Dans un instant, votre nouvelle histoire.
Mais d'abord, si l'histoire mystère à l'école, l'étrange monsieur Loiseau vous a plu tout l'été,
sachez que celle-ci d'histoire vient de sortir en livre.
C'est chez Flamarion Jeunesse, c'est signé par moi-même Benjamin Mulair à retrouver partout.
Si vous avez aimé écouter l'histoire, vous allez adorer la lire et retrouver les dessins inquiétants,
effrayants, bizarres autour de cette école où il se passe des choses vraiment très étranges.
Je ne sais pas, Quentin.
Tout de suite, place à votre histoire.
Bonjour à tous, bonjour les enfants.
J'espère que vous allez bien.
Je vais vous raconter aujourd'hui une nouvelle histoire écrite par Jérémy Collin.
Ça s'appelle une rentrée des classes mouvementées.
Episode 1, Avienne qui pourra.
Encore une histoire et un podcast produit par Benjamin Mulair, réalisé par Alexandre Ferréra
et raconté par Céline Calman avec la participation exceptionnelle de Jérémy Collin dans le rôle de Madame Weiss.
C'est la fin de l'année scolaire au collège et tous les élèves et les professeurs sont déjà partis.
Tous ? Non, pas tout à fait.
Une des salles est encore occupée.
Il s'agit de la salle de Madame Weiss, la professeure de physique chimie.
Souvenez-vous, celle qui est partie plus tôt dans l'année en classe de neige infernale.
Tous les ans, c'est le même rituel.
Madame Weiss range sa salle avant de quitter l'établissement le lundi qui marque le début des vacances d'été.
La professeure a le nez dans son armoire alors que le principal, M. Poupette, entre dans la salle.
Le principal n'est pas très grand.
A vrai dire, M. Poupette est tout à fait normal.
Il reste dans l'entrebaillement de la porte comme s'il ne faisait pas rentrer dans la salle de classe.
Il dit avec une petite voix.
Bonjour, Madame Weiss. Je ne vous déroge pas trop.
Il n'y a pas idée de déranger les gens quand ils sont en train de faire quelque chose. Yes !
M. Poupette s'approche à petit pas de Madame Weiss.
Personne au collège, pas même le principal n'oserait contre dire la professeure de physique chimie.
Elle se retourne et pose dans les bras du principal un gros carton plein de matériel pour les expériences.
Ah, c'est vous, M. le principal. Prenez donc ce carton et posez-le sur le bureau, s'il vous plaît.
Que me vaut le plaisir de votre visite, M. le principal ?
Ah, Madame Weiss. C'est-à-dire que je ne voudrais pas vous déranger, mais je viens de recevoir un mail du réctorat.
Un mail ? Ah, la belle affaire. En voilà une nouvelle très intéressante, M. le principal. Mais en quoi cela me concerne-t-il ?
C'est-à-dire que je suis très embêté. Je sais que les vacances sont déjà commencées et que ce genre de procédure ne devrait pas arriver à ce moment de l'année, mais...
Allons-bons, M. le principal. Allez-vous finir par me dire ce qui vous amène ici ? Les vacances seront terminées, que vous ne mourrez encore rien, dit...
Oui, oui, M. Weiss. Vous avez tout à fait raison. Vous devriez venir dans mon bureau. Je vais vous expliquer.
Madame Weiss accompagne M. Poupette jusqu'à son bureau. Après de longues minutes d'entretien, M. Weiss ressort du bureau du principal et se dirige vers la salle de classe.
Elle a l'air complètement députée. M. Weiss entre dans sa salle et s'installe lourdement à son bureau.
Elle prend son téléphone et compose le numéro de sa grande amie, la Nat.
Allô ? M'a changé ? Alors ça pour une surprise, c'est une bonne surprise ! Qu'est-ce qui t'arrive ?
Eh bien Nat, tu ne vas jamais me croire. Il m'en arrive encore une bonne.
Oh, tu me fais bien des mystères. Vas-y, dis-moi tout.
Eh bien Nat, je mute. C'est incroyable, non ?
