"L’histoire de la princesse qui voulait dormir cent ans", par Wendy Delorme

Durée: 10m29s

Date de sortie: 03/07/2024

durée : 00:10:29 - "L’histoire de la princesse qui voulait dormir cent ans", par Wendy Delorme

Bonjour, je suis Wendy de l'Orme, et moi Inès, et moi Raphaël, et moi Élie.
Et nous allons vous raconter l'histoire de la princesse qui voulait dormir 100 ans.
Il était une fois, un roi et une reine qui voulaient être un enfant.
Ils sollicitaient souvent les faits qui leur répétaient d'être patients.
Comme ils s'ennuyaient en attendant, le roi et la reine faisaient aux faits des demandes
toujours plus farfelues.
Transformaient des citrouilles en carrosses et des princes en grenouille.
Les faits en avaient assez.
Quand enfin la reine s'aperçut qu'elle était enceinte, l'effet crure qu'elles
auraient du répit.
Mais non, durant sa grossesse, la reine leur demanda les choses les plus abracadabrantes.
Faire pousser des fraises en hiver, transformer des brocolis en chocolat.
Les faits n'en pouvaient plus.
Le bébé n'a quitté enfin un jour à l'aube.
C'était une petite fille.
On l'annoma Aurora.
Le roi a fit aussitôt appeler les faits pour qu'elles viennent prononcer leur souhait
au-dessus du berceau.
Ils voulaient pour sa fille toutes les qualités.
Mais les faits ne répondirent pas à l'appel.
Le roi s'impatientait.
Mais que font-elles ?
Il envoya son premier ministre qui revient bredouille.
Mais si, les faits sont en grève à cause de leur condition de travail.
Voici le message qu'elles m'ont chargé de vous dire.
Chers rois, nous n'en pouvons plus de travailler nuit et jour sans salaire à des tâches qui
n'ont aucun sens.
Nous sommes donc actuellement en grève pour une durée illimitée.
Cordialement, les faits.
Le roi furieux envoya alors son deuxième ministre.
Celui-ci ne réussit pas non plus à convaincre les faits récalsitrantes.
Pire, l'insistance du roi acheva de les révoltés.
Une seule finit par se présenter.
La représentante du syndicat des faits.
Elle était très fâchée contre le roi et prononça ses mots.
Pour que vous compreniez ce que c'est que d'exercer son métier dans des conditions
difficiles, voilà le don que je donne à votre fille.
Elle ne dormira jamais.
La princesse au roi fut donc insomniac à partir du jour de sa naissance.
Et la fée avait dit vrai.
C'est fatigant pour ses parents et ses nunous, une enfant qui ne dort jamais.
Lorsqu'à la ténis ces 18 ans, Aurora était épuisée.
Elle se rendit alors chez la fée de son baptême la suppliant de la recevoir.
Celle-ci accepta de lui parler parce qu'après tout,
Aurora n'était pour rien si son père s'était montré tyrannique avec les faits.
Que veux-tu, mon enfant, que je puisse exaucer ?
Tu as le droit à un souhait ?
Mon souhait, oh, fait, de pouvoir enfin me reposer.
Je voudrais dormir au moins 100 ans.
La fée sourit.
Très bien ma toute belle.
Tu peux aller te coucher.
Aurora rentra vite au château.
Sa longa sur ses draps de soie, qui n'avait jamais servi,
et plongea délicieusement dans son premier vrai sommeil.
Quel bonheur de pouvoir enfin rêver.
La fée qui au fond avait bon cœur fit bien les choses.
Pour ne pas que ses parents et son entourage
y élissent de 100 ans durant le long sommeil d'horreur,
elle en dormit tout le monde.
Puis, elle fit pousser un mur de ronce immense autour du château
pour le protéger des invasions ennemies.
100 ans plus tard,
un prince venu d'un royaume voisin arriva devant le château.
Ce prince avait entendu les comptes de fée
et était bien décidé à délivrer la princesse
de son sommeil centenaire.
Armé de sa lance, monté sur son cheval,
il réussit péniblement à franchir le mur de ronce,
puis posa piète à terre
et chercha dans tout le château la chambre de la princesse.
Étonné, il traversa des couloirs
remplis de toiles d'araignées et de personnes endormies.
Finalement, tout en haut de la plus grande tourelle,
il trouva la princesse paisiblement allongée sur ses draps de soie.
Il s'approchât d'elle doucement et lui parla ainsi.
Salut, je suis un prince, je m'appelle Arthur.
Je ne sais pas si je suis charmant, mais je suis venue te délivrer.
La princesse ne bougea pas.
Pire, elle se mit à ronfler.
Le prince se gratte à la tête, ne sachant pas trop quoi faire,
puis il se racle à la gorge.
Là, tu es censé te réveiller et me dire
