Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Coucou les enfants, aujourd'hui, car Rina Arnaud vont vous raconter la dernière quête,
le 9ème épisode de la saison 2 d'un été incroyable.
Bonne écoute.
On port au tête depuis 10 bonnes minutes sur la place du village.
Arthur était en retard.
J'en profiterai pour l'ésarder au soleil, bercé par les soupirs de ma cousine.
Chez elle, la ponctualité était sacrée.
Cinq minutes de plus s'écoulèrent, Lana se mit à bouillir.
Tu veux qu'on aille voir ce qu'il fabrique ?
J'ai cru que t'allais jamais le demander.
On pédale à travers une enfilette de ruelles.
Au détour d'un virage, une sonnette retentie, un vélo fusa.
D'un coup de guidon, le conducteur nous évita avant de perdre le contrôle de son
bolide et de s'écraser dans une poubelle.
Le pilote se releva d'un bon comme si de rien n'était.
Arthur ?
Lana, il y est.
Trop bien que vous soyez là.
Qu'est-ce qui t'a pris tout ce temps ?
Et c'est quoi, sac à dos ?
Tu pars en expédition ?
On part en expédition, ou plutôt pour une quête.
Oh...
On devait pas passer une journée tranquille à la plage pour une fois.
Impossible !
Ce matin, en relisant l'un des carnet de papy-histoire,
ils aient découvert une hendigme.
Mais on les a tous lus avec toi.
Tu es sûr que ça n'est pas une simple annotation ?
Certains.
Elle était juste bien cachée.
Ah, attendez, je vais vous montrer.
Ils posaient son pactage au sol,
ouvrissent la poche avant pour en sortir une pochette
contenant un épais carnet en cuir.
Arthur fit voler quelques pages avant de pointer du doigt
une carte détaillée du village et de ses environs.
Bah...
C'est une carte normale avec des pastilles
qui mettent en avant des lieux de légende super.
Regardez bien en bas de la carte.
Il y a un texte écrit en minuscule.
Pour trouver la clé du royaume de l'imaginaire,
chercher un arbre perdu au fond du bois.
Pour profiter de son fruit, idéal,
en quartier, compote et autre tarte,
il vaut mieux enlever le tronion.
En quartier, en compote ou en tarte...
un tronion...
Une pomme ?
Oui, c'est ce qu'elle pense aussi.
Alors, il parle d'un paumier, perdu dans le bois.
Bah, c'est là, Loïc.
J'en ai jamais entendu parler.
On n'est pas rendu.
Il y a des kilomètres de forêt par ici.
Cette partie de la carte est étrange.
Les arbres de la forêt sont trop bien dessinés.
Et le foyage de celui-ci, on ne dirait pas...
Une pomme !
Et comment voulez-vous qu'on trouve ce paumier perdu ?
T'as vu le soin avec lequel il a dessiné les arbres
sur cette partie de la carte ?
Et si on les comptait ?
Ouais.
Fais pas ta tête de grognon, Iliès.
Ça vaut le coup d'essayer.
Sauf que je préférais passer ma journée à me dourir la pied-dule.
Au lieu de ça, on se retrouvait dans un bois
à compter les arbres.
Quel plan idiot !
Enfin, pas tant que ça.
Puisqu'après le 42e arbre,
on découvrit le paumier perdu.
Et maintenant, je sais pas.
Il n'y a rien de plus d'écrises incarnées.
Il doit bien y avoir un indice quelque part.
On chercha longtemps.
Très longtemps.
Et tout ça pour faire chou blanc.
Arthur donne un coup de pied chargé de déception au pauvre paumier
qui me lâchera une pomme pile sur la tête.
Par réflexe, je levais la tête.
Et ce que je vis me coupe pas l'envie de hurler sur Arthur.
Une pomme luisante et marron pendouillait sur une haute branche.
Elle a une drôle de couleur, non ?
Elle est peut-être sourie.
Alors, pourquoi elle est pas tombée ?
