Lila et les sales gosses - L'amour (rend) fou

Durée: 13m55s

Date de sortie: 13/06/2024

Le nez jusque-là scotché sur le plan de l’usine à Sales Gosses, je relève la tête. Devant moi, Clara la Futée est dans un état lamentable. La cheffe du clan des Fabricants a le visage noir de crasse, de la poussière plein les cheveux et des vêtements encore plus sales qu’un cahier de vacances jeté aux ordures. Clara se retourne et contemple le tunnel qu’elle vient de creuser...


Découvrez l'ultime chapitre de la guerre des clans !


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Thomas Le Petit-Corps. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Enregistrement et montage : Studio Module. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Camille Sainson.

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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Aujourd'hui, Karine Arnaud vont vous raconter une nouvelle aventure de Lila et les Salgos,
la série imaginée par Thomas Le petit corps.
Elle s'intitule « L'amour renfoue ».
Clara, c'est bon, on est arrivé.
Oh, attends, mais je commence à être tout fait ici.
Le nez, juste que la scotchée sur le plan de l'usine à Salgos, j'y relève la tête.
Devant moi, Clara l'a futée et dans un état lamentable.
La cheffe du clan des fabricants, à le visage moire de crasse, de la poussière plein les
cheveux et des vêtements encore plus sales qu'un cahier de vacances jetée aux ordures.
Clara se retourne et contemple le tunnel qu'elle vient de creuser.
Ah ben, on peut dire que ma dernière invention a la fonctionné.
Euh, ben au début, je n'y croyais pas trop à ton… comment tu l'appelles déjà ?
Le dévoreur de sol.
C'est un engin qui ramollit la terre avec son canon à eau intégré avant de l'enlever
grâce aux 46 pelles que j'ai fixées dessus.
Oh, c'est un bijou de technologie qui fordait une aile en moins de temps qu'il n'en faut
pour dire régression.
Ah ben ça est stu-sieux en effet.
Et grâce à lui, on se trouve juste sous le QG des cadors.
Et tu te souviens du plan ?
Parfaitement.
On fait un trou dans la base des cadors et on balance le stock de boules puantes qu'on
m'a ramené pour les forcer à sortir.
Dehors, les tricheurs et le clan de Samuel, les artistes, leur tendent une ambuscade pour
les capturer.
Et comme ça, on met fin à cette fichu « Guerre des clans ». Et surtout, on sauve
Bernard des griffes de Big Ben.
T'es prête ?
Oui, prête !
Avant que je n'attrape mon toky walkie pour donner le signal, celui-ci se met à
grésiller et la voix de Sam retentit.
« Liv, terrible, trahi, tricheur, Jimmy, va me le payer, sortez tout de suite ! »
« Ah, j'ai rien pigé ! »
Quand je comprends le message de Samuel, c'est trop tard.
Des pas de courses résonnent dans le tunnel.
On fait volte face et on se retrouve devant une dizaine de cadors qui affichent des sourires
de prof de maths avant une intérro surprise.
Eh, des sourires de sadique quoi.
Jimmy Roublard, le meneur des tricheurs, se cache derrière l'un d'eux.
« Jimmy, t'es vraiment qu'un sale traître.
Pourquoi tu leur as dévoilé notre plan ? T'étais censé être de notre côté. »
Pour un tricheur, le seul côté qui vaut la peine, c'est celui des gagnants.
« Allez, allez, pas le temps pour les moments, hein, direction la salle de retenue. »
De minues plus tard, Clara et moi ont se fait jeter comme des feuilles de brouillon dans
une cellule rikiki.
Avant qu'on ait pu faire quoi que ce soit, la porte se referme derrière nous.
« Vous n'avez pas le droit de nous garder ici ! Édite à ce gros nigo de Big Ben
que je veux lui parler tout de suite ! »
« Ah ouais, hors de question. Il vaut même plus de vos encragatures. »
Les mots du cadour me fendient le cœur tel une coquille d'œuf.
