Les Odyssées d'Alexandre Dumas 4/4 : Le Chevalier de Maison-Rouge au secours de Marie-Antoinette

Durée: 15m8s

Date de sortie: 11/07/2024

durée : 00:15:08 - Les Odyssées - par : Laure Grandbesançon. - Quelques années après la Révolution, le pays est aussi agité qu’une mer en pleine tempête. Le nouveau régime voit des ennemis partout et fait régner la Terreur. La France tremble, les têtes tombent, mais heureusement pour nous, les héros de Dumas ont du panache et le cœur tendre.

C'est l'année 1793. La France, en pleine révolution, est sans dessus de saut.
Après avoir aboli la royauté, la nouvelle assemblée a fait zigouiller l'Oissais.
Enfermée dans la prison du temple, la reine attend à son tour d'être jugée.
A cette heure si sombre de l'histoire, qui pourrait encore sauver Marie-Antoinette ?
Et les coeurs tendres, bon sang, peuvent-ils enfin vibrer, plutôt que de pleurer ?
Diser sante Notre-Dame.
Les rues de Paris sont ouvides, noires, glaciales.
Pas un miahou qui trotine.
La révolution se met fidétraître.
Tout le monde soupçonne tout le monde, la pétoche, que dise la terreur est au menu du jour.
Là, une silhouette ? Oui.
Une femme enveloppée dans une cape qui cache son visage se faufile, ombre parmi les ombres.
Quand Dieu a-t-elle perdu la boule ?
Le couvre-feu a été décrété. Il est interdit de se promener dans les rues, la nuit.
Hé, vous là-bas, arrêtez-vous !
Et voilà, des gardes révolutionnaires.
Cour, petit oiseau de nuit, envole-toi !
Trop tard. Les voici face à elle.
Pas de pitié pour les créatures nocturnes.
Tu traînes dehors, citoyenne. Pourquoi faire ? Espionner ?
Tu travailles pour les nobles. Tu es une ennemi de la révolution.
Allez, direction le poste de garde. Tu vas t'expliquer avec un capitaine.
Mais la jeune femme résiste. Elle crée ce débat.
Mais lâchez-moi ! Où t'es vos grosses patounes ?
Soudain, appareil un jeune homme, vêtue d'un costume militaire.
Citoyen, que faites-vous à cette femme ?
Qui es-tu ? Pour nous interroger.
Maurice l'indé, lieutenant de la garde civique. Je suis donc votre supérieur, et je répète que lui faites-vous.
La jeune femme se rapproche de Maurice. Son capu, son glisse, dévoile en son visage.
Sauvez-moi ! Si je suis conduite à ce poste, je suis perdu !
Cette voix... Ces yeux... Ils contiennent mille mondes merveilleux, enchanteurs, télétions...
Oh ! Maurice a tout à coup du mal à respirer. Il faut la sauver, mais comment ?
C'est alors qu'une autre patrouille déboule sur le boulevard.
Bingo ! Sur la pression du nombre, la jeune femme est libérée.
Aussitôt, elle disparaît dans la brume, bondissant de six de là, sur ses petits potants.
Adieu, mystérieuse inconnue.
En rentrant chez lui, Maurice apprend que des traîtres ont tenté de faire évader la reine.
Sans succès. Et ce n'est pas tout. Le chevalier de Maison-Rouge, le fameux, le fervente adorateur de Marie-Antoinette,
celui que les révolutionnaires traquent depuis des années, il est de retour à Paris.
Maurice, républicain dans l'âme, devrait bondir, tempéter, s'indigner.
Mais non. Tout cela lui passe au-dessus du caraphone.
Sauvez-moi !
Son esprit est ailleurs.
D'ailleurs, il vient de se prendre un poteau. Ah ben ça, c'est typique, hein.
Notre héros, des papillons pleins le ventre, pensent à son inconnue.
Comment la retrouver ?
Ah, ça. C'est la question à mille aigus.
Ouh ! Et voilà, un deuxième poteau.
Et deux trois.
Pendant ce temps, à la prison du temple, des gardes fouillent l'appartement de la règle.
Ils soulèvent les matelas, ouvrent les tiroirs, les mâles, ils cherchent des lettres,
n'importe quel bout du papier qui contiendrait un message codé.
La règle, appuyé contre la muraille, humide et glacée, sert son fils et sa fille contre elle.
