L'arbre au souvenir d'été

Durée: 10m20s

Date de sortie: 05/09/2024

Tout est nouveau pour Léo. Ici il ne connaît personne. S’il veut avoir une chance de se faire des copains, voire même des amis, il va devoir assurer. Ses premiers mots vont être cruciaux. Et le rituel de rentrée de son école va sans doute l'aider.


Une histoire de rentrée des classes qui parle des craintes et des peurs d'être le nouveau de la classe mais aussi de la manière de nouer des liens.


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle ! Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Enregistrement, montage et mix: Studio Module. Générique : Léa Chevirer.

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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires de Tellming.
Aujourd'hui, Karine Arnaud vont vous raconter l'arbre souvenir d'été, une histoire que
j'ai écrite pour vous.
Tout est nouveau.
L'appartement, les rues, les magasins, et surtout l'école.
Mais il y a un truc qui ne l'est pas.
Cette drôle de sensation de sentir son estomac se transformer en sac de noeuf alors que son
cœur bat à 8000 à l'heure.
Ça lui avait fait ça quand il avait annoncé à Sallia et Tom son départ.
Il avait même pleuré toute une nuit après.
Même chose lorsqu'il avait fermé son dernier carton.
Et puis aussi, lorsque la porte de son ancien chez lui s'était fermée une ultime fois.
Et là, alors qu'il passe sous l'immense porche de sa nouvelle école, ça lui reprend.
Ici, il ne connaît personne.
S'il veut avoir une chance de se faire des copains, voire même des amis, il va devoir
assurer.
Ces premiers mots vont être cruciaux.
Alors, en attendant que les classes se forment, Léo se met dans un coin en prenant soin de
ne fixer personne.
Et ça lui semble durer une éternité.
Il est le dernier de la dernière classe à être appelée.
Le seul à ne connaître personne.
La maîtresse conduit ses élèves dans les couloirs de l'école.
Un fri sont d'excitation parcourt les rangs.
Léo ne comprend pas bien pourquoi, d'autant plus que rien détonnant ne les attend dans
leur salle de classe.
Une fois l'appel terminé, les enfants trépignent tous.
Léo n'ose pas demander à Emma sa voisine ce qu'il se passe.
Mais elle semble lire dans ses pensées.
« C'est le moment de l'arbre souvenir ! »
Léo fronce les sourcils, intrigués.
Avant qu'il ne puisse poser la question, la maîtresse prend la parole.
Comme chaque année, la première journée de classe commence par l'arbre souvenir.
« Vous avez une heure pour dessiner votre plus beau souvenir d'été et l'accrocher
au vieux sol de la cour de récréation.
» Léo, sans son cœur, fait un bon.
Il passe toutes ses grandes vacances chez ses grands-parents à la campagne.
Il adore aller là-bas.
« Mais est-ce que ça va intéresser les autres ? »
Alors que Léo cherche l'inspiration, un frac à soudain de bois et de plastique le fait
sur sauter.
Seul à la tête à côté, Mathis vient de vider sa trousse sur son bureau et par pillant
ses crayons de couleur.
Il en saisit plusieurs et commence à griffonner sa feuille.
Tout le contraire d'Emma.
Ses crayons de couleur sont bien alignés dans une boîte en métal.
Posé à côté, un feutre noir et dans sa main gauche un crayon de bois parfaitement
taillé sur sa feuille.
En quelques traits, elle esquisse une plage puis un immense château.
Léo sert son crayon.
Il doit vraiment assurer.
Tout le monde s'active, sauf lui.
Et… Maïlis.
Elle semble révasée en regardant par la fenêtre.
D'un coup elle sursaute puis se penche sur son dessin.
Paniquée d'être le dernier à s'y mettre, Léo saisit la première image qui le passe
par la tête.
Pendant un moment, la classe est envahie par le bruit des crayons sur le papier.
Une tête finit par se lever, puis deux, puis cinq.