Le garçon s'en va, nous abandonnant, Clara et moi.
« Bon, ça sent le moisit cette affaire. T'as un plan, Lila ? »
« Bah non, désolé, Clara. Mais là, je suis à court d'idée. »
Quelque chose bouge dans le fond de la pièce.
Une silhouette dissimulée dans l'ombre s'approche.
Clara se colle contre moi, tremblante.
« Euh, vous êtes qui ? Faites attention, hein. On a encore des boules puantes dans les poches,
nous, hein. »
L'occupant de la cellule fait quelque part et nous dévoile son visage.
« Bernard ! »
« Celui, Lila ? »
« Ah mais… ah mais Bernard ! Mais je suis trop contente de te voir ! Mais ça va ?
Les cadours, ils t'ont rien fait ? »
« Aussi. Pour me faire avouer ou se cacher notre baisse secrète, ils m'ont forcé à manger
la nourriture de la cantine. »
« Ah non mais mon pauvre… »
« Bah j'ai tenu bon, j'ai rien dit. »
« Je savais qu'on pouvait compter sur toi. »
« Mais Lila, je suis vraiment désolé pour la rumeur sur toi et Big Ben. Je… je crois
que je t'aime tellement que j'étais triste que tu sois mon rose de lui. Et j'en ai parlé
à Pigeon Furieux sans savoir que d'autres salles gosses nous entendaient. Je comprendrai
si tu veux plus qu'on soit amis. »
« Ah mais… mais Bernard, mais jamais de la vie ! Je suis si contente et si fière qu'on
soit copains. T'imagines pas à quel point. Et je te rappelle que c'est grâce à toi
et Sam si j'ai trouvé ma place dans ce collège deux en un. Et puis tu sais, euh…
bon, des amoureux, on en a plusieurs dans la vie. »
« Ça s'en va, ça revient. Mais les amis, les vrais amis, ils se perdent jamais
de vue. »
« Les yeux brillant de l'arme, Bernard me saute au cou. Il me fait le câlin le plus long,
le plus doux et le plus chouette que j'ai reçu depuis un bail. Un câlin qui sent bon
la réconciliation. »
« Bon, euh… maintenant, on fait quoi ? »
« Ouais ! Parce qu'à cause de ce traître de Jimmy, les cadors doivent déjà se diriger
vers le gymnase où se trouve notre cujet prêt à tout raser. Faut qu'on sorte d'ici,
mais comment faire ? »
« Hé ! T'as pas dit que t'avais des bons puant tout à l'heure ? »
« Euh… si. Les cadors les ont presque toutes prises, mais ils en ont oublié, une
ou deux. Eh ! Pourquoi ? »
« Demande. »
« Je t'en la boule puante à Bernard et, aussi sec, il la fourre dans sa bouche. »
« Bernard n'était pas un malade, mais faut pas faire ça, c'est méga dangereux. »
« Clara a à peine fini sa phrase que notre ami tombe au sol, le visage couleur croque
de nez. »
« Au secours ! Sale gosse en détresse ! »
Le cador qui nous a enfermé rapplique. Quand il voit Bernard tout vert, étendu par
le terre, il ouvre la cellule et se précipite sur lui. D'un coup Bernard se redresse et
enroule ses bras autour du gardien. « Aidez-moi ! »
Bernard faisait semblant. On se jette sur le cador et en deux temps trois mouvements,
il se retrouve baillonné et ligoté. Bernard se relève comme si de rien n'était.
« Bernard ! Ça va ? »
« Bah oui. Tu sais, avec mes frères et soeurs, on se fait des batailles de bousses de vache
tous les week-ends, donc c'est pas un petit goût de prout dans la bouche qui me fait
peur. Et maintenant, la porte est ouverte. »
« Taillou ! »
En traversant la base des cadors, on se rend compte qu'elle est déserte. Et on comprend
vite pourquoi. Quand on sort, on voit Big Ben et ses troupes postés devant le gymnase.
