[IMMERSION] En Corse Orientale, rencontres humaines et animales.

Durée: 28m8s

Date de sortie: 22/02/2023

Cette semaine je vous emmène dans en Corse orientale à la découverte de la faune et de la flore de cette région méconnue de l’île de beauté. En chemin, je rencontrerai des acteurs locaux qui partageront leur amour et regard sur leur territoire. 

Merci à la participation de Stéphane Colombani -de A sarrada, Stevan Mondoloni du Parc Naturel Régional de Corse, Denis Gode du Club nautique d'Aléria et Martine Baldovini de la
fromagerie Xavier Baldovini.


Pour prolonger votre immersion et organiser votre séjour, vous pouvez
consulter notre article dédié à la Corse orientale et découvrir le site Ecotourisme
Corse orientale
qui recense les acteurs impliqués dans une démarche de tourisme
durable. 


 

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Vous écoutez les immersions sonores du podcast Les coulisses du voyage. Dans ces épisodes,
je vous emmène avec moi dans des destinations que j'aime particulièrement. Que ce soit en mode
slow tourisme, micro aventure ou city trip engagée, seul ou accompagné, suivez-moi dans
ces escapades du rap. Aujourd'hui c'est Sébastien, mon cher étendre à qui j'ai prêté mon micro
et mon enregistreur qui va vous emmener en balade. Il est parti à la découverte de la faune et de la
flore d'une région méconnue de l'île de beauté, la Corse orientale. Au fil des rencontres avec des
guides, des producteurs et des acteurs locaux, il va percer quelques-uns des secrets de ce fabuleux
territoire. Me voici arrivé en Corse orientale pour une bonne semaine de voyage. Je vous emmène
en immersion sonore, je vais faire plein de belles rencontres, je pense que ça va être absolument
fantastique. Alors pour vous situer la Corse orientale, c'est à peu près à mi-chemin entre Bastia et
Porto Vecchio et sans plus attendre, je vais tout de suite me diriger vers le nord à Aleria pour
les découvrir le territoire depuis l'eau. C'est pour moi le meilleur moyen de se mettre dans l'ambiance
et je vais rencontrer pour ça Denis qui est le gérant du Clomautique.
J'ai bien envie de découvrir le littoral à partir d'ici d'Aleria et je voudrais savoir un peu
ce que tu pourrais me proposer. On propose donc la découverte de la base vallée du Tavignan
Scythe classée Nature à 2000 au départ de Caterrage, en Canoë, en Kayak, Monoplas,
Biplas, en Stand Up Paddle, on a des Stand Up Paddles très très stables pour une initiation.
Donc chacun en fonction de son niveau, s'il vient tout seul, en couple, en famille avec de jeunes
enfants, par et choisit-elle ou tel embarcation. Bon moi il commence à faire un petit peu frais en
automne donc je crois que je vais aller plutôt vers le Kayak. J'ai un peu peur de tomber en fait,
j'avoue que c'est le Stand Up Paddle. Oui c'est la meilleure solution en Kayak et puis on peut
même mettre des bouchons comme ça l'eau ne rentre pas au niveau des fesses. Oui en fait vous êtes
ouvert toute l'année du coup. Alors oui on est ouvert toute l'année parce qu'on a une école de
paguet pour les plus jeunes de 8 à 10 ans et on a une école de paguet pour les prix à dos à dos
collégien, lycéenne, collégien et lycéenne. Alors là je suis devant le parcours, je vois qu'il
y a une petite tortue mais il y a des tortues ici. Et oui on peut découvrir les tortues cistudes
ou tortues boueuses, cistudes d'Europe. On en a des nombres de plus en plus d'ailleurs dans la base
vallée du Tavinyan donc c'est plutôt une bonne chose. Il y a quelques coins où il y a des familles
entières avec donc deux petites tortues et les deux plus grands par an en sachant que la femelle est un
peu plus grande que le mâle. Bon bah je vais faire chauffer les bras et puis c'est parti.
J'adore découvrir un territoire depuis l'eau. Je pense que c'est vraiment le moyen idéal de se
déconnecter, de se poser, de décaler légèrement son regard en à peine quelques mètres depuis le bord.
