Les enfants naufragés SAISON 1 - COMPLET

Durée: 105m2s

Date de sortie: 29/05/2024

Sacha, Marcel, Victor et Juliette passent leurs vacances à l'île Maurice. Un jour, ils empruntent un catamaran lorsqu'une tempête éclate. Les voici échoués sur une île déserte. Entre rencontres imprévues et mystérieuse chasse au trésor, les enfants naufragés arriveront-ils à rentrer chez eux ? 

Une histoire écrite par Céline Kallmann et Benjamin Muller, interprétée par Céline Kallmann, réalisation et musiques Alexandre Ferreira, production Benjamin Muller. Avec la participation de Juliette, Lola et Nicolas Fréret.

Générique : Vlad Gluschenko - Time

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Bonjour à tous, bonjour les enfants. L'histoire que Céline Kalman va vous
raconter aujourd'hui, je préfère vous prévenir tout de suite, est une histoire
vraie. Tout ce qui va suivre s'est passé dans la vraie vie. Je précise que nous
avons changé les noms de certains personnages afin qu'il reste anonyme,
c'est-à-dire qu'on ne les reconnaisse pas, ils tiennent à rester discrets et on
peut les comprendre. En revanche, certains d'entre eux ont accepté de nous raconter
leur aventure et mieux encore, ils nous ont autorisé à en faire une histoire
pour notre podcast Pour Encore Une Histoire.
Cette histoire en revanche, il ne faut pas les brouiller, vous ne devez la raconter à personne.
Il s'y est passé bien trop de choses exceptionnelles, le grand public, les autres,
ne nous croirent pas. Vous êtes prêts ? On y va ? On y va.
Cette histoire s'appelle Les enfants naufragés. Une histoire écrite par
Benjamin Mulair, raconté par Céline Gallemann et réalisé par Alexandre Ferréra avec la
participation exceptionnelle de Juliette, qui a 7 ans. Cette histoire se déroule dans l'un
des plus beaux pays du monde, l'île Maurice. L'île Maurice, c'est un petit pays unil dans
l'océan indien. Et tout a commencé dans le plus bel hôtel du pays, qui est d'ailleurs sans
aucun doute l'un des plus beaux hôtels du monde, il s'appelle le Shangri-La, l'Ottawa
Rock. Un hôtel qui accueille des touristes venus du monde entier. Nous allons vous raconter
ce qui est arrivé à deux familles françaises, et n'oubliez pas les enfants, vous ne devez
raconter cela à personne en revanche. Vous pouvez évidemment dire à vos amis, à vos copains,
à vos copines, à vos cousins, à vos cousines d'écouter eux aussi cette histoire incroyable à
la condition qu'ils ne la répètent pas.
Cette histoire débute au bord d'une piscine, mais pas n'importe quelle piscine, une immense
piscine avec des palmiers tout autour. On y trouve également des jeux pour les enfants et des transates
pour les parents. Bref, ça ressemble au paradis. Le soleil brille, il ne fait ni trop chaud ni trop
froid. Les enfants barbotent dans l'eau. Le temps semble suspendu. Sur les transates, sous des parasol,
on retrouve quatre amis que je vais vous présenter brièvement. D'un côté, il y a Marion et Romain,
ils vivent tous les deux à Nancy, en France, et sont venus à l'île Maurice avec leurs deux enfants,
Sacha et Marcel. À leur côté, Camille et Grégory, qui viennent d'Alsace, et qui sont ici avec leurs
filles Juliette et leurs fils Victor. Sacha et Marcel sont jumeaux, ils ont 14 ans, ce sont des
ados, des vrais de vrais. Victor, lui, a 12 ans et Juliette est un peu plus jeune, elle a 7 ans.
Les enfants s'entendent à merveille. Ils se connaissent depuis toujours et ils s'adorent. Que
peut-on espérer de plus que de partir en vacances avec ses meilleurs copains ? Franchement. Pour les
parents, c'est pareil, ils sont amis de longue date et ils ont toujours des tonnes de choses à se
raconter. Leur journée s'en rythmait par la plongée sous-marine où ils observent les poissons les plus
rares. Ils font aussi parfois des randonnées en vélo pour découvrir la beauté de l'île Maurice. Sa
culture si riche et ses habitants tellement accueillants. Vous l'avez compris, ces deux familles
vivent des vacances de rêve. Vous allez me dire, ok, mais qu'est-ce qu'il y a de si secret alors ?
Eh bien soyez patient, je vais tout vous expliquer à partir de maintenant.
En fait, ça s'est passé l'avant dernier jour du séjour, alors qu'il ne restait que 48 heures avant
la fin des vacances. Attention les enfants, c'est à partir de maintenant que les choses deviennent
secrètes. Je vous explique. Les enfants avaient très envie de faire une sortie en catamarans. Les
catamarans, si vous l'ignorez, ce sont des bateaux qui généralement possèdent deux coques. Ce sont
des voiliers qui avancent donc grâce à leur voile qui dansent avec le vent. Ce sont des bateaux
parfaits pour se balader, observer les poissons ou les dauphins et pour profiter de la douceur et de
l'eau turquoise de l'île Maurice. Malheureusement, en cet avant-dernière journée, la météo s'est un peu gâtée.
Il n'y a pas de tempête non plus, mais une possibilité tout de même que le vent soit assez violent,
et donc qu'il y ait de grosses vagues. Trop risquée donc, la compagnie, en charge de l'organisation de
ses balades en catamarans, a préféré annuler. Ce qui paraît plein de bon sens nous en conviendrons.
Sauf que le bon sens, comme vous le savez sûrement, parfois, et bien les enfants manquent ou tout simplement
s'en moquent. Et l'envie d'aventure devient plus forte que la raison, en particulier chez Sacha et
Marcel. Ils proposent donc à Victor et Juliette, ce qui paraît être une folie, d'y aller quand même.
Écoutez, non Sacha, avec Marcel, on s'est navigué, on fait souvent du bateau, on a l'habitude, nos parents nous
ont appris. Le catamaran, ajoute son frère, c'est vraiment pas compliqué, on fait un tour d'une heure
ou deux et puis on rentre. Ce serait trop dommage de passer à côté. Juliette, qui est la plus petite,
mais pour autant la plus raisonnable, s'interroge à haute voie. Mais comment on va faire pour monter
dans le catamaran et partir sans que personne ne nous voit ? Vous voyez arriver, t'inquiète ! C'est ainsi que les enfants
se lancer dans une aventure qu'ils ne seraient pas prêts d'oublier. Les premières minutes sur le
catamaran se déroulent merveilleusement bien et, c'est factuel, les jumeaux maîtrisent parfaitement la
navigation. Et avec tout le vocabulaire s'il vous plaît, à Babor, à Tribor, cardinal West,
il s'élevole ! Tout ça, pas de problème. Ils entament donc un tour exceptionnel. Il faut savoir qu'au
large de l'île Maurice, il y a de nombreuses petites îles, toutes plus magnifiques les unes
que les autres. On pourrait citer l'île au mangénie, par exemple, un petit joyau préservé, où il n'y
a aucune construction, c'est très sauvage, totalement préservé, ou encore l'île au cerf,
connu dans le monde entier pour sa beauté. Les enfants naviguent donc au large de ces joyaux,
sans se soucier d'une chose, pourtant primordiale, la météo. Oui mais voilà, le temps est en train
de changer à une vitesse phénoménale. Et ce qui n'était qu'un petit vent frais au début de la
balade, est en train de se transformer en quelques minutes à peine, en tempête. Une véritable
tempête, avec des vagues de trois mètres de haut, et surtout un vent déchaîné, puissant. Et alors,
je me mets à votre place, ces enfants. Vous devez vous demander ce que font les parents ? Et bien
pour le moment, ils ne sont au courant de rien. Ils pensent que leurs enfants, qui sont assez grands
pour se balader tout seul dans l'hôtel, jouent au babyfoot, au trampoline ou au tennis. Car évidemment,
aucun des quatre enfants n'a dit la vérité. Oui, vous avez raison, c'est une bêtise,
une très grosse bêtise qu'ils sont en train de réaliser, et qu'ils vont amèrement regretter.
Car plus le temps file, plus la tempête prend de l'ampleur, et moins Sacha et Marcel parviennent
à maîtriser le bateau. Le vent est trop fort. Des vagues monstrueuses s'élèvent face à leur bateau,
qui d'un coup, paraissent si petits. Le ciel, lui, s'est subitement assombrie. C'est comme si
quelqu'un avait appuyé sur l'interrupteur de la lumière, et qu'elle s'était éteinte. Le ciel est
déchiré par des éclairs. Le catamaran n'est plus qu'un fragile petit bateau perdu en pleine mer.
Les enfants se sont regroupés à l'intérieur, car il y a une petite cabine. Ce catamaran a aussi un
moteur, mais les enfants sont partis si vite, qu'ils n'ont pas vérifié s'il y avait du carburant
à l'intérieur. Et bien sûr, la cul est totalement vide. Quand bien même, cela n'aurait rien changé.
Les enfants sont serrés les uns contre les autres, pétrifiés. La tempête semble durer une éternité.
Au bout de quelques heures, Victor lance à ses amis.
On ne va pas y arriver. Ce bateau n'est pas fait pour résister à une telle tempête.
Mais si, on va y arriver. Rétorque Sacha, Juliette, de son côté, tente de garder son calme.
Elle se contente de glisser aux autres. Je vous l'avais dit, on n'aurait jamais dû prendre
ce bateau sans l'autorisation des parents. Il n'a même pas de balèze, de détresse, et la radio ne
fonctionne même pas. Nous avons pris le seul bateau sans doutorisation.
Les heures qui suivent sont longues, très longues pour les quatre enfants.
Au bout de quelques temps, Sacha, Marcel, Victor et Juliette finissent par s'assoupir.
Le stress, la peur, l'angoisse, les ont extenuées.
Toujours blottis les uns contre les autres, ils dorment, en espérant se réveiller après un mauvais rêve.
Alors réveil, la mer s'est calmée. C'est une mer d'huile. Il n'y a pas une vague à l'horizon.
Et le soleil cogne déjà très fort. C'est Sacha, le premier, qui se rend sur le pont du bateau,
où ils constatent les dégâts. Marcel, viens voir, le mail est littéralement cassé en deux.
Oh là là, mais c'est une catastrophe. On ne pourra plus du tout diriger le bateau.
Imaginez comme nos parents doivent être inquiets. Ajoute Juliette.
Lorsqu'un catamaran des maths, c'est le vocabulaire employé, le skipper n'a plus de marge de manœuvre.
Et donc, en clair, il est obligé d'attendre qu'un autre bateau vienne à son secours.
Mes problèmes, les enfants sont perdus au milieu de l'océan indien, avec aucune terre en vue,
pas de radio pour contacter l'extérieur, et un GPS cassé, lui aussi par la tempête.
Bref, la situation est très difficile pour ne pas dire catastrophique.
Les enfants cherchent tout de même dans les moindres recoins pour voir s'ils ne trouvent pas
