Une de perdue - EP98

Durée: 6m26s

Date de sortie: 19/06/2024

Spiruline jongle avec ses allergies au pollen et Dominique qui cherche à mettre fin à son stage ; on rencontre Sharona, la nouvelle hôtesse d'accueil de la mairie, et on apprend un proverbe inuit.

La Chute de Lapinville
Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil.

Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Conseillère littéraire : Noémie Landreau - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Clémence Bucher - Assistante réalisation : Anissa Zidna - Distribution : Clémence Bucher - Comédiens principaux : Charlotte Corman (Spiruline), Aurélien Gabrielli (Lapin), Valérie Mairesse (Dominique Poêlon), Emmanuel Matet (Michel), Françoise Cousin (Sharona) - Moyens techniques : Obsidienne, Rémi Durel, Julie Tribout, Alice Lebaube - Illustration : Roxane Lumeret - Musique originale : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous

En rentrant, j'ai repris mon poste.
Les petits ragas du quotidien m'ont de nouveau apparaît.
Et j'ai eu moins de temps pour repenser au projet vol au vent.
En fait, si j'avais un quelque sorte provoqué le succès d'un podcast,
mais que j'ai aucun contrat pour le prouver,
vous pensez que je pourrais quand même me faire payer ?
Vous m'écoutez pas ?
Euh, si, si, pardon.
Euh...
Je ne sais pas, mais je suis très heureux.
Ça va ? Vous avez les yeux rouges, là ?
Oui, j'ai...
C'est le polled, pardon.
Mais il y a quand même un truc qui avait changé.
Ah, vous êtes là, ma petite spiruline.
On vous cherche partout.
Hein ? Il est où, votre papier de fanstage ?
Je vais vous signer ça.
Ah bon ?
Mais on n'avait pas...
C'est triste que vous nous quittiez, mais c'est la vie.
Hein monsieur ?
Une stagiaire de perdus disent de retrouver.
J'avais jamais pu piffer cette bonne femme.
Mais qu'elle nous interrompe en plein entretien, c'était gonflé.
Je me suis dit que je me vengerais.
Ok, je vais vous retrouver ça.
Parce que c'est pas très légal de garder les gens en stage indéfiniment.
Vous voudriez pas que j'ai des ennuis avec la loi, spiruline ?
Ça me faisait plaisir que Dominique soit attentive à la législation.
Mais en même temps...
Je sais pas.
A vos soins.
A vos amours.
La chute de la peinville, une fiction quotidienne en podcast.
Votre fiction contre les allergies au pollen.
Episodes 98, une de perdus.
Ça faisait des mois que la mère oubliait de signer la fanstage,
et soudain, voilà qu'elle changeait d'avis.
Pourtant, elle était toujours gentille avec moi.
Spiruline, j'ai un cadeau pour vous.
Ah bon ?
Bon, pour un massage des pieds.
Vous avez vu, j'ai mis un clipart, comme vous m'aviez montré.
Bravo, madame le maire.
Vous vous déchaussez ? On fait ça tout de suite, vu que vous allez partir.
Elle avait toujours eu ses bizarreries, mais là, ça devenait dur à suivre.
Spiruline, j'ai ça en double, vous en voulez ?
Un iPad Pro ?
Ramenez-moi juste votre petit papier d'abord.
Bien sûr. Je dois juste terminer le budget municipal du premier semestre.
Quelqu'un s'en charge aura. Vous n'êtes pas non plus iremplaçable.
On va vous organiser un petit pot de départ.
Je peux vous laisser vous en charger ?
Pendant des années, cette femme avait été un exemple et une source d'inspiration pour moi.
Un peu comme Simone Veil ou Wendy Renard.
Et puis, j'avais grandi.
J'ai des mailles serf-français dont je ne sais plus que faire.
Vous ne voulez pas m'en débarrasser ?
Y a de quoi aller jusqu'à tombouc-tout avec ?
