Où palpite le coeur de Lapinville - EP83

Durée: 5m32s

Date de sortie: 29/05/2024

Lapin vient chercher Spiruline, paniqué : Sami, l'ingénieur du son de Simple comme bonjour, a disparu. C'est l'occasion d'une ballade en trottinette. La Chute de Lapinville Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil.
Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Conseillère littéraire : Noémie Landreau - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Jean-Yves Pouyat - Assistante réalisation : Anissa Zidna - Distribution : Clémence Bucher - Comédiens principaux : Charlotte Corman (Spiruline), Claude-Bernard Pérot (Labinette), Aurélien Gabrielli (Lapin) - Comédiens silhouettes : Bernadette Le Saché, Claire Sabourault, Benjamin Abitan, Séverine Robic - Moyens techniques : Obsidienne, Rémi Durel, Julie Tribout, Alice Lebaube - Illustration : Roxane Lumeret - Musique originale : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous

En sortant avec ma pinata sous le bras, j'ai croisé la pinque qui s'était perdu dans l'aule de la mairie.
Eh ben vous avez couru ? Qu'est-ce qui se passe ?
Ah...
Euh...
Il était en panique. Il m'a expliqué toute la situation.
L'ingécent.
Il a disparu.
Comment ça ?
Samy a disparu ?
Euh... Ouais.
Le grand, là, avec des cheveux.
C'était un peu confus.
Mais j'ai compris que c'était urgent.
Mais si on le retrouve pas...
Le tournage du pilote de CB...
Ça pourra pas avoir lieu ce soir en public.
Voilà.
J'espère qu'il n'y a rien arrivé.
Mais euh...
Vous en avez pas un autre ?
Quand on travaille pour une institution, on est toujours sur le pont.
Il faut être polyvalente et savoir réagir vite, car 1000 problèmes peuvent survenir en même temps.
Ça laisse pas beaucoup de place pour la vie intime, tout ça.
Mais ça a un côté grisant.
Bah non. Hélas !
Non, ce matin tout le personnel de la mairie est parti fêter un anniversaire au laser game.
Moi, je suis restée pour assurer la permanence,
mais j'ai pas les compétences requises pour remplacer un ingénieur du son professionnel au pieds-levé.
Mais alors, j'ai fait tout ça pour rien ?
Y avait tant de désarrois dans ses yeux.
Écoutez...
Tout problème a une solution.
Je vais venir avec vous et on va le retrouver.
Ils ont grillé.
Ça m'a fait plaisir.
Falcor, garde bien la mairie en mon absence, hein ?
Seulement il faut que je ramène ces piñatas avant 13h, sinon on pourra plus les faire embourser.
Et il est...
Oula !
C'est pas grave.
Bah si, c'est embêtant. C'est de l'argent public quand même.
J'ai jamais eu de piñata au mot pour un anniversaire.
Ma chie Frelin !
C'était M. Labinette, le chef des jardiniens grèves.
Un peu bourru.
Mais j'avais toujours pensé qu'il avait un grand coeur.
Vous avez lu notre cristal de remédication.
Bonjour M. Labinette.
J'ai lu les premières pages, mais j'ai pas fini.
Il faut encore que je rédige une fiche de synthèse pour Mme Le Maire.
Oh...
Pour les nouveaux uniformes, on doit pouvoir s'arranger avec le club théâtre.
Certaines revendications ont paru à la limite de la légalité.
Enfin...
Pourquoi vous voulez porter une arme ?
On voit bien que vous êtes pas sur le terrain.
La peintre, non !
La piñata !
La peintre, vous l'avez cassée !
Pardon.
Bon, on y va.
Mais c'est vrai que la priorité numéro 1, c'était simple comme bonjour.
Bon, M. Labinette, je...
Je suis sûre que Mme Le Maire prend le problème très à coeur.
Mais là, excusez-moi, je dois filer.
À plus tard !
On a couru jusqu'au parking.
Je suis donné jusqu'à ce soir pour me répondre.
Après, ça sera trop tard.
Prenons ma mobilette.
Faut faire vite.
La chute de La Paingville, une fiction quotidienne en podcast.
Avec des courses poursuites altantes.
Episodes 83, où palpite le coeur de La Paingville.
Je monte derrière vous.
Mais j'y pense.
J'ai pas de deuxième casque.
Je l'ai prêté au petit Ramsey pour s'asseoir et pyjama retro sur le thème de Daft Punk.
Bah, c'est pas grave.
On va louer des trottinettes.
C'est déjà moins dangereux.
A La Paingville, il y avait des trottinettes en libre service.
Mais depuis le concours de sculpture par compression,
c'était difficile d'en trouver une en état de marche.
Ah, on voit la une.
Elle est électrique, on peut pas la prendre sans casque.
Tenir en voilà 200 moteurs.
C'est meilleur pour la planète et pour nos jambes.
Bon, je vais m'en derrière vous.
Non, c'est interdit et dangereux.
Prenez l'autre.
Oh, excusez-moi.
J'ai perdu mes lunettes.
Je ne parviens pas à lire si j'ai gagné au Blackjack.
Madame, on a d'autres chats à fouetter.
Faites voir.
C'est très aimable à vous.
Bravo.
Vous avez gagné 10 000 euros.
Allez, on y va, là.
En chemin, on en a n'approfité pour bavarder un peu.
Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas eu l'occasion de passer du temps ensemble.
Comment ça se passe sur le tournage ?
Vous arrivez à vous intégrer à l'équipe ?
Bonjour, spiruline.
Bonjour, Madame Schmoll.
Et avec mademoiselle Bloomington, ça va.
Elle a pas l'air toujours très commode.
Bonjour, monsieur habitant.
Bonjour.
Tu y vas mieux ?
Oui, oui, ça va.
En tout cas, ça fait plaisir de voir que vous vous impliquez dans un projet collectif.
Vous avez l'air plus épanou qu'à l'époque où vous vouliez vous venger.
Pour rappeler.
Ça me faisait quelque chose que mon stage touche à sa fin.
J'avais passé six mois à servir les lapins viloirs,
les accompagner dans leur tâche quotidienne,
et ça avait été un honneur et un plaisir.
Je m'étais fait beaucoup d'amis, comme lapins.
On prend plus le temps de se voir.
Ça vous dirait d'aller au cinéma un soir.
Il y a ce documentaire immersif sur les valaines.
Bonjour, spiruline.
Bonjour.
Et comment vont les jumeaux ?
Ah merveille !
Merci encore pour votre aide pendant l'accougement.
Je sais qu'ils sont sortés très bien sans moi avant que je commence mon stage,
mais je pouvais pas m'empêcher de me demander comment ils allaient faire après mon départ.
Une chose était sûre,
être au coeur de l'action,
là où palpite le coeur de la pain ville,
ça allait me manquer.
Oui ?
Ça fait dix minutes que vous avez les yeux dans le vogue.
On est arrivé.
Ah oui, vous avez raison.
Au travail.
A suivre sur RT Radio.
Demain, dans la chute de la pain ville.
Et pourquoi se serait-il coupé une seule dreadlock ?
Dans quel but ?
Pour nous dire quelque chose ?
Il l'a peut-être pas fait de lui-même.
Et pour ne rien rater de ce qui se passe à la pain ville,
n'oubliez pas de vous abonner au podcast.

Les infos glanées

Je suis une fonctionnalité encore en dévelopement

Signaler une erreur

LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
Tags
Card title

Lien du podcast

[{'term': 'News & Politics', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Society & Culture', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Government & Organizations', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]

Go somewhere