On voit les choses totalement différemment. Tous les sens se mettent en éveil et on est à la fu du
moindre bruit, de la moindre odeur, du moindre mouvement. Ecoutez-moi ce calme, juste moi.
Et les bruits de la nature. J'aperçois un rapace tournoyé au loin là-bas et je vais essayer de
m'approcher pour voir si c'est pas un milen royal. Ça ne me tiendrait pas parce qu'il paraît qu'il y a la
plus grande concentration de ce rapace au monde ici en Corse. Je viens d'arriver en face de falaise
sablonneuse et je pense, vu la description que m'en a fait Denis, que ce sont les nichoirs des
guépiers d'Europe. Ils ne sont pas là en ce moment puisqu'on est en automne et qu'ils viennent
plutôt au printemps et à l'été mais ce doit être un spectacle hallucinant.
Moi j'ai vécu un superbe moment sur l'eau. En plus il y a un très beau temps malgré le fait qu'on
s'en automne. Ça c'est l'avantage de la Corse et j'ai vu pas mal de choses. J'ai vu des oiseaux à
l'appel mais je ne sais pas exactement à lesquels je pense qu'il y avait des garzettes, des ronds
cendrés mais peut-être d'autres choses. J'ai cru, je ne suis pas certain, voir un balbuser pêcheur.
Est-ce que c'est faisable ? Oui c'est faisable parce que justement à côté d'El-Sal on a une zone
de nidification de doigts qu'on ne voit pas ailleurs. J'ai pu observer aussi pendant la balade un fort.
Il y a quand même du patrimoine, le long de ses cours d'eau. On a le fort de Mâtre qui est splendide,
qui date de l'époque romaine. Alors il y a beaucoup de gens qui du fort peuvent observer la vallée
magnifique avec le Tavignan et ses Méandres et qui viennent de fait pas guayer au clomnotique.
Et inversement beaucoup de gens qui font la balade au clomnotique peuvent observer le fort en contre
bas. Le territoire est extrêmement riche. On peut faire de la mer à 2 km, 3 km du clomnotique.
On peut faire de l'eau vive quand on a la chance d'avoir des précipitations importantes à l'automne
ou pendant l'hiver. Et on peut faire de l'eau calme toute l'année. Donc sur un territoire très peu dense,
on a les trois milieux que peut proposer n'importe quel club de Canoë et Kayak sur le continent.
Et nous c'est le cas ici en Corse. Et de fait on est la seule école française de Canoë et Kayak de Corse.
Félicitations ! C'est un bel engagement et en parlant d'engagement, j'ai vu que vous étiez donc membre
d'écotourisme corso-orientale. Qu'est-ce que ça représente pour vous et pourquoi vous êtes engagés dans cette démarche ?
Ça nous tenait à cœur d'intégrer ce dispositif d'écotourisme.
On est une activité physique de pleine nature. On fait en sorte de prendre soin bien entendu du fleuve.
Et ça toute l'année avec l'école de pagué. On met en place aussi des initiatives océennes
en cadre de Surfrider Foundation où on étoile le littoral et le maquis à Maristagne.
Et bien merci beaucoup Denis. J'ai appris énormément de choses et en plus je me suis fait plaisir sur l'eau.
Donc c'était absolument parfait.
La suite du programme promet d'être tout aussi intense puisque je vais retrouver Steven qui est chargé du programme
de réintroduction du cerf au parc naturel régional de Corse.
Je profite de mon arrivée dans la plaine orientale pour vous dire que c'est un peu le grognier de la Corse.
Il y a assez peu d'étendues aussi vastes de pleine en Corse. Donc c'est ici qu'on produit beaucoup de produits
notamment la fameuse clémentine mais aussi des vignes, des oliviers, plein d'autres bonnes choses
que je découvrais un petit peu plus tard mais pour l'instant je vois qu'il y a des arbres remarquables, absolument magnifiques.
J'ai un pistachier millénaire devant moi et aussi un chaine avec des formes absolument incroyables.
Bref, rendez-vous avec Steven pour l'observation du fameux cerf Corse.
Alors on va chuchoter parce qu'on est encore sur la vue ici et puis on n'est pas l'appris de voir d'autres cerfs.