une balise de détresse, ou quelque chose qui pourra les aider à prévenir les secours.
On va. Dans le bateau, il n'y a rien.
Hé les gars, on a de la chose. Dans le frigo, il y a pas mal de choses à manger.
Le frigo est être étrangement rempli de fromages, de charcuterie, de pain frais et de fruits.
Oh, il y a même du gilpe-pommes !
Oh, génial ! J'ai une fin de loup ! Pour un bateau en revisions, c'est quand même étrange
toutes ces provisions. Mais bon, on va pas s'en plaindre.
C'est ça qui est bien avec cette bande d'amis qui se connaît depuis toujours.
Quand l'un d'eux perd espoir, les autres sont là pour lui redonner le moral.
En fouillant dans la cale du bateau, Sacha a trouvé une vieille radio pour écouter de la musique.
La journée s'écoule ainsi, sans un bateau à l'horizon. Rien.
Même pas un hélicoptère pour rechercher les enfants disparus.
Le soir arrive finalement assez vite. Les enfants passent une deuxième nuit de suite dans le catamaran.
Sans savoir combien de temps cette situation va durer.
Au deuxième réveil, le lendemain matin, Sacha, Victor et Marcel sont réveillés par décrits très enthousiastes de Juliette.
T'as rendu ! Je répète ! T'as rendu !
Marcel est le premier rejoindre Juliette.
Oh mais oui ! T'as rendu ! C'est quoi ? C'est l'hymorice ?
Sacha rejoins son frère.
Ah non, ça c'est pas l'hymorice non. C'est une petite île. Une toute petite île.
Ouais. Et ce qui m'inquiète, vous savez ce que c'est ? C'est comme mon avis.
Oui. Il n'y a personne sur cette île. Il n'y a rien. Pas de bateau.
Vous pensez que c'est une île déserte ?
Ça y ressemble.
Le catamaran s'approche lentement de cette île mystérieuse.
Les enfants distinguent nettement qu'il n'y a personne sur cette île.
Ils parviennent à rejoindre le rivage et accrochent le bateau à un rocher.
Il y a quelqu'un ? Est-ce que quelqu'un nous entend ?
Ouhou ! Ouhou ! Est-ce que quelqu'un nous entend ?
Ouhou ! Il y a quelqu'un sur cette île ?
Hé les gars, je vous propose qu'on fasse le tour de l'île par la plage. On sera vite fixés.
L'île n'est pas très grande. En une heure à peine, les enfants au fond tourent.
Arrivé à nouveau à leur point de départ, ils doivent se rendre à l'évidence.
Ils sont bel et bien, seul au monde, sur cette île.
On va devoir s'organiser les amis. Parce qu'à mon avis, on va rester ici un bon moment.
Euh, mais moi, j'ai aucune envie de rester là.
Rétorque Victor.
Je vais rentrer chez moi. Je vais rentrer à la maison.
Victor, je crois que pour un certain temps, notre maison, et bien, ça va être cette île.
Victor et Juliette
Sacha, Marcel, Victor et Juliette se retrouvent donc sur ce petit bout de terre.
Cette île perdue quelque part dans l'océan indien.
Combien de temps vont-ils être coincés sur cette île ?
Et surtout, sont-ils en sécurité ?
Ça, les enfants ne le savent pas encore.
Mettez-vous à leur place.
Si vous aussi, vous vous retrouviez seul sur une île, vous feriez quoi ?
Sacha, Marcel, Victor et Juliette décident tout simplement de s'organiser.
Assez en rond sur la plage, ils élabortent un plan.
Bon, dit Sacha.
On n'a qu'à se dire qu'on est ici en vacances, que c'est une expérience.
Faut qu'on voit tout ça du bon côté.
Ouais, enchaîne Marcel, son frère.
En vacances ou dans un jeu à la télé.
On doit s'organiser pour survivre ici et dans de bonnes conditions.
La petite Juliette qui n'a que sept ans, je vous le rappelle, est tout aussi sereine que les autres.
Moi, ce que je peux faire, c'est d'essayer de trouver de l'eau.
Je veux dire de l'eau qu'on peut boire, hein, car l'argent, c'est ça.
Juliette a raison, l'eau est essentielle pour leur survie.
Pendant qu'elle part visiter le cœur de l'île avec Marcel, Victor et Sacha, de leur côté,
sa faire tout aussi à une tâche importante et complexe.
Construire un abri, un endroit où dormir.
Ce qui est important, non, Sacha, c'est de la faire en hauteur cette cabane.
Mais pourquoi en hauteur ? Ça va être compliqué ?
Demande Victor.
Pour les animants ?
Si tu veux, j'ai moyennement envie d'être réveillée en pleine nuit par un serpent ou une araignée.
Ah, horrible !
T'imagines-toi, une grosse araignée qui te saute dessus en pleine nuit ?
Ou pire ?
Relance Sacha.
Elle entre dans ton slip.
Heu !
Ok, t'as raison.
On va la faire en hauteur cette cabane.
Concent Victor est curé.
Pour faire une cabane résistante, c'est à la fois simple et compliqué.
Heureusement, Sacha a de bonnes connaissances sur le sujet.
Chaque année, depuis qu'il a 8 ans, il part en colonie de vacances pendant l'été.
Des colonnatures où il apprend à dormir dehors, à faire du feu et donc à construire les cabanes.
C'est assez naturellement qu'il explique à Victor comment procéder.
D'abord, il faut qu'on récupère des troncs d'arde, assez résistants pour construire le socle de notre cabane.
Il faut que ces arbres soient sains.
Ok, chef !
Régole Victor.
Étonnamment de bonne humeur, malgré la situation.
Sacha reprend.
On va fixer ces troncs sur des arbres bien costauds, puis on va créer une belle plateforme en bois.
Ouais, en gros, on a besoin de beaucoup de morceaux de bois, quoi.
En gros, oui, c'est ça.
Après ça, on va faire les parois.
Et pour le toit, des feuilles de bananier feront l'affaire.
Le risque, c'est qu'ils nous pleuvent dessus.
Mais avec ça, on devrait pouvoir rester au sec.
Une fois les consignes données, les deux jeunes garçons se mettent au travail.
Sacha a eu la bonne idée de sortir la radio du catamaran.
Il a reste un peu de pile, ce qui leur permet de travailler en musique.
...
Pendant ce temps, Juliette et Marcel, eux, pénètrent à l'intérieur de l'île.
Elle a l'air plus grande que ce que je pensais, cette île.
Oui, je suis d'accord.
Mais c'est plutôt une bonne nouvelle.
Plus l'île sera grande, plus on a de chance de trouver à boire et à manger.
Cette île est un petit paradis tropical.
Avec du sable blanc sur la plage, des palmiers un peu partout,
et surtout énormément d'arbres fruitiers, des bananiers, des manguiers et bien sûr des cocotiers.
Bon, ça, c'est rassurant.
Au moins, on va pas mourrir de faim.
Ouais, t'as raison.
Bon, après, si on ne mange que des fruits, on ne va pas aller très loin.
Rétort que Marcel.
T'inquiète, t'inquiète.
Je crois qu'elle ne boulangerait pas loin, j'ai vécu acheter un sandwich.
L'ambiance est bonne, comme vous pouvez le constater.
Au bout d'un petit quart d'heure de marche, après avoir suivi un sentier à travers la jungle,
les enfants se retrouvent à l'entrée d'une petite grotte.
Je suis pas sûre d'avoir envie de rentrer à l'intérieur.
Marcel prend alors son courage à deux mains.
Il respire un grand coup et entre à l'intérieur.
Euh, tu reviens vite, hein ?
Au bout d'une poignée de seconde, Marcel appelle Juliette.
Que dis-je ? Il ne l'appelle pas, il crie.
Juliette, viens, Juliette !
J'en ai trouvé !
Y a de l'eau, une source, une magnifique source !
Juliette s'en presse de rejoindre son ami.
Et n'en croit pas ses yeux.
Une eau pure, limpide, translucide.
Marcel, on a trop de chance, on a trop de chance !
En à peine une demi-heure de balade, on a trouvé à manger et à ses dos pour tenir plusieurs années.
Ouais, OK, Juliette, mais enfin, ne t'emballe pas non plus, je ne compte pas rester pendant un an ici, hein.
J'ai prévu de retourner à l'école ?
Euh, ouais, ouais, ouais, ouais, t'as raison, mais bon, cela dit, c'est pas vraiment l'école qui va me manquer plutôt mes parents.
Juliette et Marcel retournent sur la plage, puis dans le catamaran pour récupérer des gourdes, des sauts,
et tout ce qui leur permet d'amener de l'eau potable jusqu'à la cabane.
Une cabane qui, d'ailleurs, commence à prendre forme.
En quelques heures à peine, Victor et Sacha parviennent à poser les bases en vue d'une magnifique petite maison dans les arbres.
Moi, je suis trop fière de vous, franchement, c'est tout confortable ici.
En fin de journée, les enfants passent à table, au menu, des fruits bien sûrs,
mais aussi les restes de ce qui était dans le frigo du catamaran.
Et entre le fromage et le pain, il y a de quoi faire un nouveau festin.
Bon, euh, on va quand même devoir un peu rationner.
Ce serait dommage de manger toutes nos réserves tout de suite.
En parlant de réserves, Juliette sort de son petit sac, une surprise.
Et regardez, j'ai une tablette de chocolat qui, en deux...
Voilà une nouvelle qui tombe bien, car alors que la nuit tombe, Marcel et Victor, on se que l'on appelle un petit coup de cafard.
Leurs parents, leur manque terriblement.
T'imagines ? lance Marcel.
Vous imaginez si on ne les voit jamais ?
Oui, comment tu veux qu'ils nous retrouvent ? On est perdu au milieu de nulle part.
Ajudent Victor. Heureusement, Juliette, du haut de ses sept ans, décide de rebousser le moral de tout le monde.
Hé ho, champion ! C'est quoi ce petit coup de mot ?
Vous vous rendez bien compte que nos parents doivent tout faire pour nous rechercher ?
Oui, tu as raison ! Le répond son frère. Tu as raison !
Alors, on va passer une bonne semaine, on va tenir un grand mien, et demain, on va écrire un grand SOS sur la plage.
Bonne idée ! répond Marcel.
Juliette, t'es notre capitaine ! C'est toi la chef ici !
Alors que le petit groupe s'apprête à s'endormir, un bruit résonne au loin, dans la jungle.
Un bruit qui leur glace le sang.
Vous avez entendu ?
Oui, oui, je crois bien. C'était quoi ?
Les enfants se taisent pour tenter de déchiffrer le bruit entendu.
Quand tout à coup...
Ah oui ? Mais c'était quoi ça ?
L'ense-Victor.
Shhhht ! répond Marcel. Shhhht ! Ne faisons pas de bruit !
Juliette se lève et regarde par la petite fenêtre de la cabane.
Et ce qu'elle aperçoit, la laisse s'envoie.
Une lumière, une petite lumière, au loin, dans la nuit.
Marcel se met aussitôt à crier.
Hé ho ! Hé ho ! Au secours ! Nous sommes les enfants perdus ! Qui est là ?
Sacha descend plus vite de la cabane. La lumière s'approche à toute vitesse.
La lumière n'est plus qu'à quelques mètres des enfants, qui ont désormais tous les pieds dans le sable.
La lumière est là, juste devant eux. Plus personne ne parle.
Seule Juliette, au se lancer.
Vous êtes qui ? Nous sommes quatre enfants. On est perdus ici. On est naufragés.
La personne en face d'eux pointe la lumière sur le visage de chacun des enfants, sans dire un mot, en les aveuglant.
Les enfants ont peur.
