63. Alice Milliat, la femme olympique I SPÉCIALE JO PARIS 2024 🥇

Durée: 15m27s

Date de sortie: 17/07/2024

Au début du 20e siècle, les femmes ne participaient pas aux Jeux Olympiques. Alice Milliat, championne d'aviron, souhaitait qu'il y ait des femmes alors face à l'hostilité de Pierre de Courbertin, le président du Comité International Olympique, elle organisa les premiers Jeux Olympiques féminins.


Un siècle plus tard, pour les jeux Olympiques et Paralympiques de Paris, la parité entre hommes et femmes est enfin réalisée, honorant ainsi la mémoire et l’œuvre d’Alice Milliat.

Grâce à son courage et sa détermination, elle a ouvert la voie à des générations de sportives, leur permettant de viser les étoiles et de décrocher les mêmes médailles que leurs homologues masculins.


Merci Alice !


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Crédits

Cette histoire a été imaginée et écrite par Céline Steyer, créatrice de podcasts engagée, d'après l'histoire vraie d'Alice Milliat.

Voix : Céline Steyer

Mix et Montage : Bamboo Groove à Mulhouse


Dans cette histoire, j'évoque :

  • l'histoire des jeux Olympiques modernes

  • Pierre de Courbertin

  • Fondation Alice Milliat

  • Violette Morris

  • Mary Lines

  • les premiers premiers jeux olympiques féminins du monde en 1928

  • l'histoires des femmes aux jeux Olympiques





Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nouvelle séroïne !
2024, c'est l'année des Jeux Olympiques et Paralympiques, à Paris.
Et aujourd'hui je te raconte une femme, une championne d'Aviéron, qui a œuvré pour toutes les autres,
une femme qui a milité toute sa vie pour que des sportives accomplies comme elles puissent espérer
participer aux Jeux Olympiques dans toutes les épreuves à l'égal des hommes.
Qui n'a jamais entendu cette phrase avant de débuter une compétition sportive ?
L'important, c'est de participer.
Cette Maxime, qui se veut encourageante, a été popularisée par le Baron Pierre de Coubertin au début du siècle dernier.
Son nom t'est certainement familier, car il est considéré comme le père des Jeux Olympiques modernes.
Toutefois, il est important de préciser que cette citation, souvent attribué à Coubertin,
est en réalité l'œuvre d'un évêque de Pensilvanie.
Bon, la nouvelle héroïne que je vais te compter est une héroïne beaucoup trop souvent oubliée
qui a fait que tu peux aujourd'hui pratiquer des sports dans ton école, dans tes loisirs,
jusque dans les plus grandes compétitions.
Nouvelle héroïne.
Salut toi, nouvelle héroïne.
Je suis Céline Steyer, celle qui murmure à tes oreilles des récits d'aventures insolies,
des stimes de soi et de destins extraordinaires à travers des histoires vraies,
de femmes qui ont osé faire de leur rêve une réalité.
Des histoires pour t'aider à grandir en confiance et prendre ta place sur la plus haute marge du podium.
Bienvenue sur Nouvelles Héroïnes, le podcast des filles qui osent rêver grand et de médaille.
Nouvelles Héroïnes.
Elle était une nouvelle héroïne, né un temps que tes arrières-arrières grandparents ont bien connu,
la fin du 19e siècle.
Plus précisément, le 5 mai 1884, il y a 140 ans, le compte est bon.
En 1884, la France est gouvernée par le régime de la 3e République.
Alors, je sais que l'école est finie, mais pour te donner quelques repères,
pendant ce régime, Jules Ferry proclame l'école publique, gratuite, laïque, obligatoire.
La 3e République a été proclamée le 4 septembre 1870.
Après la défaite de Napoléon III à Sedan pendant la guerre franco-prussienne.
Et elle prend fin en 1940, lorsque le maréchal Philippe Pétain obtient les pleins pouvoirs
et instaure le régime autoritaire de Vichy, après la défaite de la France face à l'Allemagne nazie.
Nouvelles Héroïnes.
Dans la vie des merveilles de Nantes, une jeune fille voit le jour et elle se prénomme Alice.
Son papa est un commerçant respecté et propriétaire d'une boutique de textiles.
Il travaille dur chaque jour pour fournir à sa famille tout ce dont elle a besoin.