Un mur-mur grandit dans la classe.
La maîtresse intervient.
Même si je peux comprendre votre impatience, réservez vos commentaires pour la cour.
Je compte sur vous.
Le silence se fait.
Léo est tellement absorbé par son envie de bien faire que la cloche de la récréation
le fait sursauter.
Il se mort la lèvre, pas certain que son dessin soit assez bien.
Tout le monde s'est précipité dans la cour, son dessin à la main.
Léo est le dernier à sortir.
C'est alors qu'il le voit pour la première fois, l'arbre aux souvenirs.
Au centre de la cour se dressent un vieux saul.
Ces branches supérieures, encore garnies de feuilles blanches grisâtres, s'étendent
comme une chevelure et bourrifait vers le ciel.
Plus bas, certaines branches, fatiguées par le temps, ont perdu leur feuillage.
Les souvenirs s'y accrochent à l'aide de trombones brillants.
Et bientôt, le vieux saul se retrouve orné d'un joyeux patchwork coloré.
Léo reste en retrait pensif.
Il y a tellement de dessins que s'il n'y a pas le sien, personne ne le remarquera.
Comme ça, il commencera bien l'année.
« Tu ne l'accroches pas ton dessin ? »
Léo hausse les épaules gênées.
Il est sur le point de répondre qu'en Matisse, surgit à côté de eux, en pointant un dessin
accroché juste devant eux.
« C'est ton dessin, pas vrai, ma ? C'est quoi ton super souvenir d'été ? »
« Le tournoi de château de sable.
Avec mon frère, on a fini dixième sur cent, alors que c'était notre première participation.
« Pas mal, pas mal.
Trop bien même.
Mais ton souvenir ne fait pas le poids face aux viens.
« C'est pas un concours ! »
Matisse entraîne ses deux camarades vers une autre branche chargée de souvenirs.
Il pointe le plus haut.
Le portrait griffonné et coloré d'un jeune aventurier.
« Depuis quatre ans, j'ai le droit à une double ration de vacances.
Donc deux fois plus de souvenirs.
Le meilleur souvenir avec mon père, c'est la descente des rapides raftings.
Et avec ma mère, les visites des catacombes.
Action et frisson, le duo parfait.
Et puis, faut que je vous raconte… »
Matisse s'emballe et graine toutes les activités plus géniales les unes que les autres qui l'a faites.
Léo n'en revient pas.
Son dessin n'était pas du tout trompeur.
Matisse est une vraie graine d'aventurier.
Ils s'interrompent au beau milieu de son récit, remarquant que Maïlisse se tient à côté d'eux.
Elle fixe l'œuvre de Matisse rêveuse.
« Ouais, je sais, ouais, mon souvenir est pas tanque.
« Hum, ouais, sans doute.
Ça me fait penser à mon souvenir.
« Les vagues qui venaient se briser sur l'île où on a dormi.
« Coupé de tout pendant deux nuits. »
En mode Robinson ?
« Ouais.
« Sauf qu'on pouvait dormir dans de vrais lits.
« Pour l'électricité, on avait des panneaux solaires.
« L'eau venait d'un grand réservoir de collecte d'eau de pluie.
« Ouais, ça me rappelle le refuge de montagne où on a dormi nu avec papa.
« Perdu au milieu de nulle part.
« Seul, couper tout, c'est trop bien.
« Ah, comment mon éparant appelle ça déjà ?
« Ah oui, oui, la détox technologique.
« Mais ça sonne trop nul, je trouve.
« Ah, chez moi, on appelle ça l'aventure, la vraie, tu vois.
« Léo est épaté.
« Par son souvenir, mais aussi parce qu'avec son caractère lunaire,
« il n'aurait jamais cru que l'aventure soit quelque chose
« qu'elle est en commun avec Matisse.
« Une fois n'est pas coutume, Emma interrompt ses pensées.
« T'as pas encore accroché ton dessin, comme Léo ?
« Ah ouais, je l'avais oublié.
« Je préfère écouter les souvenirs des autres.
« Comme ça, j'ai l'impression que les vacances continuent encore un peu.
« Léo plaque son souvenir sur sa jambe, comme pour le cacher.
« Et toi, Léo, pourquoi tu l'as pas encore accroché ?
« Les mots se bousculent dans sa tête.
« Matisse lève un sourcil.
« Ma élise lui sourit, Emma aussi.
