Les Odyssées du Louvre 11/15 : Richelieu, Le cardinal à la main de fer

Durée: 15m26s

Date de sortie: 20/04/2022

durée : 00:15:26 - Les Odyssées - Voici l'odyssée du cardinal de Richelieu, un homme au destin exceptionnel, qui aimait les chats, les œuvres d’art et surtout le pouvoir.

Dépas. Résolne. Dans le palais du Louvre. Un homme vêtue des rouges se fourfile dans les couloirs. C'est la nuit. Tout est sombre.
Pourtant, il ne se prend aucune porte dans la poire. Ça alors, comment fait-il ?
Nous sommes dans les années 1630. Cet homme, c'est le cardinal de Richelieu.
Nominez pas, Tv. Êtes-vous heureux ? Êtes-vous heureux ?
Homme d'église. Homme d'état. Travailleur infatigable. M'atteindre midi et soir. En se lavant les dents. En beurrons cette artine.
Richelieu n'a qu'un seulement à la bouche.
Le boucouin.
Euh, cardinal, voyons. On vous écoute là.
Pouvoir.
Son siècle est celui des tempêtes. Guerre, conflits religieux, révoltes. La France n'arrête pas de gronder.
Richelieu n'a pas peur. Lorsque le peuple se soulève, il chante et se bouche les oreilles.
Qu'importe les obstacles, le cardinal poursuit son chemin. Il négocie. Flatt, ruse, ses yeux brilles d'intelligence. Toujours il tire son épingle du jeu.
Notre homme a un immense projet. C'est la grandeur de la France, celle du roi sans oublier. Mais la sienne, par dit. Alors évidemment, le zigoto ne recule devant rien.
Les têtes, s'ils le font comme les dés, je les fais rouler.
Vraiment, monsieur le cardinal ?
Oula ! Eh bien, j'espère que la mienne, de tête, d'ici la fin de cette aventure, restera solidement attachée à mes époux.
Dix lois ! Dix lois !
Au commande du Royaume, pendant près de 20 ans. Voici l'odissier du cardinal de Richelieu, un homme au destin exceptionnel.
Qui aimait, paraît-il ? Les chats, le fromage...
Pardon, excuse-moi, ça n'a rien à voir.
Les arts, dès la grandeur de la France.
Lorsque début de notre aventure, les nuages sont bien sombres, dans le ciel de France.
Depuis des années, le sang coule.
Protestants et catholiques s'affrontent jusqu'à la mort.
Le bon roi Henri IV, après bien des efforts, a réussi à rétablir la paix.
Mais la paix, hélas, se paie parfois au prix fort.
En 1610, le roi est assassiné.
Son fils, 813, à 9 ans, il est encore trop jeune pour monter sur le trou.
Leu, est grave.
Grève, oui.
Enfin...
Peut-être pas pour tout le monde.
Certains, comme notre Richelieu, savent transformer les crises en opportunité.
En attendant que Louis XIII, notre futur roi, soit en âge de gouverner...
...bon style, encarré sans l'un de ses gros matous.
Sa mère, la reine Marie de Vélissis, va prendre les reines du Royaume, pendant quelques années.
Une qui dit, nouveau souverain, dit nouveau conseiller.
Et... tu vois où je veux en venir, mon cher.
L'homme n'est pas encore cardinal.
Évec de la ville de Lusson, dans le sud-ouest de la France, Richelieu a 25 ans et il voit plus loin.
Il est temps pour lui de passer à autre chose.
De plus en plus souvent, il promène sa frémouche à Paris, au Palais du Doudou.
Lentiment, mais sûrement, il se rapproche de la reine.
Bingo ! Il devient son conseiller.
Les années passent. Marie de Vélissis continue de gérer les affaires du Royaume.
Désormais en âge de régner, Louis XIII, Timmy, Begg et Maladrois, a bien du mal à s'imposer.
Mon petit Louis, bon, le trône, je vais vous le garder encore un peu au chaud.
Alors maintenant, reprenez-moi un peu de compote, vous verrez, ça vous rendra aimable.
Le pouvoir, tu vois ? Ha ha, elle n'est pas prête de lâcher.
Au contraire, pour assurer sa position et étendre son influence, Marie de Vélissis fait entrer ses plus proches conseillers au gouvernement.
Richelieu devient ministre de la Guerre.
Enfin, le vol a au coeur du pouvoir !
Richelieu ne chante pas. Il protège la Reine-mer et les intérêts de la Couronne avec ardeur, autorité et discretion.
Rendez-vous secret, alliance, trahison, île manigance, couplote, temps des pièges et le jubile !