Je vais aller voir.
Lana grimpe pas comme un chat.
S'avance à légèrement sur la branche
et la fille bougeait de toutes ses forces.
Plusieurs pommes tombèrent, mais pas celles qu'on convoientait.
Oh, je crois qu'elle est attachée.
Lana s'allonga sur la branche qui se courbat.
Malheureusement, même en tendant le bras, la pomme était trop loin.
Lana entortia ses jambes et commença à ramper, doucement, très doucement.
La branche ployait dangereusement, mais Lana tenait bon.
Elle allait atteindre la pomme lorsque...
CRAAAAAR !
Lana s'écrasa sur un Arthur transformé en matelas de réception.
Désolé.
Au moins, on a respiré la pomme.
Une pomme en bois laquée.
Vous avez une idée de ce qu'on veut en faire ?
Il vaut mieux enlever le tronion...
En tire dessus !
Non, ça ne bouge pas !
Et en le dévissant ?
Ah, ça marche !
Le tronion ne contenait pas de pépins,
mais un minuscule parchemin écrit en authentique patte de mouche de papistoires.
Les cochons forestiers de l'ancien royaume des Nénuphars
vous guideront vers votre prochaine destination.
C'est évident, il parle de l'étang derrière chez mami.
Oui, à l'origine, il était couvert de l'ennuphar.
Et les cochons forestiers, c'est des sangliers.
On va vraiment suivre des bêtes sauvages ?
Et si jamais elle nous attaque ?
Il suffit d'être prudent.
20 minutes plus tard, on arriva en vue de l'étang.
Un énorme sanglier s'y abreuvaient.
On l'observa depuis un gros buisson.
Je suis sûr que papistoires l'a envoyé pour nous guiser.
Franchement, j'en doute.
Observons un vendagier, d'accord ?
Je crois qu'Arthur préfère une approche plus directe.
Arthur avait disparu.
Mais où est-ce qu'il est ?
Parti communiqué avec le sanglier.
Il se dirigeait sur la pointe des pieds vers le sanglier.
Une brindille craquât.
Les oreilles de l'animal remuèrent.
Arthur se fija.
À la manière d'un tank, la bête se retourna,
soufflant brouillamment avant de gratter la terre et de charger.
Arthur détalât droit sur nous.
On allait être percutés comme de vulgaires quilles de boulignes.
Le rocher près de l'étang, c'est notre seule chance.
On surgit des fourrés, faisant signe à Arthur de nous suivre.
Le sanglier dérape à avant de reprendre sa charge.
En un éclair, on gravit le rocher,
laissant derrière nous une bête furieuse,
qui roda à un moment,
alors qu'on tremblait comme des feuilles quelques mètres plus haut.
J'en suis désolé, les copains.
J'ai vraiment cru qu'il allait nous aider.
C'est pas très malin de sauter sur le premier cochon venu.
En même temps, papistoires a écrit qu'un cochon forestier devait nous guider.
Pas un, des cochons.
Alors ça ne pouvait pas être le bon.
Tout à coup, Lana remarqua une forme bizarre sous une couche de mousse.
En l'enlevant, elle révélat une gravure grossière représentant...
Un sanglier !
Peut-être qu'on a bien fait de se faire sarser.
On va dire que le hasard fait bien des choses.
Son groin pointe vers le champ là-bas.
Et si des cochons doivent nous montrer le chemin,
si on va dans cette direction, on va finir par en trouver d'autres.
On marcha 20 bonnes minutes à travers champs
jusqu'à un vieil arrêt de bus en bord de route.
En grimpin sur le toit, Lana découvrit un autre sanglier gravé
qui nous amena jusqu'à un autre,
perdu lui au beau milieu d'une prairie qui nous entraîna
jusqu'à un banc qui nous conduisit
jusqu'à un bosquet où se trouvait l'entrée d'une grotte
ou plutôt d'une mine abandonnée depuis longtemps.
