Tu quoque mi fili - EP109

Durée: 6m48s

Date de sortie: 04/07/2024

Spiruline se réveille en mauvaise posture, et déjà c'est l'heure des règlements de compte avec une personne qui lui est chère. La Chute de Lapinville
 Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil.

Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie. 

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Conseillère littéraire : Noémie Landreau - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Wladimir Anselme - Assistante réalisation : Alexandra Garcia-Vilà - Distribution : Clémence Bucher - Comédiens principaux : Charlotte Corman (Spiruline), Claude-Bernard Perot (Labinette), Valérie Mairesse (Dominique Poêlon) - Moyens techniques : Obsidienne, Rémi Durel, Julie Tribout, Alice Lebaube - Illustration : Roxane Lumeret - Musique originale : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous

...
...
Où... Où suis-je ?
Quand j'ai rouvert les yeux, il faisait nuit et j'étais dans une cage.
J'avais le cerveau tout embrumé.
Un peu plus loin, j'ai reconnu une paire de moustaches éclairés par un smartphone.
Bonjour, Monsieur l'Abinette. Ça va bien ?
Même si, Frane.
Bon, plutôt, bonsoir.
Car il faisait nuit.
Que s'est-il passé ?
Je vous ai assommé avec un arrosoir.
Un coup à suffi, hein. Ça avait une petite tête.
Fais déjà nuit.
Pourquoi vous m'avez laissé dormir si longtemps ?
Sans répondre, il a braqué sa torche sur mon visage.
Vous pouvez me sortir de là ?
C'est moi qui vous y ai mis.
J'ai fait ce qu'on fait avec tous les nuisibles.
Comme... Comme Samy ?
Vous avez dû faire le lien.
Quand Samy a disparu, je l'avais retrouvé dans un piège comme celui-là.
On savait pas trop ce qui lui était arrivé, mais il n'avait plus jamais été lui-même.
J'allais subir le même sort. Peut-être pire.
Ça s'appelle un piège à blérot, mais on est ce qu'on veut.
On a un arre, on a une fouine...
Et alors une large silhouette s'est détachée en contre-jour, et s'est approchée de moi.
Ma petite spiruline, vous m'avez fait beaucoup de peine.
Je suis désolée, madame le maire.
Appelez-moi, Domi. Je vous l'ai dit mille fois, mais vous n'écoutez rien. Rien.
La chute de la painville. Une fiction quotidienne au podcast.
Vous y avez beaucoup de blagues, mais ou des fois aussi, ça rigole pas.
Episode 19. Tout quoi coi, mes filles.
C'est pénible, hein. C'est pénible.
J'ai été obligé de quitter le gala annuel des généreux donateurs anonymes.
Heureusement, j'ai pris un doggie bag. C'est des ailes-ondes-poulées, vous en voulez ?
Merci, j'ai pas très faim.
Vous allez tord. J'ai succulent.
Moi qui vous considérez comme ma fille.
Je sais bien, madame le maire.
Je vous ai nourri à mon sein comme Rémus et Romulus.
Mais il a fallu que vous alliez chercher cette vieille sorcière divette.
Malgré tous mes conseils, vous m'avez trahi.
Et maintenant, j'ai envie de dire comme César a dit à Brutus.
Qu'est-ce qu'il a dit déjà ?
Tout quoi coi, mes filles.
C'est ça. Tout quoi coi, mes filles, Pyruline.
Tout quoi coi, filia, méa.
C'est ça.
Je l'avais jamais entendu parler comme ça.
Savoie avait des accents tragiques et sincères.
Alors, Felina, vous étiez la plus jolie ?
Je m'étais dit, tiens, celle-là, elle est croqueignolette.
Je me suis arrangée pour que vous ayez la meilleure chambre.
Les meilleures professeures.
Vous vous êtes jamais demandé pourquoi, alors que vos camarades jouaient à la poupée.
Vous aviez des cours du soir sur la suite-office ?
Euh... non.
Je vous ai toujours couvé d'un œil discret.
