Bonjour à toi chers compagnons et bienvenue dans ce petit épisode où je suis avec Damir
et je vais lui poser quelques questions pour qu'on apprenne à le connaître.
Damir c'est un des animateurs de Radio DevOps.
Alors Damir, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ? Ou est-ce que tu vis, que
tu as, qu'est-ce que tu fais dans la vie ? Toutes ces petites choses que nos auditrices
et auditeurs ont envie de savoir.
Alors ben bonjour à tous, donc effectivement je me fais appeler Damir, donc dans la vraie
vie c'est pas mon vrai prénom.
Je m'appelle Thomas, j'habite en région parisienne, on va dire entre 25 et 30 ans pour éviter
la frustration.
Je suis ingénieur système cloud dans des environnements DevOps, de manière plus poétique
j'ai tendance à dire je suis réparateur de nuages, je trouve ça un peu plus beau
on va dire.
Et je fais beaucoup de consulting donc vers des clients externes à mon entreprise, c'est
quelque chose que j'aime bien, j'aime bien un peu guider un client d'un point A vers
un idéal, souvent un idéal qui est plus DevOps que ce qui était au départ.
Et donc le guider là dessus et puis ensuite lui permettre aussi de monter en compétence
et de pouvoir ensuite utiliser ça sans nous, en fait ce que pour moi le consulting c'est
vraiment quelque chose de ponctuel.
On vient, on améliore et ensuite on laisse les clés aux clients, lui les ayant permis
de monter en compétence dessus.
Donc ça c'est quelque chose que j'aime beaucoup dans mon métier.
Et ensuite je suis très attaché à tout ce qui est open source et logiciel libre,
ça rend des domaines que j'aime bien, je cotise notamment à la pride et c'est quelque
chose qui est assez important pour moi aujourd'hui surtout dans un monde où il y a plus en plus
de problématiques voilà d'utilisation du logiciel, on va dire ça comme ça.
Donc voilà je pense que ça répond assez bien pour une petite présentation.
Ça répond parfaitement bien.
Est-ce que tu peux nous donner ta définition personnelle du DevOps ?
C'est vrai que le DevOps c'est un peu tout le monde à sa définition,
donc c'est intéressant dans la définition.
Pour moi le DevOps à la base c'est un besoin business qui d'accélérer le time to market
avec l'accélération du web.
J'adore prendre cet exemple et tout simplement dire qu'aujourd'hui le web est devenu très
concurrentiel et on a vu dans le domaine des sites de rencontres qui n'avaient pas beaucoup évolué
et qui d'un coup sont mis à évoluer quand Tinder et Sortiz ont tous dû évoluer ou mourir
entre guillemets je grossis un peu le trait et donc on a vu que le time to market était
aujourd'hui nécessaire pour un business pour se maintenir en fait et c'est assez intéressant
de voir que le DevOps permet de répondre à ça et c'est aussi pour ça que ça a explosé.
Ensuite pour moi qu'est-ce que c'est le DevOps ?
Je parle un peu de l'origine, donc radio time to market mais comment ça se traduit ?
En fait le DevOps pour moi c'est une méthodologie qui va consister surtout en une chose principale
c'est de rassembler tous les participants d'un projet technique autour d'une table
et leur permettre de communiquer efficacement et donc d'avancer ensemble.
C'est aussi cette idée là dans le DevOps pour moi d'avancer ensemble.
Les devs et les ops ils vont pu avoir des objectifs contraires.
A l'époque on disait le dev faut que tu sors de la nouvelle feature, l'ops faut que tu sors
de quelque chose qui soit entre guillemets qu'elle plus de dispo possible.
Donc forcément les objectifs n'étaient pas les mêmes.
Aujourd'hui on a des objectifs qui sont de plus en plus commun et le DevOps pour moi c'est ça.
Allez ensemble d'un point A à un point B qui est le même pour tous et de coup ça permet notamment
d'accélérer le time to market.
Merci, c'est vrai que j'ai un peu la même vision donc ça c'est cool.
Justement puisqu'on parle de DevOps est-ce que tu peux nous raconter comment est-ce que le DevOps
est rentré dans ta vie ?
Oui alors moi je suis relativement jeune encore si j'ose dire.
Quand j'ai commencé dans l'électronique en faisant du dev sur des suffricuants embarqués.
Donc j'avais des notions de dev après je me suis assez vite redirigé plus vers de l'ops.
Ce que j'avais plus d'affinités entre guillemets j'adorais être effouillé sur Linux.
Et avec le temps en fait j'ai commencé à toujours faire de l'administration Linux.