Sa maman et couturière dévouent à l'éducation de ses enfants.
Elle tient beaucoup à ce qu'Alice et ses frères et soeurs reçoivent une éducation complète,
qui comprend non seulement les matières scolaires classiques, mais aussi la musique, les arts et la culture générale.
Alice est une enfant curieuse et déterminée, toujours prête à relever des défis,
à part les cours de gymnastique qu'elle fût à l'école.
Elle déploie une énergie débordante et une passion pour le jeu en plein air,
préférant les rues de sa ville natale aux tâches domestiques traditionnelles.
Bon, on la comprend.
À une époque où les filles sont découragées de participer aux activités sportives
et sont souvent cantonnées à des rôles domestiques, Alice, elle, rêve de courir,
de nager, de jouer comme les garçons.
Alors, adolescente en 1896, au même moment, s'ouvre de nouveaux Jeux Olympiques modernes, à Athènes,
organisés par ce fameux Pierre Coubertin dont je t'ai parlé au tout début de l'histoire.
Et mon petit doigt me dit qu'Alice et lui ne seront pas des BFF.
Pourquoi ces Jeux mettent en compétition uniquement les hommes, sans les femmes ?
Bah voyons.
Oui, tu comprends à cette époque les femmes devaient rester à la maison
et ne pas abîmer leurs organes génitaux en faisant du sport,
et ainsi mettre en risque une future maternité.
C'est Nimoine et Alice qui n'a que 12 ans qui lisons, ce sont eux, les hommes.
Quelques années plus tard, en 1903, elle quitte son fief natal, Nantes, pour l'Angleterre,
où elle devient préceptrice dans une famille aisée de Notting Hill, à Londres.
Autour d'elle, tout est différent de la France.
Alors je ne te parle pas seulement de l'accent british ou du pudding à l'heure du thé,
mais aussi des bus rouges à deux étages, des cabines téléphoniques et conies,
et des traditionnelles fish and chips.
Non, quelque chose est vraiment différent.
Les femmes anglaises jouent football, ok, font de la bicyclette et même de la natation.
Alice s'initie à ses sports et trouve une passion particulière pour l'Avieron,
où elle excèle rapidement.
L'Avieron, c'est son truc à elle.
Et c'est à Londres qu'elle rencontre Joseph Nia, un compétriote Nantes.
Ce mari en 1908 et Alice devient Alice Mia.
Mais le bonheur est de courte durée, car quelques jours après avoir appris la mort de sa maman,
son mari décède d'aller sans veuve à seulement 24 ans.
Déterminé à avancer malgré les épreuves, Alice retourne en France et s'installe à Paris.
Grâce à ses compétences linguistiques, elle trouve un emploi de sténographes interprètes.
Oui, un métier qui n'existe plus du tout aujourd'hui.
Un jour, la première guerre mondiale éclate.
Nous sommes en 1914. Alice rejoint le club Féminasport, un pionné du sport féminin à Paris.
En 1915, inspirée parce qu'à la vue en Angleterre, elle ouvre le club à des sports réputés plus virés.
Outre l'Avieron, les jeunes femmes peuvent pratiquer l'athlétisme, le basket ball, le football,
ou encore la abarette, une version adaptée du rugby.
Laissez être transformé. C'est même le début d'une révolution.
Alice devient l'âme du mouvement sportif féminin.
Elle excèle toujours en Aviron et avec cinq autres rameuses, elle participe à l'épreuve de Lodax.
Le défi est de taille. C'est une course de 80 km sur la scène, en moins de 12 heures.
Et puis en certes, mais pas impossible. Alice Mia ne fait pas que participer.
Elle remporte la course et prouve ainsi qu'elle n'est pas moins méritante qu'un homme.
La force, pourrait-elle être une affaire de femme ?
En pleine première guerre mondiale, au même moment, le monde découvre que les femmes sont capables d'assumer de nombreux stages
depuis que leurs maris sont partis au front, même celles qui demandent de la force physique.
Oh surprise ! Les préjugés commencent lentement à vaciller.
Les establishments masculins, bien que déstabilisés, demeurent solidement ancrés.
Et comme dit le proverbe, il ne faut pas espérer faire bouger une entagne avec une seule perte.