Tous, son vaillu de noir, tous, porte le deuil du roi Louis XVI.
Ah ! Ho ho ho ! Qu'est-ce que c'est que ça ?
Un mouchoir, noué deux fois, et découvert à moitié brûlé au fond d'un poil.
C'est comme ça que tu communiques avec tes complices.
Deux nœuds, qu'est-ce que ça signifie ? Parles en ton hète !
Soit, puisque tu as perdu ta langue, fais tes adieux à ton fils.
La reine n'a pas le temps de protester.
Non ! Laissez-le !
Les yeux mouillés de l'arme, elles glissent à main dans une étroite fente cachée dans le mur,
et à l'aide d'une épingle à nourrice, elles retirent.
Enfin papier.
Oh ! Un message secret !
Vous ne m'avez jamais rencontré, mais je vous sauverai.
Signez le Chevalier de Maison Rouge.
Et bien soyez béni, Chevalier.
Vous êtes notre dernier espoir.
Mais les deux, je suis désolé.
Le jour se lève.
Les révolutionnaires traquent le fameux Maison Rouge.
Les Maisons sont inspectés au pannefin.
Oui !
Tout homme, aux femmes de la noblesse, est suspecté de vouloir faire évader la reine.
Ah ben bonjour l'ambiance !
Maurice, toujours ivre d'amour, se remet bonan malin au boulot.
Officier dans la guerre de civique, il a la lourde responsabilité de surveiller la reine.
Au sommet de la grande tour de la prison du temple, Maurice observe Marie-Antoinette,
le visage pale, aller et venir sur le chemin de ronde.
Notre camarade ouvre l'œil et le bon.
Maurice, non, pas celui-là, l'autre.
Super !
La veille, une lettre secrète a été interceptée.
Sur le bout du papier, un message extrêmement clair.
Un ami vaillant corps.
Alors, plus que jamais, la surveillance est de mise.
Marie-Antoinette agit une main, puis l'autre.
Ma parole serait-ce du mime.
Maurice, sort sa longue vue.
Oh non ! Elle fait signe à une jeune femme installée à la fenêtre de l'immeuble d'en face.
Tiens, c'est curieux. Cette femme ressemble à mon inconnu.
Pas le temps d'en avoir le coeur net. La silhouette, déjà, s'est évaporée.
Maurice dévalle les escaliers à toute allure.
Elle est en train de se sauver. Il ne se peut pas la louper.
Attention, attention ! Désolé pour les poulets.
Oui, merci.
Pardon, pardon.
Au milieu de la foule, il l'a reconnée.
C'est elle.
Elle est là !
Maurice la suit, le coeur bâtan.
Quelques mètres plus loin.
La jeune femme pousse la porte d'une boutique fermée au-dessus de laquelle on peut lire.
Monsieur et Madame Dix-Mère, tâneur et bon d'ordre de cuir.
Madame Dix-Mère ? Alors elle est mariée ?
Et que cherchait-elle à dire à Marie-Antoinette ?
Serait-elle une traître ?
Quand faut y aller, faut y aller.
Il entre.
Bon sang. Elle est devant lui.
Ce regard, ce sourire, le transperse et les merveilles.
Maurice comprend immédiatement qu'il s'est trompé.
Monsieur et Madame Dix-Mère, ma foi, voilà un couple chaleureux et fort sympathique.
Et dire que je l'ai soupçonné.
La situation est plus qu'étrange alors autant en profiter.
Maurice devient proche du couple Dix-Mère.
Je ne vievais lui ce voie tous les jours.
La jeune femme finit par lui révéler son secret.
Enfin, l'un de ses secrets.
Elle est noble.
Ce qui, techniquement, fait d'elle une ennemi de Maurice et de la Révolution.
C'est fou. Tout en vous m'enchantent et mes merveilles.
Et cette noblesse que je déteste chez les autres, chez vous, je l'adore.
Mais enfin, n'oublions pas que Geneviève est mariée.
Un soir, elle lui envoie une lettre.
Il ne faut jamais ne revoir. Jamais.
Maurice, foudroyer de douleur, se roule dans son lit, le front brûlant de fièvre.
À la prison du temple, il faut le remplacer.
Monsieur Dix-Mère, oui, le mari de Geneviève se porte volontaire.
Et dit-donc.
Il s'implique énormément.
Il se renseigne sur les heures de promenade de Marie-Antoinette.
Il prend des mesures. Il calcule.