Oh là là, machant tale. Et tu m'as pas écouté. C'est encore cette histoire de triathlon de Jeux Olympiques ?
Je t'avais dit de ne pas aller de baigner dans la scène. Et ben maintenant, t'es en train de muter.
Mais non, mais non. Je n'ai pas muté. Je vais changer de collège à la rentrée.
Je viens d'avoir un poste à Vienne. Tu te rends compte ? En autre, Iche. À Vienne. C'est incroyable.
Mais t'avais demandé à muter à Vienne ?
Oui, mais c'était il y a longtemps, en 1996. Tu te rends compte du temps qu'il a fallu pour que j'obtienne cette mutation ?
Ben ça c'est sûr, hein. C'est une sacrée surprise. Et ils en ont mis du temps pour te faire muter.
Heureusement qu'à finir un bon compter, ça ne met pas autant de temps.
Tu te rends compte si on devait attendre 336 mois. À chaque fois ? Ben je me demande bien quel goût se compter pour avoir.
Moi aussi, Nat. Moi aussi.
Bon ben, t'es content de ma chanteale, ça c'est une bonne nouvelle.
Bon ben c'est vrai que ce ne sont pas les canassons les plus rapides de la course dans ton ministère.
Mais bon, au moins maintenant, tu peux enfin partir en Autriche à Vienne.
Tu as raison Nat. Je devrais me réjouir. J'ai enfin obtenu ce que je voulais. Et puis ça me changera les idées.
Un peu d'aventure. Ça me rappellera ma folle jeunesse.
Ben laquelle ? Laquelle ma chanson ?
A Innsbruck, par dit. Dans les années 80, j'étais la reine du Yodel.
Dans le Tirol, je gagnais toutes les compétitions.
La la la la la li ou li ou li ou... Ah, quelle époque.
Merci, Manat. Tu m'as décidé. Je vais partir en Seigne à Vienne.
Je m'en profiterai pour prendre des vacances dans la forêt noire en Allemagne. J'irai faire du camping.
Oh, du camping dans la forêt avec ta tante. Et tout le temps toi ?
Ben dis donc. T'as bien du courage ma chanteale.
Oui, je sais. Je vais descendre au sanglier Glouton. Comme tous les ans.
Ben, c'est pas un hôtel 5 et toi le ça ?
Si, bien sûr.
Ben, c'est un drôle de camping, ça m'a chantal.
Bon, je dois te laisser. J'ai un mon d'or sur le feu. Je ne voudrais pas qu'il brûle.
Je t'embrasse. À très vite.
Oh, bisous Manat. Et bonne vacance à toi.
Quelques jours plus tard, Madame Weiss a terminé de préparer ses valises.
Oui, il lui en a fallu du temps.
Faut dire que Madame Weiss voyage léger. Jamais plus de 30 valises à la fois.
Elle prend la direction de la forêt noire et de son étrange camping, le sanglier Glouton.
Madame Weiss profite de ses vacances dans la forêt noire.
Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, le mois d'août se terminant.
Il est grand temps de prendre la direction de la capitale de l'Autriche. Vienne.
Oh, quel plaisir d'être dans cette ville. Je me sens comme si c'est l'apératrice.
Madame Weiss, s'y voyait déjà.
Elle décida de se rendre à son hôtel rapidement pour poser toutes ses valises.
Elle avait hâte de découvrir son prochain établissement.
Arrivé à l'hôtel, elle s'adresse alors au réceptionniste.
Bien le bonjour, mon boire.
Auriez-vous la mobilité de prendre mes quelques bagages et de les monter dans ma chambre, s'il vous plaît ?
Je l'aurais bien fait moi-même, mais je dois me rendre dans mon nouvel établissement sans plus tarder.
Bien sûr, Madame.
Ah, vous êtes frêmes, hein, bien urbains.
Le réceptionniste s'exécute et, à peine quelques minutes plus tard, Madame Weiss s'engouffre dans un taxi en direction de son nouveau collège.
Où dois-je vous déposer, Madame ?
Madame Weiss cherche alors dans son énorme sac à main la feuille sur laquelle se trouve l'adresse de son nouveau collège.