Alice se révèle être une leadernais.
En 1917, elle cofonde la Fédération des Sociétés Feminines Sportives de France,
au Wisselon, qui organise les premiers championnats de France féminins de cross-country et d'athlétisme en 1918.
Mais Alice a de plus grandes ambitions.
Elle veut voir les femmes participer aux Jeux Olympiques.
Le Comité International Olympique, dirigé par ce fameux Pierre de Coubertin et autres confrères,
est farauchement opposé à l'idée.
Une Olympiade femelle serait impratique, inintéressante, inesthétique et incorrecte.
Aurait-il dit ? Alice lui répond ?
Quelle tardigrade !
Faisant référence à cette ourson des eaux, tu vois ?
Pour Alice, c'est logique, étant donné que ce sont ces hommes qui jugent que la place de la femme est à la maison
et qui sont donc réfractaires à leur arriver dans le sport.
Pour Pierre de Coubertin, les femmes doivent se contenter de couronner les vainqueurs masculins.
À la bonne heure, Piero, et ce Piero est le père de la célèbre de Wisselon,
Citus, Altus, Fortus, plus vite, plus haut, plus fort, au masculin, évidemment.
Un jour, en 1919, Alice décida de prendre les choses en main face au machisme ambiant dans le sport.
Bien décidé à lutter contre l'immobilisme des fédérations, Alice participe à sa fondation en 1921
d'une fédération sportive féminine internationale.
Elle en prend une nouvelle fois la présidence,
tandis que le siège social s'établit à son domicile parisien, Rue de Varraine, dans le septième arrondissement.
Nous allons prouver que nous sommes capables de conduire nous-mêmes nos destinées, se répète Alice.
Et puis un jour, je proclame ouvert les premiers Jeux Olympiques féminins du monde.
Qu'a éprouvé Alice Mia en prononçant cette phrase historique devant 15 000 spectateurs ?
Nous sommes à Paris, le 20 août 1922, à une époque où les femmes prenaient rarement la parole en public.
Et Alice vient d'organiser les premiers Jeux Olympiques féminins du monde,
mettant en compétition 77 sportives suisses anglaises américaines au stade Pershing dans le bois de Vincennes, près de Paris.
Ce que racontent cette journée du 20 août, c'est l'aboutissement d'un combat se met dans l'uche.
Car avant de se résigner à organiser ses propres Jeux, Alice avait bien sûr demandé à plusieurs reprises
d'intégrer des épreuves féminines dans les Jeux Olympiques.
En vain.
Le succès est retentissant, prouvant que les femmes ont leur place dans le sport de compétition.
Le déroulement de la compétition emprunte le protocole des Jeux.
Défilé des équipes arborant fièrement leur drapeau, proclamation officielle de l'ouverture,
chant des hymnes nationaux et montée des drapeaux lors des remises de médailles.
Plusieurs athlètes qualifiées de demoiselles marquent les temps forts de cet événement.
Parmi elles, la britannique Marie Lyns brille au sprint et au sang en hauteur, récolte en trois médailles d'or.
L'américaine Lucille, Godbold, s'élustre également en décrochant la médaille d'or au lancer de poids.
Du côté des françaises, il y a Violette Maurice, qui se distingue aussi dans la même discipline.
Ces exploits n'empêchent pas les critiques de quelques autres Jeux comme ce journaliste qui écrit dans les colonnes du Figaro.
Voilà la leçon du 400 mètres.
Cette épreuve terrible pour le corps féminin et qui le rend si peu aimable.
Quels sont ces furis toutes possédés par une sombre folie ?
Les yeux sont à gare, les bouches sont crispées et je préfère ne pas parler de leurs poitrines.
Malgré les critiques et les obstacles, Alice ne faiblit pas face à Pierre qui persiste et signe et ressigne.
Quant à la participation des femmes au Jeux, j'y demeure, hostile. C'est contre-mongré.
En 1928, les femmes sont admises aux épreuves d'athlétisme des Jeux Olympiques d'Amsterdam.
Un premier pas vers l'égalité sportive et compte 14 épreuves féminines, dans quatre sports.
Les scrims, la gymnastique, l'athlétisme et la natation.
Pourtant, les femmes restent largement sous-représentées et le CIO fait toujours de la résistance.