On vient juste d'observer 3 cerfs de bichets à priori.
Alors ouais on avait la biche et ces deux progénitures donc le son jeune mâle de l'année passée
qui est un peu plus d'annan maintenant qu'on appelle R parce qu'il a un étage intréminiaire entre R et Dage et on avait donc le fond de l'année
pour pas déterminer le sexe parce qu'il est encore trop jeune mais il y a quelques mois.
Donc là il y en a demi-octobre et c'est déjà la saison du prame est déjà passée.
Du coup c'est une caractéristique du cerf Corse, le prame est plutôt.
Alors c'est vrai que c'est dans les différenciations qu'on a avec le cousin continental, le cerf et la fonte continental
c'est le fait que justement le brame lui débute chez nous début août en général, mi-août.
Cette année le pic c'était fin août début septembre et ça décline progressivement au fil des semaines et début octobre en général.
C'est vraiment la fin du brame en Corse.
C'est quoi les différenciations à part le décalage du brame du coup ?
C'est surtout au niveau de la morphologie, des mesures qu'on appelle morphométrique.
On a donc des animaux qui sont de taille bien moins importante que celui du continent.
Au Garou il va faire 1m10 le mal chez nous quand il fait plus d'1m50 sur le continent.
Au niveau du poids largement inférieur aussi, à un maximum nous ça fait 130kg un mal.
Sur le continent on a plus de 100kg et au niveau de la ramification des bois aussi,
on a des bois qui sont beaucoup moins ramifiés comme on dit avec des endouillés moins nombreux par rapport à celui du continent.
Nous au maximum les plus grosses serres ont porté 14 corps en général, 14 corps c'est assez classique sur le continent.
C'est vraiment dû au fait d'eau.
Au maquis et au biotope très fermé dans lequel il vit et dans lequel il s'est déplopé pendant plusieurs milliers d'années.
Pour vous décrire un peu l'ambiance, on est assis dans le maquis.
On est un peu caché par un arbre par les arbustes qui nous entourent.
Et le but c'est de rester le plus discret possible.
On devrait peut-être même un peu moins parler fort mais quels sont les règles principales pour pouvoir observer un animal sauvage ?
C'est vraiment l'approche naturaliste classique où on rentre dans un environnement sauvage
pour observer des animaux sauvages et qui sont très très méfiants.
Ce qui prime vraiment c'est la discrétion absolue, faire le moins de bruit possible,
ne pas être trop près non plus et surtout à bon vent parce que l'odorant a le sens le plus développé qu'il a.
Ensuite Louis, grâce à ses grandes oreilles comme des grands radars,
ils clapent les sons très très rapidement et sur plusieurs centaines de mètres.
Et enfin la vue, il faut rester immobile et le moins visible aussi parce qu'il voit surtout ce qu'il y a en mouvement,
donc pas trop ce qui est immobile.
C'est pour ça que là on s'est bien tapis derrière ce petit chaine et derrière la brouillère arborecente qui nous masque complètement.
Et tout à l'heure du coup on était sur un autre post-observation et on a vu qu'ils étaient effrayés,
à prendre un croisé que c'était des chasseurs qui arrivaient alors qu'ils étaient quand même très loin.
Il s'est à plusieurs centaines de mètres et le simple fait d'avoir entendu les clochettes et ensuite de voir les gilets orange arriver,
ils sont compris de suite qu'il y avait une battule dans le secteur et ils ont pris leur distance très rapidement,
ils étaient déféables qu'ils étaient avec leur petit justement.
Alors évidemment il n'y a jamais de garantie d'observation quand on vient,
mais il faut venir au crebuscul ou à l'aube quand même pour se mener plus de chance.
Oui c'est toujours les meilleurs créneaux pour observer de toute façon la fonte sauvage et en particulier le cerf,
en pleine journée puisque c'est une espèce en plus qui est assez tranquille,
on l'a vu sur l'activité de nos collègues GPS, ils se déplacent très peu
puisque c'est un grand ruminant donc il va passer un maximum de temps à se nourrir et à ruminer le reste de la journée,
mais il va se sortir pour se nourrir justement la nuit, donc on peut l'observer jusqu'au début du crebuscul.
