Bonjour, je m'appelle Marco, j'ai 9 ans et j'habite à Bristol.
Ma bêtise préférée c'est celle d'Adel et sa douche de Noël à l'albe collaborée.
Tu savais toi que quand elle s'adulte à tes petits, faisais aussi des bêtises.
Rien que moi, une bêtise.
Une bêtique.
Une énorme.
Mon porte-mahoua ça, c'est une grosse bêtise.
Oups, j'ai faim.
C'est pas moi.
Bonjour, je m'appelle Adèle, je suis en étudiant en histoire de l'art
et quand j'étais petite, j'ai fait une grosse bêtise.
Je devais avoir 7 ans et du coup pendant les vacances de Noël,
on a sorti toujours chez mes grands-parents en Charente
et à cette époque-là, j'aimais beaucoup cuisiné.
Cette fois, je vais faire un pari brest.
Je passais beaucoup de temps en cuisine avec ma grand-mère
à préparer notamment le repas de Noël
et moi j'avais le privilège de préparer le dessert.
Tiens, ajoute une cuillère de sucre.
D'accord, mami.
Parfait.
Et on en voit.
Et donc pour ce repas de Noël-là,
on préparait les desserts juste après avoir ouvert les cadeaux le 25
et là, il fallait qu'on prépare une bûche,
qu'on allait manger ensuite toute la famille réunie.
On se retrouve tous dans la ferme de mon arrière-grand-mère
et là, ça fait un très grand banquet où on est une cinquantaine de personnes.
Attends, bon moche !
Appétit !
Ça a été le sirop !
Je t'essayais un choc.
Et donc là, on avait le biscuit de fée, la crème de fête.
Ma grand-mère me dit,
Ecoutes Adèle, il manque un truc.
Il faudrait qu'on trouve quelque chose pour relever cette crème au beurre.
Je me souviens, c'était une bûche au café
et donc, elle se met en quête de trouver une bouteille de liqueur.
Je crois qu'elle cherchait de la liqueur de framboise.
Oh, mais elle est ouh !
Et on cherche, on cherche, normalement, elle a toujours une réserve immense
de plein de petites fioles qui sont souvent un peu poussiéreuses
et là, impossible de mettre la main sur la liqueur de framboise.
Oh, mais où est-elle cette bouteille ?
Je sais pas ça.
C'est pas ça non plus.
Donc on descend à la cave, on fouille.
Où est-ce qu'elle est, c'est-ce qu'elle est ?
Et là, je tiens...
Regarde, mami, c'est ça nous.
Et elle me regarde et me dit,
Ah oui ? Peut-être bien.
De toute façon, il ne voyait rien, c'était une bouteille banalisée.
Il n'y avait aucune étiquette dessus, c'était plein de poussière.
Donc elle la renifle un peu.
Tu penses que c'est ça, toi ?
Ah oui, sans doute.
Oui, oui, oui, c'est sûrement ça.
Et on remonte toute contente de notre découverte
et on verse allègrement de la liqueur de framboise,
en tout cas, c'est compensé être de la liqueur de framboise
à ce moment-là, dans la crème au café
qui allait servir donc pour la pêche.
Je pense que tu devrais en mettre encore un petit peu.
On fait de chênerreux, hein ?
Et donc la bûche était finie,
on avait roulé la crème dans le biscuit,
on avait mis les décorations, tout était prêt.
Il y avait des petits bonhommes de Noël et des petits sapins de Sûre.
Ça allait être très belle.
Et là, mon grand-père rentre dans la cuisine.
Hmm, ça sent bon ici.
On lui montre la bûche très satisfaite de nous.
Regarde, papi, comme elle est belle, notre bûche.
Oh, une bûche au café, ma préférée.
Et là, on lui dit...
On a trouvé cette bouteille de liqueur à la cave.
Ça te dit quelque chose ?
Je pense quand même qu'au fond de nous,
on avait allé j'ai doutes sur la nature du liquide
qui était contenue dans cette bouteille.
Et mon grand-père se penche et un air expert
regarde la bouteille et dit...
Mais on ne fait pas du tout ça, c'est de l'alcool à brûler.
Quoi ? Oh, flûte !
Et alors là, on s'est vraiment décomposé
parce qu'on a regardé notre bûche d'une toute autre manière.
On s'est dit qu'on allait empoisonner absolument tout le monde
avec cette bûche parfumée à l'alcool à brûler.
Oh oh...
Corn bidouille !
Parce que l'alcool à brûler,
c'est un alcool absolument non comestible
qui sert seulement à enflamer des substances.
Et donc c'est un peu près comme si vous métiez
de l'eau de javel finalement dans votre bûche.
Beurreur ! C'est dégueu !
Oh là là !
Il faut tout refaire maintenant !
C'est la bérezina !
On était à une demi-heure du départ
alors qu'on pensait avoir tout fini, fallait tout recommencer.
C'était la catastrophe.
La seule personne que ça n'avait pas l'air de déranger,
c'était mon grand-père
qui nous a regardé avec un air très satisfait.
Et j'étais...
Moi, l'alcool à brûler, ça ne me dérange absolument pas.
Tout ce qui rentre fait ventre.
Et cette bûche, je vais la manger jusqu'à la dernière bouchée.
Et là, effectivement, manger en entier...
De l'usine !
Un regal !
n'a absolument rien eu
si ce n'est une grosse indigestion.
On a fini par aller acheter une bûche à la boulangerie.
C'était un peu de dépitant par rapport à tous les efforts
qu'on avait mis à faire cette bûche.
Et ensuite, les gens se sont grandement méfiés de nos desserts
puisqu'on avait raconté nos aventures à tout le monde.
Et donc, c'est vrai qu'avec ma grand-mère,
désormais, on fait très attention à ce qu'on met dans nos gâteaux.
Allez, raconte-moi encore une bêtise.