Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez Daphne et le livre maudit épisode 7, une histoire
qui vous fait voyager à travers 9 sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Inesco,
de la Bourgogne Franche-Conté, des vauxges du sud au montagne du Jura, en passant par
la Bourgogne.
Saviez-vous qu'un trésor est caché là, sous la surface est inslan, du lac de Chalin ?
Ici, pas de monstre aquatique ou d'ondine, c'est plutôt un ensemble de villages qui
sont immergés, des villages très anciens, occupés entre le néolithique à l'âge
de bronze soit de moins 3700 à moins 800 avant notre ère.
Que s'est-il passé depuis ? Le niveau de l'eau a remonté et c'est une bonne nouvelle.
Privé d'air, les objets ne sont pas abîmés, cela a permis de comprendre comment on vivait
et comment on mangeait à cette époque lointaine.
Incroyable, non ? Bref, le lac de Chalin est une véritable porte vers le passé.
D'ailleurs, Daphne et Léo s'apprêtent à le découvrir.
En attendant, rendez-vous sur bourgonnefrangeconté.com pour en savoir plus sur ces villages lacustres.
Bonne écoute !
De la pulpe du doigt, tu toucheras.
De la pulpe du doigt, le sort se propagera.
La chair deviendra pierre et le fureteur se figera.
Pour un jour ou pour toujours, seul la magie le tira.
Daphne et Léo et Ariane ont enfin trouvé le nouvel ingrédient pour leur potion.
Elle leur permettra de faire revenir l'oncle étienne, transformée en statut, à son état normal.
Après avoir arpenté en vain la saline royale d'Arc-Escenon, à la recherche de l'or blanc,
nos compères se sont rendus à la grande saline de Salin-les-Bains.
Lancés sur la piste de la furieuse, une rivière, les trois amis ont exploré les entrailles de la terre.
Des entrailles pleines de surprises.
Sous nos pieds, c'est une véritable cathédrale qui a été construite.
Une cathédrale qui permet, grâce à d'impressionnances machines, de pomper l'eau.
En dépit de ce formidable voyage souterrain, c'est à la surface où l'eau était chauffée pour qu'elle s'évapore
et des chariots lourds de sel attendaient.
Après avoir demandé l'autorisation d'en prélever un peu, Léo a plongé les mains dans les cristaux scintillants.
Là, un grand rire a raisonné dans la pièce.
Un rire a fait trembler les murs et une voix a grondé.
Perchée sur le lac, couleur s'affirre et coincée à l'âge de bronze, la malédiction ne sera pas brisée.
Le sel, comme le livre qu'a feuilleté Etienne, est enchanté.
Peut-être par la même personne.
Daphné a à peine le temps de se demander ce que le soeur leur réserve, qu'elle constate avec effroi,
que son cousin est en train de disparaître, comme un dessin qu'on efface avec une gomme.
Le mal effise par des mains, ses mains qu'il a utilisées pour collecter le sel.
N'écoutant que son courage, elle plonge à son tour les doigts dans la matière jadis si précieuse.
Au passage, elle en prélève une petite poignée, qu'elle enferme dans le sachet que son cousin lui a donné.
Ouf, ces péripéties ne leur feront pas oublier ce nouvel ingrédient.
Ariane, regarde, ça se propage.
C'est ce qu'l'ampe-t-elle en scrutant ses paumes.
Je vous imite les enfants.
Ou que cela vous conduise, je ne vous lâche pas d'une semelle.
Affirme Ariane en bondissant vers le chariot.
Daphné, Ariane, j'ai peur.
Ne te fais pas de soucis, Léo. Nous sommes avec toi.
Je suis certaine que ce tour va nous mener quelque part.
Oui, mais où ?
Demande le garçon d'une voix inquiète.
À mon avis, au lac couleur sappire.
Explique Daphné en se rapprochant de son cousin.
Tout à coup, la magie semble devenir plus puissante.
Le sortilège s'accélère.