J'ai besoin de sept petits jours pour mettre Maurice au parfum.
Au parfum? Quel parfum?
Oh, rien, rien. Une nouvelle autre colonne.
Ouais.
Notre frétillant héros, serait-il en train de se faire en bobinet?
Il l'est qu'au presto.
Dix-Mère demande à sa femme de se rabile-baucher avec Maurice.
Il a trop de sentiments. Ça va lui briser le coeur.
Écrivez-lui. Pour la reine, il le faut.
Nous avons prêté serment.
Nous devons notre vie à sa majesté.
Et voilà. Qu'est-ce que je disais?
Lorsque Maurice reçoit la lettre de Geneviève, il se sent tout plafond.
Sans réfléchir, il court la retrouver.
Trop heureux de la revoir.
Il veut la surprendre et lui prouver son amour.
Et quoi de mieux pour cela que de lui permettre de parler à sa reine?
Je vous ferai entrer dans la prison. Je dis prochain.
Caché dans un petit coin.
Monsieur Dix-Mère, je bulle.
Le plan fonctionne à merveille.
Son plan? Ah, ça!
Il a fisslé comme association. Tout est prêt.
A la demande du chevalier de Maison Rouge,
il a acheté un petit immeuble face à la grande tour de la prison du temple.
Là-bas, depuis des semaines, il fait creuser depuis la cave
un long tunnel qui conduit jusqu'à la chambre de Marie Antoinette.
C'est jeudi. Sur le chemin de la prison du temple, Maurice offre à Geneviève
un bouquet de fleurs rouges, des œillets.
Il passe les portes du donjon.
Les deux jeunes gens attendent la reine dans un long couloir
qu'elle doit traverser juste avant sa promenade.
Lorsqu'elle passe le venteux, Marie Antoinette salue Geneviève
et, dans gestes discrets, pique un noyer dans son bouquet.
Va dire donc, elle est pas gênée?
Puis, elle disparaît.
Le lendemain, Simon, le gardien, trouve un noyer par terre.
À l'intérieur de la fleur, roulé dans la tige,
il découvre un papier extrêmement fin, recouvert d'une miniscule écriture.
Il essaie de déchivrer les lignes, mais le papier s'envole.
Qu'un porte, un nouveau complot italien.
C'est le branle-bat de combat.
Dans la chambre de Marie Antoinette, on découvre une trappe.
Et sous cette trappe, le fameux tunnel.
Simon comprend tout.
Cette femme, que Maurice a fait en près, elle avait un bouquet de yait.
C'est elle qui avait passé le message.
Maurice est son complice. Maurice est un traître.
Notre camarade arrive à s'échapper, mais donne à eux la foule
déjà au courant de cette trahison, le U.
Et l'arriva se faufiler jusqu'à la maison de Dixmer.
C'est là qu'il découvre enfin le poteau rose.
Geneviève est en pleine discussion avec le fameux chevalier de Maison Rouge.
Les lèvres tremblantes.
Maurice a l'impression que la terre, tout à coup, se dérobe sous ses pieds.
Vous m'avez menti. Vous m'avez manipulé.
Et je n'ai été qu'enption entre vos mains.
Alors oui, il y a du vrai là-dedans.
Mais enfin Geneviève, elle aussi l'aime.
Je ne voulais pas du tout, j'ai désolé, pardon.
Le jeune Jean, le son côte de cœur brûlant,
emporté par le tourbillon de l'histoire.
Que faire ?
Eh bien, ma foi, suivre son amour.
Maurice, elle, le chevalier a s'échappé.
Quant à la reine, elle est transférée dans une autre prison qu'on appelle la Conciergerie.
Elle ne pourra pas être sauvée.
La fin de cette histoire n'est franchement paguée,
mais il y a tout de même un rayon de soleil et travers les nuages.
L'amour, voilà ce qui fait le seigne de la vie.
Et que diable, il y en a eu dans cette aventure, par paquet, à foison !
Derrière cet odyssé, Ilia,
Marion Lelé, Fanny Le Roi,
Sofiane Actybe, Baptiste Collillon et moi, leur grand bonjour.
Bonne chance !
Ce contre-révolutionnaire a tenté de faire évader la reine Marie-Antoinette en 1793.
Son complot, qui a échoué, porte un nom.
Le complot de Leuillet.

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