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La théâtre de la divine comédie.
Bonne écoute !
Bonjour les enfants !
Bonjour à tous et à toutes !
C'est un plaisir de vous rencontrer.
Je me présente, je m'appelle Marion et c'est moi qui écris les histoires de Conte-moi l'aventure.
Le podcast des histoires extraordinaires pour les enfants.
Et voici Léa, notre actrice.
Vous reconnaissez peut-être sa voix.
C'est elle qui raconte les histoires et qui joue tous les personnages.
Alors cette fois, ça va être le monde de la guerre des boutons.
Est-ce que quelqu'un connaît la guerre des boutons ?
Non, la guerre des boutons c'est un drôle de nom non ?
On va découvrir ça ensemble, vous allez voir c'est rigolo.
Dans cette histoire, vous allez voir que vous allez jouer des personnages.
Parce qu'en fait, dans la guerre des boutons, il y a des enfants.
Et ces enfants, ils ont un peu tendance à crier.
Est-ce que vous savez crier ?
Oui !
Oui ? Le fort ?
Oui !
Ah !
Vous savez crier, c'est parfait.
Léa, c'est parti.
La guerre des boutons.
D'après le roman de Louis Pergo.
Connaissez-vous la guerre des boutons ?
Depuis sa publication en 1912, ce roman a connu une postérité formidable.
Avec pas moins de cinq adaptations au cinéma.
Ce qui fait son succès, c'est que Louis Pergo dresse dans ce roman de ses douze ans
un portrait vibrant de l'enfance.
Mais c'est aussi qu'à la veille de la première guerre mondiale,
il y dénonce l'absurdité des haines ancestrales qui mènent aux guerres.
Mais pourquoi donc la guerre des boutons ?
Vous le saurez bientôt.
Dans l'est de la France, la rivalité entre Longeverne et Vellran était légendaire.
Les deux villages avaient beau être voisins, leurs habitants s'évitaient comme la peste.
Et si par malheur ils se croisaient, les insultes et les coups fusaient
et ont reparté encore plus fâché.
Des parents aux enfants, tout le monde se détestait.
Pourquoi ? Parce que c'était comme ça.
On racontait parfois une histoire de vache, de terrain il y a 300 ou 400 ans.
Les enfants n'y comprenaient rien.
Il faut dire que l'histoire n'était pas leur fort, pas plus que les mathématiques ou l'orthographe.
En fait, ils n'écoutaient pas souvent à l'école.
Ils étaient trop occupés à préparer leur bataille.
C'était la tradition depuis des générations.
Après les classes, les écoliers de Longeverne et de Vellran se retrouvaient dans la carrière qui bordaient les villages.
Ils sortaient leur lance-pierre à l'astique comme ils disaient, leur sabre de bois.
Et alors, c'était la guerre.
Longeverne au vert !
Vellran le vent !
Chaque année, à la rentrée, les combats reprenaient.
Pourtant, cette année-là, quelque chose changea.
Il y eut d'abord une insulte lancée par les Vellran, puis les Longevernes ripostèrent.
La nuit tombait.
Le Braque, le chef des Longevernes, camut son second, l'acric et les deux frères Gibus, grand Gibus et Tjibus, se faux filèrent dans le village voisin, crée en main.
Au matin, sur les murs de Vellran, on pouvait lire, malgré les fautes.
Les Vellran sont des Hannes.
Enfin, le lendemain, dans la carrière, se fut la guerre.
Longeverne au vert !
Longeverne au vert !
Vellran en avant !
Vellran en avant !
Il y eut une terrible mêlée d'insultes, de pieds, de poing.
Soudain, les Longevernes bâtiraient en retraite.
Des faits ?
Non.
Ils avaient capturé un ennemi, Migue la Lune.
Le Vellran prisonnier était déformé en Cercle de Longeverne, et terrorisé.
Il faut dire que leur chef, le Braque, avait sorti un couteau et le narguait.
C'est quoi qu'on lui coupe, les amis ?
Le nez, les oreilles, la langue, puisqu'il aime nous insulter ?
Le Braque rapprochât le couteau de la victime, étranchât les boutons de sa veste.
Puis se furent les bretelles, les boutons de chemise, de culotte.
Quand il eut fini, il n'y avait plus un vêtement qui tenait.
Allez, va-t'en, sale Vellran !
Migue la Lune, sans nala en pleurnichant.
Les Longevernes, eux, rentraient en triomphe.
Allez, tous en cœur !
La victoire en chantant
nous ouvre la barrière
Encore une fois, les enfants.