L'excitation nous empêchait d'être épuisée.
On n'avait qu'une envie pour suivre notre quête.
Mais nos ventres réclamèrent un goûter.
On s'accorda une petite pause.
Puis Arthur sortit des lampes frontales de son sac
et on continue à notre exploration.
On réussit sans mal à trouver d'autres sangliers indicateurs.
À mesure que s'enchaîner les tunnels et les bifurcations,
l'air devenait si lourd qu'une angoisse me sauta à la gorge.
Comment on va faire pour retrouver notre chemin ?
Tu veux faire demi-tour maintenant ?
Non, mais si jamais on doit.
T'as noté le chemin qu'on a suivi ?
T'as la peine !
On suivra la direction pointée par les fesses des sangliers.
Noir raisonnèrent souterre.
L'atmosphère devint plus légère.
Du moins jusqu'à ce que le dernier sanglier
ne nous mène dans une impasse.
J'avais envie de pleurer.
Lana à Tatonin.
Ici, je sens un courant d'air venu m'aider.
Derrière le mur de terre
se cachait un autre mur en pierre cette fois.
L'une d'elle était fondue.
Lorsqu'on la délojât,
un clapotis d'eau lointain nous gonfla d'énergie.
Nos efforts nous permirent de découvrir
un couloir étroit et très pentu.
Avec toutes les précautions du monde
on l'emprunta jusqu'à une rivière souterraine.
À un mètre à peine, une barre était amarrée.
On se laissa porter par le courant pendant un temps infini
jusqu'à une arche gigantesque gravée à même la roche.
Un couloir obscur se présentait à nous.
L'épreuve finale !
Lorsqu'on passait l'arche, une lourde grille s'abattit.
Bon, n'est-ce pas de faire machine arrière ?
J'étais pétrifié.
Une volée de torches salumas.
Le couloir faisait au moins 50 mètres de long.
Au bout, il y avait une porte.
Au centre, un pied distal sur lequel se trouvait un midaillon.
Le sol était couvert de pavés
dont certains étaient gravés d'une tête de sanglier.
J'avais l'impression qu'il fallait les suivre
pour arriver jusqu'au trésor.
J'espère que vous êtes des champions de marailles, les gars.
Lana se lança la première, suivie par Arthur.
Je fermais la marche.
On saute à tous à cloche-pied comme des pros.
C'est bien qu'on arrive à sans encombre jusqu'au midaillon.
Un cercle, troué comme un donut
et gravé de motifs géométriques tordus.
Après un examen minutieux,
Arthur sortit trois bars de céréales.
C'est vraiment le moment de manger ?
Non, ce midaillon doit faire dans les 200 grammes.
Ça devrait être suffisant pour faire l'essence.
C'est sérieux ? T'inquiète, c'est un classique.
Quand on prend un truc sur un pied de l'estal,
laissé sans protection dans une ruine antique,
il faut le remplacer par quelques sauces du même poids.
Sinon, pouf, un pièce se déclense et paffe pas sec.
C'est toi l'expert ?
À trois, tu vas retirer le midaillon
et moi je devais mettre les bars de céréales.
D'accord.
Un, deux, trois.
En une seconde, les bars étaient sur le pied d'estal
et le midaillon dans ma main.
On se crise pas, attentif au moindre bruit.
Rien. On saute à de joie.
Ah, on est trop des chamblons !
Il n'y a plus qu'à atteindre la petite porte au bout de ce couloir.
Tu penses vraiment que c'est la sortie ?
J'en vois pas d'autre, en tout cas.
Notre compétition de Marel reprit,
mais cette fois,
l'anathie portée par son élan est très bûchée.
Le sol se déroba sous ses pieds
dévoilant une fausse pleine de pieds assérés.
Arthur plongea et la rattrape à justesse.
Le trou était large,
mais avec un peu d'élan, on n'aurait aucun social franchir.
Soudain,
un raclement sourd fit trembler toute la salle.