Oui, vous êtes qui ? Vous êtes qui ?
L'individu pointe alors la lumière sur son visage et apparaît alors une adolescente.
Mais tu es qui ?
Je m'appelle Lucie. J'ai 15 ans et j'ai une mauvaise nouvelle pour vous.
C'est quoi ?
Je ne vais pas pouvoir vous aider à quitter cette île. Malheureusement.
Moi aussi, je suis naufragée ici. Ça fait déjà un mois que je suis là.
Et je n'ai pas la moindre idée de comment rentrer chez moi. J'ai déjà tout essayé.
Les enfants ne reviennent toujours pas. Ils ne sont donc pas seuls sur cette île.
D'un côté, ça les rassure, car à cinq ils seront forcément plus forts pour survivre.
Mais de l'autre côté, ça les inquiète. Car si cela fait un mois que Lucie est là,
ça veut dire que les passages de navire au large de l'île, ou des avions survolant la zone, sont très rares.
C'est mauvais signe.
Mais bon, l'angoisse attendra. Car les enfants ont des tonnes de questions à poser à Lucie.
Victor lui propose de les suivre dans la cabane.
Comment tu es arrivé ici ? demande-t-il.
Et tu ne manques pas de nourriture ? ajoute Marcel.
Tu dois roue, t'as une cabane toi aussi ? veut savoir Sacha.
T'es arrivé en bâton ? relance à nouveau Marcel.
Lucie n'a même pas le temps de répondre aux questions posées en rafale.
Heureusement, Juliette vient à son aide.
Et ho, calmez-vous, arrêtez de l'art ce lait de questions, laissez-lui au moins le temps de répondre.
Puis, se tournant vers Lucie, Juliette lui demande.
Alors Lucie, raconte-nous comment tu es arrivé ici.
Lucie prend alors une grande respiration, puis se lance.
Je fais partie de l'équipe de France d'Apnée. J'étais en stage sur l'île de la Réunion.
Victor ne semble pas très bien comprendre.
En équipe de France d'Apnée ? Tu veux dire en équipe de France de bouton d'ado sur le visage ?
Mais non pas ça, ça c'est l'Apnée. Moi je te parle de l'Apnée, de la plongée en Apnée, sans respirer quoi.
Ah !
On s'entraîne pour aller le plus profond possible dans la mer, sans respirer.
C'est fantastique comme sport, tu as l'impression de ne faire plus qu'un avec les fonds marins.
Et tu découvres un monde insoupçonné.
Ah oui c'est super d'Allez-Solo. Mais pourquoi sans respirer ?
Demande Marcel perplexe.
Bah comment t'expliquer ? C'est comme une bulle d'air, tu te ressentes sur toi, tu apprends aussi à te relaxer et à te concentrer sur ce que tu ressens. Tu comprends ?
Marcel fait une grimace, mais Juliette enchaîne.
Bon, écoute ça a l'air super l'Apnée mais...
On s'est dit moi du sujet. Comment tu as arrivé ici ? C'était la question, pas vrai ?
Oui pardon, ça fait un mois que je parle à personne et comme je suis bavarde, je me rattrape.
Ah oui c'est super, moi aussi je suis bavarde, on va bien s'entendre.
Donc je reprends, j'étais en stage sur l'Île de la Réunion avec l'équipe de France et un soir on a fait une sortie en mer.
Et notre entraîneur a eu une idée à priori assez bonne qu'on fasse une sortie en canoë, chacun seul au milieu de l'océan.
C'est bizarre comme idée, dévictore.
Bah en vrai pas tant que ça parce que l'idée est de nous aider à appréhender la solitude en mer.
Tu sais c'est un élément particulier la mer, il faut être très humble face à la mer.
Elle est toujours plus forte et plus imprévisible que nous.
Ah bah ça, on a pu se rendre compte ces derniers jours.
Je me suis retrouvée sur mon canoë et je ne sais pas trop ce qui s'est passé, j'ai un peu dérivé.
Et une heure après le début de cette expérience, malheureusement, personne est venu me récupérer.
Et ma balise de détresse, bah je l'ai laissée dans le bateau du coach.
Ça c'est Balot ?
Lance Tasha.
J'ai dérivé seul avec mon canoë pendant une longue journée et une longue nuit.
Et au petit matin, je me suis retrouvée seule, ici.
Les enfants expliquent à leur tour comment ils ont échoué ici.
Le catamaran, la tempête, toute l'histoire.
L'île de la Réunion se situe à un peu plus de 200 km de l'île Maurice.
Donc oui, c'est vrai, ça a eu du sens de se retrouver ici.
Certainement perdu entre les deux îles.
Mais t'as pas eu trop peur toute seule ?
Si un peu, mais je n'étais pas vraiment seule.
Parce que sur mon canoë, Philibert a eu le droit de m'accompagner.
C'est qui ça, Philibert ?
Lucy se lève alors et répond.
Vous allez comprendre ?
La jeune fille siffle alors un grand coup.
Philibert !
Philibert !
Au loin, les enfants entendent alors ceci.
C'est un magnifique berger australien qui arrive en courant à toute vitesse vers Lucy
et lui se sautent dans les bras.
Il est blanc et beige, avec des taches grises sur les oreilles
et surtout de magnifiques yeux.
Un œil bleu, un œil marron.
Impressionnant.
Alors qu'ils couvrent les enfants de l'échouille, Lucy continue son explication.
C'est la mascotte de l'équipe de France d'Apnée.
À chaque stage, il est avec nous.
Et moi, j'ai eu le droit de l'emmener lors de ma sortie en canoë.
Résultat, lui et moi, on est bloqués ici.
L'arrivée surprise de Lucy, mais aussi de Philibert,
redonne beaucoup d'espoir à Marcel, Sacha, Victor et Juliette.
Surtout Juliette, d'ailleurs.
Ah, je suis content d'appeler la seule vie ici.
Je te comprends.
Faudrait encore qu'on a trouvé une de filles sur l'île.
Vive la parité.
Après toutes ces émotions, les enfants décident de se coucher dans la cabane.
Il y a de la place pour Lucy,
qui promet le lendemain d'amener tout le petit groupe visité,
la sienne de cabane.
Cette nuit-là, la météo est très clément.
La Lune est à peine visible.
Il n'y a évidemment aucune pollution lumineuse.
Les enfants peuvent observer un spectacle exceptionnel,
avec une pluie d'étoiles filantes,
du jamais vu pour chacun d'eux.
C'est fantastique.
Dans notre malheur, on a finalement de la chance.
Pense Marseille.
Le lendemain matin, les enfants sont réveillés par la radio,
que Sacha est en train de trifouiller.
Il reste encore un peu de pile dedans.
Alors, il essaie de trouver une petite musique
pour motiver tout le monde.
Il trifouille l'antenne de la radio
et tombe sur une station d'information.
Incroyable !
On va savoir si le monde tourne encore,
même sans nous.
Plaisant de Sacha.
Le journaliste égraine les différents sujets d'actualité.
L'aide internationale est en train de se mettre en place au Maroc
pour venir en aide aux victimes du terrible tremblement de terre.
L'Uni-Safe précise que 100 000 enfants ont été touchés par la catastrophe.
On y reviendra dans un instant.
Oh mais c'est horrible, les pauvres !
Lance Marseille.
Le temps pour moi de vous signaler également que nous sommes
toujours sans nouvelles de 5 jeunes français disparus ces derniers jours
dans l'océan indien.
Écoutez, écoutez, ils parlent de nous à la radio, ils parlent de nous !
Dans un premier temps, c'est Lucy,
une jeune championne d'apnée qui a disparu,
puis quelques semaines plus tard, 4 français
qui étaient en vacances à Lille-Maurice, tous son mineur.
Leurs parents viennent d'indiquer à la presse locale
qu'ils étaient prêts à fouiller chaque centimètre carré de l'océan,
jusqu'au jour où ils les retrouveront.
Et puis, en rugby, la France poursuit son sans-faut dans ce mondial à la maison.
Sacha coupa l'or à la radio.
Entendre ces informations les a tous estomaqués.
Bon bah, on peut se rassurer, ils nous cherchent.
Lance Marseille.
Bah heureusement quand même.
Les enfants se réveillent donc avec le sourire,
surtout Juliette, qui semble avoir été complètement adoptée par Philippebert.
Il a dormi collé à elle toute la nuit.
Après un bon petit déjeuner, à base de bananes et de manques fraîches,
les enfants prennent le chemin de la cabane de Lucy,
qui se trouve de l'autre côté de Lille.
Il faut une petite heure de marche pour la rejoindre.
Le trajet est un peu long donc, mais ça vaut le coup,
car sa cabane est, comment dire, exceptionnelle.
D'abord, elle est en hauteur, avec des escaliers en bois,
qui font le tour d'un tronc d'arbre gigantesque,
et qui permettent d'arriver sans prendre le risque de tomber jusqu'à la cabane.
Dans celle-ci, il y a tout.
Un petit îleau central, qui fait office de salon.
Les murs, qui sont faits de bois, évidemment.
Mais il semble avoir été acheté dans un magasin de décorations.
Lucy s'est aussi confectionnée une petite chambre avec un lit,
qui n'a rien à envier dans ce que l'on peut trouver dans les magasins, dans la vraie vie.
Le cadre est constitué de petites branches d'arbres disposées en rectangles.
Des branches beaucoup plus fines ont été traissées entre elles
pour remplacer le matelas.
Avec dessus, une couche importante de feuilles de bananier.
Un lit tout confort donc.
Et Lucy a utilisé la même technique pour faire un petit coin à filibère,
afin qu'il puisse lui aussi dormir sereinement.
Les enfants s'installent dans le petit salon de la cabane,
et Marcel lance à Lucy.
C'est impressionnant, ta cabane. Très impressionnant.
Ça donnerait presque envie de rester là.
Écoute, au bout de quelques jours, je me suis dit, soit je déprime,
et je me laisse mourir de faim, soit je me prends en main et je m'organise.
T'as une telle raison.
Maintenant, la question c'est de savoir comment je vais rentrer.
Victor s'avance et se lance.
Je pense qu'on devrait tenter de réparer le catamaran.
Il faut qu'on réussisse à réparer le matelas,
ou alors carrément à le changer, en en créant à nous-mêmes.
Oui, c'est sûr, c'est ce qu'il faut faire.
Et le jour où le bateau sera prêt, on se mettra en route.
Je suis d'accord, ça paraît être un plan parfait.
Mais j'ai quand même une question.
Vas-y, je t'écoute.
Quand on sera dans le catamaran, on va vers où ?
Si j'ai bien compris, aucun de nous n'a de GPS,
ni de boussole, encore moins de plans.
Dans tous les cas, on ne sait même pas où on est.
Donc je repose ma question, dans quelle direction on va ?
Une question, Lucy.
Il va falloir qu'on se creuse la tête.
Oh oui, les enfants vont devoir se creuser la tête,
s'ils veulent réussir à partir des sites.
Ce qui, je vous le dis tout de suite, les enfants,
va s'avérer beaucoup plus complexes que ce que l'on nous imaginait.
Au petit matin, c'est Marcel qui réveille tout le petit groupe,
avec un petit déjeuner digne d'un hôtel 5 étoiles.
Bon, j'exagère un petit peu, mais disons qu'il réussit
à leur concocter un bref petit d'œige royal.
Les deux coco pour tout le monde.
Désormais, on ne peut pas se faire de l'eau.