« Oh mon prince, il tombait amoureuse de moi,
et puis on est censé se marier et faire beaucoup d'enfants.
Tu veux bien ouvrir les yeux s'il te plaît ? »
Comme la princesse ronflait de plus belle,
le prince tenta le tout pour le tout.
Il se pencha sur elle et l'embrasse ça.
Elle ouvrit les yeux et se mit à crier.
Mais qu'est-ce qui se passe ?
Et puis, qui êtes-vous d'abord ?
Auror était furieuse.
Dans quel monde on embrasse une fille,
sans lui demander la permission ?
Moi, je dormais super bien, je n'avais rien demandé.
Le prince était sincèrement désolé.
Il se mit à genoux au pied du lit pour lui demander pardon.
Je te présente mes excuses.
Je n'aurais pas dû te réveiller de cette manière.
Auror, baia, puis, voyant qu'il était vraiment en contris,
elle lui demanda.
Je ne t'ai jamais vu au royaume.
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Je suis venue parce que mon père voulait
que je délivre mon princesse et que je me marie.
Le prince éclata en sanglots.
Ennuyer, Auror lui répondit.
Ne reste pas comme ça.
Aide-moi plutôt à me relever.
C'est qu'elle était toute pleine de courbatures
d'être restée à longuer cent ans.
Le prince t'endit la main, Auror s'étira,
se frotte à les yeux.
Et c'est alors qu'elle aperçut son reflet
dans le miroir.
Elle poussa un cri de surprise.
C'est qu'au réveil de ce sommeil centenaire,
Auror avait une drôle d'allure.
Et oui, car lorsqu'on dort,
les cheveux et les ongles continuent de pousser.
Oh là là !
Voilà que je le ressemble à un mélange
de réponses et de la sorcière.
Par chance, le prince avait toujours sur lui
une trousse de coiffeurs, un couple ongle
et une lime.
Il lui proposa
Je peux t'arranger ça, si tu es d'accord, bien sûr.
Auror accepta avec soulagement.
Le prince sortit de sa belle trousse,
les ciseaux, les peignes
et les limes sont un assortiment de vernis
à ongles et se mit au travail.
Tandis qu'il l'a coiffé,
il lui avoit son grand rêve secret.
Devenir coiffeur esthéticien
et ouvrir son propre salon de beauté.
Mais mon père ne veut pas.
Soupira le prince tout triste.
Un prince n'est pas censé couper les cheveux
à longueur de journée.
Alors papa m'a envoyé en mission à travers le monde.
Je dois tuer des dragons et délivrer des princesse
pour apprendre le métier de prince.
C'est hyper stressant comme dit.
Tu te rends compte ?
Auror était bien d'accord avec lui.
Et c'est vrai qu'en matière de coiffeur
et de manucure, le prince était très doué.
Elle qui rêvait depuis toujours
d'avoir les cheveux courts et les ongles bleutés.
Quand tous les habitants du château se réveillèrent aussi,
ils avaient tous et toutes besoin
d'une bonne coupe et d'une manucure.
Auror eut soudain une idée de génie.
Prince, si tu veux,
tu n'as qu'à ouvrir ton salon de beauté ici.
Personne ne viendra t'embêter
avec des dragons à combattre et des princesse à délivrer.
Je te promets que tu auras un grand succès.
Le prince était fou de gratitude.
Alors il lui mit de nouveau un genou à terre
et il proposa à Auror de l'épouser.
T'es gentille, Arthur.
Mais on se connaît à peine.
Tu ne voudrais pas plutôt qu'on te devienne amis.
Le prince poussa alors un soupir de soulagement discret.
Car en réalité,
il n'avait pas plus envie de se marier
que de combattre des dragons.
Pour fêter le réveil de la princesse et de tout le château
et pour inaugurer leur nouvelle coupe de cheveux hyper stylée,
on organisa une grande fête.
Le roi invita des musiciens
pour un concert de mandolin.
Auror s'ennuyait à mourir durant ce concert
car après toutes ces années à dormir,
elle avait de l'énergie à revendre.
Alors elle bondit sur scène et se mit à jouer de la mandoline
comme une furie.
Le prince se joignit à elle car il adorait chanter.
Tout le monde se mit à danser, c'était un succès.
Et c'est ainsi qu'Arthur et Auror devaient un meilleur ami
et fiert beaucoup de concerts super réussis.
Et voilà, l'histoire est finie.
Et maintenant,
Oli !
Non, une autre.
Oli est un podcast original de France Inter.

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Découvrez la série audio France Inter : des contes pour les 5-7 ans, racontés par Delphine de Vigan, Alain Mabanckou, Tatiana de Rosnay, Claude Ponti… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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