Et ensuite l'aube c'est aussi une période la plus intéressante pour être observé.
Et pour même si on n'en voit pas, on est bien en plein milieu de la nature,
là on est entouré du maquis, on a les odeurs, on a les sons, on a les oiseaux,
là au loin j'aperçois une mer de nuage au fond de la vallée,
les lumières du matin c'est vraiment juste ça suffit.
Oui c'est toujours la période la plus intéressante pour l'observation, pour la photographie, pour les images
et puis c'est vrai que voilà la nature entre guillemets se réveille aussi,
on a tous ces odeurs du maquis qui ressortent, la brouillère arboire recente qui est juste devant nous,
le thym sauvage, le chêne qui est au-dessus de nous, les châtaignées juste en face,
en plus on a cette diversité paysagère qui est remarquable,
là ici le biotope est très très riche, très diversifié et ça nous offre aussi un spectacle visuel exceptionnel.
En tout cas un grand merci de m'avoir amené ici, moi je viens à un moment délicieux.
Bon on est ravis, nous aussi d'avoir toujours la possibilité de faire découvrir ça.
Franchement ton bureau est sympa.
Après cette immersion dans la pleine orientale et dans le maquis,
envoyez une montagne direction la haute montagne, où cette fois-ci je vais observer, je l'espère,
le roi de la montagne corse, j'ai nommé le mouflon.
Hors de question de me rendre seul dans les hauteurs du maquis corse,
parce que le mouflon est une espèce très très sensible au dérangement, encore plus que le serre,
donc je vais avec quelqu'un qui connaît bien son comportement,
les endroits où on peut l'observer en toute sécurité sans le déranger. Allez !
On nous sommes arrivé dans un espace très ouvert, un propice à l'observation du mouflon
et en contre bas on voit à la fois des aiguilles rocheuses absolument incroyables
et au fond la mer à peine brumeuse avec des couleurs incroyables, c'est juste dingue.
Cela faisait à peu près deux heures que nous marchions depuis le refuge de Tova avec Stéphane
en prenant bien garde à rester discret, tant soudain.
Ça y est, on les a trouvés, on a un groupe, une arde juste en dessous de nous, en contre bas.
Je ne sais pas, 300, 400 mètres.
Je suis trop content, mais dans plus ces conditions sont idéales, le panorama derrière est fou.
Ils sont un petit peu loin, mais c'est pas grave, c'est vraiment trop beau.
Ça fait une bonne heure que l'on les observe maintenant, ils sont là tranquilles en train de pêtr.
J'ai l'impression qu'il y en a une qui est pas en train de brouter, qui doit regarder pour les autres
si jamais il y a un danger qui arrive, alors que les autres sont en train de manger tranquillement.
Ouh, c'est fou.
Monstres en fromage.
Oui.
Stéphane, merci bien pour ce bon repas.
Ça fait du bien dans ce cadre-là, ça a toujours une saveur différente.
C'est que je t'ai initié au produit identitaire.
Identitaire, carrément.
Et dans le cadre qui s'y prête.
Du coup, toi, t'es guide de moi, une montagne, dis ça comme ça?
Accompagnateur en montagne.
Accompagnateur en montagne.
Donc tu as amené à côtoyer de temps en temps les mouflements?
C'est ça, c'est ça.
Tu n'es pas forcément spécialiste des mouflements, mais en tout cas tu les côtoyes assez régulièrement.
Ça m'arrive, hein.
Tu es tombé sur rue sans pour autant le chercher.
C'est souvent comme ça.
Donc ici on a la chance d'être en Corse orientale sur sa partie méridionale,
où une partie de la montagne qui limitera avec des aiguilles de Baville
est un lieu de présence, hein, de ce fameux mouflon.
Dans notre montagne, et route montagne, on trouve des paysages très minérales.
On a pu le voir par les biais des piquins de Baville,
mais également de sommets plus doux et qui donnent une dimension
d'un massif propice à le levage, puisque ce sont des zones d'estive qu'on a parlé,
et ont été façonnées à une époque où la Corse a connu une glaciation.