La victoire en chantant
nous ouvre la barrière
C'était officiel, la guerre des boutons avait commencé.
Et elle était redoutable, parce que rentrer sans boutons, c'était l'angulade assurée.
Les adultes avaient beau s'être battus enfants dans la carrière.
Ils n'en étaient pas moins sévères, car à ceux qui rentraient des peneillés,
le pauvre Migue la Lune en saurait quelque chose.
Les représailles des Vellran ne tardèrent pas.
Quelques jours plus tard, le braque en personne fut capturé et ses boutons arrachaient.
Lorsque ses camarades le virent débarqués, tenant son pantalon à deux mains,
ils dégainèrent tout ce qu'ils trouvèrent,
ficelles, épingles, trombones pour le rafistoler.
Cela ne suffit pas à tromper ses parents.
Ce soir-là, le fier le braque n'emmena pas large devant la fureur de son père.
Je n'appends, brigant, filte couché !
Le garçon passa la nuit à ruminer.
Comment se venger sans risquer de se faire disputer ?
Eureka, j'y ai trouvé.
Le lendemain, à la récré, il annonça sa grande idée.
C'est les vêtements qu'il soucie.
Alors, y a qu'un qu'on y a eu tout nu !
Aussitôt dit, aussitôt fait, il se déshabillait dans le bois
et attendait le combat.
Je me suis piqué les fesses !
C'est froid !
Bientôt, on entendit les Vélrans.
Vélrans, en avant !
Alors, les Longevernes bondirent des buissons en criant !
Longeverne en verre !
Imaginez, 35 gamins, nus comme des verres, qui fonçaient en agitant leurs armes.
Ahhhhhh !
Les Vélrans furent si effrayés qu'ils détalèrent comme des lapons.
Les Longevernes l'emportaient.
Hurrah ! Hurrah !
Le lendemain, cependant, les troupes étaient unanimes.
J'aurais su, j'aurais pas venu, on se pelait de froid.
dit Tintin.
« Et si les vieux l'apprennent, qu'est-ce qu'on va prendre ? »
Rajouta Camus.
Même le braque n'était plus très convaincu.
« Hum, il fallait trouver autre chose. »
Les longs gvernes passèrent la classe à réfléchir,
sans écouter un mot.
Ce fut Marie, la sœur de Tintin, qui trouva la solution.
Les boutons, ça se recoue.
« Il suffit qu'on ait du rabbe, et alors rien à craindre. »
Une réserve de boutons.
Ça, c'était une idée.
On institua un impôt de guerre.
Chacun ramènerait un sou par mois pour en acheter.
Quelques jours plus tard, Tintin, leur trésorier,
présenta ses emplettes.
50 boutons de chemise, 24 de culottes, 9 de tricots,
11 aiguilles, du fil noir et du blanc.
Wouah !
C'était un véritable trésor de guerre.
Mais, il faillit bientôt le perdre.
Pendant que le père Simon, leur instituteur,
radotait sur le système métrique, un grand fracas retentit.
« Les boutons ! »
Ils étaient tombés de la poche de Tintin.
Le père Simon était furieux.
« Par ici ! Confisquez ! »
Mais, les enfants les avaient déjà escamotés.
Après cette frayeur, ils décidèrent de leur trouver une cachette.
La cricule idées.
« On peut faire une cabane ? »
« Oh ! Ouais ! Dans les bois ! Génial, une cabane ! »
Pendant quelques jours, on ne se bâti pas.
Il fallait construire la cabane.
Puis ils mirent des images au mur,
stockèrent de la nourriture et enfin, déposairent le trésor.
Cela faisait un quartier général des plus réussis.
Une période faste s'ouvrait pour les longs gvernes.
Les combats reprirent de plus belles, avec leur lot de prisonniers.
Mais, peut leur importer.
Si l'un d'entre eux perdait ses boutons, on lui recousait aussitôt.
Marie régnait sur les opérations.
Ils étaient si fiers de leur arrangement, qu'ils étaient plus vigoureux que jamais.
Pendant plusieurs semaines, les longs gvernes enchaîneraient les victoires.
Et le trésor grossissait des boutons arrachés au velrand.
Ils en avaient tant qu'un jour, le braque déclara.
Cette fois, les sous, ce sera pour faire la fête.
On acheta des chocolats, des pommes d'amour, des bonbons à foison.
Pendant une après-midi entière, la cabane ne fut que goinfrerie, rires et chants.
On évoqua même les souvenirs de bataille.
La foi où on a volé le pantalon de la steppe déguée, le chef des velrands.
Ah ouais, il tirait la gueule.
