Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires de Tellming.
Je suis trop content que Karine Arnault vous raconte, il était une fois un garçon venu
de l'Ouest, la troisième aventure de Billy imaginée par Loïc Clément.
Pourquoi ? Et bien parce que c'est l'une des premières histoires du podcast et qu'on
vous en propose une version améliorée avec une bande-son incroyable.
L'histoire a été adaptée en album magnifiquement illustrée par Clément Lefebvre aux éditions
Little Urban.
Il est disponible dans toutes les bonnes librairies.
Maintenant que vous savez tout, je vous laisse découvrir ou redécouvrir cette incroyable
histoire.
Je pourrais vous dire que je m'appelle Billy et que je vis au Far West.
Je pourrais vous parler de Mister and Misses Fox qui m'élève depuis que mon papa n'est
plus là, de mon papy qui était chérif et de la formidable poulige tornade et de nos
folles aventures.
Mais je préfère vous parler d'un drôle de garçon.
Son nom à lui, c'est Dekoah et c'est le nouvel élève de l'école.
Ce garçon là, il n'est pas tout à fait comme nous.
Il a les cheveux plus noirs qu'un corbeau sous le ciel d'une nuit sans lune et sa
peau et de la couleur de la grosse casserole en cuve de Misses Fox.
Il paraît que Dekoah est un moitié indien.
Avec Jane, Fred, John et le petit Peter, mes copains de la bande, on s'interroge pendant
la récré ou on ne comprend pas ce que ça veut dire une moitié d'indien.
C'est un indien coupé en deux ?
Non, ça veut dire qu'il fait la moitié de la taille habituelle.
C'est possible.
Les récits sur les indiens parlent toujours de grand guerrier alors que lui, il n'est
pas plus haut que nous.
Enfin, en étant honnête, Dekoah est plus grand que le petit Peter bien sûr mais ça
compte pas vraiment puisque, comme sont sûrs dont l'indique, Peter est vraiment tout
petit.
Bref, on s'interroge à la récré tandis que Dekoah est seul à l'autre bout de la
cour à regarder voler les oiseaux.
Cet après-midi, lorsque la maîtresse demande à Dekoah de lire un extrait de notre livre
d'anglais, il ne le fait pas.
Il reste silencieux à regarder Mrs.
Gillain dans les yeux.
Elle se dit qu'il n'a pas dû entendre alors elle lui rendraudement d'ouvrir son livre
et de faire la lecture à haute voix.
On se retourne tous vers lui pour l'observer et il se coula tête pour dire non.
Ça nous fait tout se rire brouillamment mais visiblement, ce comportement déplait beaucoup
à notre maîtresse.
À ce moment-là, on fait tellement de bruit que même Lovley sort de sa sieste au fond
de la classe.
Mais si Gillain rouce pète dans une barbe qu'elle n'a pas tout à fait et punité
Kowa, au coin.
À la récré, on ne parle que de lui, le demi-indien qui est insolent avec la maîtresse.
De toute façon, les indiens sont des sauvages.
On m'a dit qu'ils coupent les cheveux de leurs adversaires quand ils gagnent.
On appelle ça des scalpes.
Ah mais c'est horrible ! Ça veut dire qu'ils forcent les gens à avoir des coupes de cheveux
toutes moches !
Ils font ça seulement avec leurs ennemis.
Mais ouais, ce sont des genres de... de quoi faire sauvage.
Moi j'ai entendu dire qu'en dansant ils peuvent faire tomber la pluie.
Oh ! Moi quand je danse, je réussis juste à tomber tout seul.
Pendant que les copains se montent le bourruchon à propos des indiens, coiffeurs et danseurs,
moi, j'observe T.K.A.
Il a l'air d'avoir l'esprit ailleurs à fixer le ciel.
Il m'intrigue.
Le soir, en rentrant de l'école, je parle de T.K.A. à Mr.Fox.
Il m'explique que, par hasard, il a rencontré son père au saloon aujourd'hui.
Un certain King Cade.
Il vient d'un pays très lointain qui s'appelle L'Ecosse.
Et il est tombé amoureux d'une autochtone du peuple Cherokee.
Par amant, la tribu n'a pas accepté leur amour et ils ont dû vivre ailleurs.
Le problème, c'est que... où qu'ils aillent, on veut pas d'eux.
Les indiens ne veulent pas d'un écosse parmi eux et les colons méprisent totalement les peaux rouges comme ils les appellent.
Moi, je me demande pourquoi c'est si difficile pour les gens d'accepter la différence ?
Le vieux Dick se part alors d'un air sombre.
