Les Odyssées au cœur de la Seconde Guerre mondiale : Marcel Ouimet, un reporter au cœur du Débarquement

Durée: 17m6s

Date de sortie: 31/05/2024

durée : 00:17:06 - Les Odyssées - J'espère que tu as faim car on va croquer dans une belle tranche de l'Histoire ! Du Débarquement à la chute d'Hitler, découvre l'Odyssée de Marcel Ouimet, un incroyable reporter québécois au cœur de la guerre.

Hé ! Tu sais qu'à l'anniversaire au fait cette année,
les 80 ans du débarquement.
Pour revivre cet incroyable événement,
voici un nouvel épisode.
Et pour l'accompagner,
je te propose une sélection d'odyssée
qui tout raconte d'incroyable destinée
au cœur de la guerre.
Bonne écoute et surtout,
gros bisous !
Mai 1944.
La seconde guerre mondiale bat son plein.
La France a capitulé depuis belle l'urète.
L'ombre noire de l'Allemagne nazie
recouvre pratiquement toute l'Europe.
Mais le combat, heureusement, continue.
Vous voyez à l'écouter de l'abord, quelques messages personnels.
Dans les rues de Londres, Marcel Ouemé marche.
C'est un peu déprimant par ici.
Il pleut après.
Boire de bourg.
Ce canadien de Vote-Neuve-An, attend.
Un signal. En ordre.
Le moment de passer à l'action.
Reporters de guerre,
cela fait trois mois que Radio-Canada
l'a envoyé dans la capitale anglaise
pour couvrir une opération de la plus haute importance.
Les alliés préparent un gros coup.
Tandis que les russes combattent les armées d'Hitler
sur le front est,
les britanniques, les américains et les canadiens
s'apprêtent à attaquer à l'ouest sur les côtes françaises.
Ou exactement, Marcel ne sait pas.
Quand? Il y a aussi.
L'opération est classée top.
Le reporter, tantôt inquiet, tantôt euphorique,
vibre comme une pile électrique.
J'en peux plus. Je passe mes nuits à cordelage.
Un soir, enfin, le téléphone sonne.
Oui, allô?
C'est qui?
Oui, mais...
Oui, mais qui?
Ben, oui, mais...
Oui, d'accord, mais qui?
Oui, mais Marcel, oui, mais...
Bon, la blague est lourda, enfin, là.
Deux minutes plus tard, rebelle-hotte.
Non, mais ça suffit, là.
Oh, pardon. Oui.
Oui, oui, oui, oui.
Oui, bien sûr, c'est Tiggidoo.
Non, je vais être là.
L'opération Overlord est lancée.
Trois jours plus tard, Marcel, oui, mais...
Qu'est-ce que sur la tête?
Traverse la manche à bord d'un bateau de guerre?
Direction les plages de Normandie.
Cette opération qu'il va couvrir?
Mais oui, c'est le débarcomat!
Demain matin, 150 000 hommes vont risquer leur vie
pour libérer l'Europe de l'Allemagne-Nasi.
Parmi eux, Marcel sera le seul journaliste
de langue française.
Oh, purée! J'espère que tu as faim,
car on va croquer dans une belle tranche de l'histoire!
Du débarquement à la chute d'Hitler,
voici l'odyssée de Marcel Ouimet,
un incroyable reporter au cœur de la guerre!
La nuit est noire.
Enfin, presque.
Sous la ligne blanche, Marcel s'accroche au bastingage.
Le pauvre à le mal de mer.
Je suis reporter...
...pore...
...report-mer.
Marcel, oui, mais ça va aller, vous allez voir?
Non, mais franchement, Lord, est-ce que c'est le moment?
Euh... non, pas vraiment.
Marcel est embarqué avec les soldats canadiens
du régiment de la chaudière.
Ils ne font pas grimper la température,
mais ils sont réellement courageux.
A des milliers de kilomètres de chez eux,
tous s'apprêtent à livrer l'une des batailles
les plus décisives de la Seconde Guerre mondiale.
L'opération est diablement périlleuse.
La machine de guerre allemande est puissante.
Les soldats ennemis sont partout sur la côte.
La Normandie, il va falloir l'arracher avec les dents!
Et avec des armes!
Oh! Et une excellente stratégie!
Oh! Et des tonnes de matériel!
Bref, le débarquement,
cela fait des années que les Alli sont sur le cours.
Après moules de négociations,
la direction des opérations a été confiée
au général américain, Dwight Eisenhower.
Il n'y aura pas un mais cinq débarquements
sur cinq plages différentes,
situés entre Cherbourg et Cormes.
À 6h35, nous, les Américains,
attaquons les plages de Mahat et de Yutubitch.
Une heure plus tard,
les Anglais débarquent à Gaulle et à Swarth.
Quant à la plage de Juno Beach,
ce sera l'affaire de nos camarades amateurs de Ciroderables.
Vous ne voyez pas de qui je parle?
Oh! Décidément, vous, les Français,
vous êtes vraiment...
à l'ouest!
