Chéry FM
Conte-moi l'aventure
Le podcast des histoires extraordinaires pour les enfants
Un podcast signé Chéry FM
La petite poussette
D'après un compte de Hans Christian Andersen
Dans le monde entier, les enfants grandissent avec les comptes d'Hans Christian Andersen
Ce sont par exemple la reine des neiges, ou le vaillant petit ailleurs, que tu as pu écouter dans ce podcast
et tu en connais sûrement plein d'autres
Mais si Hans Christian Andersen doit s'en renommer à ses comptes, il eut bien d'autres vies d'artistes
Il n'avait que 14 ans quand il quitta son foyer pour intégrer une troupe de théâtre
et avant de devenir écrivain, il fut aussi chanteur
La petite poussette fait partie des premiers comptes qu'il a écrit à 30 ans
C'était-il reconnu dans cette fillette intrépide et son don pour le chant et les histoires ?
Écoutons ses aventures
Il y a fort longtemps, dans la campagne danoise, vivait une femme qui n'avait pas d'enfant
Elle en désirait pourtant, mais jamais elle n'avait trouvé d'homme à son pied
Plusieurs fois, elle avait failli se convaincre d'épouser quelques paysans du coin, n'importe qui
pourvu qu'elle devint maman
Mais elle s'était reprise à temps, une union sans affection serait une prison
Un jour, ni tenant plus, elle alla voir une vieille condisesse sorcière pour lui confier sa misère
Un petit enfant ? Te dis pas difficile, prends cette graine, plante-la chez toi et tu verras
Perplexe, la femme obéinait en moins et plante à la graine dans un pot
Le lendemain, une somptueuse fleur blanche était apparue
Au coeur de la fleur reposait une minuscule petite fille
Son enfant, comme elle n'était pas plus haute qu'un pouce, elle l'appela Poussette
C'était un peu étrange d'avoir pour Berceau une coquille de noix
Mais en bordant sa fille d'un pétale de rose, la mère de Poussette était la plus heureuse des femmes
La petite Poussette grandit bien vite, pas en taille, certes, mais en esprit
Elle était gai comme un pinceau et chantait tout aussi bien des airs de sa composition
Sa mère s'émerveillait aussi des histoires qu'elle inventait, elle débordait d'imagination
Souvent, la bonne femme disposait une feuille dans un bol d'eau et y installait Poussette
La petite adorait jouer la navigatrice, elle aurait aimé explorer le monde au dehors
Mais elle se contentait d'en rêver, sa mère y voyait trop de danger
Une nuit, alors que Poussette dormait, un crapou entra par la fenêtre
Quoi, quoi, quelle jolie petite, quoi, elle ferait une bonne épouse pour mon fils
Sans plus dégâts, il saisit le berceau et en le va Poussette
Lorsqu'elle se réveilla, elle était seule dans sa coquille, sur un énuffar au milieu d'un ruisseau
Le crapau l'avait déposé là pour qu'elle ne s'échappe pas, le temps d'aller chercher son fils
Je te présente aux taux fiancés, tu seras princesse du marais
Poussette était effarée
Mais je ne veux pas
Tu n'as pas le choix
Les battraciens repartirent avec la coquille de noix
Ils viendraient chercher Poussette quand sa chambre serait prête
Heureusement, des poissons les avaient entendues et s'indignaient de ces villes improcédées
Ils entreprirent de grignoter la tige du nénuffar
Bientôt coupée, la feuille se mit à dériver, emportant Poussette loin de son triste sort
Mais le ruisseau était bien plus effrayant que son bol d'eau
Pour se donner du courage, Poussette se mit à chanter
Fog, fog, nénuffar, emmène-moi loin des tétards
Sa voix avait beau trembler, elle attira un papillon
Il était prêt à l'aider
Poussette défie sa ceinture et accrocha le gentil papillon à la feuille
Il la dirigerait
Le champ de Poussette s'affermit
Si elle pouvait construire un bateau, elle pouvait tout affronter
Soudain, des pattes l'agrippèrent et ses pieds quitter le navire
On l'emportait dans les airs
Non, lâchez-moi un espèce de gouja
Son ravisseur était un anne-temps
Charmé par cette étonnante créature, il avait résolu de l'épouser
Il était tout fier en arrivant sur la branche que grignotait sa colonne
Mais les autres, Anton se récrière
Vout, vout, vout, qu'est-ce qu'on fait que cette horreur ?