Alice continue son combat pour l'égalité dans le sport jusqu'en 1936,
lorsqu'elle démissionne de la fédération épuisée par les luttes incessantes.
Elle retourne alors à son métier de secrétaire interprète et vit dans l'ombre jusqu'à sa mort en 1957.
Bien que son travail n'ait pas été immédiatement reconnu, son héritage perdure.
Aujourd'hui, grâce à des pionnières comme Alice Mia, les femmes participent à toutes les épreuves Olympiques.
La Fondation Alice Mia, créée en 2016, continue de promouvoir le sport féminin.
Et en 2021, sa statue fut érigée au Comité national olympique et sportif français, au côté de celle de...
Pierre de Coubertin est toc !
Alice Mia a enfin gagné son combat.
En 2024, pour les Jeux Olympiques de Paris, la parité entre homme et femme est enfin réalisée,
honorant ainsi la mémoire et l'œuvre d'Alice.
Grâce à son courage et sa détermination, elle a ouvert la voie des générations sportives,
leur permettant de viser les étoiles et de décrocher les mêmes médailles que leurs homologues.
Merci Alice.
Alors, chers nouvelles héroïnes, maintenant que tu connais l'histoire d'Alice Mia, la première femme olympique,
je t'invite à en parler autour de toi.
Partage l'histoire de celle qui a ouvert la voie à nos championnes, Clarisse Abek Dengnu, Wendy Renard,
Marie-José Pérec, Lorne Manodou et Selma Sli.
Aujourd'hui, les stades résonnent des cris d'encouragement pour les athlètes féminines du monde entier.
Chaque médaille, chaque record battu, chaque victoire est un hommage à Alice Mia.
Une héroïne qui a ouvert la voie pour les générations futures.
T'as ouvert la voie, à toi de prendre le relais.
Nouvelles héroïnes.
Hey, pep, ne t'en vas pas tout de suite.
Tu as aimé cette histoire, merci de l'avoir écoutée jusqu'au bout.
Laisse-toi embarquer et rêver par les histoires d'autres nouvelles héroïnes championnes,
comme la footballeuse Wendy Renard, la judo-cade Clarisse Abek Dengnu,
la cycliste Victoire Berthaud au la gymnase Simone Bice, qui concourt au jeu de Paris 2024.
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Bienvenue sur Nouvelles Héroïnes, le podcast qui inspire et donne confiance à une nouvelle génération de filles et garçons à travers des histoires vraies de femmes d'hier et d'aujourd'hui, libres, pionnières et singulières comme Miel Abitbol, Violette Dorange, Lena Mahfouf, Simone Biles, Tatiana Brillant, Caroline Aigle, Katia Krafft, Aya Nakamura, Hélèna Bailly, Marguerite et Marine de la Star Academy, Kelly Massol, Jane Goodall, Louane, Clarisse Crémer, Angèle, Surya Bonaly ou encore Clarisse Agbegnenou... Chaque mercredi, je raconte l’histoire d’une femme qui a osé faire de ses rêves une réalité et tracer son propre chemin. Peu importe ses origines. Peu importe ses différences. Peu importe le regard des autres. Dans ces histoires, les filles trouveront un écho à leur propre cheminement et les garçons pourront devenir leurs meilleurs soutiens. J'espère qu’elles seront pour les parents, aussi une réponse à leurs questionnements de parents soucieux de dégommer tous les stéréotypes du quotidien. Un podcast 100% indépendant, imaginé et créé par Céline Steyer (c'est moi 👋), maman de deux petites filles, née avec une agénésie de la main gauche, engagée sur les réseaux sociaux pour l’inclusion et la diversité et élue Femme 2025 du prix ELLE x La Tribune. A partir de 8 ans parce qu'il n'est jamais trop tôt pour rêver grand. ✨ Le podcast est aussi adapté en livre édité par Larousse Jeunesse, RDV chez votre libraire préféré et en ligne ✨ Pour suivre les coulisses du podcast et mon engagement, abonnez-vous à mon LinkedIn (+25k abonnés) ✨ Pour interagir avec les héroïnes, abonnez-vous au compte Instagram (+45k abonnés) P.S. : Vos likes, abonnements et avis 5 étoiles comptent énormément, car ça participe au développement et au financement du podcast ! Alors, je compte sur vous ! Céline 💜 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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