Pas vraiment un cri - EP104

Durée: 5m37s

Date de sortie: 27/06/2024

Les anciens élèves poursuivent encore leur exploration de l'école 3:1 qui est très grande et qu'on ne peut pas explorer en 1 ou 2 épisodes ; des souvenirs leurs reviennent et leur font réaliser combien ils ont changé, ou pas.

La Chute de Lapinville
Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil.

Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Conseillère littéraire : Noémie Landreau - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Wladimir Anselme - Assistante réalisation : Alexandra Garcia-Vilà - Distribution : Clémence Bucher - Comédiens principaux : Charlotte Corman (Spiruline), Samuel Roger (Sarkis Mikaëlian), Adeline Chagneau (Lucie Jean), Vincent Menjou (Stéphane Vaillant), Mario Bastelica (Younci Bouakra), Cécile Fisera (Julie Delcourt), Grégoire Baujat ( Hervé Morin), Aurélien Gabrielli (Lapin), Laure Franquès (Manon Ubaldi), Benjamin Wangermée (Jérémy Brugnon), Juliette Plumecoq-Mech (RFM), Flore Babled (Chloé), Denis Lavant (Dr Mollins) - Moyens techniques : Obsidienne, Rémi Durel, Julie Tribout, Alice Lebaube - Illustration : Roxane Lumeret - Musique originale : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous

On s'était répartis par groupe de deux pour explorer l'école à la recherche de la salle secrète.
Moi j'étais avec Manon, qui est très sympa, mais parfois difficile à suivre.
Viens, on va par là !
Sur le toit du local pouvel !
On sait jamais, y'a peut-être un passage secret ?
Allez, c'est pas haut ! Tu veux de l'aide ?
Non, c'est bon.
Je m'en voulait un peu. J'avais été dure avec lapin.
Mais c'est vrai quoi, des fois c'est agaçant.
Non, on peut pas toujours faire le doron face à tous les problèmes.
Je vais être triste de quitter la painville.
Ah bon ? Tu t'en vas ?
Je rejoins ma copine au Canada, on part vivre dans le Grand Nord.
Mais le rythme de la ville va me manquer.
Puis les lapins villois bien sûr.
Les lapins villois ou un lapin villois en particulier ?
Comment ça ?
Bon, y'a rien ici, on redescente.
Manon ! Attends !
Elle avait déjà traversé la cour ou pas de course.
Dépêche, faut qu'on soit les premières à trouver la salle secrète !
Puis elle a grimper en haut du marronnier.
La chute de la painville, une fiction quotidienne en podcast.
Ou quand il s'agit de s'amuser, finit la terreur, on est là pour rigoler.
Episode 104, pas vraiment un cri.
Moi, je faisais équipe avec Lucie.
On a parlé du bon vieux temps, et ça nous a rapprochés.
Quand on était petits, t'étais con.
Ah bon ?
Ah ouais, t'étais con.
Ah, je me souviens pas.
Ah si je te jure, t'étais con.
Je t'aimais pas.
Moi, je t'aimais bien.
Moi, je t'aimais pas.
Sacré, Michaëlian. Il avait pas changé.
Tu fais un truc, ça me dit ?
J'ai joué sur la peste du marché, Viané, Maître Guim, des classiques,
et quelques compots plus personnels.
De 11 à 12, près du stand des baignées.
Moi, ça m'a rendu sentimental de revenir là.
Heureusement, avec le robot français-moyens, on s'est bien entendu.
Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants,
mais très peu s'en souviennent.
C'est vrai.
On s'est occupés de vérifier la salle des profs.
Une machine à café, délire.
Elle est magnifique.
Avec Julie, on s'était pas trop croisés depuis l'école.
Bien sûr, je la suivais sur Insta,
mais de la revoir en vrai, ça m'a fait un coup au coeur.
Ça m'étonnerait qu'on trouve la salle secrète dans les chiottes.
Attends, je voulais vérifier un truc.
Il s'était un peu empaté, mais ça lui allait bien.
Le début de Calvissie aussi.
Ça lui donnait un air viril, plus sûr de lui.
Est-ce que...
Ah, mais oui, carrément.
Putain, ils ont vraiment tout refait, les identiques.
C'est quoi ?
Nos initiales.
C'est moi qui les avait gravées.
Dans un coeur ?
Mais...
C'est dingue.
Moi aussi, à l'époque, j'avais eu flasher sur toi.
Ah !
Ensuite, bon, voilà.
La spirale de l'adultère, les cinq à sept à la fois magiques et terrifiants.
Le divorce.
La perte de la garde des gosses.
Le licenciement.
La descente aux enfers.
Mais oui, pardon, je m'égare.
C'est pas vraiment lié à la destruction de la terre.
Oui, on a eu une liaison.
C'était juste une passade, mais ça m'a fait un bien fou.
C'était super détendant.
Et au bout du compte, je crois que ça a ressoudé mon couple avec Cédric.
Mais t'es soit pas l'on se foutu, il y en a pas le droit.
Oh ouais, on est grands maintenant, on fait ce qu'on veut.
Avec Jérémy, on s'est bien arrêt.
On a foutu le bazar dans le bureau du diarlot.
Il sert à quoi, ce gros bouton-là ?
Attends, attends, attends, attends !
J'étais dingue de cette fille, une circassienne.
Et pour elle, j'ai tout quitté.
J'ai pris deux slips, ma guitare, et je suis parti en stop.
Ça a sonné.
Et il qu'est l'heure ?
Fille pas mes collons, s'il te plaît.
Pardon, moi.
Écoute.
Quand la cloche a sonné, machinalement, on est tous descendus dans la cour.
Bon, je crois qu'on la trouvera pas à cette salle.
Oui, tant pis, ça sert à rien.
On range le buffet et on y va.
Où sont la pain et Chloé ?
On était toujours dans la chauve-ri avec Chloé.
On venait de vivre un truc intense.
Mais là, on savait plus quoi se dire, et ça devenait gênant.
Ce qui fait que ça m'a soulagé quand les autres sont arrivés.
Oh voilà !
Une fois, n'est pas coutume.
La pain Chloé, vous êtes là ?
Tout va bien ?
Bah ouais.
J'avais un sentiment de défaite.
Aussi j'avais peur que la pain m'envoie.
J'ai voulu m'excuser, mais...
Je suis désolée tout à l'heure de vous avoir remonté les breux.
Telle ?
Tout à coup, on a entendu ce cri.
Pas vraiment un cri.
Une longue plainte.
C'est quoi ?
Je sais pas.
Une lamentation.
À vous déchirer le cœur.
Ni vraiment un humain, ni vraiment un animal.
Je m'en souviendrai toute ma vie.
Une sorte de hululement.
À vous glacer le sang.
C'était vraiment angoissant.
Et en même temps, familier.
Voilà, c'était une voix familière.
Aujourd'hui quand j'y repense, je me dis quand même c'est dingue.
Ça vient d'où ?
De là, du tuyau.
C'est la voix du docteur ?
Oui.
Ouais, c'est lui.
Ouais.
Le docteur.
A suivre sur Arter Radio.
Demain, dans la chute de la painville.
Moi aussi, j'ai quelque chose de...
de particulier.
Quoi ?
C'est quoi ?
Tu peux nous dire.
Je suis un grand chien.


























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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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