Une pierre immense tomba du plafond
et dévala le couloir dans un vacarme assourdissant.
Sur son passage, le pied d'estal volant en éclat.
Poussé par la peur, on ne fit qu'une bouchée de la fausse,
puis on enchaîna les cloches-pieds
à une vitesse aéruissante jusqu'à la petite porte au bout du couloir.
Première arrivée,
l'anathie ouvrit à la volée pour qu'on puisse tous s'échapper,
juste avant que l'horrible boule ne s'écrase avec fracas.
Mes poumons me brûlaient.
Mes muscles me faisaient un mal de chien.
Et à voir la tête de mes copains,
ils n'étaient pas en meilleur état.
J'espère que vous avez encore des forces.
Devant nous, se dressait une échelle interminable.
Par miracle, on trouva des alcoves comme si le concepteur
s'était rendu compte que faire une telle ascension d'une traite
était tout bonnement impossible.
Nos efforts nous permirent de déboucher droit dans un jardin.
La nuit tombait.
On n'est pas bise-toit.
Ne me dites pas qu'on a fait tout ça pour rien.
Regardez cette statue.
C'est la reine des phables.
Là, sur son cou, on dirait qu'on peut insérer le médaillon juste là.
Arthur n'hésita pas une seconde.
Des cliquetis raisonnères pour dévoiler,
juste au niveau de son cœur, une petite porte.
Derrière cette porte, on ne trouva pas une clé,
mais une pierre ciselée d'un millier de motifs.
Je n'avais jamais vu Arthur aussi calme de sa vie.
Incroyable.
Tu sais ce que c'est ?
Je pense que c'est la pierre du pont coupé.
Celui qui se trouve au bout du chemin, plein de muriers et de noistiers ?
Oui.
Personne n'a jamais trouvé la moindre trace de l'autre moitié.
Et il y a une raison à cela.
Elle n'a jamais disparu.
Elle est simplement de l'autre côté, dans le monde des phables,
un univers masique où vivent toutes les créatures de contes et les andes.
Il y a super longtemps, ce pont reliait les deux mondes.
Tout se passait génialement jusqu'au jour où la reine des phables
décida de fermer le passage.
Des idées noires semaient le caout dans son monde,
et elles ne voulaient pas qu'elles envahissent notre monde.
Alors, elle enleva la pierre qui se tenait au centre du pont et zoop.
Le passage le fut fermé à jamais.
Tu veux qu'on aille voir ?
Arthur, au chalatette timidement.
On s'éclipse ça du jardin de papistoires direction le pont couper.
Une fois devant, aucun de nous trois ne crut ce qu'il vit.
La pierre qu'on avait découverte semblait pouvoir s'insérer
parfaitement au bout du pont.
Mais à notre grande surprise, Arthur tourna les talons
et alla s'asseoir sur une souche.
Tu veux pas l'utiliser ?
Non.
Je crois qu'il ne faut pas savoir si toutes les ans le tomberaient.
Et puis, imagine si elle l'était,
en ouvrant le portail, on lâcherait peut-être des idées noires sur le monde.
Comme s'il en manquait.
Yes !
Oh, si on peut plus rigoler.
L'Anna raison.
Si la reine des phables n'a pas encore ouvert le passage,
c'est que la guerre doit faire rase de l'autre côté, non ?
Alors, qu'est-ce qu'on va en faire ?
Fabriquer le plus extra des souvenirs.
Arthur se leva et, à l'aide d'un énorme caillou,
brise à la pierre en trois morceaux presque identiques.
On en prie chacun un.
Une étrange sensation nous parcourue,
celle de devenir les protecteurs d'un monde légendaire.
Voilà les enfants.
J'espère que l'histoire vous a plu.
N'oubliez pas de nous mettre plein d'étoiles sur votre application de podcast
et de nous envoyer des messages sur les réseaux sociaux ou par mail.
Ça nous donne plein de force pour la suite.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.