S'il vous plaît, de nombreux fruits exotiques,
évidemment, de la papaye, des grenades, de la nanasse,
mais aussi des crabes.
Oui, Marcel, en se promenant sur la plage,
a trouvé une quinzaine de gros crabes.
Alors, pour le petit déjeuner,
ça ne semble a priori pas toujours réjouissant un crabe,
mais après quatre jours à ne se nourrir que de fruits,
les enfants soute sur les crabes avec enthousiasme.
Mais ça a l'air prélitieux, merci Marcel.
Ah ouais, c'est génial.
Bon, je regrette juste que tu ne nous ai pas fait un petit chocolat chaud.
Plaisante, sa chère.
Oui, et puis des eau plats, franchement, Marcel t'aurais pu faire mieux,
quand même, avec un peu de bacon.
L'ambiance est bonne en ce début de journée.
Marcel en profite pour faire un point sur la situation.
Bon, aujourd'hui, on va établir le plan pour la suite.
Oui, c'est assez clair qu'il ne faut pas compter sur l'aide extérieure.
Ils ne nous trouveront pas ici.
On va devoir se débrouiller tout seul.
Ça tombe bien, je suis motivée. On fait quoi, alors ?
Marcel enchaîne.
On doit, dans un premier temps, réparer le mac qui est cassé.
Je l'ai observé de près, et il est vraiment mille morceaux.
Je ne vois pas trop comment on pourrait s'y prendre.
Ça me paraît assez simple.
On va le remplacer, Sma, tout simplement.
Ah oui, parce qu'il y a un magasin de bateau pas loin.
Il est où, déjà ? Je ne l'ai pas vu.
Mais non, Juliette, on va le construire.
Au fond, un mac est quoi ?
C'est une grande tige rigide, suffisamment costaude pour maintenir une grosse voile.
Oui, c'est ça.
Reconnais Sacha.
Donc je devois venir.
On va le remplacer par un tronc d'arbres.
Super, c'est ça.
Un arbre, oui, robuste, mais pas trop lourd.
Il ne faut pas qu'il casse le catamaran.
Juliette s'approche alors.
Elance avec beaucoup d'appelons, ce qui est surprenant vu son jeune âge.
Je sais, je sais. Il faut prendre un bambougeant.
Un quoi ? demande Sacha.
Un bambougeant ? Il peut faire jusqu'à 15 mètres de haut.
Elles sont beaucoup moins lourds que tous les autres arbres.
Mais comment tu sais ça, toi ?
Cette question fait rire, Juliette.
En fait, toi, t'es en équipe de France d'apnée.
Et bah moi, j'ai en équipe de France de jardinage.
Vraiment ? Tu es sérieuse ?
Mais nous, c'est jusqu'on a vu ça à l'école.
Notre maîtresse Anita adore les plantes et la nature.
Elle nous en parle tout le temps.
Eh ben, merci Anita la maîtresse.
Les enfants se mettent alors au travail.
À Marseille-Victor, la recherche de la plante.
Juliette et Sacha se cherchent de faire un état des lieux de la grand voile.
Pendant la tempête, celle-ci a été déchirée à de nombreux endroits.
Alors il faut recoudre.
Sacha se sert de la trou sa pharmacie, trouvé dans le catamaran.
Les enfants ont de la chance s'il y a du fil, prévu pour recoudre d'éventuelles blessures,
ainsi que des épingles à nourrice.
Allez, toi, tu vas réparer la grand voile.
C'est pas compliqué, tu sais bien recoudre, Indjean.
Allez, c'est parti !
Pendant ce temps, Lucie laissait de réfléchir à la direction
qu'ils devront prendre une fois le catamaran réparé.
Ben alors, je suis arrivée de l'île de la réunion.
Vous vous demandez sûrement les enfants à qui parle Lucie ?
Eh bien, elle parle à Philibert.
Oui, oui.
Eux de Maurice, sachant que moi j'ai dérivé pendant une petite journée seulement
sur mon petit kayak et que j'étais à une heure du bateau de l'île.
Et que eux, ça a pris 24 heures.
Mais depuis l'île Maurice, 6 fois 4,
avec la puissance du vent que l'on peut estimer à 100 kmh...
Lucie l'est douée en maths et en calcul, comme vous pouvez vous en rendre compte.
Et l'hypotenuse de la racine carrée du double de 36,
divisé par le nombre de sacs et d'imperméables que nous gagnons dans une année,
27°C.
C'est bon Philibert, je sais, on doit aller.
Oui, tout à fait.
On va mettre le cap à l'est, à 27°C.
Et selon mes estimations, on arrivera au chancrilla en une trentaine de rapaines.
Oui Philibert, exactement.
Au bout de quelques heures, ça y est.
La voile est réparée.
Marcel Victor, on réussit à récupérer et à traîner jusqu'à la plage un bon bougeéant.
Allez, allez, encore un effort.
Ça n'est pas simple, de le hisser sur le bateau à la place du ma à bimé.
Oh, hisse. Oh, hisse, allez.
Oui, oui, oui, oui.
Mais non, sans effort, les enfants réussissent.
Ça y est, je crois qu'on peut le dire.
Le bateau est prêt.
C'est la fin de la journée.
La météo est clémentte.
Il fait bon, et il y a un peu de vent.
Super. Alors, ils sont arrivés à le matelot.
On part maintenant.
Philibert, ne semble pas franchement emballé, tout comme Marcel.
Non, je propose qu'on passe une dernière nuit ici.
On essaie de bien dîner, de bien dormir, et demain, à l'aube, on se met en route.
Philibert, cette fois, a l'air d'actisser.
Ouais, tu as raison. J'ai une idée.
Ce soir, on fait une grosse fête.
On met de la musique, on danse, on chante, et on fête notre dernière nuit ici. Ça vous dit ?
Excellent, je propose une soirée karaouke.
Alors que les enfants organisent cette dernière soirée festive et joyeuse,
avec un Philibert aux anges,
aucun d'entre nous sait à ce moment précis
que le trajet du lendemain va s'avérer beaucoup plus périlleux que prévu.
Oui, les enfants sont loin de retrouver leurs parents,
mais pour le moment, ils ne le savent pas encore.
Alors, ne gâchons pas la fête.
Allez, à 3, on pousse.
1, 2, 3, c'est parti !
Comme prévu, les enfants mettent donc les voiles au lever du jour.
1, 2, 3, allez, on y va, c'est parti, on pousse !
Chacun a pris le soin de bien ramasser ses affaires,
de ne laisser aucun détritu sur l'île des Ertes,
et de se mettre en mode combat.
2, 3, 4...
Les enfants ont souhaité embarquer un petit souvenir de cette île.
Marseille a récupéré une noix de coco,
Lucie, une énorme feuille de bananier,
Juliette, un bénitier géant.
Waouh, j'en avais jamais vu un comme ça !
C'est un gros et magnifique coquillage.
Sacha et Victor, quant à eux,
ont récupéré un peu de sable blanc.
Chacun voulait un petit souvenir.
Même si être ici a été très stressant,
ils se sont attachés à cette île paradoxalement.
On va mettre tous ses souvenirs dans le coffre,
qui se trouvent dans le catamaran.
Comme ça, ils prendront pas l'eau.
Il y a effectivement à l'intérieur du catamaran,
un coffre hermétique,
idéal pour stocker du sable,
ou à un coquillage,
sans risquer de les abîmer.
Les enfants y installent aussi les fruits
qu'ils ont stockés pour le voyage.
La traversée risque d'être périlleuse.
Les enfants ne savent pas exactement
quelle cap prendre pour retrouver l'île Maurice.
Ils se préparent donc à vivre un trajet compliqué.
La mise à l'eau du catamaran
est d'ailleurs plus complexe que prévu.
Avec le vent, celui-ci s'embourbe dans le sable.
Il faut donc le pousser.
Et un catamaran, c'est lourd,
très lourd pour des enfants.
Mais heureusement, ils y parviennent.
Chacun occupe sur le bateau un poste bien précis.
Sacha tient la barre,
c'est lui le commandant.
Allez, droit devant !
Marcel l'assiste,
c'est lui qui doit surveiller que le matiel
tient bien en place.
Juliette s'est positionnée à l'avant du bateau.
Elle a la responsabilité
de signaler tout éventuel débris dans la mer
qu'il faudrait éviter.
Ou bien sûr dûrer les...
T'as revu !
Si par bonheur, les enfants réussissent leur mission.
Pour l'instant, Capitaine Sacha,
tout est clair, aucun problème à signaler.
Lucie est à la guerre avec Victor.
Il surveille que Philibert ne saute pas à l'eau.
Et ce sont eux qui vont s'occuper du confort
de tout l'équipage pendant le voyage.
Si quelqu'un veut de l'eau, faites-moi signe !
Ou des fruits, ça, je m'en occupe !
Ajoute Victor.
Les enfants sont très bien organisés.
Philibert, lui, se balade la truffe au vent
sur le bateau.
Tout va bien pour lui.
C'est donc parti pour le trajet.
Les premières heures se déroulent sans encombre.
Comme prévu, Sacha a mis le cap à l'est.
À environ 25 degrés, à l'est.
Bah moi, je pense que c'est plutôt 27 degrés,
selon mes calculs.
À bord, les enfants sont assez calmes.
Pour tuer l'ennui, Juliette propose de jouer à un jeu.
Ça vous dit qu'on fasse un devin à qui je pense ?
C'est quoi ? demande Sacha.
C'est simple. Je pense à quelqu'un
et vous posez des questions
et vous devez trouver à qui je pense
et le premier qui trouve a gagné, ok ?
Ok. lance Victor.
Je commence.
Première question.
Euh, est-ce que c'est un garçon ?
Non.
Donc c'est une fille ?
Non plus.
Les enfants se regardent, circonstent.
Bah alors je comprends pas, hein.
Victor, pour avoir compris.
Est-ce que la personne à qui tu penses
est sur le bateau avec nous ?
Euh, oui.
Est-ce qu'elle a une truffe, cette personne ?
Quatre pattes et aime bien qu'on lui fasse des carottes sur la tête ?
Bravo, je crois que t'as trouvé.
C'est Philippe-Iberre, le plus beau des chiens aventuriers.
Un point pour Victor, un point.
Les enfants au chaîne des jeux.
Bah moi, je vous propose de jouer à Tu préfères.
Sacha, Tu préfères manger du sable,
mélanger avec du chocolat,
ou alors de l'herbe à la moutarde.
Ou à trosses !
Le sable au chocolat, mais borcan.
À moi, euh, Juliette, tu préfères
dormir avec plein d'araignées dans ton lit
ou prendre un bain avec un énorme serpent.
Wow, bah j'ai hâte, horrible.
Mais je prends les araignées.
J'ai tellement hâte de retrouver mon lit douillet.
Ah ouais tiens, ça me donne une idée.
Chacun doit dire ce qu'il a le plus hâte de retrouver quand on sera chez nous.
Bonne idée.
Alors moi j'assume, bah c'est ma télé.
Un bon film avec des popcorns.
Tranquille quoi.
Hum, moi donc, moi,
et mes parents quand même.
Moi, je pense que c'est ma brosse à dos.
Parce que ça fait quand même un peu un mois
que je me brosse les dents avec du sable et de l'eau de pluie.
C'est un peu limité quand même.
Pas de l'eau de mer, faut pas l'user.
Alors que les enfants continuent de discuter,
Sacha repère quelque chose dans l'eau.
Un miracle de la nature.
Regardez là-bas, des dauphins.
Regardez, regardez là.
Le spectacle est fantastique.
4 ou 5 dauphins sont en train de suivre le catamaran
qui foncent à toute allure.
Les dauphins semblent s'amuser de voir un bateau ici,
en pleine mer.
Mais ils sont magnifiques.
Sacha propose alors à toute la bande
de profiter de ce spectacle pour manger.
Lucy se charge donc d'aller chercher le coffre
qu'elle apporte à l'avant du bateau.
Juliette l'ouvre et se charge de la distribution des fruits.
Mais alors que Victor souhaite rapporter le coffre en bas
pour le remettre à l'ombre,
il se prend les pieds dans l'une des cordes du bateau,
l'adrice.
Et là, catastrophe.
Il fait basculer le coffre par-dessus bord.
Oh non, le coffre !
Oh, nos souvenirs de Lille.
Victor se met d'applaudir.
Oh, je suis tellement désolée.
Je suis tellement désolée.
J'ai pas fait exprès.
Les enfants sont dépitées.
Non seulement ils viennent de perdre tout leur souvenir,
mais aussi leur nourriture,
les fruits qui leur permettaient de tenir quelques jours.
Lucy a alors une idée.
Arrête de pleurer, Victor.
Je vais aller récupérer moi ce coffre.
Mais nous, c'est trop profond.
Et puis c'est trop risqué.
Bah en vrai, pas tant que ça.
Ici, il doit y avoir entre 20 à 25 mètres de fond.
Pas forcément plus.
Et tu sais, 25 mètres de fond pour moi,
quand on fait de la pnée, c'est rien du tout.
Tu es sûre ?
Certaines.
Je vais juste prendre un masque et des palmes
et je vais le remonter, pas d'inquiétude.
Lucy se jette alors à l'eau.
Juliette est très inquiète.
Je sens mal, Lucy, très mal.
C'est pas grave, les sont lus dans l'eau
et remontent dans le bateau.
Mais non, t'inquiètes. À tout de suite.
Lucy prend alors une profonde respiration
et s'enfonce dans l'eau,
dans les profondeurs de l'eau,
de l'océan indien,
cet océan si beau,
mais qui a déjà causé tant d'inquiétude
aux enfants offragés.
Lucy est dans l'eau
et l'attente
est interminable.
Ça commence à être long, là, non ?
Euh, oui.
Ça fait au moins une minute qu'elle est dans l'eau.
C'est vraiment long.
Oui, c'est horrible. Lucy ! Lucy !
Reveillez !
Tous les enfants commencent à paniquer.
Lucy ! Lucy ! Lucy ! Lucy ! Lucy !
Lucy, revout de maintenant !
Même filibère panique.
Que s'est-il passé avec Lucy ?
Pourquoi ne remontent-elles pas ?
Malheureusement, les enfants,
il va falloir attendre la semaine prochaine
pour le savoir.
Lucie ! Lucie !
Remonte dans le bateau !
Lucie ! Lucie !
Les enfants sont en panique, en panique totale.
Cela fait maintenant deux longues minutes que Lucie a plongé au fond de l'eau.
Et elle ne remonte pas.
Qu'est-ce qu'on peut faire ? Je vais sauter ! Je vais sauter hein ! Je vais aller la récupérer moi !