Comment vouloir à ces peuples qui étaient établis sur des terres qu'on s'est appropriés par la force ?
En les chassant, toujours plus loin de chez eux.
Ah, c'est compliqué, mon petit.
Je demande si tout ça, c'est plus simple à comprendre quand on est grand,
mais le cowboy me sourit un brin désabusé et m'explique qu'il a beau être un ancien.
Il est toujours incapable d'expliquer la violence des hommes.
Le lendemain, je suis dans la cour de récré.
Et je vois tes quoi se faire embêter par d'autres élèves.
Loveless lui dit...
Hé toi, t'es quoi blanc ? T'es pas non plus un vrai peau rouge ?
Alors t'es quoi ? Hein ? T'es quoi ? T'es quoi ?
D'autres enfants en vrai péroquaient ce moque en répétant...
T'es quoi ? T'es quoi ? T'es quoi ? T'es quoi ? T'es quoi ? T'es quoi ?
À ce moment-là, on voit que les gens ont pu se faire croire.
Mon camarade se fait insulter, je me sens concerné.
À travers lui, c'est un peu moi lorsqu'on traite d'orphelin.
C'est un peu Jane, lorsque les garçons lui disent...
Ah, les filles sont faibles.
C'est un peu Peter, lorsque de grands imbéciles le traite de petit nain.
Alors en écoutant que mon instinct, je me pose devant eux et surtout devant le grand Loveless.
Je leur crie que s'ils continuent à l'embêter, ils vont avoir à faire au kid.
Ça suffit à faire reculer quelques imbéciles, mais Loveless lui...
Ne se laisse pas trop impressionner.
Ah ouais ? Et vous êtes combien dans tes chaussures pour espérer me faire peur ?
Avant que je puisse réagir, la grande saucisse me colle un coup de poing dans l'œil.
J'ai beau être à terre avec une grande douleur, je me laisse pas impressionner pour autant.
Et alors que Loveless s'apprête à me donner un coup de pied,
T'es quoi ? Lui attrape la jambe, il fait tomber.
C'est le moment que Jane et les copains choisissent pour venir nous sauver.
Taillons sur le haricot !
Alors, gardez, mordre la jambe de Loveless !
Et en entendant ce dernier hurler de douleur,
Prédicle sur le nom de ma chef de banque, lui va comme un gant.
Jane, Martha, Smith, la calamité des bandits.
Bon, un est tous bien amoché, mais la récré s'est finie sur une victoire collective.
Te sois là ? Je suis sur le trottoir, devant l'épicerie.
Je suis pour Sif, occupé à regarder le coucher de soleil.
Jane a été punie par son père pour cette bâtue et j'ai pas le droit de l'avoir.
Mon œil me fait un mal de chien et il est tout gonflé.
Soudain, sans l'avoir vu approcher, t'es quoi, ce tient devant moi ?
Merci, Kid, pour ce matin. T'as pris de sacré risques pour moi.
Et depuis que je le connais, c'est la première fois que je le vois sourire.
Il a sourire d'un garçon sur qui on peut compter.
Il a le sourire d'un compagnon à qui je pourrais parler de notre poolige tornade
qu'on rejoint après l'école avec Jane.
De mon père, parti loin et de ma mère, encore plus loin.
Il a aussi le visage d'un garçon qui a bien des choses à raconter.
Bref, il a le visage d'un copain.
Il s'assoit à mes côtés et on parle de Missy Gillain,
qui lui a demandé de lire le livre d'anglais devant toute la classe,
et de son silence qui a suivi.
J'apprends qu'il voulait pas être impertinent, c'est juste qu'il sait pas lire,
et il a pas osé le dire.
Pas grave, je t'aiderai.
Il sourit à nouveau, reconnaissant.
Il me dit alors qu'à bien y réfléchir, je suis plus qu'un ami.
Je m'en étonne, et il tend le doigt vers mon visage en riant de bon cœur.
Avec ta blessure comme ça, c'est comme si t'étais de ma famille.
J'ai peut-être la poolige, mais...
mais toi, t'as le contour de l'œil qui va avec.
Je souris à mon tour, car je sais que j'ai gagné plus qu'un ami.
J'ai gagné un frère.
Voilà, l'histoire est finie.
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Et pour celles et ceux qui utilisent Spotify,
cliquez ou tapotez sur laisser un commentaire sur la page de l'épisode.
En plus, maintenant, je peux vous répondre directement.
Trop bien, non ?
Foncez aussi découvrir l'album,
éditez aux éditions Little Urban.
Il est disponible dans toutes les bonnes livreries.
Je vous embrasse, et je vous dis à bientôt.