C'est classique mais j'ai automadisé les choses.
J'ai toujours eu cette idée d'automater même quand je faisais un peu de Windows.
Ce que je déteste me répéter je trouve que ça n'a pas de valeur ajoutée.
Et petit à petit j'ai entendu parler un peu des tours des entreprises même si on les appliquait pas.
De gens qui parlaient de conférences ou de choses où ils entendaient parler de DevOps.
Au début j'ai eu une période où je comprenais un peu de loin le DevOps.
Je ne savais pas trop en quoi ça consistait.
J'ai fait comme beaucoup un peu l'erreur de me dire ça doit être un dev qui fait de l'ops.
C'est un peu des deux.
Je me suis un peu renseigné au fur et à mesure des années.
J'ai commencé à découvrir le DevOps et tout ce qui l'entoure.
Donc tout l'écosystème technique.
Ça me semblait vachement intéressant.
Et j'ai changé ensuite d'entreprise pour aller dans une entreprise qui est un info-géreur.
Du coup lui était assez orienté DevOps pour le coup.
Et là j'ai rencontré vraiment des gens qui parlaient de DevOps et qui faisaient du DevOps.
Et ça m'a permis d'apprendre beaucoup de choses.
Il y avait notamment Ludovic Puyo dans la boîte.
C'était vraiment intéressant.
Et j'ai pu découvrir pas mal de facettes du DevOps.
C'est des choses beaucoup plus poussées au niveau de l'automatisation, de l'idéologie, de la communication.
Donc c'était assez intéressant.
Et après j'ai voulu évoluer vers des métiers de consulting qui pour moi sont vraiment essentiels pour insuffler le DevOps.
Donc une vision extérieure c'est quelque chose qui est assez important pour avoir du recul.
Et pouvoir du coup insuffler le DevOps.
Ça peut aider les gens à les guider.
Et comme je disais, toujours dans le but de pouvoir les élever vers ça, les former.
Pour ensuite pouvoir les laisser dérouler la suite de leur programme.
Alors justement après ça, la question que je me pose moi c'est qu'est-ce que ça a finalement changé dans ta vie ?
Et est-ce que tu serais prêt à abandonner le DevOps un jour ?
Alors qu'est-ce que ça a changé dans ma vie ?
Moi pour être tout à fait honnête d'un point de vue technique, j'ai acheté qu'il y a beaucoup de gens qui rapprochent le DevOps.
Et c'est quelque chose que j'entends un peu trop souvent à mon goût.
Qui rapproche très souvent le DevOps de l'automatisation.
Ils disent le DevOps c'est de l'automatisation.
Moi j'insiste beaucoup sur le fait que l'automatisation est un moyen.
Et c'est un moyen, ça correspond pas à tout ce qui est le DevOps pour une raison très simple.
C'est comme je disais, moi j'ai commencé à la base de l'admine 6, vraiment Linux, pur et dur avec du Debian et du Pepet.
Et du coup l'automatisation, l'industrialisation, les choses là, c'est quelque chose que j'ai pas attendu.
Si on veut des années avant de les faire, dans les entreprises dans lesquelles j'étais,
dès le début, quand on gère des centaines de serveurs, on allait pas répéter des actions à la main.
C'est vrai que j'avais toujours connu un bon niveau d'automatisation,
même si des choses comme la CI et la CD qui n'étaient pas présentes forcément au niveau des admin 6,
c'est à commencer à se développer de ce côté là.
En tout cas, pour moi, là dessus, le DevOps, ça ne se rapproche pas forcément que de l'automatisation.
Pour moi ce que ça a beaucoup changé, c'est la manière de voir les choses,
moins de travail vraiment ensemble.
On a des infras qui sont plus en plus coloréles, tout simplement au développement.
Donc du coup, pour moi le DevOps, si demain je devais le quitter,
ce qui peut arriver, on ne sait jamais, le métier évolue.
Si on m'a demandé quand je t'étais étudiant, j'aurais dit,
mais moi, je ne quitterais jamais ma manière de faire du Linux, il y avait des choses là.
Alors que je fais des choses pas automatisées, etc.
J'ai très vite arrêté.
Donc si demain vous avez, tu dois quitter le DevOps, je ne sais pas,
il y aura peut-être autre chose de plus intéressant, de plus efficace.
On ne sait pas, on ne sait pas vers quoi l'avenir nous mène,
mais pourquoi pas, mais je pense que ce n'est pas pour ça que j'abandonnerai,
entre guillemets, la manière dont j'apprécie d'automatiser les process, les choses à faire.