Donc il y a la présence non plus de glaciers, mais des vestiges qui sont notamment les fameux lacs d'altitude.
Et dans ces paysages-là, où autour on peut croiser aussi quelque chose de très spécifique ici,
tu me dis qu'ils parlaient, c'était une sorte de petite lac, comment tu appelles ça?
Alors on appelle ça des potesines dans le jardin geologue.
On a un site qui s'appelle Hippots, et encore ce qui veut dire littéralement le trou d'eau, la vasque,
et qui n'est autre qu'une vasse tourbière parsemée de vasques d'eau.
C'est le cas ultime de Comblement, l'étape ultime du Comblement du lac d'origine glacière.
Il faut imaginer ça aussi, hein.
On a cet aspectival en disant, tiens, c'est des lieux de randonnée très prisés, avec des beaux paysages,
et l'hiver on a en contrepartie dès 2006, pratiquement un montonnageux qui dure 5 mois, pratiquement en 1 année.
C'est vrai que c'est moins l'image de la Corse qu'on a en ce montonnageux, et pourtant, on voit la merde ici.
Et nous arrivons de faire des pratiqués de la randonnée raquette, du crampon avec des guides de haute montagne,
voire du ski de randonnée, mais on a la chance de ce qui est des pistes dépentes face à la mer.
Ouais, il faudrait que je revienne là, on y vient.
Avec plaisir, de faire vivre ce genre d'espérance.
Je ne peux pas faire un séjour encore sur un tal sans découvrir quelques-uns de ses produits phares, et notamment le fameux fromage de Brobis.
Donc je vais dans une fromage règle et je vais rencontrer Martin qui fait un des meilleurs fromages de ville.
Bonjour Martin, merci Mathieu Yer.
Bonjour.
Alors, dites-moi, qu'est-ce que vous faites ici comme beau fromage?
Alors, nous sommes des producteurs de fromages de Brobis, au Lécrux, et nous nous sommes installés ici depuis plus de 30 ans.
Donc en arrivant ici, j'étais vraiment surpris, vous êtes dans un cadre absolument sublime.
On est au milieu du matis, en moyenne montagne.
Il n'y a personne autour, c'est absolument génial.
Mais bon, il doit y avoir quand même quelques contraintes, non?
Oui, bien sûr. Quand on vit isolé, il y a des contraintes.
Mais nous étions des bergers de chèvre, et donc au départ on était éleveur de chèvre, et la chèvre vit dans ce genre d'environnement.
Et donc après, quand on est devenu artisan fromager et producteur de fromages de Brobis, on a accepté ces contraintes,
et on fait un peu plus de kilomètres que les autres.
Et on galère un peu aussi par rapport à la zone blanche internet, et j'en passe.
Mais du coup, pourquoi vous avez choisi de rester ici plutôt que d'aller en pleine?
Vous n'avez plus pu vous faciliter la vie?
Déjà parce qu'on est propriétaire du terrain et de notre bâtiment, et puis aussi parce qu'on aime vivre comme ça.
Quand on s'habitue à être dans cet environnement merveilleux.
C'est une très, très bonne raison.
En ce moment, on est mi-octobre, et donc il n'y a pas de production de fromages.
Ça va de quelle période à quelle période?
Alors on va commencer à produire autour de la Toussaint, en général début novembre,
et on va cesser la production courant juillet.
Mais c'est vrai que l'accord, ça a une production qui est très précoce dans la saison.
Par rapport au continent, comme on dit ici.
Alors ça, c'est une salle d'égoutage.
Du lait jusqu'au fromage dans l'assiette il y a combien de temps?
C'est le minimum à moi.
Ok.
Alors tu sens que c'est une pièce très acide?
Oui.
Voilà, ça te prend à la gorge.
En fait, quand on fabrique un fromage, on va acidifier,
à partir du moment où il est fabriqué, on va chercher à acidifier pour l'égoutage.
Parce que l'égoutage, il est bien meilleur quand la pâte s'est acidifiée.
La finage, c'est le contraire qui se passe.
On va désacidifier pour revenir vers des pH différents.
Donc on remonte le pH en fait.
Et du coup, c'est...