Mais non ! Frère J. Victor.
Juliette, ne dis pas n'importe quoi ! Ce serait trop dangereux ! Ce serait une folie !
Il l'empêche ? répond Marcel.
Qu'on ne peut pas rester ici les bras croisés à ne rien faire.
On aurait dû laisser au fond de l'eau sous cette amécove.
Les enfants se prennent alors dans les bras, rongés par la peur et l'anxiété.
Sacha aperçoit alors à une cinquantaine de mètres de leur bateau un dauphin
qui semble se diriger tout droit dans leur direction.
Autant tout à l'heure voir des dauphins avaient enthousiasmé tout le monde,
autant là, Sacha ne prend même pas la peine de le dire à ses amis.
Sauf qu'en y regardant plus près, il aperçoit un autre dauphin derrière lui,
puis un troisième et un quatrième.
Les dauphins se rapprochent. Ils avancent à toute vitesse.
Regardez les dauphins sur le retour !
Oui effectivement. Pourquoi vont-ils aussi vite à votre avis ?
Juliette s'approche alors du bord du bateau et en observant bien le dernier dauphin,
celui le plus à l'arrière, elle remarque quelque chose.
Mais regardez, il y a une main, une main qui a accroché à l'élonde du dauphin.
Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ?
Demande Victor.
Mais oui, elle a raison.
Que pour Marcel ?
C'est bien une main. Quelqu'un est accroché à l'un des dauphins.
Mais ce quelqu'un, c'est... c'est Lucy !
Woohoo !
Lucy ! Lucy !
Oui !
Woohoo !
Incroyable. Lucy est littéralement en train de se faire ramener par les dauphins.
On se croirait dans un dessin animé, ou dans un film, ou même dans un livre.
Alors que non, c'est la réalité.
Tout est vrai.
Sacha a les larmes aux yeux. Il a eu tellement peur.
Les dauphins se trouvent à quelques mètres du catamaran.
Lucy lâche alors le cetaceau et lance.
Alors, quelqu'un m'aidera au monté ce coffre ?
Non seulement elle a réussi à les rejoindre, mais en plus, elle n'est pas remontée les mains vides.
Victor et Marcel saut alors dans l'eau.
Et aide Lucy à mettre le coffre dans le catamaran.
Ah, vas-y ! Poutre-le ! Poutre-le ! C'est bon ! Je l'ai ! Je l'ai !
A l'intérieur, tout est là.
Les souvenirs et les fruits qui n'ont même pas été abîmés par l'eau.
Le coffre étant totalement hermétique.
Alors Lucy raconte-nous pourquoi ça a été si long ?
On a eu peur bleu.
Pas si long que ça. Je dirais 2 minutes, 2 minutes 20.
Oui, c'est ce que je dis. 2 minutes sans respirer, c'est interminable.
Oui, pour toi, mais pas pour moi. T'as oublié que je faisais de l'apterre ou quoi ?
Et donc ?
Demande Victor.
Le coffre. Il était loin ?
Pas trop. 15 mètres à peine.
Le problème, c'est que je n'arrivais pas à le soulever.
Beaucoup trop lourd.
Et donc, t'as fait comment ?
Écoutez, c'est là qu'il s'est passé quelque chose d'incroyable.
J'étais en train de lutter avec ce coffre de toutes mes forces.
Quand j'ai vu mes 4 amis dauphins arriver vers moi, au fond de l'eau.
Rrraaête !
C'est comme si je vous avais compris ce qui se passait.
Parce qu'ils sont venus autour de moi.
Il y en a un qui a donné un coup de tête dans le coffre qui s'est déplacé.
J'ai donc agrippé le coffre de toutes mes forces
et je me suis accroché un autre dauphin qui m'a remonté.
Les enfants ne reviennent pas.
Personne ne nous croira jamais.
Lâche Victor.
Lucy se lève alors et jette un oeil à ses amis les dauphins
qui sont restés là, à jouer autour du bateau.
Regardez et nous disons au revoir !
Les enfants se remettent alors de leurs émotions
et décident de manger un peu.
Marcel sort alors une petite guitare
coincée dans l'une des cales du catamaran
et se met à improviser un petit morceau.
Forcé de constater que Marcel est très, très doué.
Perdue sur une île, c'était donc leur dessin.
Il y a aucun crocodile mais heureusement quelques dauphins.
Lucy est très agile, Victor tellement courageux.
Juliette est la plus habile et Sacha reste joyeux.
Ils sont les enfants nos fragés,
perdus mais solidaires.
Ils vont bientôt se sauver.
Comment ?
Ça reste un mystère.
Ils sont les enfants nos fragés,
perdus mais solidaires.
Ils vont bientôt se sauver.
Comment ?
Ça reste un mystère.
Les enfants chantent, se sert dans les bras.
Une fois encore, ils réussissent à tirer le côté positif
de cette aventure incroyable.
Et ils ont raison, car à ce moment précis,
Juliette se tourne vers l'horizon.
Et tout en chantant, elle remarque au loin...
Un bateau ! Oui, regardez, un bateau au loin !
Tout le monde s'arrête de chanter.
Effectivement, au loin, ils aperçoivent un voilier.
Immenses, magnifiques, majestueux.
Les enfants crient alors de toutes leurs forces
en direction de celui-ci.
On se court !
Mme, on est dans le sang de fragés !
Aidez-nous, Mme, on est dans le sang de fragés !
Venez nous aider et sauvez-nous !
Ne nous laissez pas là !
Allez, on fonce !
On doit rattraper ce voilier !
Faut pas qu'on laisse partir !
Les enfants n'ont donc pas rêvé.
Au large, au loin, il y a bien un voilier.
Mais la petite troupe a cessé d'urler
pour tenter de se faire voir.
Car, à l'évidence, avec le vent et le bruit des vagues,
il est impossible de les entendre.
Que ce soit leur cri d'ailleurs
ou même les aboiements de la nuit.
Le catamaran prend alors la direction du voilier.
On devrait le rejoindre dans dix minutes
si mes calculs sont bons, dit Marcel.
Allez, chauffe, chauffe, chauffe Marcel !
Fonce !
Alors que les enfants s'approchent du voilier,
ils aperçoivent un homme,
seul, qui est en train de nettoyer le pont de son bateau.
Il est grand, musclé,
il doit être âgé d'une soixantaine d'années.
Il a des cheveux gris et, assez long,
sa barbe n'est pas rasée.
Il est vêtue d'un short en jeans
et coiffé d'un chapeau de paille.
Tout en haut du mat de son voilier,
l'homme a fixé un petit drapeau noir,
avec une tête de mort.
Oui, les enfants,
ça ressemble bien à un drapeau de pirate.
Mais pourtant, cet homme n'a pas l'air bien méchant.
Pour le moment,
il n'a pas aperçu les enfants qui arrivent à vivre l'heure.
L'homme est seul et bichonne son bateau.
Je suis sur mon voilier,
personne pour m'embêter,
je regarde l'horizon,
je ne vois que des poissons.
Je suis sur mon voilier,
un pire intégaré,
ici, il n'y a pas un chat,
à part mon harmonica.
J'aime être seul, c'est tellement beau,
personne pour me déranger,
même si je veux être aimé.
Solo, solo, solo,
être seul, c'est tellement beau.
Pas d'enfants pour m'embêter
et me casser les pieds.
Je suis un méchant pirate
à bord de ma frégate,
j'ai écrit ce morceau
pour dire que j'aime être solo.
Yeah, solo, yeah,
j'aime être solo.
Alors qu'il continue de pousser la chanson nette,
il entend au loin une petite voix.
Ouh, monsieur, s'il vous plaît.
Hein ? Qu'est-ce que c'est ?
Hé oh ici monsieur, aidez-nous, au secours.
L'homme se retourne alors vers les enfants
et sa première réaction
n'est pas vraiment celle espérée.
Oh là, mais oh non, oh, oh,
qu'est-ce que c'est ?
Oh les enfants, au secours, oh non.
Le catamaran se trouve désormais
à seulement quelques mètres du voilier.
Victor lance alors au pirate.
Bonjour monsieur,
vous n'imaginez pas comment on est content de vous voir ?
L'homme lui ne partage pas son enthousiasme.
Laissez-moi tranquille,
laissez-moi tranquille, je vais être seul.
Mais on ne vous voit aucun mal.
Je m'en moque, laissez-moi
et puis, et puis je suis un pirate moi,
je suis un pirate, donc faites attention.
Vous, un pirate ?
Vous avez plutôt l'air d'un marin égaré non ?
L'homme semble vexé.
Bah, pourquoi tu dis ça ?
Bah, je sais pas, les pirates c'est méchant non ?
Vous, ça se voit, vous vous êtes gentils ?
Euh, oui, je sais pas non, je suis pas méchant
mais, bah, je suis un pirate quoi, vous savez hein.
En vrai de vrai, pirate, je suis un dur,
je suis un dur, et puis déjà, pourquoi vous me parlez-vous ?
Juliet s'approche encore un peu plus
et finit courageusement
par rejoindre le soi des empirates
sur son voilier majestueux.
Bonjour, je m'appelle Juliet.
L'homme ne semble pas très emballé
à l'idée de lui serrer la main.
Voilà, on est cinq enfants perdus,
on s'est retrouvés sur une île déserte
et là on tente de rejoindre nos parents
à Lille Maurice ou sur l'île de la Réunion.
On sait pas exactement où on est.
Alors, vous serez d'accord pour nous aider ?
Non, les pirates, ça n'aide pas, ça vole.
Faites attention sinon je vais vous voler des choses.
Lucie, qui a rejoint Juliet, rétorque alors.
Bah, il n'y a rien à voler chez nous,
donc comme ça, le problème est réglé.
Allez quoi, soyez sympa, aidez-nous.
Ça se voit que vous êtes sympa en plus.
Maintenant que Marcel, Victor et Sacha
sont à leur tour sur le voyet,
l'homme leur lance.
Bon, asseyez-vous ici, je vais aller récupérer quelque chose dans ma cabine.
Vous vous appelez comment ?
demande Victor.
Euh, je m'appelle Johnny.
Johnny, voilà, Johnny le pirate.
On m'appelle le Piranat de l'Océan Indien
mais vous pouvez m'appeler juste Johnny le pirate.
Enchanté ! répond Marcel.
Merci de nous accueillir.
Alors que Johnny descend dans sa cabine,
Sacha est pris d'un doute.
Mais imaginez, si c'est vraiment un pirate,
je veux dire un méchant,
un voleur quoi.
Victor semble partager cette crainte.
Euh, ouais.
On est tous venus sur son bateau,
alors qu'il nous a prévenus.
Il a dit, je suis un pirate.
Ah oui, vous pensez vraiment les gars ?
Les enfants, qui étaient sereins jusque-là,
commencent à s'inquiéter.
Ça me rappelle une histoire qu'on m'avait racontée.
Un pirate qui s'amusait à enlever les enfants.
Et vous savez ce qu'il en faisait ?
Non, non, non.
Il est forcé à travailler pour lui sur son bateau.
L'angoisse monte d'un cran,
surtout que des bruits se font entendre depuis la cabine.
Des bruits très inquiétants.
Euh, c'est quoi là ?
Si ça se trouve,
il prépare une planche pour nous cuisiner,
ou une planche pour nous jeter à l'eau.
C'est horrible !
On n'aurait jamais dû monter à bord !
Il avait prévu, il est méchant,
il nous l'avait dit en plus.
La pression est à son comble,
quand soudainement, les bruits cessent.
Plorien.
Le grand silence.
Ce qui est encore pire.
Euh, on devrait peut-être partir, non ?
Demande Victor pétrifié.
Oui, bonne idée.
Allez hop, on retourne dans le catamaran !
Sauf qu'à ce moment-là,
des bruits de passe se rapprochent.
C'est sûr, le pirate est désormais sur l'escalier
qui mène jusqu'au bout.
C'est trop tard, l'arrive.
Lucy a pris un morceau de bois dans ses mains.
Au cas où ?
Glistelle a marseille.
Johnny est désormais en haut des marches.
Il pousse la porte et...
Johnny se retrouve face aux enfants.
Avec deux planches en bois.
Oui.
Non pas pour jeter les enfants à l'eau.
Ce sont des planches avec dessus des victuailles.
De quoi manger un festin royal, les enfants ?
Bon, les enfants, j'imagine que vous avez faim.
Et un pirate, un vrai de vrai,
ne laisse jamais personne mourir de faim.
Ici, j'ai de la charcuterie,
là, j'ai du fromage et du bon pain.
C'est bon, le pain.
J'adore le pain.
Vous allez manger un morceau
et me raconter tranquillement ce qui vous est arrivé, ok ?
Oh, merci Johnny, merci beaucoup.
Ah, mais vous êtes trop sympa !
Cet remarque de Lucie
ne plaît pas du tout à Johnny.
Non, je suis pas sympa.
Pas du tout, je suis un pirate, je l'ai déjà dit.
Je fais le minimum, c'est tout.
Les enfants s'assoient donc autour de la petite table
installées sur le pont.
Et tout en se remplissant la pence,
racontent leur périple,
depuis le début.
Même Philibert a droit de la saucisse séchée,
pour son plus grand plaisir.
Espérons maintenant juste une chose.
Que Johnny soit gentil avec eux,
au point d'accepter de les raccompagner
jusqu'à Lille Maurice.
Je suis pas sympa, Céline. T'as pas écouté ou quoi ?
Ah oui, pardon, pardon. Je reprends alors.
Espérons maintenant juste une chose.
Que Johnny accepte de les raccompagner jusqu'à Lille Maurice.
Sachant qu'il n'est pas sympa,
pas sympa du tout, ce n'est pas gagné.
Oui, voilà Céline, c'est mieux.
Parfait Monsieur Johnny.
Rendez-vous la semaine prochaine alors.
Les enfants prennent donc le temps d'expliquer
à Johnny toutes leurs méaventures.
Depuis le début, les uns après les autres.
D'abord, Lucie.
Et donc voilà, ça fait plus d'un mois que je suis perdue
et ça commence à faire très long.
J'ai hâte de rentrer chez moi.
Nos parents doivent être tellement inquiets.
Marcel s'approche alors de Johnny
et se mette à le supplier.
Johnny, vous êtes notre dernier espoir.
Edez-nous à rentrer auprès de nos parents.
Johnny, de son côté,
écoute attentivement,
prend le temps de réfléchir,
il se lève
et laisse durer le suspense.
Que va-t-il répondre ?
Personne ne le sait.
Aucune émotion ne se dégage
de son visage.
