Bonjour à tous, moi c'est Tiffen Soldé, j'ai 22 ans, je suis athlète de haut niveau en para-athlétisme
où je pratique le sang en longueur et le 200 mètres.
C'est en para-athlétisme parce qu'à l'âge de 11 ans, on m'a découvert un cancer au niveau du pied
et la seule solution pour que, heureusement, je reste en vie, c'était de me faire amputé la jambe.
Et directement commencer le sport après mon amputation, j'avais cette envie de me décoller.
Douvelle zéroïne.
Tiffen est debout face à l'immensité du stade de France.
Les Jeux Paralympiques de Paris 2024 ouvrent dans quelques jours.
Elle est face à cette grande piste, seule.
Elle fixe l'horizon.
Puis, elle ferme les yeux, prend une grande respiration
et se revoit, au CHU d'Angers, le jour où à l'âge de 11 ans,
on lui annonce qu'elle a un osteo-sarcombe, un cancer.
Douvelle zéroïne.
Douvelle zéroïne.
Salut, Toine, Velle Héroïne.
Je suis Céline Steyer, celle qui murmure à tes oreilles
des récits d'aventures insolites, d'acceptations de soi et de destin extraordinaires
à travers des histoires vraies, de femmes qui ont osé faire de leur rêve une réalité.
Des histoires pour t'aider à grandir en confiance
et prendre ta place sur la plus haute marche du podium.
Bienvenue sur Nouvelle Zéroïne, le podcast des filles qui osent rêver grand et de médaille.
Nouvelle zéroïne.
Tout commence dans une salle de judo.
Une jeune fille s'entraîne dans le dojo.
Elle s'appelle Tiffane et à 11 ans.
Sur sa bejaune de droite, il y a plusieurs bleues.
Ces derniers temps, elle a des maux de tête.
Et ce jour-là, son pied droit enfle.
« Hum, ce n'est pas grave, se dit-elle.
Pas plus qu'à l'habitude au final.
En rentrant à la maison, sa mère trouve que c'est quand même différent des autres fois.
« Ma chérie, nous irons demain faire des examens, je ne suis pas rassurée.
Le lendemain, toutes deux partent au laboratoire pour faire un bilan sanguin.
Les heures passent, et la tente se fait longue et stressante, jusqu'à l'annonce du résultat.
Céline, la maman de Tiffane et sa fille sont conviées à rentrer dans un bureau
pour l'explication des résultats.
« Vous devez vous rendre dans un centre de cancerologie.
Votre fille a un osteosarcomme. »
C'est le choc.
L'osteosarcomme, c'est un mot un peu compliqué,
pour parler d'un type de cancer qui touche les eaux.
Quand une personne a un osteosarcomme,
cela signifie qu'il y a des cellules qui ne se comportent pas comme elles devraient.
Ces cellules, qui normalement aident à construire et à réparer les eaux,
commencent à grandir et à se multiplier de manière incontrôlée.
Cela peut former une grosseur ou une tumeur dans l'os.
Quand le diagnostic du cancer de Tiffane est annoncé,
tous s'effondrent autour d'elle.
Sa maman, Céline, est là, avec elle.
Elle est tête soignante et décide de prendre un congé sans solde,
a duré indéterminé, pour rester au chevet de sa fille.
Elle confie le petit frère de Tiffane, alors âgé de deux ans et demi à son père.
Mais pas question de s'appitoyer sur son sort.
Les deux femmes, mères et filles, passent en mode guerrière.
« Ma chérie, je ne pleurerai jamais devant toi,
même si c'est dur, je te le promets.
» se dit-elle en permanence.
Commencent alors les séances de chimiothérapie
au centre de cancerologie, du CHU d'ongée.
Chimiothérapie, c'est peut-être un mot que tu as déjà dû entendre.
La chimiothérapie est un traitement spécial,
qui utilise des médicaments très puissants
pour combattre les cellules cancéreuses dans le corps.
Tu sais, les cellules cancéreuses sont les petites parties du corps
qui ne se comportent pas bien et qui grandissent beaucoup trop vite.
La chimiothérapie aide à les arrêter ou à les tuer.
Les médicaments de chimiothérapie voyagent dans tout le corps
pour trouver et attaquer ces cellules cancéreuses,
même celles qui se cachent.
Parfois, la chimiothérapie peut aussi toucher les bonnes cellules
qui grandissent vite, comme celles des cheveux ou de la peau.
Ce qui peut provoquer des effets secondaires,
comme la perte des cheveux.