Après avoir vider quasi intégralement son sac, elle sort enfin le feuillet qu'elle recherche.
Ah, là voilà ! J'ai eu peur ! J'ai cru que l'avais perdu !
Alors, collège de Lille, vienne ? Autriche ?
Oh, c'est bien étrange. L'adresse ne semble pas plus précise.
Attendez, Madame, montrez-moi la feuille. Je pourrais peut-être vous aider.
Ah, vous êtes vraiment plein d'urbanité ici. Thank you, young man.
Je ne comprends pas du tout. Je ne vois pas l'adresse sur cette feuille. Je suis vraiment désolé, Madame.
Voulez-vous que je vous emmène au lycée français de la ville ?
Ah oui, thank you, young man. Vous êtes très aviable.
Après de longues minutes à travers les rues de la ville de Vienne, le taxi se gare enfin devant le lycée français de Vienne.
Bonjour, Madame. Je suis Chantal Weiss, professeur de Physique Chemie. Je viens d'être nommé ici au collège de Lille.
Mais j'imagine qu'en fait, il s'agit du lycée français. Car voyez-vous, impossible de trouver le collège de Lille à Vienne.
Bonjour, Madame. Bien sûr, je vais regarder.
La jeune femme pianote sur le clavier de son ordinateur pendant quelques instants, puis regarde d'un air désolé, Madame Weiss.
Écoutez, Madame, je suis désolé, mais nous n'avons pas d'établissement scolaire français répondant au nom du collège de Lille à Vienne.
Elle téléphone pendant quelques instants avant de se tourner vers la professeure.
Madame Weiss, je suis désolé, mais je crois qu'il y a une erreur.
Je viens de vérifier auprès des services du ministère. On n'est pas nommé dans la ville de Vienne, en Autriche.
Mais bah, allez bien dans la ville de Vienne, en France !
Je ne sais pas comment cette erreur a pétré commise. Je suis sincèrement désolé.
Olala, mais c'est une véritable catastrophe. Je ne sais pas comment je vais faire pour me rendre au collège de Lille à Vienne, en France, alors que je suis ici, à Vienne, en Autriche.
Si je mets la main sur l'uliver-lue qui a commis cet impère, je lui ferai manger un atlas par le menu. Je dois me rendre au plus vite, en France !
La secrétaire regarde d'un air désespéré la professeure et lui dit,
« Je suis vraiment navrée, madame. Je crois que cela va être difficile, en effet.
Il y a une grève des contrôleurs de train et aucun ne circule vers la France.
Aujourd'hui, il en va de même pour les avions.
Commence-là ! C'est inadmissible ! Vraiment, je suis terriblement déçu.
Enfin, à la guerre comme à la guerre ! Je vais faire du stop ! Ça me rappellera ma jeunesse !
Madame Weiss n'est pas du tout au bout de ses surprises. Et sa rentrée mouvementée ne fait que commencer.
Les enfants, vous en saurez plus la semaine prochaine, dans le prochain épisode.
Voilà, c'était l'épisode 1 de la rentrée des classes mouvementées.
Episode 1, Avienne qui pourra. Histoire écrite par Jérémy Collin.
Encore une histoire est un podcast produit par Benjamin Muller,
raconté par Céline Calman et réalisé par Alexandre Ferréra.
Et dis donc ma chantal.
Oui ?
On n'est pas bien là en vacances.
Ah, à qui le dis-tu ? Moi, si je pouvais, je serais en vacances toute l'année.
Parce qu'il faut qu'on vous dise, les enfants.
On a passé tout l'été ensemble avec la chantal. On est un chaudron.
Ah, et dans un chaudron, on fait quoi, Manate ?
Du conner.
Aussi ?
La cocoyote.
Également.
Heu, de la morto.
Ah, la saucisse.
Vas-y, dis voir, parce que là, je n'ai pas.
Et bien, on fait tous les aliments qu'on peut.
Et bien voilà.
Allez, à bientôt les enfants.
On vous embrasse.
Je vous embrasse et n'oubliez pas, à chaudron, on fait de bonnes vacances.