Quelques membres du clan des Tricheurs les accompagnent. Jimmy rouble à en tête. Les
lances châtaignent, les yuyufléos, les sarbacanes artisanales et les règles incassables sont
de sortie. « La grande bataille va commencer ! »
« Vite ! Je connais un passage secret pour rejoindre Sam et les autres à l'intérieur. »
Après une course qui aurait rendu fier notre prof de sport, on arrive à l'intérieur
de notre QG. A la tête de son nouveau clan, les artistes, Samuel s'est transformé en
véritable chef de guerre. Elle organise la défense du gymnase, donne des ordres, écoute
les conseils, ajuste sa stratégie. Mais quand elle nous voit, son sérieux disparaît
pour laisser place à un grand sourire qui fait étinceler ses yeux. La salle gosse nous
prend dans ses bras et ne nous lâche plus pendant de longues secondes. Notre trio est
enfin réuni. D'or, les crits de colère des cadors nous ramènent à la réalité.
« Avec les tricheurs qui nous ont quittés et les dispensés qui sont tous malades,
comme de par hasard, on est moins nombreux que. Si on va à l'affrontement direct, on
va se faire massacrer et crabouiller, massacrer, crabouiller quoi ! »
Je me penche au-dessus de la carte que Samuel a dessinée. Elle a représenté le gymnase,
la position des cadors et les différentes factions dont nous disposons. C'est si bien fait qu'on
s'y croirait. Et ça m'aide à réfléchir, à élaborer un plan.
« Je pense que j'ai une idée. » « Ouais, je le savais. »
« Le seul moyen pour arrêter tout ce bazar, c'est que je parle à Big Ben. »
« Mais comment tu vas faire ? Il refuse de t'adresser la parole et il est toujours
entouré d'un tas de cadors aussi bêtes que musclés. »
« J'attrapes un crayon pour gribouiller des traits et des cercles. »
« Big Ben reste en retrait pour commander ses troupes. Il faut donc écarter les cadors
pour que je puisse l'atteindre. Et pour ça, on doit les attaquer sur les deux côtés en même temps.
Je vous propose d'envoyer la cavalerie des ballons sauteurs sur la droite et le bataillon
des skaters volants sur la gauche. » « Des skaters volants ? Aussi nouveau ça ? »
« On a créé cette équipe pendant que t'étais chez les cadors. Ce sont des membres de notre clan
perchés sur un skate et tractés par des servolants. »
« Mais non, ça a l'air encore plus mortel que de conduire une tractopèle. »
« Tu pourras essayer après si tu veux. Enfin, ainsi le plan de l'île a fonctionné. »
« Ah moi, je pense que ça peut marcher. »
« Dans ce cas, tous en position. »
Sa muelle donne le signal. Les portes du gymnase s'ouvrent. Des centaines de cadors nous font face.
Tout au fond, debout sur une pile de chariots de cantine, j'aperçois Big Ben.
Mon objectif, lui, foncez dessus le plus vite possible.
« Lila, c'est quand tu veux ? »
Je prends une profonde aspiration. Je ferme les yeux et souffle un grand coup.
« Sam, Bernard, on se retrouve tout à l'heure. »
« Salle gosse, que la bataille commence ! »
Les cadors, la réaction ne se fait pas attendre. Les fantasins de Big Ben chargent.
Comme prévu, nos troupes se divisent en deux. Les cavaliers de ballons sauteurs affrontent
une escouade de lanceurs de ballons, tandis que les skaters volant luttent contre des
adversaires montés sur des rollers.
Sa muelle, Bernard, Clara et une poignée du dispensé boiteux les aident.
« Mais de là où je suis, je vois que ça tourne à la vinaigrette. »
Les cadors sont plus nombreux et mieux entraînés, et les tricheurs multiplient les coups tordus
pour gagner du terrain. Impossible pour moi d'approcher Big Ben dans ces conditions.
C'est alors qu'un roue-coulement retentit dans toute la cour.
