L'épreuve de la zone blanche - un été incroyable

Durée: 11m28s

Date de sortie: 22/08/2024

Au moment où Arthur se saisit de la boussole, les portes du temple se referment brutalement derrière nous. Dans un raclement sourd, le mur devant les enfants se transforme en une arche qui donne, non pas sur un désert de cendres, mais sur… rien.


Cette série vous a été racontée par KarineTexier et Arnaud Guillou. Enregistrement, montage, création musicale et sonore : Studio Module. Illustration : Yuio. Et moi, Mathieu, j’ai tout écrit et coordonné ! 

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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires de Tellming.
Aujourd'hui, Karine Arnaud vont vous raconter un nouvel épisode d'un été incroyable.
Il s'intitule « L'épreuve de la zone blanche ».
Bonne écoute !
Au moment où Arthur se saisit de la boussole, les portes du temple se referment brutalement
derrière nous.
Dans un raclement sourd, le mur devant nous se transforme en une arche qui donne, non
pas sur un désert de cendres, mais sur... rien.
Tout est blanc et vide.
On voit même pas l'horizon.
La bousselle pointe pourtant dans cette direction.
De toute façon, l'autre porte est fermée et on n'a pas vraiment le choix.
Prenons une profonde aspiration.
Arthur fait un pas à travers l'arche.
Nous le suivons, les uns après les autres, sentant un léger frisson nous parcourir,
alors que nous pénétrons dans ce vide blanc.
Dehors, il n'y a vraiment rien.
Notre seul point de repère est le temps.
Mais une fois qu'il a disparu, on a l'impression d'être au milieu de nulle part, et surtout
de ne pas avancer.
Arthur n'a Dieu que pour la boussole et Ilyes.
Qu'est-ce que tu regardes par terre comme ça ?
Quand on marche, sous nos semelles, il y a un seul qui apparaît.
Tout à l'heure, je marchais sur un truc qui ressemblait à du sable doré, mais maintenant,
c'est de l'herbe.
Regarde.
Purée de maïs, pourquoi je l'ai pas remarqué plus tôt ?
À moi sous mes pieds, c'est pas de l'herbe mais des fleurs.
Moi, j'ai l'impression que le sol sort tout droit d'un coloriel d'enfant.
Et toi, Léo ?
Ah, du noir.
Je vois que du noir.
Peut-être que tu penses au cendre de tout à l'heure.
Ouais.
T'as raison.
À chaque pas, des couleurs apparaissent sous nos pieds.
C'est bizarre et amusant, sauf pour Léopold qui ne voit que du noir.
Détends-toi, Léo.
Facile à dire, quand t'es pas son coloré.
Moi, au mieux, j'ai du gris.
Essaye de voir la vie en rose, Léo.
Ah, très drôle.
Marche, on marche, et on marche encore.
Le temple a disparu depuis longtemps derrière nous, mais impossible de savoir depuis combien
de temps.
Il n'y a pas de soleil qui bouge dans le ciel, pas d'ombre qui s'allonge, juste
du blanc partout et n'auparcloré.
Arthur a les yeux rivés sur la boussole et Léopold semble toujours inquiet.
La seule chose qui change, c'est que je commence sévèrement à avoir mal au pied et il y
est sauci.
On pourrait pas se reposer un peu.
Ça a été.
Ici.
Ne t'inquiète pas.
Et pour toi, c'est facile de dire ça, mais pour moi, ça fait des heures que je marche
entouré de noirceur.
Je veux sortir d'ici.
Monsieur a peur du noir ?
Oula, doucement, Lana.
Pour sa première expédition dans le monde des fables, Léopold n'est pas gâté.
C'est direct la plongée dans le grand bain, c'est normal qu'il soit stressé.
Pas faux, mais tu sais, Léo, un peu de repos permet de remettre les idées en place.
Et de sasser les idées noires.
Perso, je ne suis pas contre un peu de repos.
Zé les œufs qui se ferment tout seuls.
Bon, bon d'accord, mais on fallait tour de garde.
On n'a aucune idée de ce qui peut se cacher dans tout ce vide.
Peut-être qu'ici, c'est quand on dort, que le danger surgit.
Bonne idée.
Qui commence ?
Moi, j'ai l'impression d'être le moins fatigué de la bande.
Il y a ces arctures s'allongent et s'endorment presque instantanément.
Je m'allonge et je me sens partir presque aussitôt.