Alors qu'il prend une grande respiration
et se gratte la barbe,
sa première réaction est...
un grognement.
Les enfants ne comprennent pas.
Qu'est-ce que ça veut dire, tu crois ?
demande Juliette à Lucie.
Euh, j'en sais rien.
Il est bizarre notre ami comme elle, non ?
Bah, c'est un tir à quoi.
Marcel se permet alors d'insister.
Euh...
Vous entendez ce qu'on vous a dit, Monsieur Johnny ?
Enfin, avec tout le respect que l'on vous doit, bien sûr.
Johnny lui jette alors un regard noir
et il lui répond,
à nouveau,
par un grognement.
Mais qu'est-ce que c'est que ce bruit ?
Ça doit être le langage des pirates.
dit Sacha, qui ajoute ?
Je vais essayer de lui parler dans son langage.
Ah ouais, bonne idée.
On va tous lui parler en grognement de pirates, tiens.
Puis tous les enfants se mettent à limiter.
Johnny les observe.
Cirque on se paie.
Arrêtez. Arrêtez de vous moquer de moi.
On ne se moque pas, Monsieur Johnny.
On aimerait juste avoir une réponse.
Oui, oui, j'ai compris, mais...
Quand je grogne, ça veut dire que je suis pas content
ou que je réfléchis.
Ah bah, là vous réfléchissez.
Ou vous êtes pas contents ?
Je suis pas content.
Bah pourquoi ?
demande Sacha.
Parce que j'aime pas aider les gens.
Moi, ce que j'aime, c'est être solo.
Oh, hier, c'est tranquille.
Oh, hier, et là, je sens que je vais vous aider.
Et ça m'empête.
Ah oui ? Ça veut dire que vous êtes ok ?
Ok pour nous raccompagner jusqu'à Lille Maurice ?
Oh, merci.
L'ense-Victor.
Merci, Monsieur Johnny.
Juliette s'approche alors de l'homme.
Et le sert dans ses bras.
Merci beaucoup.
Vous êtes adorable, même si on n'a pas le temps de le dire.
Oui, oui, je vais vous accompagner jusqu'à Lille Maurice.
En plus, on n'est pas très loin, donc je vous dépose et hop, je pars
et je retrouve ma tranquillité.
Merci, merci vraiment, merci.
Oh non, pas de merci.
Allez, plutôt que de parler, aide-moi.
Va tirer sur la voile là-bas.
Alors que Lucie se rente à l'avant du voilier pour s'exécuter,
Juliette s'approche de Johnny et lui demande avec sa toute petite voix.
Johnny, pourquoi vous n'aimez qu'être seul ?
Vous n'aimez pas les gens ?
Johnny se met alors à grogner.
Mais vous savez, même si vous êtes un pirate,
vous avez le droit de vous confier.
Hein ? C'est bien de voir des émotions.
Je sais, je sais.
La scène est un peu surréaliste.
On en conviendra.
Une toute petite fille qui est en train d'inciter un pirate à se confier,
à se raconter.
Ce n'est pas banal.
Alors dites-nous, vous n'aimez pas les gens ?
Johnny, contre toute attente,
font alors en larmes.
Les enfants ne reviennent pas.
Bah, pourquoi vous pleurez, M. Johnny ?
demande Victor.
Avant, quand j'étais plus jeune,
j'adorais être avec du monde.
J'ai travaillé pendant plus de 30 ans sur des bateaux de pêche.
On était en équipe, avec mes amis, j'en avais plein d'amis.
Oui, on était une famille, une grande famille de pêcheurs.
On partait plusieurs mois en mer, c'était la belle vie.
On jouait aux cartes, on chantait, on dansait.
Bref, j'adorais.
Donc vous n'étiez jamais solo, quoi ?
Non, jamais.
Et alors, qu'est-ce qui s'est passé ?
Un accident.
Un terrible accident.
Un jour, on a rencontré un homme dans un bar.
Il nous a livré une carte,
une carte au trésor.
Les enfants ne perdent pas une miate
du récit de Johnny.
Il nous a bien expliqué que ce trésor serait très dur à aller chercher.
Très dangereux aussi, car il se trouvait dans un endroit
où il y avait souvent des tempêtes et des pièges.
Eh, vous y êtes allés ?
Demande Marcel.
Oui.
Et malheureusement, le bateau a heurté un rocher.
Comme dans le Titanic ?
Exactement pareil.
Sauf que c'était pas un iceberg comme dans le Titanic
et qu'il n'y avait pas Leonardo DiCaprio.
C'était un rocher.
Le rocher et du coup, le bateau a coulé.
On a réussi à sauter dans notre canot de sauvetage.
Tous sauf...
Tous sauf...
Sauf Pat.
Sauf mon ami Pat.
Qui n'a pas réussi à sortir ?
Pat.
Pat.
Johnny est maintenant en larmes.
Les enfants comprennent qu'il est en train de raconter un souvenir
très, très douloureux.
Bon allez, j'arrête de vous raconter ma vie.
Disons juste que depuis, j'ai un peu de mal à vivre avec du monde.
Mais là, de vous parler, je dois le reconnaître.
Ça fait du bien.
Oh yeah !
Les enfants sont prêts à trister par son histoire.
L'ambiance s'est sacrément rafraîchie.
Ça y est.
Le bateau est parti.
Direction Lille Maurice.
Lucie et Juliette sont à l'avant du voilier.
Les garçons, à l'arrière.
Ils observent l'horizon.
Johnny sort alors son harmonica et se met à chanter.
Mais cette fois, les paroles ont changé.
Je suis sûrement voilier, cette fois accompagné de 5 petits enfants.
C'est beaucoup plus marrant.
Solo, solo, solo.
J'aime plus être solo.
La vie en solitaire, en vrai, c'est une galère.
Oh yeah !
Cette petite musique beaucoup plus gay que la précédente
redonne le moral à tout l'équipage.
Lucie en profite alors
pour demander à Johnny.
Et au fait, cette carte trésor, vous l'avez toujours ?
Vous pensez qu'il existe vraiment ce trésor ?
Que c'est réel ?
Non seulement je le pense, mais j'en suis sûr les amis.
Cette carte, oui, je l'ai avec moi.
C'est d'ailleurs là où je me rendais.
C'est-à-dire ?
demande Sacha.
Vous voulez malgré tout essayer de retrouver le trésor ?
Malgré le danger ?
Enchaîne Victor.
Ai ai ai, Johnny se remet à grogner.
Ça doit cacher quelque chose.
Oui, effectivement j'y retourne.
Il se trouve que l'endroit où il cacher le trésor,
c'est juste à côté de l'île Maurice.
Je me dis que c'est trop dommage que je n'aille pas le récupérer.
Donc oui, malgré le danger, j'y vais.
Et c'est où exactement à l'île Maurice ?
Hum, et pourquoi je te le dirais madame ?
Bah, on pourrait vous aider à récupérer ce trésor.
Non ?
Si c'est juste à côté de l'île Maurice, c'est idéal.
Ah oui, pas bête ça, je n'avais pas pensé.
Même si bon mon plan, c'était de rester solo au Hoya.
Mais non, arrête avec ça Johnny.
Reprend Marcel, qui osent tutoyer Johnny le pirate.
Tous ensemble, on sera bien plus forts.
Johnny se frotte le montant, se gratte la barbe,
puis, alors que les enfants attendent avec énormément d'impatience sa réponse,
les regardent et leur nance.
Un grognement.
Ça, ça veut dire oui.
Effectivement, Johnny est d'accord.
Ils vont aller récupérer ce Satanet trésor,
puis rentrer à l'île Maurice.
Décidément, ce périple est encore loin,
très loin d'être terminé.
Direction donc, c'est-il au trésor ?
Johnny a bien pris le temps de montrer aux enfants sur la carte
dans quelle zone le trésor pourrait bien se situer.
Coup de chance, c'est au niveau d'une toute petite île,
au large de Maurice.
Le plan est donc le suivant.
Les enfants accompagnent Johnny, récupèrent le mago,
puis hop, ils les déposent ensuite au chant-clé.
Mais alors ?
Demande Sacha.
C'est quoi cette île ?
Elle s'appelle l'île plate.
Ah oui ? Pourquoi elle s'appelle comme ça ?
Bah, à ton avis, elle est plate, non ?
Alors je vais vous expliquer, mais vous promettez de ne rien répéter.
C'est vraiment un secret, ce que je vais vous raconter.
D'ailleurs, les enfants, sachez que tout est vrai
dans ce que vous allez entendre.
C'est Johnny qui me l'a confié.
Je compte sur vous pour ne rien répéter, hein ?
A personne.
Bon, on écoute Johnny.
Alors Lucy, tu as raison.
L'île plate s'appelle comme ça parce qu'elle est plate,
parce qu'elle est basse,
mais la réalité est bien plus complexe.
Complexe, pourquoi ?
Parce qu'elle est plate ?
Mais qu'il y a une montagne.
Tente Marcel.
Ouais Marcel, c'est pas des petites blagues, on écoute Jojo.
Ah oui, tu l'appelles carrément Jojo, Nade Pirate.
Oui, oui, Jojo, je trouve que ça vous va super bien.
Moi, ok, d'accord.
Allons pour Jojo, si tu veux.
Donc je reprends.
C'est-il donc à deux petits îlots qui lui sont à rattacher l'un,
c'est l'îlot Gabriel et l'autre, le rocher du pigeon.
L'histoire de cette île, je préfère vous prévenir les enfants,
n'est pas très guée,
puisque cette île servait de stations de quarantaine
au XIXe siècle.
Ça veut dire quoi ?
Là, ni Marcel, ni personne ne tente une petite blague.
Même Johnny essaie d'atténuer la réalité de l'histoire de l'île,
tant celle-ci est obscure.
Disons que c'est sur cette île qu'on envoyait les pauvres malades
que l'on ne savait pas soigner pour éviter qu'ils ne contaminent toute la population.
Ah mais c'est horrible.
Oui, le si, c'est horrible.
Les malades entre eux qui bien souvent mouraient ici.
Mais bon, je te rassure, c'était vraiment il y a bien longtemps.
Même le vieux Johnny n'était pas encore né.
Oh, hier, Johnny.
Ah non mais moi, je suis tout à fait rassuré,
quelle belle histoire, parfaite pour s'endormir.
Donc sur cette île, il y a des ruines,
et notamment la ruine de la maison du gouverneur qui vivait là-bas à l'époque.
Oh hier, le gouverneur, hier !
Et laisse-moi deviner, le trésor, c'était le sien ?
Demande Victor.
Exactement le trésor du gouverneur.
Oh hier, le trésor.
Mais alors, pourquoi si Dieu en a l'air récupéré ?
Il se trouve que le rocher du pigeon, c'est un endroit très connu pour la présence de...
de...
de...
Je ne veux pas le dire.
Je ne veux pas le dire. Oh hier.
De quoi ? De dinosaures, de marchands, de cogodiles ?
Pas loin, de requins.
Dans cette fausse, les requins y sont très nombreux,
car de nombreuses vagues s'écrasent sur les falaises du rocher du pigeon.
Donc conséquence, il y a beaucoup d'oxygène dans les vagues,
et ça les requins, ils adorent l'oxygène.
Oh hier.
Les enfants sont en train de comprendre.
La difficulté pour aller récupérer le trésor est donc celle-ci.
Tout d'abord, passer la barrière de ces requins tourbionnants.
Et bien souvent, affamer.
Puis réussir à se rendre sur l'îleau, malgré les vagues importantes.
Juliette s'approche alors de Johnny.
Et donc toi, quand t'as eu ton accident ici, qu'est-ce qui s'est passé ?
Un requin. Un énorme requin.
Il a voulu vous manger ? demande Sacha.
Non.
Tu sais, la plupart du temps, quand il y a un drame avec un requin,
qui va par exemple croquer un surfeur ou taper un bateau,
c'est soit qu'il voulait jouer, soit qu'il voulait goûter le requin.
Goûter ?
Oui, goûter.
Il voit passer quelque chose devant lui et il goûte.
Tout simplement, il croque et...
Et il goûte. Voilà.
Super Johnny, super.
T'as vraiment raison de nous raconter ça avant qu'on arrive sur place ?
Après une demi-heure de navigation supplémentaire,
et alors que tout le groupe continue de discuter,
d'échanger sur ce trésor,
il y aurait énormément de pièces d'or dedans.
Énormément.
À ce qui paraît.
Ah ouais, génial.
Juliette se mette à crier.
T'as rendu !
Et effectivement, au loin, ça y est.
Et après, il y a un petit peu de boulot.
Les enfants distinguent un petit bouddhile,
une petite terre.
On est sauvés !
Enfin, je vais pouvoir me brosser les dents.
Et moi manger des bonbons ?
Non, Sacha.
Et moi retrouver mon oriller préféré ?
Juliette se tourne vers Johnny et lui demande.
C'est bien l'Helmoiruse, hein Johnny ?
Johnny prend alors une grande respiration.
Oui, c'est l'Helmoiruse.
Disons plutôt que c'est une île qui est rattachée,
et qui fait partie de l'Helmoiruse,
puisqu'il s'agit de l'Helplat.
Ah, c'est ça ?
répond Lucie.
Ça a pas l'air si effrayant que ça, hein.
Johnny a du mal à contenir sa peur.
Ses jambes tremblent comme des feuilles.
Oui, c'est là.
C'est bien là, mon Dieu.
Le voilier avance.
L'Helplat se rapproche.
Doucement, mais sûrement.
Et comme prévu, autour de celle-ci,
les vagues se fracassent contre les rochers.
Et la navigation devient de plus en plus compliquée.
Bon, les enfants, à partir d'ici, ça va devenir chaotique.
Chacun a son poste.
Mais surtout, faites très attention à ne pas passer par-dessus bord.
Les creux des vagues peuvent vous faire basculer dans l'eau,
à chaque instant.
C'est comme si le voilier était maintenant dans une autre dimension,
beaucoup plus dangereuse.
La mer semble possédée par une force extérieure,
comme si elle souhaitait empêcher quiconque
de se rendre sur cette île plate.
Johnny, ça me paraît trop risqué.
On est maintenant clairement dans la tempête.
Rentrons.
Les enfants sont désormais de plus en plus inquiets,
sans parler de filibaires,
qui ne cessent d'aboyer.
Johnny, Juliette se tourne alors vers ses amis et leur lance.
Regardez, là-bas, un requin, un requin, elle pense sur nous.
Juliette se trompe.
Ce n'est pas un requin qui est en train de leur foncer dessus,
mais trois requins, trois énormes requins.
Accrochez-vous, les enfants.
Il va falloir être courageux.
Il va falloir être très courageux.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org