Alors, quand Yphaine pénètre dans l'unité pénéatrique
où elle va être soignée,
elle voit d'autres enfants de son âge,
parfois plus jeunes, qui n'ont plus de cheveux
et qui sont branchés à des machines, toute la journée.
C'est ça ma nouvelle vie.
Sa maman la tient de toutes ses forces,
jusqu'au bureau de son oncologue pédiatrique,
qui va suivre son traitement.
Yphaine ne veut pas qu'on lui cache la vérité.
Docteur, dites-moi ce qui va m'arriver.
J'ai perdu mes cheveux, j'ai resté combien de temps ici ?
Alors, quand Yphaine commence à perdre ses cheveux
jusque là-lors, jusqu'au fesse,
elle décide de les couper toute seule.
Elle ne veut pas subir.
À mesure que les séances de chymothérapie s'écoulent,
Yphaine perd du poids,
passant de 45 à 29 kilos en un peine 6 mois.
Pour cause, le protocole médical
entraîne une fatigue intense et une perte d'appétit.
Maman, une nourriture me dégoûte
et j'en ai marre de la purée jambon stérilisée de l'hôpital.
Quand elle se regarde dans le miroir,
Yphaine voit son visage complètement creusé
et ne se reconnaît plus.
Les journées passent,
les week-ends sont l'occasion de revoir son père et son frère
et de rire.
Nous, le crabe, on le mange à Noël, se répète-t-il.
Et puis, un jour de début de novembre 2013,
alors que les feuilles mortes s'amoncèlent
sur le parvis de l'hôpital,
Yphaine est emmenée au bloc opératoire.
Les médecins s'apprêtent à lui enlever la tumeur
et toutes les cellules cancéreuses.
Après 8 heures passées au bloc,
il reste encore 1 mm de tumeur à enlever,
mais les orteils sont déjà attaqués.
2 semaines se sont écoulées après l'opération.
Yphaine se trouve dans sa chambre,
sa maman à ses côtés, veillant sur elle.
La porte s'ouvre.
Quand Yphaine croise le regard de son médecin,
elle comprend aussi tôt que la nouvelle n'est pas bonne.
Alors, commence la nuit la plus longue de sa vie.
Accepter ou refuser.
Son père et sa mère sont à ses côtés,
et jusqu'à 6 heures du matin,
Yphaine refuse l'amputation.
Puis elle cède.
Un saut dans l'inconnu,
avec l'idée qu'une jeune bon mois,
comparée à la mort,
ce n'est rien, se convainc-t-elle.
L'opération a eu lieu le vendredi 13 décembre 2013,
une date qui n'a rien d'une coïncidence.
De cette opération,
s'en va son insouciance,
un pied et une partie de sa gendroite.
Métiphaine ne veut pas jouer la victime,
et décide de reprendre sa vie en main très très vite.
Au collège Philippe Cousteau de Pouhance,
même si elle n'a pas pu suivre les cours de 6e pendant un an,
elle intègre directement une classe de 5e.
Quand elle n'est pas sur les bancs de l'école,
elle regarde dehors le grand stade
avec ses pistes d'athlétisme autour du collège.
C'est drôle, j'ai très envie d'aller courir
alors qu'avant je détestais,
se rappelle-t-elle.
Et ainsi, Tiphaine trouve une nouvelle passion
qui lui permet de se sentir forte et vivante
après tout ce qu'elle a traversé.
Mais faute de lame de course,
qui lui permettrait de courir,
Tiphaine déploie son énergie sur un autre terrain,
le handball avec les valides et les gardiennes,
son sourire s'élargit en racontant ses exploits.
Le handball est devenu son nouveau terrain de jeu
et rien ne l'arrête.
Pourtant, Tiphaine ne va pas bien,
elle donne juste l'impression.
Elle est une patiente en réémission de son cancer
et une jeune handicapée en rééducation.
Avec une jambe en moins,
une prothèse pas très belle,
elle subit les moqueries au collège.
Dans le miroir, elle a repris du poids,
mais n'arrive pas à s'adapter à ce nouveau corps,
à vivre cette nouvelle vie.
Et quand on lui annonce une nouvelle chymothérapie de 6 mois,
elle explose en sanglots,
pensant avoir payé le prix de sa guérison,
avec l'amputation.
Elle n'accepte pas son handicap, sa prothèse.
Elle aimerait faire pleins de choses,
mais on est empêchés.
Tiphaine est invitée
à une journée organisée par un fabricant de prothèse orthopédique.
Elle a 14 ans.
Timmy donne ses patrouilles qu'elle fait là.
Alors une jeune femme s'approche d'elle.
C'est Marie-Amélie Le Fuir,
une athlète paralympique,
8 fois médaillée et amputée tibiale comme elle.