Et en fait, c'est la vie qui va arriver sur le fromage,
qui va jouer ce rôle de désacidification,
et qui va apporter les arômes.
Alors la finage, c'est une pièce maîtresse, c'est une cave en fait.
Oui.
C'est la partie ancienne ici.
On voit qu'on est encore en carrelage.
C'est là qu'il y a tout le trésor, c'est la réflexion.
C'est le trésor de Xavier.
Alors je vois que vous avez une très belle cabane juste à côté,
et on peut venir y dormir.
Oui, oui, bien sûr, c'est notre second activité.
Donc on a créé cette cabane sur pilotie au bord d'un petit ruisson
qui s'appelle la cabane du bandit.
Et on a voulu jouer un petit peu avec bien sûr l'image du bandit corse.
Et parce que le ruisseau s'appelait au bandit au loup,
donc moi ça m'a fait penser un peu au bandit.
On a aussi une autre maison qui est un jitte,
et qui est aussi dans les coutourismes.
Alors franchement, je vais vous dire,
au bord du ruisseau, avec une petite piscine naturelle,
cette cabane en bois perchée, elle est absolument magnifique.
Ça donne très, très envie.
Je crois que je vais revenir et je vais dormir ici.
Vous faites partie des coutourismes coast-orientales.
Et c'est quelle partie ? C'est le fromage, c'est la cabane, c'est les deux ?
C'est les deux, en tant qu'artisan pour la production fromagère
et en tant que l'oer de jitte ou de chambre d'autre.
Alors c'est quand même un engagement fort.
Pourquoi vous êtes inscrite dans cette démarche ?
Je crois que c'est viscéral chez nous.
Quand on vit dans un environnement comme ça,
on a envie de le préserver.
Et donc même pour l'activité fromagère qui pourrait être polluante,
par exemple, je donne un exemple, on fait récupérer notre petit lait.
Après le brooch, on le renvoie dans un circuit parallèle.
Et là, il y a un éleveur de cochons
qui est aussi dans le réseau des coutourismes
qui vient récupérer le petit lait pour le donner à ces cochons.
Voilà, c'est un exemple de quelque chose qui nous permet de ne pas trop polluer
parce que nous sommes quand même à côté d'un ruisseau.
Nous essayons de suivre la charte,
de pouvoir travailler et vivre en pleine nature
sans que l'impact de son environnement soit trop violent.
Quel conseil vous donneriez à quelqu'un qui veut visiter la Corse orientale ?
Quelle ne choisit pas nécessairement la mer,
parce que la mer, c'est facile à aimer,
mais le paysage, il est un peu toujours le même,
même si encore c'est très beau.
Donc moi, je dirais, venez voir l'intérieur,
parce qu'on a cette chance, c'est terrible, d'avoir des odeurs incroyables.
Alors, les odeurs d'après la pluie, mais par exemple au printemps,
avec le maquis Corse qui est en fleur,
pour moi, c'est la plus belle période.
L'approche sensorielle, je trouve ça magnifique,
parce qu'on est souvent portés aujourd'hui sur le visuel,
mais c'est un sens parmi les 5.
Et quand on décuple ça avec l'odorat, avec l'ouïe,
avec le toucher, c'est formidable.
Est-ce qu'il y a des différences entre la côte et la montagne ?
Alors en matière d'accueil, moi j'en suis persuadée.
En matière d'accueil touristique, il y a une grosse différence.
Et les autres nous le disent, qu'est-ce qu'on est bien reçu chez vous ?
Vous avez un peu plus de temps.
On a besoin de ces échanges.
Déjà, pourquoi ? Parce qu'on est isolés.
Donc quand tu as rencontre avec quelqu'un qui vient dormir ici,
ou qui vient acheter du fromage,
on a envie de lui donner un peu de notre temps.
C'est pour ça qu'on a une boutique de vent direct, qu'on accueille,
qu'on fait des dégustations, qu'on parle de nos produits,
qu'on parle du l'écrue, qui est notre fer de lance.
Et pour les gens qui dorment chez nous,
on a l'occasion de leur offrir un petit apéro,
passer un peu de temps avec eux.
Alors évidemment, pas avec tout le monde,
ça dépend des jours et de notre disponibilité,
mais c'est ça qui nous enrichit, ce sont les échanges.