Alors, avec tout ça, bon, Louis XIII, ce mollasson, terre, n'est sans éclat ?
Il ne s'en soucie pas trop.
Erreur, Richelieu, erreur.
Le mollasson s'apprête à prendre le contrôle.
Depuis des années, Louis XIII, boue, que dis-je, il bouillonne ?
Sa mère et sa bande de conseillers, qui le tiennent éloignées des affaires pour imposer leur loi,
il en aura les autres choses et même tiens, le jabot !
L'heure des règlements de compte a sonné.
Richelieu est forcé à l'exil. Il doit partir loin, loin du pouvoir, loin du laufre.
Blécer, humilier, notre héros broit du noir, son cœur saigne.
Alors quoi, il va jeter l'éponge ?
Oh non, sûrement pas. Richelieu s'accroche au pouvoir, comme une moule à s'embrocher.
Lutôt, on a voir une miette, coeur, rien du tout.
Pauvueux, je comprends. Je fais pareil avec les sandwichs.
Man, comment remonter la panque ?
Est-ce que le vent semble avoir tourné ? Ma foi.
Mais il faut tourner avec lui !
Le roi ne pourra pas rester fâché avec sa mère éternellement.
Pense-t-il un matin, on gare sans commas son habitude, l'un de ses gros matos.
Un jour, quelqu'un devra l'aider, la soeur, à bibocher avec elle.
Tu vois où je vais en venir, mon cher mignard ?
Oui, exactement. Mais bah, ce quelqu'un, il faut que ce soit moi.
Richelieu décide de jouer les agendons.
Pour cela, il doit continuer de plaire à la mère, tout en gagnant la confiance du roi.
Il se met alors à écrire des lettres enflammées.
Avec la mère, il flatte, il cajonne.
Avec le fils, il se montre aussi obéissant qu'un gentil petit moutou.
Un peu lage-botte, non ? Notre Richelieu ?
Oh oui, sans aucun doute.
Mais tu sais quoi ? Ça marche !
Lorsque Marie de Médicis fut ribarde, réunie une petite armée dans l'espoir de renverser le roi,
c'est Richelieu qu'on appelle à la rescousse.
Pétard, il fait du sacré bon boulot !
Sa force de persuasion est immense.
Grâce à lui, la reine maire reconnaît enfin l'autorité de son fils.
Ce malin de Richelieu est aux anges.
Il a prouvé au roi son utilité.
Qu'importe si ce dernier ne peut toujours pas le voir en peinture.
La politique n'est pas une histoire d'amour.
Le roi a besoin de lui et s'est encore plus fort.
En 1622, Louis XIII, le phénomène cardinal.
Deux ans plus tard, il le choisit comme principal ministre.
Tu sais ce que ça veut dire ?
Richelieu a réussi son coup. Le voilà, au commande de la France.
D'une main, il peut prier le Seigneur, de l'autre, écrire le destin du royaume.
La tâche n'est pas aisée, la couronne est menacée.
Richelieu fera tout pour la protéger.
Pour devenir un grand pays, la France a besoin d'un grand roi.
Mais, problème, la noblesse française est du genre rebelles.
Les ducs, les barons, eux aussi veulent commander, diriger.
Un jour ou l'autre, ils pourraient avoir envie de s'emparer de la couronne.
Le cardinal, c'est ce qui libère à ce fait.
Il faut mater la noblesse. Pour tous les rebelles, ce sera...
Crois-moi, ce ne sont pas des paroles en l'air.
Ils sachent tous désormais qu'il n'y a qu'un seul pouvoir en France et que c'est son lit du roi.
Un seul pouvoir ?
Ouais, non.
Pas si évident. Le pays est encore divisé par les guerres de religion.
Catholique et protestant continuent de s'affronter.
Depuis des années, la ville de La Rochelle, au moins des protestants, se bat contre l'autorité du roi.
Richelieu, évidemment, n'aime pas ça.
Au nom du Christ, qui est ?
Que les protestants prient comme bon leur semble. Je m'en fiche, en revanche, je les veux aussi inoffensibles que de minuscule, alors minuscule petite tortue.
Louis XIII, de son côté, commence à faire les gros yeux.
Six ans que ça dure, Richelieu. Que diable, fini son an.
En fini ? Ouh, qu'il se rassure. Richelieu n'a pas prévu de faire dans la dentelle.
En 1627, le cardinal assiedge la ville.
Il fait creuser un immense fossé et une grande digue qu'il isole entièrement.
Plus personne ne peut entrer, ni sortir.
