Pourquoi pleurer fut un métier ?

Durée: 1m51s

Date de sortie: 03/07/2024

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Pourquoi pleurer fut un métier ?
Alors oui, et cela remonte à très longtemps,
puisque dès l'Antiquité, le recours à des pleureuses était fréquent.
Que faisait-elle ? Eh bien elle simulait un chagrin qui se manifestait par des gémissements et des cris.
Ces femmes participaient donc, vous l'avez compris, à la procession funèbre,
qui, dans l'Égypte antique, accompagnait le corps du défunt à sa dernière demeure.
Quant au Romain, il connaissait aussi ce phénomène,
il plaçait ces pleureuses eux en tête de leur cortège funéraire.
Une femme dirigeait là ce cœur funèbre, donnant le tempo des lamentations.
On continue à progresser dans le temps au Moyen-Âge, cette fois sous la pression de l'Église,
le recours aux pleureuses professionnelles est moins fréquent.
Toutefois cet usage résiste dans certaines régions,
comme les pays anglo-saxons moins sensibles à l'influence du christianisme.
Enfin, qu'en est-il aux époques modernes et contemporaines ?
Eh bien le rôle des pleureuses professionnelles se maintient dans certains pays,
on les trouve ainsi en Grèce, où elles se frappent la poitrine et font les loges du défunt.
Mais sachez qu'avant le XIXe siècle,
cette coutume était testée en France et en Italie, où elle semble très répandue.
L'usage de payer des femmes pour assister au funérail et manifester une douleur fainte,
vous l'avez compris, ne semble pas s'être éteint en France avant les années 1960.
Et il est encore fréquent pour tout dire de nos jours dans certains pays.
Au Royaume-Uni par exemple, on peut ainsi rémunérer des personnes pour assister aux obsèques,
mais ne sont pas là tant pour pleurer que pour faire nombre.
Quant à Taïwan, les pleureuses professionnelles y organisent un véritable spectacle.
Ils comportent des moments de tristesse,
durant lesquels les pleureuses ramment jusqu'au cercle,
et se lancent dans une mélopée, où les gémissements alternent avec les chants.
Mais c'est sans leur lamentation, elles sont aussi censées offrir au mort un dernier moment de joie.
On les voit ainsi danser, accompagnées par une musique entraînante,
vêtue de costumes ou couvert vives,
ces danseuses n'ont alors plus rien de l'ostérité des pleureuses traditionnelles.

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