Pardonnez, humour de militaire.
Je parle des Canadiens, bien sûr.
En position!
C'est la nuit du 5 au 6 juin 1944.
À 1h00,
des soldats en parachute sont largués
de l'autre côté des lignes ennemies.
Une heure plus tard,
les Alliés commencent à bombarder le littoral.
Et puis, le jour se lève.
Dans le bateau, Marcel observe les hommes autour de lui.
Pfft, Lord, vous entendez?
Tous ces coeurs, comme ils battent fort dans la silence.
Tout est calme.
Étrangement calme.
Les soldats le savent.
Tous ne survivront pas.
Alors, chacun espère,
pour lui-même et pour les autres.
Plus de 7000 navires de guerre,
protégées par 11 000 avions,
avancent sur la mer.
Des bateaux remplis de matériel,
des barges pleines de soldats,
des torpeilleurs, des contre-torpilleurs,
étalent sur 80 km.
Pour masquer leur rêve,
depuis 6 heures du matin,
des avions déposent une épace nappe de fumée sur la côte.
Parmi eux, plusieurs escadrilles françaises.
Bien joué!
Au loin, une ligne de terre apparaît.
C'est la France,
la Normandie, du Noupiche.
Le reporter déglutit.
Tiens bon, mon vieux.
Pas question d'accrocher tes patins.
Pas maintenant.
Les premiers bras partent à la saut.
Marcel,
le regarde s'approcher du rêvage.
Ils y sont presque,
les gosses, let's go!
Soudain,
et qui atteint beaucoup d'enfer.
Les bombardements à l'aube,
n'ont pas suffi à neutraliser les Allemands qui ripossent.
Mamania, ça peut déballer dans tous les sages.
Enfin, viens le tour du bataillon de Marcel.
Marcel, faites attention.
Ça va aller, Lord. On dirait que ça s'est calmé.
Marcel, bondi de sa pelliche.
Il a de l'eau jusqu'à la tale.
Autour de lui, les soldats chargés comme des mûlés boivent la tasse.
Le reporter avance tant bien que mal.
En tenant à bout de bras, sa machine a écrit.
Enfin, il pose le pied sur le sol, Normand.
Les soldats, les soldats, les soldats, les soldats, les soldats, les soldats.
Sur la plage de Bernière-sur-Mer,
des Français ont bravé le danger pour accueillir les soldats
en leur jetant des fleurs.
Ah ben ça, ça fait plaisir.
Y'ont de sourire jusqu'aux oreilles.
Marcel, hey, pisse, pisse.
Je ne voudrais pas jouer les rabâchois, mais...
Et les Allemands?
On a réussi à les neutraliser, Lord.
Mais bon, c'est pas encore le temps de se paqueter la fraise.
Ce paquette et la fraise, au Québec,
cela veut dire faire la fête.
Marcel a raison.
Le chemin de la libération est encore lent.
Le soir du 6 juin 1944,
les Alliés ont réussi à mettre un pied en Normandie.
Et peut-être aussi le 2e.
Et même, carrément une jambe,
mais oh purée, rien n'est encore joué.
Il faut maintenant chasser les soldats allemands,
les faire reculer mètres après mètres,
reprendre le dessus, vie la prévie.
La bataille de Normandie commence.
Elle va durer tout l'été.
Le lendemain, Marcel rejoint les autres journalistes,
installés dans un château, à quelques kilomètres.
Il est temps de faire savoir au reste du monde
ce qui s'est passé par ici.
Le fourgond enregistrement de Radio-Canada
n'est pas encore arrivé.
Marcel utilise les signaux de l'armée
pour diffuser ses premiers reportages.
Ici Marcel, oui, mais pour Radio-Canada,
qui vous parle de France,
sur les routes avoisinées en Lécans,
où nous nous trouvions, cantonnés, depuis quelques jours.
On est ici en mesure de voir que...
Dans les villages et la campagne tout autour,
ça pédarrate sec.
Les soldats allemands se battent jour et nuit.
Marcel travaille d'arrache pieds
et diffuse jusqu'à 4 reportages par jour.
Enfin, quand c'est possible.
Un matin, le château est bombardé par les canons ennemis.
Heureusement, le reporter ce jour-là est en va-de-roue.
Par miracle, aucun journaliste n'a été touché.
Les combats sont extrêmement serrés.
Mais les saliers progressent.
Les résistants français leur donnent de sacrés coups de main.
Préparez depuis des mois,
ils sabotent la ligne de chemin de fer
pour empêcher les renforts allemands d'arriver sur place.
Eh eh eh ! Bien joué !
Le 14 juin, Marcel se trouve dans la ville de Bayeux,
lorsqu'il arrive...
Le général de Gaulle !
Oh, c'est pas vrai ! C'est extrêmement fâché.
Un problème, Marcel ?
Bah, j'ai porçu mon appareil enregistreur.
Sans prise de son, mon compte rendu va tomber à plat.
Marcel, oui, mais...
C'est bien que de tomber à l'eau !