Ce que je trouve, c'est que c'est quelque chose qui est quand même assez satisfaisant de notre métier aussi,
il ne faut pas se le cacher.
Quand on installe quelque chose, quand on gère un déploiement d'un projet,
et qu'on a totalement automatisé, qu'on appuie entre guillemets sur un bouton,
et que tout ce passe et se déroule parfaitement, et peut rollback en cas de souci,
c'est quand même quelque chose qui est très satisfaisant, on va dire, pour nous-mêmes.
Et puis donc voilà, je ne sais pas si j'ai bien répondu aux deux questions.
Donc oui, merci, tu as bien répondu à la question.
En tout cas, je vois où est-ce que tu voudrais aller.
Alors, tu as dit tout à l'heure que tu étais passionné par le logiciel libre,
et du coup je vais te poser la question puisque tu as admis de 6 comme moi.
Alors Mac ou Linux ?
Moi, ce sera toujours Linux pour des raisons de liberté de hardware.
Même si les Mac sont, pour les anciens, les nouveaux, je suis un peu moins fan,
mais notamment les Macbook à l'époque 2012, pour moi, être leur age d'or,
sont quand même du très bon niveau matériel.
J'aime bien voir ma liberté de choix.
Moi, j'adore les thingspad par exemple.
Et j'aime bien ne pas me sentir un peu libre de pouvoir installer ce que je veux ou je veux,
et de pouvoir le modifier.
Mac, c'est un peu plus, on va dire, un peu plus fermé comme écosystème,
même si c'est assez puissant, je ne renille pas le contraire, c'est très efficace.
Mais voilà, j'aime bien garder ma liberté de ce point de vue-là.
J'ai automatisé toutes mes confes de mon ordinateur personnel avec Ansible.
Donc j'ai un confort quand même maintenant qui s'installe dessus,
qui n'est pas négligeable.
Donc non, moi, ce sera toujours Linux de préférence,
du Debian ou de Ubuntu, parce que tout simplement,
j'aime bien le fait que ce soit un beau projet humain,
ce que c'est totalement une organisation indépendante d'une entreprise.
Donc humainement, je trouve ça très intéressant et très beau, si j'ose dire, comme projet.
Donc voilà pour mon petit choix.
Du coup, tu es comme moi, tu as un Linux en fait en machine de travail.
Et je pense aussi que tu as dû remarquer qu'on était beaucoup plus productif avec un Linux
entre les Macs quand on a adminsis Linux que si on avait un Windows ou un Mac.
Ah, j'ai été adminsis Windows et pour être tout à fait honnête,
quand j'étais adminsis Windows, j'utilisais déjà Linux en PC,
pas personne, mais en PC, là, en laptop de travail, pour la flexibilité des outils
et pour plein de problèmes qu'on n'a pas, notamment les mises à jour.
J'ai des mauvais souvenirs des mises à jour de Windows,
surtout dans les grosses entreprises où il y a un tas de règles actives directories
et de sur-règues de sécurité derrière, où j'ai déjà des souvenirs de passer parfois
une heure le matin à attendre que son PC boute correctement.
Donc c'est vrai que là-dessus, on gagne quand même du temps et après on a tendance.
Et ça je pense que c'est un peu tout le monde et je pense que même les développeurs honnêtement,
on sait cet axe-là, c'est qu'à bout d'un moment, en fait, on va personnaliser son environnement
et c'est sûr que quand on est sous Windows, personnaliser son environnement,
c'est déplacer sa barre de tâche en haut ou en bas sous Linux, ça va être beaucoup plus poussé que ça.
Et c'est aussi pour ça que j'ai mis ma conf, par exemple dans mon PC portable sur Ansible.
C'est qu'avec le temps, en fait, je me suis un peu concocté mon propre environnement,
en fait, dans lequel je connais mes raccourcis, j'ai des choses que je dis souvent,
j'utilise VIM, j'ai mes petits plugins qui vont bien et qui me permettent de faire ce que je veux.
Donc à force, voilà, on personnalise un peu son truc pour être plus productif.
Donc forcément, on gagne en temps quand on prévoit un peu des choses, des alias ou des fonctions,
par exemple, Bache, pour faire des choses qui avant nous prenaient trois commandes,
ben on voit rapidement, entre guillemets, en faire une fonction.
Donc c'est un tas de petites choses qui petit à petit nous font gagner en vrai beaucoup de temps.
Donc c'est vrai que c'est là-dessus, je trouve que c'est très intéressant.