J'ai la désagréable impression d'avoir à peine fermé l'œil lorsqu'un cri me réveille.
Je me redresse et vois Arthur debout paniquer.
Où est Léopold ?
Il a disparu ?
Il est parti.
Il nous a abandonné.
Pourquoi il a fait ça ?
Parce qu'il avait peur, voilà tout.
C'est un lâche.
Sauf qu'il n'a aucune sens de sortir de la zone blanche sans la boule sale.
Quel égoïste ! On va devoir perdre du temps pour le retrouver.
On va peut-être le retrouver plus vite que prévu.
Vous voyez ce que je vois ?
Il y a ce regard de loin, les yeux plissés.
On distingue des tâches noires.
Peut-être qu'à force de voir du noir autour de lui, ça lui a laissé des traces ?
De toute façon, c'est la seule piste qu'on a.
J'espère pour lui qu'il a une bonne raison de nous avoir lâchées.
La première tâche est une trace de pas, comme imprimée dans du goudron.
Plus loin, une autre tâche, pas plus grande qu'une flacque d'eau, couleur bitume.
Plus on remonte la piste, plus les tâches grossissent.
Bientôt, elles commencent à former des silhouette de maison et d'arbre noireâtre,
jusqu'à tout envahir pour former un paysage plus que familier.
On dirait pas, compte sur mer ?
Ouais, ben, un version cosmare, alors.
Ouais, carrément.
Le village est noir et gris.
Les bâtiments sont enflés comme des beaux de ruches tordues.
Les passants la minent des mauvais jours et nous évitent comme dégoûtés de notre présence.
Je me sens mal à l'aise, les garçons aussi.
Et la nouvelle version du musée de Papistoire n'arrange rien.
Un musée à la gloire des taffes, la famille de Léopold !
Ben, au moins, on est sûr qu'il est derrière tout ce bazar.
Peut-être qu'il est dedans ?
La collection de méfaits exposés est telle que j'en ai le tourni.
Tout est fait pour dire que les taffes étaient de vrais méchants,
des villes intérifiant.
Comme on en fait plus.
Steve Taff, l'oncle de Léopold et sa tante Edmond, sont mis à l'honneur.
Ici, ils ont réussi leur coup.
Steve a déclenché un tsuna midi dénoir pour submerger le monde des humains.
Et Edmond a créé son zoo des phables pour les faire rêver.
On sort du musée sidéré sans avoir trouvé Léopold.
Et maintenant ?
Ben, si on joue au jeu des lieux familiers déformés, je vote pour la mairie.
Allons-y !
On traverse les rues sombres, évitant les regards hostiles des passants,
jusqu'à ce que la silhouette tordue de la mairie se dresse devant nous.
Dans cette version, elle ressemble à un manoir hanté.
Sur le fronton, à la place de la devise du village, on peut lire « entre du boss ».
On se croirait dans un zoo vidéo, non ?
Effectivement.
La mairie est entourée de douves, d'où des gerbes de magma noire surgissent à intervalle régulier.
Un pont-levis mène à la porte d'entrée.
Devant, deux ombres en forme de tortues font les sans-pas armés d'un gros marteau.
Ok. C'est quoi faire ?
Alors qu'elles sont éloignées l'une de l'autre et nous tournent le dos,
Ilyes fonce sur celle de droite, bondie et retombe à pied joint sur sa tête.
Elle rentre dans sa carapace, il l'expédie dans les douves d'un coup de pied.
Alerté, l'autre tortue lance son marteau sur Ilyes qui l'esquive simplement en se baissant.
L'arme réapparaît dans les pattes du monstre qui la relance aussitôt.
Ilyes ne bouge pas et l'évite sans problème.
L'arme réapparaît.
Si on ne fait rien, la scène va se répéter en boucle.
Je fonce alors sur l'ombre, bondie et retombe à pied joint sur sa tête
avant d'envoyer valcer sa carapace.
Merci Cousine. A nous tous, on devrait terminer ce niveau sans soucis.
Vous pensez vraiment que Léopold elle bosse ?
J'en suis certaine, mais je ne dis rien.
La porte s'ouvre dans un grincement effrayant.
Elle donne non pas sur l'intérieur de la mairie, mais sur un couloir qui s'étire si loin qu'on n'en voit pas le bout.
Et évidemment, il est rempli de monstres.
Surtout, on prend notre temps. Tout est une question d'observation.
Il y a sa raison. On sait comment vaincre les tortues d'ombre.