Stop.
Madame Alice Mia du sport féminin,
qui est Marie-Amélie Le Fuir ?
Marie-Amélie est aujourd'hui la président du Comité paralympique et sportif français.
Tu as pu la voir lors de la cérémonie d'ouverture
des Jeux Olympiques et Paralympiques à Paris fin juillet,
quand les athlètes paralympiques Alexis Anquiquan
et Nanténin Caïta et Marie-Amélie Le Fuir
ont relayé la flamme,
juillet,
juste avant d'allumer la vasque.
Depuis toute petite, Marie-Amélie est une passionnée de course à pied.
Beaucoup plus grande duo de ses 15 ans,
elle a victime d'un terrible accident de scooter.
L'accident est si grave
qu'elle perd une partie de sa jambe gauche.
Elle passe des mois à l'hôpital,
subit plusieurs opérations
et doit réapprendre un marché avec une prothèse.
Les premiers jours sont les plus difficiles,
mais Marie-Amélie refuse de se laisser abattre.
Elle décide qu'elle ne laissera pas cet accident définir sa vie.
Avec le soutien de sa famille,
de ses amis et des médecins,
elle commence un long processus de réhabilitation
et apprend à utiliser sa prothèse.
Et malgré la douleur et les difficultés,
elle se remet à courir,
elle se fixe à un nouvel objectif,
participer aux Jeux Paralympiques.
Elle sait que ce ne sera pas facile,
mais elle est prête à travailler dur pour y arriver.
Son rêve se réalise en 2008,
lorsqu'elle est sélectionnée pour les Jeux Paralympiques de Pékin.
À seulement 20 ans,
elle remporte sa première médaille d'argent
au 100 mètres T-44,
une catégorie pour les athlètes amputés.
C'est une victoire incroyable.
Mais Marie-Amélie ne s'arrête pas là,
elle en veut encore plus.
Elle remporte 3 médailles au Jeux Paralympiques de Monde,
la foule est en délire.
Elle étale bien nouveau record du monde,
en sautant de 5,75 mètres.
Et Marie-Amélie,
les larmes aux yeux,
réalisent qu'elle est devenue
une véritable championne.
Lors de cette journée,
Tiffen peut tester une lame d'athlétisme,
et porté par les encouragements
de Marie-Amélie et de l'entraîneur,
Tiffen se lance en atlétisme.
Et c'est une des meilleures décisions de sa vie.
L'athlétisme s'avère exutoire,
et une façon de se réapproprier son corps
après la maladie et l'amputation
de sa jambe droite.
Wouah, j'adore cette sensation.
Se répète-t-elle à chaque nouveau pas,
à chaque nouveau saut.
Tiffen intègre le pôle espoir
à atlétisme en disport, à tour,
et poursuit sa scolarité en section sport-étude.
Bien qu'elle arrive tardifiquement
dans l'athlétisme, elle se distingue rapidement.
On dit d'elle que, sans ce cancer,
elle n'aurait probablement pas eu besoin
de laisser s'exprimer ses jambes.
Elle court, elle saute pour se prouver
à chaque fois que c'est possible,
alors que cela aura eu pu
ne jamais être le cas.
À 17 ans, Tiffen participe
à ses premiers championnats du monde à Dubaï,
où elle explose son record personnel
en sautant 4 mètres 84.
Son propre record était de 4 mètres 57.
Sa qualification au jeu Tokyo va lui permettre
d'enganger un maximum d'expériences
en vue des jeux de Paris 2024,
son objectif ultime.
Et voilà, nous y sommes.
L'heure des jeux par Olympique approche.
Tiffen est déterminé,
concentré et se prépare
avec une intensité renouvelée.
Mais je, je vais gravir la première marche.
On a hâte de t'y voir Tiffen
sur cette marche du podium.
Nouvelle zéroïne.
Alors, chère nouvelle héroïne,
maintenant que tu connais l'histoire de Tiffen Soldé,
je t'invite évidemment à la soutenir
pendant les jeux par Olympique et au-delà.
Racconter son histoire sur ce podcast
est aussi pour moi une façon de te sensibiliser
aux handicap à travers des femmes
qui ont dépassé les obstacles
qui se mettaient sur leur route
et qui paraissaient insurmontables.
Et pssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss
ssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss hobbies
THE MEM E innovation
de devenir la meilleure version de nous-mêmes.
Merci Tiffen pour ce message plein d'espoir.
Parce que Tiffen ne veut pas être un exemple.
Elle veut juste dire aux gens que, malgré un handicap,
on ne doit pas s'appitoyer sur son sort.