Vout, toute frêle, vout, faune velle
Vout, avec ses vanbes, vout, on dirait vout, enhumain
Vout, froid, balance-moi ça
La réprobation de ses congénères fut plus forte que la passion du Anton
Heureusement, il ne balancerait pas Poussette pour Anton
Il la déposa à terre et s'en retourna tristement
Si les insectes l'avaient trouvé moins laide, Poussette serait restée prisonnière, coincée dans l'arbre
Mais voilà qu'elle était libre, elle en aurait pleuré de joie
Bientôt, pourtant, la pluie noyât son meufaurée
Grelottante, ruisse lente, Poussette perdit confiance
Elle songeait à sa mère, qu'il abordait d'amour et de tendresse
Elle s'était rêvée aventurière, mais sans personne pour s'occuper d'elle
Qu'elle est-elle faire ?
Ce fut une longue et terrible nuit
Le lendemain, Poussette reprit son courage à demain
L'urgence était de sabriter
Elle repéra un chardon qui, pour elle, faisait la taille d'un sapin
Ses feuilles lui serviraient de toi
Elle arracha ensuite des brindères, chaque bouton de toutes ses forces
Les doigts blanchis des fonds, il ferait un joli lit
Dans ce logis, Poussette passa un fort bel été
Elle apprit à boire la rosée et à tirer le sucre des tiges pour se nourrir
Elle se fit même des amis parmi les oiseaux
Ils étaient pour elles des géants, mais leur chant l'amusait
Poussette faisait voler sa voix en tri et en cascade pour les imiter
Son préféré était celui de l'irondelle
Quel eau d'à la vie
Après l'été cependant, 20 l'automne
Les irondelles partirent pour les pays chauds
Les journées refroidissaient, les fleurs se fanaient
Les feuilles jeunissaient
Un jour, elle tombait et Poussette perdit son toit
Les premiers flocons faillir l'encevelir à jamais
Transit de froid, affamé, Poussette du chercher un mendier
Dans un champ, désolé, elle aperçut un petit terrier
Elle toqua, implora
Auriez-vous quelques grains à me donner s'il vous plaît ?
Une vieille souris habitait là
Elle était bien bonne et accueillie Poussette à sa table
Celle-ci lui raconta ses aventures et, à mesure qu'elle se rassasiait, son récit s'enflamait
Et voilà, j'ai bien cru qu'ils allaient me jeter de l'arbre
La souris eût alors une idée
Je suis bien seul ici, si tu veux, tu peux vivre avec moi
Mais seulement si tu me racontes des histoires le soir
Oh oui, merci, merci, merci, merci
La souris ne regretta pas son choix
Que la vie était gay désormais
La petite inventait des histoires qui faisaient frissonner
Et alors, les huis-pâtes velues de l'araignée s'approchaient, qu'en soudain
Et que ces imitations étaient drôles
Quoi, quoi ? Tu n'aimes pas les puchescules de mon fils ?
Moi
Encore, encore Poussette
Que dire enfin de ces chants
Voile, vole, papillon, mène mon embarcation
C'était peut-être ce que la souris préférait
Excellent
Prise d'une vraie tendresse pour Poussette
Elle avait pour elle les inquiétudes d'une mère
Il n'était pas bon qu'une jeune fille reste seule avec une vieille dame
Aussi, en matin, invitait-elle leur voisin, la taupe, à prendre le thé
La souris le tenait en grand estime
Car avec ses grands salons souterrains et sa pelisse de velours
Il était fortaisé
Poussette ne partagea pas son enthousiasme
Comme la taupe était ennuyeuse
Elle qui vivait sous terre loin des joies du monde
Par égard pour la souris, elle fut pourtant charmante
À tel point que la taupe, à son tour, résolue de l'épouser
Mais il était rusé et se garda bien de le montrer
Il invite à plutôt ses voisines à visiter ses galeries
Au grand dame de Poussette, la souris accepta
Alors qu'elle déambulait dans les souterrains, la souris hurla
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Un oiseau ? C'est un géant
La taupe rassura la souris
N'ayez crainte, c'est une hirondelle, elle est morte
Ces oiseaux ne pensent qu'à chanter
Qui vit, qui vit, qui vit
Ils ne se soucient pas du lendemain, et quand vient l'hiver, qui meurt ?
