes.
Salut les copines.
Hugo emmène au marché son panier rempli de renette,
tout en essuyant la sueur sur son front.
Il se demande s'il n'a pas attrapé un coup de soleil.
Mais dans la pomme, tout le monde sait que cela n'a rien à voir avec le soleil.
Les pommes parlent, un point c'est tout.
Hugo leur a envoyé tellement d'amour et de mots à écouter
qu'elles se sont mises à bavarder.
Et d'ailleurs, en ce moment, c'est une véritable cacophonie dans la pomme rè.
Les pommes parlent tout en même temps.
Mais pour qui est-ce qu'elle se prend en renette ?
C'est ça, oui, c'est ça, la renette.
Saga, c'est une petite pomme ronde.
Moi, on me surnomme la belle de Boscope.
Et ce n'est pas pour rien.
J'ai la pomme matte avec un peu de verre, de rouge, de jaune et de parrain.
Ce n'est pas commun.
Et moi aussi, je suis la reine des tartes.
Même que je fais les meilleures tartes, tatin, tatin, tatin.
Hé, les copines, regardez-moi.
C'est cri une pomme jaune.
À qui est-ce que je vous fais penser quand vous me voyez ?
Toutes les pommes l'observent, mais personne ne sait quoi lui répondre.
Oh, là, là, là, là, là, là, là, mais c'est évident pourtant.
Moi, la Golden, je ressemble à un petit soleil.
J'ai hâte que les gens m'emmènent chez eux, comme le soleil.
Je les réchaufferai.
Et tu fais à comment ?
Pour les réchauffer ?
C'est simple.
Je me transformerai en compote avec la complicité de mon ami, la cannelle.
Toutes les pommes cherchent à être les plus belles
et se vont-t-e de connaître les meilleures recettes.
Enfin, pas toutes, car en haut d'un pommier, une pomme soupire.
Mais enfin, mais...
Ne me dites pas que vous voulez finir en compote ou en tarte !
Ah, non ! Alors moi, je préférerais devenir un crèmebelle.
Et moi, la vie de jus de pommes me tente très bien.
Moi, je me vois bien en se sent au pomme.
Oh, pourvu que je devienne une pomme, madame.
Ou alors, une strudel ? C'est simple, strudel.
Mais vous vous payez ma pomme ? Vous n'avez pas d'autres ambitions ?
Vous ne voulez pas devenir célèbre ?
Alors, écoute-moi, ma petite pomme.
Je connais une pomme célèbre dans le monde entier.
C'est la pomme qui a empoisonné Blanche-Neige.
C'est ça que tu veux devenir !
Oh, non !
Oh, boue !
Oh, hurle toutes les pommes !
Ah, non, bien sûr !
Ha, ha, ha !
J'oubliais, il y en a une autre très connue.
C'est la pomme de Guillaume Tell.
Ça te dit de te retrouver transpercée,
avec une flèche en plein cœur.
Oh, non !
Fond les pommes horrifiés.
Non, bien sûr que non !
Mais bon, devenir une tarte, une compote,
un strudel, un baignet ou un chausson.
Oh, mais non !
Pendant des jours, la pomme cogite.
A chaque fois que Hugo arrive avec son panier,
elle se cache derrière les feuilles du pommier.
Et elle n'est pas la seule.
Elle s'en cète en tout à ne pas vouloir se faire cueillir.
Maman, maman pomme, si jamais il m'attrape,
je vais tomber dans les pommes !
Trombe l'un bébé pomme.
Ah, ne t'inquiète pas ! J'ai une idée !
La rassure la pomme en haut du pommier.
Et le soir venu, la pomme s'agit dans tous les sens.
Faites comme moi, secouez-vous, comme des pognets !
Conseille Tell a ses six copines.
Les sept pommes finissent par tomber par terre.
Yopie !
Yopie !
Yopie !
Yopie !
Elle roule, roule, roule !
Suivez-moi !
Ordonne la pomme en chef.
Dior de mon panier !
J'ai vu des choses là-bas !
Oh, c'est beau !
Les pommes se suivent en fil indienne
et roulent jusqu'au perron d'une maison.
Là, elle patiente.
Et le matin, quand la porte s'ouvre,
c'est un peintre qui le rouvre.
Oh, mais elle est jolie !
Comme vous êtes belles toutes les sept.
Quand je vous regarde comme ça,
j'ai juste envie de vous peindre.
C'est ainsi que les sept pommes se retrouvèrent
immortalisés dans un tableau.
Wouhou ! On est du star !
Quand Hugo retourne accueillir ses pommes,
il remarqua aussitôt qu'il en manquait sept.
Il se demandait bien où elles avaient pu rouler.
Mais quelques-tons plus tard,
alors qu'il visitait le musée cantonale des beaux-heures de Lausanne,
il reconnut les sept pommes dans le tableau de Paul Cézanne.
Oh, mais jolie, vous êtes superbe !
Merci, merci, merci,
rendons bien, merci.
Chuchotère les pommes.
Chut, chut, arrêtez-toi.
Chut, chut.
Hugo sourit.
Puis, il rentra discuter avec ses nouvelles pommes.
Oh non, l'histoire est déjà finie.
T'en fais pas, tu peux retrouver Milidae
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Les histoires de Milidae.
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les histoires de Milidae.
Tu peux y écouter toutes ces aventures.
Il y en a une nouvelle chaque dimanche matin.
Yes, trouvez bien.
Alors, ça t'a plu ?
C'était des pommes à croquer,
écrit par Christine Monpéi.
Allez, ciao, bisous.
Voilà, c'était l'histoire.
L'histoire de Milidae.