Privé de nourriture, les habitants crient famille.
En 1628, La Rochelle, grand bastion protestant, grand les armes et se soumet enfin à l'autorité du roi.
Pour Richelieu, la victoire est éclatante.
Évidemment, il ne compte pas en rester là.
Votre majesté.
Glistis l'un jour au roi, avec une voix toute pleine de miel.
Il faut maintenant faire de la France une grande puissance en Europe.
Voyons, voyons, comment compt-il s'y prendre ?
Eh bien, par la force. Tout simplement.
En 1635, le cardinal entraîne le royaume dans une grande guerre contre l'Espagne et l'Autriche.
Très vite, les caisses de l'État sont vies.
L'argent, je sais où tromper.
Pour financer la guerre, Richelieu prelève de lourds impôts.
Dans les campagnes, les ventres se creusent.
Les paysans, au fin.
Plusieurs fois, le papeut se révoit.
Richelieu ne flanche pas.
Alors, avec tout ça, bon, c'est sûr que le cardinale n'est pas vraiment la personnalité préférée des Français.
Il s'en moque.
Notre homme déjà pense à sa succession.
Qui pourra, après moi, protéger la couronne ?
Alors, il y a bien ce jule Mazarin, mon petit protégé.
Oui, peut-être on verra.
Prendre sa suite ?
Oh, ce jeune ambition rêve.
Pour se mettre le cardinale dans la poche, Mazarin compte bien mettre le paquet.
Reste à savoir.
Comment ?
Richelieu veut impressionner, éblouir.
Depuis qu'il est au pouvoir, il s'entoure de somptueuses oeuvres d'art.
Alors, pourquoi ne pas lui offrir un portrait ?
Un portrait de lui en peinture ?
Non, mauvaise idée.
Richelieu contrôle son image et n'autorisque un seul peintre à le représenter.
C'est beaucoup trop risqué.
Alors, peut-être une sculpture ?
Mais oui, c'est parfait !
Le travail de la pierre, sinon, c'est difficile, si cher.
Seuls les plus grands y ont droit.
Mazarin choisit le sculpteur le plus réputé de son temps.
Il est italien, il vit à Rome, et s'appelle Bernini.
En français, le Bernin.
Cette sculpture, crois-moi.
Mamma mia !
C'est toute une histoire.
Mazarin demande à l'artiste de réaliser une statue complète de la tête au pied.
Le Bernin est interloqué.
Même les rois d'Angleterre, je ne les passe culté en ancien.
Je ne vais tout de même pas faire mieux pour votre Richelieu.
Andiame, andiame, c'est parti pour un buste.
Voilà, on fait la moitié !
Le Bernin, qui n'a jamais rencontré le cardinal, travaille à partir d'une peinture.
Un an plus tard, enfin, il envoie son œuvre à Paris.
Parvenu en France, catastrophe, horreur, malheur !
Personne ne reconnaît Richelieu.
Oui, le tissu est bien fait.
Oui, le col est délicat, mais l'expression du visage, alors ça, franchement, s'est raté !
Il ne faut pas vexer un aussi grand sculpteur, mais le cardinal, tout de même, se demande.
Mais, cet artiste dit donc, est-ce qu'il a bien les yeux en face des trous ?
Zut ! Mazarin a raté son cœur.
Ce n'est pas très grave, plus tard, il se rattrapera.
Aimable avec ses chats, cruel avec les hommes,
qui était le cardinal de Richelieu, ce méchant de l'histoire, si vif, si rusé ?
Il est rêvé de la grandeur de la France,
qui l'a dirigé et contrôlé avec une main de fer.
N'empêche, il a bien transformé le royaume.
Sous sa direction, sont apparues l'Académie française,
ou bien encore, les premiers journaux.
Travailleur acharné, il a tant arpenté les couloirs du palais du Louvre,
que son fantôme, qui sait, s'y promène encore.
Dernière cet épisode, il y a Fanny Le Roi,
Anne Lioro, Basil Bocaire, les équipes du Musée du Louvre,
et moi, leurs grands besançons.
Les Audicées du Louvre est un podcast original,
de France en Terre, et du Musée du Louvre.




Le fameux buste de Richelieu, sculpté par le Bernard,
est aujourd'hui exposé au Musée du Louvre.
Si tu vas le voir, regarde bien sur sa cap, l'avant dernier bouton.
On dirait qu'il va se défaire.
C'est un tout petit détail, mais croit moi, ça vole des tours.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org

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