Ton franchement, Lord.
L'été est là.
Les paysans ont repris leur culture dans les champs.
Aspect, chartichons, phrases et surrises.
Pétard ! La terre produit de tout !
Pourtant, à quelques kilomètres,
le fer continue de regir.
Les Allemands contre-attaquent, ils résistent comme des diables !
Le 26 juin, après des semaines de bataille,
les Américains libèrent enfin le port de Cherbourg !
15 jours plus tard, notre reporter entre dans la ville de Comptes,
on partit d'aller vrai.
Les bombardements alliés ont tout détruit.
La ville n'est plus qu'un tas de ruines.
Il est vraiment temps que se termine cette satanée guerre.
La fin de la guerre est lace...
Ouh ! Ce n'est pas pour tout de suite.
Mais, la situation s'améliore.
Vers la mi-haut, les Alliés repoussent les Allemands hors de Normandie.
Bravo !
Yopou !
Et maintenant ?
Maintenant, Lord, en route vers Paris.
Marcel, euh... oui, mais...
Vous ne voulez pas prendre des petites photos avant ?
Bon, franchement, Lord, se trouve pas que t'exagères ?
Le 26 août 1944, Marcel, assis dans une jeep
de la 2e Division blindée du général Mclere,
défile lors de la libération de Paris.
Partout, la foule est en l'iesse.
Les parisiens, descendus dans la rue, chantent,
dansent et acclènent le pouvoir des militaires.
Bravo !
Bravo !
Notre reporter, pleur des larmes de joie.
Historique, c'est historique.
Oh lala, c'est incroyable.
Victoire !
Bah, Marcel, qu'est-ce que vous faites ?
Vous repartez déjà ?
La guerre n'est pas terminée, Lord,
et mon boulot non plus.
Marcel, au hommé, se rentant en Belgique, au Paix-et-Bas,
puis en Allemagne.
C'est là qu'il apprend, le 7 mai 1945,
la capitulation de l'ennemi.
Eh, Marcel, vous savez ce qui va se passer demain ?
Oh lala, je vous vois venir, Lord.
Demain, c'est le 8 mai, le 8 mai.
Marcel 8 mai, le Marcel 8 mai, la fin de la guerre.
Oui, c'est bon, allez, on enchaîne.
Bah oui.
De mois plus tard, le reporter entre dans Berlin.
La capitale allemande est dévastée.
Marcel visite, au milieu des ruines,
les lieux du pouvoir nazi.
Il s'assoit au bureau d'Hitler et descend dans son bunker.
Il en rapporte quelques objets, des médailles et...
du PQ ?
Marcel, c'est le papier toilette d'Adolf Hitler !
C'est exact, Lord, et Marcel,
à la fois, alors actuellement, j'en ai plus besoin que lui.
Pas faux.
Marcel, euh...
Oui, mais...
Non, mais là, Lord, je vous aime bien,
mais un moment donné, faut arrêter.
Puis il est temps que je rentre au Canada.
Reçue 5 sur 5.
Pendant un an, Marcel 8 mai a été les oreilles
et les yeux des auditeurs canadiens.
Il a couvert, à travers plus de 200 reportages,
toute la fin de la guerre.
Ah, ça, on peut dire que ça a été une grande aventure.
Si tu te rends jour sur la côte Normande
pour nager dans les vagues fraîches des folles,
profites à fond les ballons, évidemment.
Mais pense aussi à lui,
et à tous ces soldats vus libérer un pays qui n'était pas le leur.
Il y a un peu de chance qu'ils nous entendent, mais...
Hé, les gars, thank you very much !
D'ailleurs, cet épisode, il y a...
Marion Lollé, Théo de l'Aubadeir,
Basil Boker, Cédric Dialot, Alice Rouet,
Fanny Le Roi et moi, leurs grands besançants.
Toute l'équipe adresse un grand merci
à Jean-Baptiste Patier, auteur du livre
Un Roperter au cœur de la Libération
et à l'historien Gérole Étant.
Et à un giga-mega-merci, à Alexandre Courtaud,
notre confrère de Radio-Canada,
qui a interprété le rôle de Jean-Baptiste.
Alexandre Courtaud est l'auteur d'un super podcast
ou balladeau, comme on dit au Québec,
El Capucci.
El Capucci, c'est le roi des méchants
et il est prêt à tout pour embêter les enfants.
Des histoires conçues pour les petites oreilles
entre six et neuf ans,
mais qui seront satisfaires les plus grandes aussi.
Et enfin, un autre giga-mega-merci
à Radio-Canada.
Gros bisous !
Et le général de Gaulle dans tout ça ?
Eh bien, il n'a pas participé au débarquement.
Le président américain, Franklin Roosevelt,
ne pouvait pas trop le sentir
et ses relations avec le premier ministre anglais,
Winston Churchill, n'étaient pas non plus au beau fixe.
Résultat, les Alliés ne l'ont informé
qu'au dernier moment de leur plan secret.
Les Odyssey est un podcast original
de France Inter.

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