« Si puissant que, à l'espace d'un instant, le champ de bataille se fige. »
« Les feuillages, des sapins cabanes, frémissent. »
« Les branches s'agitent. »
« Les perchets font leur entrée, menées par pigeons furieux dont le visage est couvert
de peintures de guerre. « « Mais quel côté vont-ils choisir ? Le nôtre ou celui des
cadors ? »
L'un des perchets dégaine un lance-noisette. Il tend l'élastique, vise et paf ! Un cador
se prend le fruit sec en plein dans la jambe. « Ouh, ils sont avec nous ! »
L'arrivée de pigeons furieux et des siens nous donnent l'avantage.
« Les cadors sont débordés. »
« Oh, c'est un mois de jouet ! »
« Je mélange ces sprints aussi vite que possible. »
« Je slalome entre les salles gosses, j'esquive les projectiles, j'enchaîne les roulades
et je plonge pour éviter qu'on m'attrape. »
Après une course digne d'un parcours du combattant, j'arrive devant Big Ben.
Depuis le haut de sa tour de métal, il féminent ne pas me boire. Mais cette fois, hors de
questions qu'il m'ignore, j'escalade les chariots et m'uise à son niveau.
« Lila, qu'est-ce que tu fais là ? »
« Je viens de causer un bêtis là. »
« Pourquoi je t'écouterais ? Tu m'as déjà brisé le cœur une fois. Je te laisserai pas recommencer. »
« Espèce de triple corneuse, mais t'as pas encore compris ? Je t'aime, moi aussi. »
« Hein ? Qu'est-ce que... Bah euh... Bah parce que pour...
Pourquoi t'as dit non devant les autres chefs de clans alors ? »
« Mais parce que tu m'as posé la question devant tout le monde. Parce que ce sont pas
des choses faciles à dire. Et puis surtout, surtout, surtout, parce que c'est à moi de
décider ce que je dis quand je veux. Ok ? Et je... Je refuse que quelqu'un me force à
le faire. Ok ? T'as compris ? »
« Je... »
« T'as compris ? »
« Ouais. Compris. »
« Bon... Bien. Donc maintenant, tu rappelles tes cadors, et on met un terme à cette bagarre
stupide qui n'aurait jamais dû commencer. »
« Big Ben me regarde, les yeux écartillés. Puis il contemple les sale gosses qui s'empoignent
et se font des croche-pâtes. »
« Mais qu'est-ce que j'ai fait ? »
« Une sacrée bêtise. Mais comme toutes les bêtises, ça serait pas. »
« Alors bouge-toi ! »
« Quelques jours plus tard, depuis les premières marches des gradins, je regarde la cour de
l'usine à sale gosse, assise, aux côtés de Samuel et Bernard. »
« Ah, ça fait plaisir de voir que tout est rentré dans l'ordre. »
« Ouais. Les chefs de clans se sont rabis-bauchés. »
« Et les sale gosses aussi. »
« D'ailleurs, Sam, ça se passe comment avec ton clan des artistes ? »
« Ah, tu sais, les artistes sont des gens libres, donc il n'y a pas grand-chose à
gérer. Mais c'est cool de savoir que je peux compter sur eux. Et depuis peu, on a
un nouveau membre. »
« Ah ouais ? Et qui ça ? »
« Moi, je fais de la sculpture sur Talu en conduisant des tracteurs. »
« C'est impressionnant. Très absuré, mais vraiment impressionnant. »
« Du coin de l'œil, je remarque que Samuel pose sa main sur celle de Bernard. »
« Moi, je fais mine de rien voir. »
« Et toi, Lila, ça se passe comment avec Big Ben ? »
« Ah ben, plutôt pas mal. On rigole bien et il est gentil. C'est le plus important. »
« Vous savez ce que je me disais l'autre jour ? »
« Euh, non, mais on va pas tarder à le savoir. »
« Ça fait un an que je suis arrivée à l'usine à Sale Gosse et j'ai jamais été aussi
heureuse de ma vie. Alors, Sale Gosse un jour, Sale Gosse toujours ! »
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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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