Ah ! Des requins ! Des requins !
Mais ils sont trois. Ils nous foncent dessus.
Juliette et Victor sont paniqués.
Il faut dire effectivement, ces requins leur foncent droit dessus.
Ils vont nous manger !
Johnny ! Johnny !
Oui, la situation est angoissante, les enfants.
Car oui, alors que le voilier est en train d'arriver sur cette île au trésor,
et que, comme prévu, la mer est en train de s'agiter,
avec des vagues de plus en plus grandes, ces requins effraient tout le monde.
Et surtout, ce pauvre Johnny, incapable de rassurer son équipage.
Ce qui est en train de se passer, lui rappelle cruellement le drame qu'il a vécu.
Il y a quelques années, ce drame, où il a perdu son ami Pat.
Johnny essaie tant bien que mal de tenir debout.
Johnny, fais quelque chose, s'il te plaît, aide-nous !
Johnny est désormais tout blanc.
Et malgré tout son courage, il préfère s'asseoir.
Il se recroque vie au sol, met les mains sur ses oreilles et lance.
Oh, hier, j'ai trop peur !
Johnny a trop peur, on va se faire dévorer et rejoindre Pat !
Oh, au fond !
Lucie tente de le boster.
Hého, Johnny, c'est ça le pirate ? Le soi-disant piranha de l'océan indien ?
Tu crois que c'est un requin et que tu te mets en boule ? Ah bah bravo, le champion !
Désolé, Lucie, désolé, mais...
Mais là, je n'y arrive pas.
Mais Johnny, on a besoin de toi, là.
Je sais, Lucie, mais... mais tu sais quoi ?
J'ai hère la tempête, j'ai hère les requins. Je te fais confiance.
Je sais, Lucie, que tu vas y arriver, oh, hier !
Lucie se tient devant Johnny et lui lance.
Mais moi aussi, j'ai peur, qu'est-ce que tu crois ?
Juliette s'approche alors de Johnny et lui chuchote à l'oreille.
Hé, Johnny, moi aussi, j'ai trop peur. Je peux me soigner un côté de toi ?
Oui, Juliette, oh, hier, Juliette, oh, hier ! On a peur tous les trois.
Les enfants, je vous imagine là, en train d'écouter cette histoire.
Et vous vous dites, quoi ? Ça va donc se finir comme ça ?
Ils vont se faire dévorer par des requins ?
Johnny a trop peur et personne ne réussit à mobiliser les troupes ?
C'est ça que vous vous dites, non ?
Eh bien, je vais vous rassurer.
Une personne va réussir à sauver tout le monde.
Et cette personne, c'est lui.
Oui, écoutez bien.
Oui, au loin les enfants entendent une voix qui les appelle.
Marcel, lui, fait des signes.
Oh, oh, oh, monsieur, aidez-nous !
Johnny, qui a les yeux fermés, n'entend même pas ce qui se passe.
Lucie croit même que Marcel est en train de délirer.
Mais Marcel, qu'est-ce qui t'arrive ? T'as pris un coup de soleil ?
Y a personne.
Juliette se lève et constate que, non, Marcel n'est pas du tout en train de délirer.
Mais oui, regardez là-bas, au loin sur la plage, sur ce rocher.
C'est un homme qui nous fait des signes.
Effectivement, sur cette plage, qui ressemble d'ailleurs plutôt à une crique,
on y distingue un homme, là à soixantaine, torse nu.
Il a les cheveux gris, une belle barbe, genre barbe du père Noël.
Il porte un short et fait de grands signes avec les bras.
Écoutez, écoutez, je crois qu'il nous dit quelque chose.
Les enfants entendent l'oreille.
Oui, oui, oui, et ma peur, les renseins vont pas voler le matos !
Johnny, qui a encore les yeux fermés, a visiblement mal entendu.
Il a dit quoi ? Il a dit « N'ayez pas peur, les coquins vont danser dans l'eau », c'est ça ?
L'homme répète.
Je dis, n'ayez pas peur ! Les requins vont pas manger le matos !
Quoi ? Les crotins vont habiter à Bordeaux ? C'est ça qu'il a dit ?
Mais il se raconte, Johnny.
N'ayez pas peur ! Les requins vont pas manger le matos !
Ah non, il a dit ! Vous voulez du beurre sur le pain, c'est bon pour manger la péro ! C'est ça qu'il a dit !
Heureusement, Lucie a visiblement de meilleures oreilles que le vieux pirate.
Mais non, Johnny, le monsieur nous dit juste de ne pas avoir peur.
Les requins ne vont pas manger le matos. Et c'est vrai ! Tant qu'on est sur le matos, on ne risque rien, non ?
Juliette aussi se lève. Eva dans le sens de Lucie.
Oh yeah ! Pas oui, on est un peu peur sur ce coup-là, mon chou-chou.
Oh yeah ! C'est vrai, mais est-ce si grave d'avoir peur ? Non, la peur est inémotion comme une autre, tu sais, Juliette.
Juliette tente alors de répondre à l'homme sur la plage.
Monsieur, on arrive !
C'est Sacha qui a pris la barre du bateau. Les requins tournent autour du voilier à l'affût de la moindre nourriture qui pourrait bien tomber par-dessus bord.
Lucie s'amuse alors tirer la langue.
Vous aimeriez bien nous manger, hein ?
Juliette supplie alors Johnny de se lever.
Allez Johnny, on a passé le plus dur. Les requins nous ne voient aucun mal. Et on a passé les pires des vagues.
Oh yeah ! T'as raison, tu sais quoi ? T'as raison ! Un vrai pirate ne doit jamais avoir peur de la mère.
Oh yeah ! Sinon c'est pas un vrai pirate. Et moi, je suis un vrai pirate. Johnny, c'est un vrai pirate.
Bah oui Johnny, quand même. On te croyait un peu plus courageux que ça.
Oh yeah, courageux, je le suis, mais tu sais, j'ai perdu ici mon bon vieux pat. C'est resté un trauma...
Johnny, qui est maintenant debout, est en train de pardonner-moi l'expression de bugger. Je ne vois pas comment le raconter différemment.
Qu'est-ce qui t'arrive Johnny ?
Demande Sacha.
Pat... Pat... Pat...
Oui, on sait, tu as perdu ton ami Pat ici, non ?
Non, non, mais... Mais là-bas... C'est Pat, oui, c'est Pat.
Oui Pat, il est tombé ici en mer. Pauvre Johnny, tu penses souvent à lui ?
Demande Marcel. Mais non, ce n'est pas cela. Johnny est désormais debout, à l'avant du voilier, le doigt pointé vers la plage.
Johnny est en train de montrer l'homme qui leur fait des signes.
Là-bas, l'homme, la barbe, oui, c'est Pat. C'est Pat, il est en vie. Pat ! Pat !
Mon ami, on arrive !
Incroyable ! Dix ans après cet accident, et alors que Johnny était persuadé que Pat était mort ici, forcé de constater qu'il n'en est rien.
Pat est bien là, bel et bien vivant. Mais comment a-t-il fait pour survivre seul, ici, pendant toutes ces années ?
Patou, patou, patou, je vais chercher mon Patou. J'ai cru qu'il était mort, et en fait, j'avais tort. Oh yeah ! Patou, on arrive ! Patou ! Oh yeah ! Mon Patou !
Et d'un coup, d'un seul, Johnny retrouve de sa superbe. Le fait d'avoir aperçu au loin son amie Pat transfigure notre pirate, qui, ça y est, n'est plus du tout prostré. Il est au contraire comme libéré, délivré.
Il est redevenu le grand pirate fort et fier qu'il était jusqu'il y a peu.
Allez les enfants, on va les passer, ces trois vaguettes. On fait un petit bisou à ces petits requins de rien du tout, et hop là, on va retrouver Pat. Oh yeah Pat !
Les enfants reprennent à leur tour confiance eux aussi. Oui Johnny ! Oui ! Oui ! Oui !
C'est qui les piranhas de l'océan indien ? C'est nous !
J'en entends rien ! C'est nous ! Et qui n'a peur de rien ? C'est nous !
Bon, on ne va pas se mentir. Johnny est en train de réécrire légèrement l'histoire. Lucy tente d'ailleurs de lui rappeler.
Johnny, quand même, tu t'en balles un peu là.
Euh, pourquoi tu dis ça ?
Euh, tu veux vraiment que je te rafraîchisse la mémoire ?
De quoi tu parles ?
Oh yeah, j'ai peur, Lucy ! Oh yeah ! Vas-y, prends la barre du bateau, j'ai trop peur !
Johnny fait semblant de ne pas entendre. Il se tourne vers la plage et préfère changer de sujet.
Bon les amis, on arrive sur la plage de Lilo-Traisor. Préparez-vous à l'arquer les amars.
Quelques minutes plus tard, Johnny et toute la petite bande rejoignent la terre ferme,
grâce à une astucieuse technique pour accrocher le voilier près d'un rocher.
Marcel est le premier à sauter dans le sable, suivi de Victor, Sacha, Juliette, Lucy et enfin Johnny,
qui en bon capitaine est le dernier à quitter son navire.
Au loin, Pat fait de grands signes à son ami.
Johnny ! Johnny !
Johnny n'a donc pas rêvé. C'est Pat, c'est bien lui.
Mais conner sable avec sa longue barbe blanche.
Le pirate se met alors à courir sur la plage, comme dans un film au ralenti. Pat court lui aussi.
Les enfants assistent à la scène, médusés et très émus.
Ah oui ! Là, je pense qu'ils sont vraiment super, super contents de se retrouver.
Au terme d'un sprint digne du Seine Bolt dans ses plus grandes années, Pat et Johnny se retrouvent enfin, face à face.
Ils marquent un temps et se sautent dans les bras, tellement heureux d'être à nouveau réunis.
Pat, Johnny ! Pat, Johnny !
Oh, Pat, Johnny ! Quand tu vas à mon ami, qui va tellement bien !
Oh, ça va bien, ça va tellement bien, ma soeur, t'es rendu !
Mais j'ai cru que t'étais mort, mon Pat ! T'étais pas mort, en fait !
Non, t'es là !
Alors que ses embrassades sont interminables, Juliette s'approche de Johnny et lui demande.
Bon, tu nous présentes ton ami ?
Oui, pardon, ma petite Juliette. Oui, oui, tu as raison, les enfants.
Les enfants, venez, je vous présente Pat, Pat, voici des enfants que j'ai repêchés au beau milieu de l'océan.
Johnny explique à Pat toute l'histoire.
Oui, alors à ce moment-là, je l'ai fait monter dans le bateau et puis bon, bah voilà, je l'ai sauf quoi.
Heureusement que vous êtes tombés sur Johnny, c'est plus courageux des pirates.
Les enfants font une grimace, un peu gênée.
Ils n'ont pas oublié l'épisode de Johnny recroquevillé dans un coin du bateau pendant la tempête.
Juliette prend la parole.
Oui, oui, il a été super Johnny, vraiment super.
Mais vous alors, vous n'êtes pas mort ?
Pat se met alors à raconter sa mésaventure en détail.
Johnny n'en perd pas une miette.
En fait, ce jour terrible, on a été pris dans la tempête, je suis tombé à l'eau,
et rapidement j'ai été attiré par le courant loin de vous tous.
C'est qui vous tous ? Il y avait qui d'autre avec vous ce jour-là ?
Bah, il y avait Johnny donc, mais aussi Raph, dit le pelicant d'Ormand, Lisandre,
qu'on appelait le séquoia franc-comptois, sans oublier jeunasse, la fouine qui baragouisse.
Ah, habites-vous bien, il y avait Lucette, la pivouane catalane, Gabriel, la fusée enchantée,
et José, José la mémée des sincoteurs et...
N'oublie pas Hector, l'homme qui sent le rock fort !
Hector ?
Oui bon, ok, il y avait du monde quoi.
Donc bref, tu es tombé du bateau et qu'est-ce qui s'est passé ensuite ?
Le courant m'a attiré jusqu'ici, jusqu'à cette plage.
J'ai rapidement compris que les autres allaient repartir de l'autre côté,
qui te pensaient que je serais mort.
Alors voilà, je me suis organisé ma petite vie ici, tranquille.
Pauvre, ça doit être horrible, toutes ces années tout seul.
Bon, bon, je continue, j'ai installé mon campement dans l'ancienne maison du gouverneur,
maison abandonnée, le confort était sommaire,
mais finalement j'étais bien ici,
puis surtout être seul, ça a été pour moi une pénédiction.
Comment ça ? demande Marcel, circonstoi.
toutes ces années à vivre en communauté entre pirates, j'ai adoré,
mais je crois que je m'étais perdu, je ne savais pas vraiment qui j'étais,
donc voilà, ces années m'ont permis de me ressentir sur moi-même.
Juliette s'approche et lui demande.
Super, mais du coup, le trésor est où ?
Parce que nous, on aimerait le prendre et enfin rentrer chez nous.
Ah oui, le trésor vous vous doutez bien que je l'ai cherché.
Partout, au cas de coin de l'île, pendant des mois et des mois.
Et alors, il y avait quoi dedans ? De l'or ?
Des bijoux, une smiche, des gâteaux.
Eh bien, j'ai jamais trouvé ce trésor, et surtout j'ai arrêté de le chercher.
Quoi ? Comment ça, oh yeah, comment ça raconte nous ?
Mais à quoi bon le trésor ? De l'or, de l'argent, à quoi bon tout ça ?
Est-ce que ça importe finalement ?
Alors que ce qui compte, laisse pas la nature, les balades, l'amour aussi ?
Laisse-on tomber le trésor, les enfants, et partons !
Oh yeah, tu as sacrément changé mon pâte, mais ok, je vois l'idée.
Bon les amis, vous aurez vos discussions philosophiques plus tard.
Ça vous dit qu'on rentre ?
Je crois qu'on arrive au bout de notre aventure, et nous, on a très envie de retrouver nos parents.
Oui Lucie, tu as bien raison, allons-y, allons les retrouver.
C'est ainsi que Johnny, Pat, Marcel, Sacha, Juliette, Lucie et Victor prirent à nouveau place, à bord du voilier.
Sans oublier Philibert, évidemment.
Direction Lille Maurice.
Et pour être précis, l'hôtel où toute cette histoire a commencé.
Direction le chamblis, là, le twist rock !
Vous vous souvenez, les enfants ?
Dans l'épisode 1, je vous avais bien précisé que toute cette histoire était vraie.
Voilà comment elle s'est terminée.
Les enfants ont pu retrouver leurs parents.
Les médias du monde entier ont raconté l'histoire de ces enfants qui ont été naufragés,
mais qui ont réussi à se sauver grâce au courage d'un vieux pirate,
mais surtout grâce à leur courage, à eux, et à leur solidarité.
Vous vous demandez sûrement comment je connais moi, Céline, tous les détails de cette histoire ?
C'est simple, c'est Johnny qui me les a racontés.
Car oui, j'ai eu la chance de le rencontrer, un jour où je me suis rendue dans cet hôtel.
C'est le directeur qui s'appelle Gregory, qui me l'a présenté.
Et vous savez ce qu'il m'a dit ?
Céline, je te présente Johnny.
Il va te raconter une histoire folle qui lui est arrivée.
Et surtout, je crois savoir qu'il a prévu de reprendre la mer.
Très bientôt.
Ça, c'était donc il y a quelques mois.
Et Johnny est bien reparti en mer.
Il a promis que le jour où il reviendrait,
il me racontait à nouveau les aventures qu'il a pu vivre avec son ami Pat.
Et vous savez quoi ?
Je vous raconterai tout ça ici.
Ça vous dit ?
Voilà, les enfants naufragés, histoire écrite par Céline et Benjamin.
Encore une histoire est un podcast réalisé par Alexandre Ferréra,
produit par Benjamin Muller et raconté par Céline Kalman
avec la participation exceptionnelle de Juliette, Lola et Nicolas Frérêt.
Je vous embrasse très fort.
J'espère que cette série des enfants naufragés vous a plu.
Nous, en tout cas, on a adoré vous la raconter.
Le livre Les enfants naufragés sort le 19 juin chez Flamarion Jeunesse.
Vous pouvez le précommander dès maintenant sur Amazon, sur le site de La Fnac.
Et comme ça, vous serez le premier à le recevoir.
Bonjour à tous.
Bonjour les enfants. Oui, oui, oui, oui, oui.
Oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui.
Voilà, je n'ai pas envie d'y passer trois ans.
Bah moi non plus.
Là, c'est pas possible.
Comme j'ai 15 ans, c'est tout à fait adéquate.
T'as quelque chose à dire ? Très bien.
Oh non, le coffre est p***. T'aurais pu faire attention là.
Arrête, tu lui exploses les oreilles en faisant ça.
Franchement, je m'attendais pas à ce que la première soirée soit si dur.
C'est pas possible, il est bigle ou quoi ?
Non, c'est pas du tout ça qui a dit.
Je sais.
Il a mangé des humains.
Oui Alex. Voilà où je me suis rendu.
Heurelée à 22h dans mon gourbi ça.
Je pense que je vais jamais faire ça dans ma vie.
Oh non, le coffre !
Non, pas de merde.
Oh non, le coffre !
Oh non, le coffre !
Arrête ! Arrête de dire des gros mots.
Oh non, le coffre !
Oh non, le coffre !
Non, allez arrête !
Ça va être quoi la deuxième soirée ?
Si dur ou plus dur ?
Et tu sais hein.
T'as un truc dans la bouche ?
Non.
On dirait que t'as du chocolat ou je sais pas quoi.
Bah c'est mes bagues.
Ouais. Alors.
Je vais faire de la messe, mère.
Arrête.
Ça c'est grave cette faisant.
Ça va être dur de faire plus dur.
Salut les enfants, j'espère que cette soir vous appuie.
Bien sûr, non, registrez.
Il faut pas écouter ça avant de dormir.