Moi, j'ai amassé suffisamment de biens pour ne jamais grindre la fin
Et il continuea de discourir, entraînant la souris au loin
Cette rencontre faisait partie de son plan
Pour faire germer l'idée d'un mariage qui mettrait Poussette à l'abri du besoin
Tout à son affaire, il ne vit pas que la petite pleurait
Le lendemain, Poussette saisit une couverture et se faufie la souterre
Elle voulait recouvrir l'oiseau mort
Merci pour tes chants, bel hirondelle
Mais, quand elle pose à la tête sur sa poitrine
Elle entendit son cœur, l'oiseau était vivant
Elle le fiboie, et bientôt, il ouvrit les yeux
Merci mon enfant
Je me suis blessé l'aile et n'ai pu échapper au froid de l'hiver
Il m'a engourdi et je me suis trouvé encevelé
Grâce à tes soins, je vais pouvoir repartir
Encore fallait-il attendre le printemps ?
Tout l'hiver, Poussette apporta des vives à son ami
Pour la remercier, l'hirondelle racontait ses voyages
Que de pays traversés
Les yeux de Poussette brillaient en l'écoutant
Enfin le bon temps revint
Et un matin, l'hirondelle ouvrit la terre de son bec pour s'envoler
Veux-tu partir avec moi ?
Un instant Poussette s'imagina voyager dans un éternel été
Son cœur se sert à quand elle s'entendit refuser
Que ferait la bonne souris sans moi ?
Sans insister, l'hirondelle s'envolait
Quiru, quiru, quiru, quiru
La pauvre Poussette eut mieux fait d'accepter
Car au moment même où l'oiseau s'envolait
La taupe demandait la main de Poussette à la souris
Lorsque Poussette l'a pris, elle se récria
Je ne veux pas vivre sous terre, loin du soleil et des oiseaux
Mais la souris était implacable
Elle répétait
Et que fera-tu l'hiver venu ?
Je ne vivrai pas éternellement
La taupe est le meilleur parti du champ
Il s'occupera de toi
Un jour Poussette abattu, finit par accepter
La souris avait été si bonne pour elle
Sans doute avait-elle raison
Ce mariage était pour son bien
Formidable ! Nous nous marierons à l'automne
L'été, la terre est trop chaude pour y festoyer
Poussette sonja que l'été prochain
Cette fournaise serait son enfer
Les beaux mois passèrent tristement
À coudre son trousseau
Et sa robe de mariée fut plus d'une fois baignée de l'arme
Puis vint l'automne et le jour du mariage
Alors qu'elle s'avancait vers le mauditérié
Poussette regarda le ciel
Oubrie est encore le soleil
Son cœur se révolta
Vivre sous terre, il va les mieux mourir sous la neige
Un cri l'arracha à ses sombres pensées
Qui vit ? Poussette, je te retrouve
Je pars pour les pays chauds
Tu ne veux toujours pas venir ?
Des pays sans hiver
Voilà la solution
Poussette l'encin regarde désolé à la souris
Et sauta sur les ailes de l'irondelle
Quel beau voyage ce fut
Il survolaire les continents et les mers
Et toutes les merveilles t'en rêvaient
Mais ce ne fut rien à côté de l'arrivée
L'irondelle déposa Poussette
Dans un champ couvert de magnifiques fleurs blanches
Choisis ta maison
Poussette découvrit alors que les fleurs étaient habitées
Par des humains
Aussi minuscules qu'elles
Le peuple des fleurs l'adopta aussitôt
On offrit même à Poussette une paire d'ailes d'abeilles
Entourée de ses nouveaux amis
Elle passait ses journées à volter
En chantant sa joie
Ici le mot tenait, tu reras jamais
De grands bonheurs l'attendaient désormais
Un jour elle épouserait même le prince des fleurs
Mais cette fois ce serait parce qu'elle en avait envie
Seul sa mère parfois lui manquait
Peut-être un jour lui rendrait-elle visite
À tir d'elle avec l'irondelle
Conte-moi l'aventure est un podcast chéri FM
Réalisé par des amoureux de l'été
À l'écriture la tendre mère Marion Lemoine
À l'interprétation le petit Anton Léa Dégaré
À la réalisation et au mix un vrai pincon Cédric Le Doré
À l'édition la gentille souris Anaïs Kopman
À la production notre irondelle Anne Cécile Kierry
Et notre princesse des fleurs Sarah Conant
On espère que cet épisode t'a donné envie de profiter des joies de l'été
Et d'écouter encore plein d'histoires
On dédie cet épisode à toutes les poussettes qui nous entourent
Embrette, Marianne, Diane, Mao, Esther, Rebeka, Gabriel, Alma, Olivia et Raphaël
Mais aussi à leurs amis les poussets bien sûr
Comme toujours n'hésite pas à nous laisser des commentaires et des étoiles si tu aimes le podcast
A bientôt pour une nouvelle aventure
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org