Surtout quand il nous a entendu chanter.
Et tous reprirent en cœur.
Mon pantalon est décousu, encore un peu plus et je serai tout nu.
Mon pantalon est décousu, encore un peu plus et je serai tout nu.
Mon pantalon est décousu, encore un peu plus et je serai tout nu.
Quelle fête !
Mais les longs gvernes allaient la payer cher.
En fin de mois, les troupes étaient décimées par les indigestions.
Pourtant, il faudrait se battre.
Pire encore, Camus et Bacaillet se disputèrent et le persimmon menaça de les garder en retenue.
Comme Camus était indispensable, c'était son second, le braque n'hésita pas à mentir.
« Monsieur, c'est Bacaillet qui a commencé. »
« Ouais, c'est lui. Oui, c'est lui, monsieur. »
Tous ranchérir, car ils savaient qu'on pouvait se passer de Bacaillet.
Le pauvre garçon estomacé de cette trahison fut donc puni.
Et Camus fut prendre part au combat.
Et une fois de plus, ce soir-là, les longs gvernes triompher et revinrent en braillant.
« Hurra, hurra ! »
« Hurra, hurra ! »
Le lendemain, ils se rendirent tout guillerais à la cabane.
Mais un spectacle terrible les attendait.
La cabane, dévastée, les images arrachées,
les restes de sucrerie dévorés.
Et surtout, surtout, les boutons volés.
Aucun doute, c'était ces pourris de Vélrand.
Les enfants reprirent le chemin du village, dépités, éperplexes.
Comment les ennemis avaient-ils trouvé leur cachette ?
C'est alors, ils croisaient Bacaillet,
qui observait leur retraite d'un air gognar.
Camus, compris aussitôt.
« Bacaillet ! Il nous a vendus pour se venger ! »
« Traître ! »
« Faux longs gvernes ! »
Les gamins se jetèrent à bras raccourcis sur le pauvre Bacaillet
et arrachèrent tous ces boutons.
Marie, la plus enragée, lui lança.
« Va te faire recoudre par les Vélrands ! »
Les enfants auraient mieux fait de se retenir.
Car alors, Bacaillet, fou de colère, commis, l'impensable, l'impardonnable.
Ils hurla, tempêta et ameta tous les parents.
Et débala au vieux tous leurs secrets.
Les combats, les tenues rafistolées, les boutons chippés, le festin, les vengeance, tout.
Sauf sa trahison.
Après tout, les adultes aussi détestaient les Vélrands.
Ce soir-là, l'écrit retentir jusque tard dans le village.
Et tous les enfants furent privés de sortie après l'école, jusqu'à Nouvelle-Ordre.
Seuls les gibus, grand gibus et petit gibus furent épargnés.
Leurs parents habitaient plus loin et n'avaient pas su.
Ils représentaient donc leur seule chance de salut.
Après une semaine des plus mornes, le vendredi à la récré, ils firent leur rapport.
On est allés chez les Vélrands cette nuit, dit-il gibus.
Ouais, on a retrouvé le trésor. Ces idiots l'avaient si mal caché, dit grand gibus.
Le braque retrouva le sourire.
Magnifique les gibus. Quand les punitions seront levées, nous irons nous venger.
La guerre déboutons, aller pouvoir reprendre.
Marie demanda seulement.
Euh, et les parents ?
Bah, les parents balayaient le braque.
Mon grand-père m'a raconté ce qu'ils faisaient à notre âge.
Ils ont beau jeu de jouer les sages.
La cric soupira et conclut.
Ah, les parents dire que quand nous serons grands, nous serons peut-être aussi bêtes que...
Conte-moi, l'aventure est un podcast, sherry FM, réalisé par une belle bande de chenapans.
À l'écriture, sans faute, s'il vous plaît, Marion Lemoine.
A l'interprétation, une armée à elle toute seule, Léa Desgarais.
À la réalisation, au bouton et au mix, les couturiers du son, Cédric Le Doré et Nadal Zamor.
A l'édition, les chansons sont les plus grands.
A l'édition, l'institutrice, Anaïs Kopman.
À la production, la trésorière Anne-Sécile Guiré.
Et sa seconde, Marie Carrette.
Et notre chef de bande, Sarah Conant.
Et au bruitage, le public de la Divine Comédie.
Mons-meurs, non-verbes !
Vélvorent, on l'aie !
Bravo !
Merci à toutes et à tous et merci au théâtre de la Divine Comédie de nous avoir accueillis pour le spectacle de Conte-moi l'aventure.
Et à bientôt pour une nouvelle aventure !