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Encoreunehistoire

Encore une histoire revient sur scène le 27 juin à l'Alhambra à Paris!!! Réservation ici : https://www.ticketmaster.fr/fr/manifestation/encore-une-histoire-billet/idmanif/643458


"Encore une histoire" est le podcast numéro 1 des familles. Il est dédié aux enfants (et à tous ceux qui gardent une âme d'enfant) qui aiment se laisser emporter par de belles histoires.Chaque semaine, découvrez une nouvelle histoire adaptée d’un grand livre de littérature jeunesse ou une création originale. Ce podcast, produit par Benjamin Muller, interprété par Céline Kallmann et réalisé par Alexandre Ferreira, célèbre l’art de raconter des histoires.

Retrouvez des personnages emblématiques comme la Nat’Eliott le dinosaure, ou Tomy le mouton. Explorez nos grandes séries originales telles que "Les vacances extraordinaires""Les enfants naufragés" ou encore "La classe de neige infernale", des sagas captivantes qui passionnent petits et grands.

Et ce n’est pas tout : "Encore une histoire" existe aussi en livre ! Retrouvez vos histoires et personnages préférés en librairie pour prolonger le plaisir de l'audio par la lecture.

Que ce soit avant de dormir, en voiture, dans le train ou simplement allongé dans l’herbe, "Encore une histoire" invite petits et grands à voyager avec leurs oreilles. Offrez aux enfants un moment de calme et d’évasion, où qu’ils soient.

Alors, préparez-vous à rêver et à partager la magie des histoires !


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