Formalités - EP107

Durée: 4m7s

Date de sortie: 02/07/2024

Alors que les anciens de Louis-Fer se constituent en association Loi de 1901 à but non lucratif, Spiruline traverse la ville en scooter en espérant une épiphanie.

 La Chute de Lapinville
 Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil.

Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Conseillère littéraire : Noémie Landreau - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Wladimir Anselme - Assistante réalisation : Alexandra Garcia-Vilà - Distribution : Clémence Bucher - Comédiens principaux : Charlotte Corman (Spiruline), Valérie Mairesse (Dominique Poêlon), Vincent Menjou (Stéphane Vaillant), Adeline Chagneau (Lucie Jean), Grégoire Baujat (Hervé Morin), Samuel Roger (Sarkis Mikaëlian), Grégoire Baujat (Hervé Morin), Benjamin Wangermée (Jérémy Brugnon), Cécile Fisera (Julie Delcourt) - Illustration : Roxane Lumeret - Musique originale : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous

J'étais toujours dans la reproduction à l'échelle 3 pour 1 du court élémentaire Louis Ferdinance et Linn
où les anciens du CME de l'année 93-94
s'étaient rendus compte qu'ils souffraient presque tous de tard inavouable.
Attendez les coco, je récapitule encore une fois les tardes de chacun pour les noter au propre.
Sarquisse, toi tu manges des poubelles, c'est ça ?
Non, j'ai les pieds palmets.
On n'a pas déjà tout récapitulé il y a cinq minutes.
Euh, c'est moi qui mange les poubelles.
La chute de la peinville, une fiction quotidienne en podcast.
Avec des scènes de démarche administrative vraiment impressionnantes.
Episodes 107. Formalité.
Quelques heures plus tard, on était toujours en train de créer l'association.
Ok, je relis le procès verbal.
Assemblée générale constitutive du...
Euh, on est le ?
Putain, on est le 2 juillet, le 2 !
2 juillet 2024.
Lueux, la peinville, Statues.
Article 1. Il est fondé entre les adhérents en présent statue.
Une association régie par la loi du 1er juillet 1901.
Ces formalités, ça prend toujours du temps.
Le jour n'allait pas tarder à se lever et ils en étaient toujours à discuter des statues.
Ce qui est normal, bien sûr.
Ça sert à rien de faire les choses n'importe comment.
Mais je commençais à me dire que ma mission était terminée.
De toute façon, j'étais pas la première à partir.
Chloe était rentrée se coucher assez vite en emmenant la pein et le robot français moyen.
Moi, j'étais resté un peu pour filer un coup de main.
C'était moi qui les avait réunis quand même.
Et puis j'étais censé fermer l'école.
Mais bon...
Petit...
Dites.
Je crois que je vais y aller aussi.
Ah...
Mais on n'a pas adopté les statues.
Il faut encore qu'on élise les membres du bureau et qu'on fixe le menton de la cotisation.
Je suis sûre que vous vous en sortirez très bien sans moi.
Est-ce que vous pourrez juste remettre la clé de l'école dans mon casier à la mairie ?
Et bien tout éteindre.
Les premiers rayons du soleil perversent à travers les nuages qui se teintaient d'un rose délicat.
J'ai enfourché ma mobilette
et j'ai quitté l'école 3 pour 1 et le plateau de la zone industrielle de la peint ville ouest.
Découvrant la ville en contre bas.
En sortant de là, elle paraissait toute petite.
Comme si j'avais pu la traverser en quelques enjambés, si fragile, si vulnérable.
Parvenue au rond-point Clou et Bloomington, j'en ai fait plusieurs fois le tour.
Je savais pas où aller.
Rentrer chez moi, rattraper le sommeil en retard.
Prendre un train vers l'aéroport international, rejoindre Gene High.
Et laisser la peint ville derrière moi.
Aller à la mairie pour donner à Dominique une dernière chance de s'expliquer.
Ah pas bon. Elle allait encore me raconter des salades.
Elle était forcément au courant de ce qui se passait dans l'école,
puisqu'elle connaissait l'existence de la salle secrète.
Qu'est-ce que vous espérez trouver dans l'école 3 pour 1 ?
Une salle secrète ?
Tout me laissait un goût d'inhajvé.
Je tournais autour de ce rond-point, comme si j'espérais qu'une nouvelle route apparaisse.
J'avais le coeur lourd, et je me sentais loin.
Loin de Gene High, il y a 8000 km derrière la mer.
Loin de la peint ville, loin de tout.
Et puis soudain, ça m'a frappé.
Soudain, j'ai su.
Bonjour, je peux vous renseigner ?
Je viens voir Ivette.
C'est qu'il est un peu tôt là.
Les pannes n'est pas encore ouvert aux visites.
C'est pas grave, j'attendrais.
A suivre sur RT Radio.
Ça dit un...
Insiné, après ?
Je sais pas.
C'est bientôt 16h, faut que j'aie chercher mes mots à l'école.
Moi, insiné, ça me dit bien.
Hé, ho ! Si vous écoutez pas les statues, vous pourrez pas voter, et personne ne pourra rentrer à la maison.
Dis donc !
N'oubliez pas de vous abonner au podcast.
Et pensez à nous mettre des étoiles.

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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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