Enfin, je sais pas où est tombouc-tout.
C'est loin, non ?
Ça va, merci.
Je vous ai dit que vous étiez comme une fille pour moi ?
Oui, oui.
D'habitude, j'ai pas l'esprit de contradiction,
mais si mon stage s'arrêtait, je perdais tout espoir de savoir un jour
ce qu'il y avait dans le projet vol-au-vent.
Il fallait ruser.
Spiruline, pour le pot de départ, on se dit ce soir, comme ça s'est fait ?
Pardon !
Les allergies...
Ah ! Tchou !
Mais elle aussi, elle s'est mise à ruser.
Alors j'ai carrément dû mentir.
C'est une crise !
C'est gentil.
C'est Patrick qui a tenu à vous organiser ce petit pot de départ.
Hein, Patrick ?
Michel.
Excusez-moi, mon téléphone sonne.
Allô ?
Euh, ici Spiruline.
Quoi ?
Chloe Bloomington refuse de jouer si elle n'a pas son extracteur de jus.
Oh, lala !
Jute ! J'arrive immédiatement.
À bientôt, c'était Spiruline.
Désolé, il va falloir reporter.
Oh !
Buvez quand même à ma santé.
Bon, pas d'épêcher vous !
Et ramenez-moi sous du papier.
Bien, madame Lumelle.
D'autant que ce matin-là, j'étais tombée sur la nouvelle standardise de la mairie.
Sa tête me disait quelque chose.
Bonjour.
Bonjour !
Pardon, j'écoute SCB, c'est addictif, ce truc.
Moi, c'est Spiruline. Enchantée.
Charona.
Ces doigts étaient très glissants et laissaient des traces étranges sans ce qu'elle touchait.
J'ai eu un affreux d'hôte.
Euh, vous pouvez me passer le prospectus du club de Capoeira ?
Oui.
Voilà.
Oh, j'ai fait une pardon, il est tombé devant vous, je crois.
Allô, oui ?
Ah merde !
D'un coup, ça a fait tilt.
C'était la fille de la chanteuse d'alerte.
Ah, mais vous êtes une maître chanteuse, alors ?
Pas une lanceuse d'alerte.
Je ne fais pas ça pour moi, je le fais pour ma fille, Charona.
Elle est handicapée, elle a du mal à trouver du travail, ses mains, ses mains, euh...
À nouveau, je ne savais plus quoi penser.
Madame, le maire a simplement voulu rendre service en embauchant une personne handicapée.
Elle a cédé au chantage.
C'est assez évident quand même, non, d'un chien.
Ça va ? Vous parlez toute seule, là ?
Pardon.
Il y a un proverbe inuit qui dit,
« Tu ignores qui sont tes amis ou tes ennemis, jusqu'à ce que la glace se brise. »
Pour le moment, je ne faisais que glisser.
Pour y voir plus clair, j'ai voulu en parler à Gene Hie.
J'ai plus rien à faire ici, je pourrais prendre mon billet et te rejoindre,
j'ai juste la mer à traverser.
Mais si je fais ça, je pourrais plus revenir en arrière.
Et tous les mystères autour du projet volauvant resteront irrésolus.
Coups !
Il y a quand même des choses bizarres.
Ce dossier avec des écritures secrètes.
L'échec fait à la même période à toutes ses familles,
ma moto sabotée,
l'insistance de Dominique à se débarrasser de moi.
Et voilà qu'elle embauche la fille de cette chanteuse d'alerte.
Parfois, j'ai qu'une envie, c'est de les laisser s't'ébrouiller.
Pourquoi la pain ville aurait besoin de moi, après tout ?
Mon projet de vie, c'est d'être avec toi et d'étudier les baleines.
Laissez tomber tout ça et m'enfuir dans les profondeurs sous l'océan.
Pfff, je suis perdue. T'en penses quoi ?
Elle m'a répondu avec une chanson de Taylor Swift.
C'était sympa, mais un peu resurgée.
Ouais, je vois pas trop le...
Elle était gentille, mais elle avait manqué de flair sur ce coup-là.
A suivre sur Arte Radio.
Demain, dans la chute de la pain ville.

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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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