Pour les blocs gigoteurs qui tombent du plafond, il suffit de passer lorsqu'ils remontent.
Les fantômes ryeurs, eux, sont timides.
Il suffit de les regarder pour qu'ils disparaissent.
Et pour ce qui est des plateformes mobiles et des gerbes de magma, tout est une question de rythme.
On arrive donc sans mal au bout de ce couloir.
Une double porte avec un scris boss au-dessus s'ouvre sur un gouffre rempli de lave noire bouillonnante.
Un pont l'enjambe.
De l'autre côté, assis sur un trône, Léopold est complètement englué dans une gelée noireâtre.
Même s'il ne peut pas parler, ses yeux ne trompent pas. Il a l'air heureux de nous voir.
On va qu'liberer, Léo.
Une tortue gigantesque surgit de la lave pour atterrir avec frappat sur le poube.
Encore faudra-t-il me vac ? Et vous n'arriverai jamais ?
Grâce à lui, j'ai recouvré des fœurs et bientôt le royaume des faibles sera sous mon jour.
Euh... On se connaît ?
On s'est jamais vu ?
Si.
En tout cas, je ne connais aucune lézande sur une tortue d'ombre zéante.
Je suis torturateur, unité noire.
Les craintes, les peurs, la noirceur du cœur de votre ami, mon permis de crise est univer.
Et bientôt, c'est le royaume des faibles tout entier qui sera remodé.
Cropin, non. En avant, les copains.
Alors qu'on fonce sur le pont ?
Torturateur, bondi pour se retrouver derrière nous.
Juste avant qu'il ne retombe, il y a ce hurle...
Sauté !
Pour qu'on ne soit pas déséquilibré.
Sans transition, torturateur inspire.
Mais c'est vous !
On se plaque au sol pour laisser passer une gerbe de flammes.
Alors qu'on est au milieu du pont, il bandit à nouveau.
On saute, il crache du feu, on se baisse.
Alors qu'il bandit encore une fois, il y a ce moudi...
Sensé !
On court à toute allure, on saute juste avant que torturateur ne retombe.
Alors qu'il inspire, Arthur atteint l'autre rive.
Avec il y a son plonge pour éviter ses flammes.
On se relève, et sans surprise, le boss bondit vers nous.
Sauf que dès qu'on quitte le pont, il disparaît dans un nuage de fumée.
Torturateur tombe alors dans la lave.
On a gagné ? Pourquoi Léopold n'est pas libre ?
Sauf qu'il est si englué qu'on n'arrive pas à le libérer.
On arrive quand même à lui dégager le menton.
Laissez-moi ici et finissez la quête.
Torturateur l'a dit, j'ai le coeur rempli de noirceurs alors...
C'est pas parce que t'as été détestable, odieux, menteur, roublard,
indigne de confiance et manipulateur, que tu peux pas changer.
Tiens, prends Iliès par exemple.
Quoi ?
Il était maladroit, mouf, roussard...
Eh, doucement !
Et pourtant, c'est devenu un super aventurier,
doublé d'un collectionneur de monstres hors-paires.
Euh... Bah merci.
Sauf que je viens d'une famille qui aime les mauvais coups.
Et alors ?
Tu n'es plus l'horrible Caïd de l'été voleur de goûter.
T'as changé, et tu peux devenir ce que tu veux.
Mais si tu veux rester, les fesses collées sur ton trône de noirceurs,
parce que t'as peur de changer...
J'ai pas peur de changer.
T'as pas l'air convaincu.
J'ai pas peur de changer.
Ouais, genre.
J'ai pas peur de changer.
Je ne veux plus faire de mal à personne,
et je veux surtout pas finir en grand méchant.
La gelée noirâtre commence à fondre comme de la neige.
Le décor s'estompe.
Je veux plus que vous doutiez de moi.
Je consomme à amis et vivre des étés incroyables.
Et ben voilà !
Léopold s'aperçoit qu'il est libre.
On est à nouveau entouré de blanc.
Merci les gars.
Et surtout à toi, Léna.
C'est normal d'aider ses amis.
Et puis, si on avait pris le temps de t'écouter
quand t'as parlé des traces noires sous tes pas,
on n'en serait peut-être pas arrivé là.
Ouais.
Les jolies lieux.
Ouais, n'en parlons plus.
Et maintenant, allons terminer cette aventure.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.

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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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