C'est pas dans un seul sens, ça ne fonctionne pas que dans un sens.
Et puis ça dépend aussi si le gars est sympa ou pas.
Tout à fait.
Par exemple, nos derniers autres dans la cabane,
on a fini au restaurant ensemble,
parce qu'ils étaient un coup de cœur.
Voyager, ce n'est pas que avoir une bouleimie d'image.
Moi, ce qui me dérange dans le tourisme industriel, c'est ça.
Ça veut dire que, par exemple, j'ai des autres qui vont me dire,
« Ah, je viens chez vous ce soir, mais je fais le capcors avant ».
C'est complètement aberrant de faire le capcors avant de venir dormir ici.
On a le besoin de se poser dans le capcors.
Le capcors, il est magnifique, prenez votre temps,
faites le vélo, posez-vous, ne faites que le capcors.
Maintenant, n'allez pas voir le capcors avant de venir dormir chez moi.
Vous allez arriver épuisé, vous n'aurez vu que des images
qui seront juste passées dans votre tête.
Et vous n'aurez rien senti du capcors.
C'est pareil pour la côte orientale.
Donc, la côte orientale, il faut s'y poser,
il faut la découvrir, il faut y rester.
C'est ce qu'on appelle le slow tourisme.
On prend son temps.
Ça peut être une belle conclusion à cet échange.
Merci beaucoup de m'avoir accueillis.
C'était vraiment un beau moment.
C'est un plaisir pour moi aussi.
Mélan et Center d'Al Jawais
Le padない
Le pad ne mérite pas mais c'est compliqué.
Je suis hors d'un thème du passage du chaleur.
Je pense que je n'arrive pas à عir cet exp fragrance
avec spécialement le fill de larir par la Muchuć marchedi.



C'est très utile.
Passenir, c'est super, c'est non plus séachu en fait,

pour vous dire un peu je suis en hauteur et j'ai vu sur un énorme éton
je crois que c'est l'étend de Diane avec en fond la mer
et je pense que c'est le genre d'endroit où il y a une quantité astronomique d'oiseaux
j'ai bien envie de descendre pour aller voir ça
allez c'est parti
je suis tombé sur des petits points loin sur l'étend
plan est rose et je suis quasiment sûr que ce sont des flamands roses
donc changement de direction je vais m'approcher d'eux
il y a une colonie de flamands roses juste devant moi
à peut-être 200 300 mètres
il va un boucan pas possible
c'est vraiment magnifique
un spectacle en plus inattendu
je savais même pas qu'il pouvait être ici à cette époque de l'année
je suis vraiment trop chanceux
j'ai poursuivi le chemin et comme vous pouvez l'entendre
je suis arrivé jusqu'à la mer
jusqu'à la plage
et en fait c'est une sorte de langue de sable coincée entre l'étend et la mer
absolument de toute beauté
et tout au bout
il y a comme une tour, un bastion
qui devait protéger des lieux
et c'est fait comme une sorte d'allégorie
pour signifier la fin de ce voyage
voilà je suis arrivé au bout
et il va être temps de rentrer bientôt à la maison
plein de souvenirs
et de belles rencontres
si cette immersion sonore vous a donné envie d'en savoir plus
je vous invite à aller lire notre article sur ce territoire
ou bien encore à consulter le site internet
Ecoutourisme Corses Oriental
il recense tous les acteurs impliqués dans une démarche de tourisme durable
vous y trouverez notamment
des guides nature, des prestataires d'activité
des hébergeurs ou bien encore des producteurs locaux
bref, tout le nécessaire pour organiser un séjour écorresponsable en corse oriental
bien entendu, tous les liens seront disponibles dans la description de cet épisode
et avant de partir, n'oubliez pas de nous mettre 5 étoiles sur Apple Podcast
un petit commentaire
ou de nous écrire un petit peu ce que vous avez pensé de cette immersion sonore
sur notre compte Instagram, Arobaz, Glopblogger
on se fera un plaisir d'échanger avec vous
en attendant une prochaine immersion sonore
je vous souhaite de très très belles escapades ici ou ailleurs
à bientôt

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