L'Orchestre NationaL du CapitoL de Toulouse est radioclassique présente l'Aprendi Sorcier,
une histoire en musique des LoDi Fondacchi.
Tu screaming, tu screaming, tu screaming ...
Est ce que je peux avoir une histoire si tu me racontes une histoire ?
Encore une histoire ? Vous avez été sage, vous êtes sûr ?
Bon d'accord, je vais vous raconter l'histoire de l'apprenti sorcier. Vous êtes prêts ?
Vous êtes bien installés ? Alors, chut !
Plus de bruit, parce que l'histoire va commencer.
Le sorcier posa son grimoire et passa une main-lasse sur son front.
Il était tard. Sa chandelle était presque consommée.
Il bailla, se leva, salua en sortant Jean, son apprenti, qui passait un balai à la main,
et disparut à pas l'eau dans l'escalier de pierre.
Un crédule, Jean s'immobilisa.
Un rayon de lumière filtrait par la porte entre ouvertes.
Est-ce possible ?
Son maître avait-il vraiment oublié de fermer son laboratoire à clés ?
Depuis qu'il était au service du sorcier, le garçon rêvait d'entrer tout seul dans cette pièce intervite.
Tout doucement, il poussa la poignée et se glissa dans la salle sombre.
Sur la table près d'un alambic, un fin morceau de bois briait d'une lueur étrange.
Oh ! Le sorcier avait oublié sa baguette magique.
Jean tendit la main et s'écite entre ses doigts tremblant, la baguette brillante.
Et s'il lui aussi, il essayait de s'en servir.
Mais il fallait que quelqu'un fasse le ménage à sa place, sinon le maître se doutrait de quelque chose.
Jean regarde à le balai.
Il leva sa baguette et la jitta.
Le balai est saillé.
Il se dressa comme un i.
Deux pieds à parure.
Et le balai se mit en marche.
Avec les bras qu'il lui avait poussé, il empoigna les sauts que Jean avait laissés sur le sol et se dirigea vers la fontaine.
Le balai se pencha sur l'eau claire et amplie le premier saut.
Un autre geste.
Et le deuxième saut fut rempli.
Puis, le balai rebrew sa chemin.
L'apprentissor-sier gambadait devant lui en battant la mesure.
Quel grand sorcier il était.
Bien sûr qu'il était prêt.
Contrairement à ce que lui répétait son maître, qu'il lui imposait de toujours travailler au lieu de lui faire confiance.
Il s'était débarrassé en un clin d'œil des corvées ménagères.
Jean s'hésite à un livre et commence à lire.
Pendant ce temps, le balai continuait sa marche.
Un saut.
Un autre.
Il remplissait à grande zone le baquet de la salle et repartait en se dendinant vers la fontaine sans même reprendre son souffle.
Plongé dans son grimoire, Jean ne se préoccupait plus de lui.
Il lisait fèbrillement les formules que son maître gardait habituellement sous clé.
Le balai allait et venait sans faiblir.
Et les sons se balançaient au rythme de ses pas.
Mais soudain, Jean se rendit compte qu'il avait les pieds dans l'eau.
Il le va la tête.
Ah, malheur ! Le baquet avait débordé et le sol de la salle était couvert du noeud saumâtre.
Jean se précipita vers le balai pour tenter de le stopper.
Arrête ! hurla-t-il. Arrête-toi !
Mais le balai ne lui prêta aucune attention.
Il reprit sa marche en bousculant l'apprentissorci.
Et il se dirigea à nouveau à grande sange embêt vers la fontaine.
Vite ! Jean se saisit d'une serpillère et tenta d'éponger le sol.
En vain.
Le balai revenait déjà, avec deux nouveaux sauts remplis à bord.
Qu'il le vida dans le baquet.
L'apprentissorci a eu le saisit de Panique.
L'eau montait.
La livre de son maître flottait au milieu d'une mare debout.
Et perdu.
Jean regarda autour de lui.
Dans un coin du laboratoire, il aperçut une hache.
Le jeune garçon s'en saisit.
Et en pâteau, j'entends bien que Mal.
Il s'approcha du balai maudit.
Il leva la hache.
Et de toutes ses forces, il se met à frapper le manche.
Un coup.
Un autre.
Le balai tomba sur le sol.
Fendu en deux.
Jean respira, soulagé.
Et il s'assit, encore tremblant.
Il n'avait pas vu que les morceaux du balai se recollaient, comme par enchantement.
Les bouts du manche brisaient, s'étaient redressés.
Et de chaque fragment de bois surgissait un nouveau balai identique au précédent, muni de pieds et de mains.
Ce n'était plus un seul balai, mais sang qui se dirigeait à présent vers la fontaine.
Un régiment de balai armé de saut, qui avançait à un rythme inexorable.
Le balai a été très grand, et il a été très grand.
L'apprenti sorcier essayait de s'enfuir.
Mais les balais étaient trop nombreux pour qu'ils puissent se frailler un passage.
L'eau menaçait de tout engloutir.
Jean, on avait un présent jusqu'au coup.
Il ne savait pas nager.
Les balais revenaient déjà, toujours plus nombreux.
À ce moment-là, le sorcier apparut dans l'escalier.
L'écrit de Jean l'avait d'alerté.
Il ne lui suffit que d'un regard.
Il congrit tout.
Il le valait main, et prononça une incantation.
L'eau se sépare en deux parois verticales.
Deux murs bouillonnant d'écumes, de part des d'autres de la pièce.
Et soudain, tout s'arrêtait.
Aussi vite qu'elle était montée, l'eau reflua.
Les balais disparurent.
Et en un clin d'œil, il n'en reste plus qu'un.
Sans bras, ni jambes.
Un balai ordinaire qui gisait, inerte, sur le sol.
Jean le ramassa, et le tendit piteusement à son maître,
qui le regardait du haut des marches d'un œil sévère.
Il ne dit rien.
Il se contenta de désigner la porte.
Mais, lorsque l'apprentissorciel l'a franchi,
il lui est assez na, un formidable coup de pied sur le derrière.
C'était l'apprentissorciel.
Un conte adapté et raconté par Elodie Fondacci,
sur le poème symphonique de Paul Ducca,
enregistré par l'Orchestre national du Capitole de Toulouse,
dirigé par Pascal Raufet.
Radio classique, des histoires aux musiques.