« Ses joues s'apprêtent à s'embraser lorsqu'il se rappelle ses paroles.
« C'est pas un concours !
« Alors il ose.
« Bah, c'est que mon souvenir à moi, il n'a vraiment rien de spécial.
« Bah, on s'en fiche de ça.
« Ouais, et puis tu pourrais jamais faire mieux que moi donc vas-y sans pression.
« Emma fusit son ami du regard, les points serrés.
« Bah quoi ? C'est vrai ?
« Ouais, t'as pas tort.
« Je suis pas un aventurier comme toi ou ma élise.
« Et je ne suis pas non plus un artiste comme Emma.
« Tu sais, l'idée c'est de partager un souvenir, pas d'épaté à la galerie.
« Ouais, un peu quand même.
« Arrête s'il te plaît.
« Ok, désolé.
« Allez, raconte-nous, vas-y, ça coûte rien.
« Léo a envie de lui dire qu'elle ne comprend pas,
« mais il se rend sous d'un compte que la première impression est déjà passée.
« Il reste planté là, timide,
« et eux restent avec lui à attendre son souvenir d'été.
« Mais il y sa raison.
« Alors il prend une grande inspiration et se lance.
« Il retourne sa feuille et dévoile son dessin,
« une cabane toute simple, nichée dans un arbre géant.
« Bon, chaque été, je vais chez mes grands-parents.
« C'est pas très loin d'ici.
« L'été dernier, on a construit une cabane dans le grand chaîne de leur jardin.
« Wow, alors t'es... t'as expéré en bricolage ?
« D'un papy m'a montré des tas de trucs,
« et cet été, on l'a amélioré.
« On a ajouté une échelle de corde et une petite terrasse.
« Ah, ça devait être chouette pour lire ou dessiner.
« Ouais, exactement.
« Et puis chaque semaine, elle gagne en confort.
« Comment ça ?
« Bah, mamie est fan de brocante.
« Elle s'amuse encore plus qu'un enfant dans un magasin de jouets.
« Et comme je l'accompagnais,
« à chaque fois qu'on voyait quelque chose d'utile pour la cabane,
« elle se lancait dans une négociation, son activité favorite.
« Oh, et tu devais passer le reste de la journée là-haut ?
« J'y ai passé toutes mes nuits en tout cas.
« Oh, le rêve !
« Mais pas tes journées ?
« Bah, une partie seulement.
« Parce qu'il fallait s'occuper du potager, jardiner, nourrir les poules,
« et faire des balades en forêt avec les chiens.
« J'aurais jamais imaginé que derrière ton dessin, il y avait un tel souvenir.
« Une cabane, une forêt explorer, des chiens baladés,
« mais waouh, c'est génial !
« Dis, on pourrait venir de ces jours ?
« Ce serait trop bien !
« Euh, vraiment ?
« Bien sûr.
« Ça a l'air géant chez tes grands-parents.
« Bah, d'accord.
« Je leur demanderai et je vous dirai.
« Emma regarde l'arbre.
« Tu pourras accrocher ton souvenir ici, qu'est-ce que t'en penses ?
« Que c'est parfait.
« Et moi, je vais le trombonner juste là.
« Ça existe, ce mot.
« Bon, je sais pas, mais accrocher avec un trombone, ça sonne nul.
« Trombonner, c'est plus sympa et puis ça se comprend, non ?
« Pas faux.
« Alors, Léo, trombone, son dessin, au vieux sol.
« Bon, ben, à vous maintenant, racontez plus en détail vos vacances.
« Alors, attends, je dois te raconter la fois ou...
Alors, qu'avez-vous pensé de cette première histoire de rentrée ?
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Trop bien, non ?
N'hésitez pas non plus à me partager vos meilleurs souvenirs d'été.
Moi, j'habite à Paris et je crois que mon meilleur souvenir pour cet été, ce sont les Gios.
Et surtout, le jour où j'ai eu la chance d'aller au Stade de France
pour aller voir les faces finales de rugby à 7 féminins.
Et malgré les 37 degrés qui m'ont transformé en flacques d'eau vivantes,
c'était vraiment fantastique.
J'ai hâte de vous lire.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org

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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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