Leurs bras s'estompe, puis leurs épaules.
Les fourmiments remontent le long de leurs cou.
Ça chatouille.
S'amuse Daphné surprise.
Je suis certaine que tout va bien se passer.
Daphné se sent un peu engourdi.
Elle se laisse aller et ferme les yeux.
Au loin, une douce musique semble l'abercer.
La fillette s'endort et fait de drôles de rêves.
Des rêves de village, les pieds dans l'eau.
De pirogues menées par des pêcheurs.
De chasseresses, bandant des arcs.
Lorsqu'elle se réveille, une impression étrange l'habite.
Tandis que ses yeux s'habituent à la lumière,
une puissante odeur de terre après la pluie vient chatouiller scénarine.
Le vent s'engouffre dans les feuilles des arbres.
Tout semble si paisible jusqu'à ce que la voix de Léo perce le silence.
Daphné, tu es réveillée ?
Oui, oui.
Marmontel en se frottant les yeux.
Nous étions un peu souciés.
Tu as fait un sacré somme.
Mais j'ai l'impression que nous avons tous et tous dormi.
Ouuuuh...
Ariane, tu sais où nous sommes ?
Parce que ça ne ressemble plus du tout à la grande saline.
Mais oui, je reconnaissais cet endroit, moi.
Regarde par là.
C'est que ce clame d'Aphnée entendant le doigt.
Le lac couleur s'affire !
Avec sa teinte de pierre précieuse.
C'est forcément le lac de Chalin.
Ça, par exemple, tu as raison, Daphné.
Nous étions l'année dernière.
Tu te souviens, Léo ?
Évidemment.
Comment aurais-je plus l'oublié ?
Nous nous sommes drôlement bien amusés.
Nous avons pique-niqué et joué dans l'eau.
Même que ma mère trouve que le lac ressemble à un lagon tropical.
Sauf que là, quelque chose cloche.
Mais quoi ?
Se demande Daphné en tournant doucement sur elle-même.
Tous les bâtiments ont disparu.
Et ça, c'est quoi ?
C'est que ce clame Léo en indiquant un ensemble de constructions.
Un village ! Allons-y !
Je suis certaine que nous pourrons y trouver un nouvel indice.
D'ailleurs, c'est quoi le prochain ?
Daphné enlève le sac à dos et troque le sachet de sel contre son précieux carnet à dessin.
Il en reste trois.
Des bêtes de viande, des cèbes des amoureuses et des fronts des ondes de lumière.
En vrai, ça aura bien.
Conclut Léo.
Tu n'as pas tout à fait tort. Je n'en connais aucun.
Bon, nous verrons bien.
Déclarent Ariane en ressent les épaules.
Avant de continuer, Daphné passe-moi le sac si tu veux bien.
Nous avions dit que nous le porterions à tour de rôle.
Plus la troupe se rapproche du village, plus Daphné a une certitude.
Ce n'est pas leur époque.
La magie les a emmenées bien loin dans le passé.
Elle parie pour la préhistoire et plus précisément l'âge de bronze.
Comme l'a dit la voix à la saline.
Ariane, avec son œil affûté d'architecte, scrute ses constructions.
Les maisons, très simples, sont surélevées.
Plantées sur des puits en bois, on dit qu'elles sont surpilotées.
Des planches font office de murs et de sol.
Le toit étant chôme, une sorte de plante.
Sous leurs pieds, le terrain colle.
Gorge et dos, il est lourd.
Avancée devient de plus en plus compliqué.
Heureusement, les habitantes et les habitants ont aménagé un accès.
En mettant d'autres planches bout à bout.
Quel drôle d'endroit où s'installait ?
C'est que Sclame Léo ont à pend des pieds contre le bois, histoire de nettoyer ses chaussures.
Construir ici a dû être un sacré défi.
Mais c'est aussi un atout.
Un atout ?
Regarde, avec le lac d'un côté et les palissades de l'autre, le village est bien protégé.