Vos petites tétons qui poussaient gentiment.
Vos petites cuisses dorées comme du salidou quand vous faisiez du houlà-hop en mini-short.
Ah, vous étiez à croquer.
Et qui c'était, votre bon étoile ?
Vous, Mme Le Maire.
Et ce stage à la mairie ?
Ma mairie, vous le devez à qui ?
À votre diplôme de scétologue, peut-être ?
On avait des centaines de candidatures avec des CV bien plus convaincants.
Je vous ai ouvert les portes de mon cœur et vous vous êtes bafrés.
La loyauté. Vous savez ce que c'est, ma petite Caï ?
Pour les gens de ma génération, ça compte.
Ce n'est pas un 20 mots !
Elle tirait sur ma corde sensible. C'était un crève-coeur de la décevoir.
Merci pour tout, Tommy.
C'est un peu tard pour exprimer votre gratitude si vous voyez ce que je veux dire.
À ces mots, M. Labinette s'est levée et a saisit une telle.
Je vais creuser un trou.
Si ça vous détend.
Ça me détend.
Mais il y a une chose que je ne comprends pas.
Quoi donc ?
J'ai cherché à gagner du temps. Et à la fois, j'avais vraiment envie de savoir.
Quand j'ai retrouvé Samy, l'ingénieur du son, lui aussi répétait, projet volovan.
Pourquoi ? C'est vous qui l'aviez fait enlever, lui aussi ?
Ce que vous êtes tenté, Té.
Elle a sorti une bouteille de vin et s'en est servi un gobelet.
Vous voulez du pif ?
Non, merci.
J'étais comme vous autrefois, pleine d'idéo.
Des sains spectaculaires, comme vous.
Enfin, plus que vous.
Les hommes désiraient, les femmes aussi.
Mais passer un certain niveau de responsabilité, il faut savoir faire des compromis.
Qui tient les ficelles ?
C'est vous ou c'est Georges Le Groin ?
Laissez Georges où il est.
Acceptez que parfois certaines choses vous dépassent.
C'est la vie.
Et la vie, ce n'est pas un jeu.
Il y va des intérêts supérieurs de la France.
Mais quel rapport entre les intérêts de la France et ceux des pâtés Le Groin ?
C'est moi qui pose les questions ici.
Et c'est pas de guetter de cœur.
Vraiment merci.
M. Labinet est revenu, ça soit.
Et s'est mis à nettoyer une hache en chantonnant.
Bon, elle vous a dit quoi Yvette ?
Tout.
Vous aviez le mot de passe ?
J'ai le cœur grenadine.
Une belle chanson.
Elle m'a raconté les malversations qu'on a mis entre 93 et 95.
Les chèques aux familles des victimes.
Quelle vieille chèvre.
Elle a rendu son dernier souffle.
Mais là, ça...
À la bonne heure.
Et mon dossier secret, il est où ?
C'est bien vous qui me l'avez pris ?
Oui, Mme Le Maire.
Je suis tombée dessus en allant caler la table de massage et...
et je l'ai emporté.
Eh ben bravo, c'est du propre.
Et qu'en avez-vous fait ?
Il a brûlé dans un incendie.
Quand vous avez interrogé Yvette,
y avait du monde, à part des vieux croulants seigniles ?
Des intermittents du spectacle donner un atelier.
Oui bon, bah c'est pareil.
Plus aucune preuve alors.
C'est ma parole contre la vôtre.
Oui.
Je ne vous crois pas, dites-moi la vérité.
C'était la vérité ?
Pourquoi je vous mentirai ?
J'ai toujours pensé que c'était pas avec des mensonges qu'on règle les problèmes.
Vous ne me simplifiez pas la tâche.
Finis son ans.
La binette ?
Oui, même pas le.
Non, non, non, non, non, non, non, non, non.
A suivre sur Arte Radio.
Demain, dans la chute de la painville.
La binette, où est-ce que vous m'avez trouvé ça ?
Sur le dark web.
Eh ben ils vont m'entendre !
Et n'oubliez pas de vous abonner au podcast.

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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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