C'est pas la grande forme - EP116

Durée: 6m14s

Date de sortie: 16/09/2024

Dans la chambre de l'hôtel Mercure qu'il n'a pas quittée depuis l'épisode 78, Max végète, mollement décidé à reconquérir l'amour de sa vie.
 La Chute de Lapinville
Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil.

Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Conseillère littéraire : Noémie Landreau - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Benjamin Abitan - Assistante réalisation : Anissa Zidna - Distribution : Clémence Bucher - Comédiens principaux : Gabriel Dahmani (Max), Aurélien Gabrielli (Lapin), Flore Babled (Chloé), Philippe Vieux (Christian), Olivier Broche (Brigadier Untel) - Comédiens secondaires : Anne-Lise Kedvès, Jean-Baptiste Verquin - Moyens techniques : Obsidienne, Rémi Durel, Julie Tribout, Alice Lebaube - Illustration : Roxane Lumeret - Musique originale : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous

Franchement, c'est pas la grande forme, on va pas se mentir.
La dernière fois je vous avais dit...
Je sais plus ce que je vous avais dit en fait.
Mais bon, ça c'est pas amélioré.
J'ai encore fait ce rêve là que je vous avais parlé.
Je suis solteur, je cours, je possède bien le ballon.
Il y a des types qui veulent me le prendre mais ils ont pas de visage.
Je vais trop vite pour eux.
Je regarde le but, mais au lieu de se rapprocher, ils se désapprochent.
Alors je me dis, tant pis, il faut tirer.
Petit amorti, j'ajuste.
Et là, j'entends plus les supporters.
Je lève les yeux et toutes les tribunes sont vides.
Je rebaisse les yeux vers le ballon et il est loin.
Loin.
Je cours après mais le stade, il se cruse et il y a une fissure au milieu et ça s'effondre.
Ça s'ouvre.
Le ballon tombe dans la fissure.
Un mois je tombe aussi.
Dans le trou c'est froid et c'est noir.
C'est tout noir.
Je continue à tomber dans le froid et dans le noir.
Vous en pensez quoi ?
J'en pense mon cher Max.
Qu'il est 6h30 et ça va être la fin de notre séance.
Mais surtout, c'est l'heure du goûter et je crois bien que ma femme a fait des crêpes.
Si ça vous tente, je pense qu'elle est bien nassée pour quatre.
La chute de la pinville, une fiction quotidienne en podcast.
Et l'équivalent d'un grand verre de lait.
Episode 116, c'est pas la grande forme.
Il faut quand même vous raconter un peu ce qui s'est passé pendant l'été.
Ça avait été... comment dire ? sportif.
Les Joues Olympiques avaient eu lieu à Paris dans les circonstances que l'on sait.
Vous vous rappelez sans doute que les profs de tir à l'arc avaient été annulés.
Elle avait été délocalisée à la pinville pour des raisons logistiques.
Et aussi parce que le ministre des Sports, un ancien aminement père, était la pinville-loi de Souches.
Mais dans la foulée, il avait disparu. On attendait son retour.
On avait dû aménager un mini village olympique pour les archer.
Ils occupaient des Bengalos dans une aile du campuil municipal.
Ils étaient discrets, on ne les voyait pas beaucoup.
C'était un peu compliqué pour la nouvelle équipe municipale.
Ils étaient assez débordés.
Moi perso, j'allais bien.
Simple comme bonjour, continue à cartonner.
Mon père était trop occupé avec sa campagne électorale pour me compliquer la vie.
J'avais des amis, tu me reconstruisais.
Pour une fois, je m'occupais un peu de moi.
Je voyais Max de temps en temps, oui, mais je savais pas trop comment il allait.
Je me doutais pas. Je pouvais pas me douter.
Monsieur la flèche, monsieur la flèche, c'est pour le ménage.
Je vous ai dit de repasser plus tard.
Monsieur la flèche, ça fait deux mois.
J'allais pas super bien, vrai.
Ma chérie m'avait quitté l'amour de ma vie.
Je l'avais suivi dans sa ville natale.
Je l'avais même ramené son animal de compagnie en classique haut et tout.
J'étais prêt à tous les sacrifices pour elle.
Mais elle disait qu'elle avait tourné la page.
Tu peux rester si tu veux. La chambre est payée jusqu'à midi.
T'inquiète, Pompon. On va la reconquérir.
Bah, y a quoi à la télé ?
Au début, j'avais maintenu une routine pour sauver les apparences.
Alors, comme service, vous pouvez venir enlever les boîtes de kebab de mon lit.
Tu vois plus la télé.
Ouais, ouais, je vais passer à la réception, je sais, vous me l'avez déjà dit la semaine dernière.
Je sais pas, ils ont quoi, les gens ?
Les événements de l'été, j'ai suivi ça de loin à la télé.
La restation de la mer, les giots, la disparition du ministre.
Je le connaissais en plus, j'étais un pote.
On s'était déjà fait des petites virées ensemble et tout.
Mais je me sentais loin de tout ça.
Le sport, j'avais plus le goût.
Je me forçais à sortir de temps en temps pour promener Pompon.
Allez, Pompon, va chercher.
Hey ! C'est fini de balancer du Red Bull sur les gens ?
Pardon, je l'avais pas fait exprès.
Je n'arrivais pas à trouver ma place dans cette ville.
Les gens étaient agressifs.
Écoutez, monsieur Laflèche, avec les gars, on vous adore, alors on ferme les yeux pour cette fois.
Mais il faut vraiment plus faire ça.
La personne est en cour aux urgences avec son oreille dans une glacière
et on ne sait pas s'ils vont pouvoir la lui retourner.
Ouais, ouais, bon, je peux y aller.
J'étais un bon gars pourtant.
J'ai toujours été un bon gars.
Je suis un bon gars pourtant.
Mais ça Max, les gens, ils le savent pas.
Moi, je te connais, je le sais que t'as un bon fond, mais les gens, ils ne le voient pas ça.
Surtout si tu leur morts l'oreille dès qu'il y a un problème.
Ouais, j'ai pas un.
Tu vas pas récupérer Pompon ?
Il est très clin, tu lui manques.
Je dois d'abord trouver à me loger.
Les écuries du manoir sont pleines.
J'ai rencontré un agent immobilier, là, une ancienne de ma classe.
Elle a l'air douée. Je vais dire de me trouver un truc.
Il ne faut pas que je reste trop longtemps chez mon père, sinon c'est moi qui vais me retrouver au poste.
Bebé, je voulais te dire...
Je suis là. À bientôt vous deux. Ciao.
Céré, commandement NPS5.
A suivre sur RT Radio.
Demain, dans la chute de la painville.
Vous pouvez signer un cheeseburger et faire des selfies avec toute l'équipe ?
Ouais, si vous voulez.
Pour votre commande, faut faire la queue, par contre.
Ah ouais.
Et comment, Chloe Bloomington ?
N'oubliez pas de vous abonner au podcast.
Et pensez à nous mettre des étoiles, hein ?

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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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