C'est alors que derrière eux, un bruit de pas se fait entendre.
Des petits pavifs et saccadés.
Une fille s'approche en courant.
Le sourire au lèvre, elle va à leur rencontre et leur indique de la suivre.
Tandis Karian hésite, Daphne et Léo se lancent à sa poursuite.
Au bout de quelques mètres, les trois enfants s'arrêtent devant une des habitations ayantres.
L'intérieur est très simple.
L'espace est composé d'une seule pièce, organisée autour du foyer.
C'est-à-dire là où brûle le feu.
Des peaux et des tasses servent du stencil.
Arian, un peu essoufflé, passe la tête par la porte.
Elle lève les yeux vers le grenier et les poutres.
Là, sont stockés des plantes et des aliments hors de porter des rongeurs.
Laurent les invite à s'asseoir et commence à s'agiter.
Elle empile des gobelets et des assiettes en bois qu'elle dispose devant ses invités.
Elle décroche ensuite quelques pommes sauvages qui finissent de sécher près du feu
et les place dans une coupelle.
Elle quitte alors la maison, sous le regard interdit de Daphne, Léo et Arian.
Elle est partie ? C'est curieux, non ?
Aucune idée, peut-être qu'elle allait chercher quelque chose.
L'intuition de Léo s'avère exacte.
Au bout d'une dizaine de minutes, l'enfant revient.
Le plat est désormais complété par de délicates fraises des bois et de généreuses framboises.
Des bays, d'un roche brillant comme un rubis, finissent de garnir la présentation.
Miam, des gros agents salivent d'avance.
Euh, pas sûr que ce soit ça, Léo.
Tu parles !
S'exclament-ils en gobant une poignée de baie.
Tandis qu'ils mâchent, son visage se crispe et se froise dans une affreuse grimace.
Il saisit son verre et bois goulument.
Face à sa réaction et à sa mine renfronnée, l'assemblée éclate de vie.
À mon avis, nous les avons nommés de viornes.
Explique-t-il dans un gargouilly.
La jeune habitante de la maison hoche la tête en essuyant les grosses larmes de rire qui coulent sur ses joues.
Sauf que tu as tout mangé, Léo. Il va falloir en cueillir.
Ah non, pas question.
Ce n'est pas bon, mais en plus, c'est fruit sans que l'on vache.
N'oublie pas la potion.
Explique paciellement Daphne.
Est-ce que tu veux bien nous montrer où tu les as trouvées ?
Demante-t-elle à leur nouvelle connaissance.
Aussitôt, la villageoise se lève et sort de la maison.
En sautillant, elle les mène à quelques mètres du lac.
Là, des bonbons écarlates rouge-oies sur des buissons.
A rien n'en saisit une grosse poignée qu'elle place bien à l'abri dans une des petites poches sur le côté du sac à dos.
Alors qu'elle tire sur la fermeture éclair, la surface aquatique s'agit.
D'abord des vaguettes, puis d'énormes bulles, comme un jacuzzi.
Surpris par ce bruit, les habitantes et les habitants cessent leur activité et s'approchent de l'eau avec méfiance.
Daphne et Léo Ariane et la fillette les rejoignent.
Soudain, tout se calme, avant qu'un gros plop retentisse.
La surface du lac s'ouvre, en surgit une bulle gigantesque, une bulle rigide.
Une sorte de sous-marin vient d'émerger.
Ah, je crois que notre moyen de l'eau commotion est arrivé.
C'est un Ariane.
Saura-tu deviner dans quel endroit cet engin va amener Daphne et Léo Ariane ?
Pour te mettre sur la piste, sache que ce lieu permet de produire une boisson alcoolisée,
apprécier de certains adultes et qui se déglinent en plusieurs couleurs.
Rouge, rose et blanc.
Selon toi, de quel brevage peut-il s'agir ?
Vous venez d'écouter une histoire d'envoler compté, une création originale écrite par Clémence Simon.
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À très vite !
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org