Et je pense qu'il ne faut pas justement tomber dans le défaut de dire pour les ops.
J'ai commencé Dev et même en étant Dev, c'est un côté très pratique Linux,
notamment avec le support de plein de choses nativement.
Et par exemple, faire des make files, c'est quand même beaucoup plus pratique sous Windows.
Je ne sais plus si c'est bien géré nativement, mais moi j'avais des mauvais souvenirs avec.
Donc il y a plein de choses comme ça qui font que j'ai toujours préféré travailler sous Linux,
que je sois Ops, Dev ou même Consultant Cloud.
Moi aussi, j'ai toujours préféré travailler sous Linux parce que justement,
et comme tu dis, il y a la partie personnalisation qui est vachement bien.
Du coup, une petite question parce que je suis hyper curieux, c'est quoi ton shell ?
Alors moi, je suis sur du ZSH depuis un petit bout de temps.
Je trouve que c'est un peu plus lourd que Bache.
C'est peut-être le défaut que j'ai eu reproché,
mais il y a quand même pas mal de choses déjà qui existent.
Mine de rien, l'open source, ceci que j'aime, c'est la communauté.
On ne va pas inventer la roue à chaque fois et il y a beaucoup de choses que j'ai tout simplement
récupérées parce que des gens l'ont fait très bien et il n'y a pas de raison que je redéveloppe
ce qu'ils ont fait.
Donc là-dessus, ZSH est assez puissant et il est très fonctionnel.
Il a un bon système d'auto-complétion.
Il a pas mal de choses comme je disais qui existent et je les combinais avec Tmux
pour le multiplexeur de terminal et franchement, c'est un combo qui marche très bien.
Surtout que j'utilise VIM en IDE, donc globalement, je passe beaucoup de temps sur mon shell,
sur mon terminal.
Pour moi, la synergie de tout ça est vraiment excellente.
On a à peu près la même config.
Moi, j'utilise ZSH aussi, j'utilise juste une surcouche qui est OMAI ZSH.
D'ailleurs, si vous ne connaissez pas ZSH ou OMAI ZSH, allez chercher, vous verrez,
vous gagnez en productivité.
C'est assez impressionnant.
On va arriver vers la fin de cette interview et j'ai une dernière question à te poser.
Est-ce que tu as un livre, une conférence ou un article à conseiller à nos auditrices
et auditeurs ?
Alors, est-ce que sur le thème du DevOps en général, il y en a beaucoup aujourd'hui
et je cherche le bon article, il y a tellement qui sont bons, c'est dur d'en choisir un.
Un ou deux, si c'est des articles.
Un ou deux ?
Si c'est pour des conflètes DevOps, je vais dire de manière globale et plus organisationnelle,
il y a eu beaucoup de bons talk, mais malheureusement je ne sais plus les noms au DevOps Rex, mais
c'est plus généraliste.
Et après, dans les talk que j'ai bien aimé, je n'aurais pas cité de nom précis de talk.
Et dans les articles, je vais en citer un, pour moi l'article sur le SRE de Google est
assez intéressant, parce que c'est intéressant de voir la manière dont ils ont implémenté
le DevOps à une échelle aussi grosse, même si pour moi il faut faire très attention quand
on lit ce genre de ressources, de ne pas tomber dans le défaut de dire je veux faire comme
Google parce que au risque de le rappeler trop souvent, vous n'êtes pas Google, à
plus part des entreprises, il faut se dire vous n'êtes pas Google, vous n'avez pas
les mêmes moyens, vous n'avez pas les mêmes besoins, mais ça reste quand même une expérience
qui est très intéressante à prendre, notamment sur la gestion des incidents, des don'times,
des choses comme ça, moi c'est vraiment un livre qui me paraît très intéressant.
Je mettrai le lien en description, je vous mettrai aussi le lien de la chaîne YouTube
de DevOps Rex pour que vous puissiez aller voir les conférences, en effet c'est une
très bonne conf…
Eh ben Damir merci et je te dis à bientôt sur Radio DevOps du coup et si tu as un petit
dernier mot pour nos ex-chriss et auditeurs je te laisse le dernier mot, moi je vous dis à
bientôt.
Merci à toi déjà pour l'invitation, merci aux auditeurs d'avoir écouté et n'oubliez
pas que le DevOps c'est avant tout de la communication, donc n'oubliez pas que la
première chose à faire la première étape c'est d'aller voir le bureau de votre voisin
ou de l'appeler sur votre logiciel de communication et d'échanger avec lui.
Merci à tous les auditeurs d'avoir écouté et j'espère que vous avez apprécié le