Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Aujourd'hui, Karine Arnaud vous va vous raconter la serrure oubliée, un nouvel épisode
de la nouvelle vie de Baptiste, imaginée par Andorris.
C'est samedi aujourd'hui.
Et Baptiste a invité James et Samira chez lui pour l'aider à trier les affaires de
la pièce secrète qu'ils ont découverte aux Gourniers.
Papa et maman sont très occupés à décoller le papier-pain des chambres du premier étage.
Le grondement de la machine leur parvient à sourdits et de la vapeur s'échappe par
les fenêtres ouvertes.
Seuls sous les toits, les enfants discutent de leur découverte avant de les stocker dans
les grandes caisses que leurs parents leur ont laissées.
Papa a dit qu'ils allaient en faire une exposition.
Ils ont prévenu le maire de ce qu'on a trouvé.
Et il a décidé de créer un petit événement à la bibliothèque pour que les gens puissent
venir voir.
Et les gendarmes ont même promis qu'on pourrait aussi montrer les armes à feu qu'on a sorti
depuis.
Ce serait sans doute le plus intéressant parce qu'ici, pour l'instant, on n'en trouve
pas grand-chose.
C'est tout à fait vrai.
À part le nécessaire de toilettes, un blaireau aux poils rongés et des lames de rasoir rouillées
auxquelles ils ne peuvent pas toucher sans l'organt, les trois enfants n'ont rien découvert
de vraiment palpitant.
Tout de même, il y a les journaux et puis les photographies, il y a les lettres aussi.
Et qui sait si en les lisant, on ne retrouvera pas l'identité des résistants qui dormaient
ici ? Ce serait formidable ! Peut-être même qu'ils ont encore de la famille en vie.
Et on pourra faire un exposé formidable pour la classe après.
Tu trouverais pas ça génial ?
Tu travaillons plus.
Ah si, alors quelle joie !
James Bougone.
Les enfants rigolent et les trouvaillent sans pile.
Comme le disent Samira, il y a surtout des lettres.
Certaines sont rongées par les souris, mais d'autres sont encore intactes.
En plus des journaux et des photos, il y a aussi des carnets avec des dessins rigolos.
Ici, un bonhomme avec un drôle de chapeau et plus loin une pique.
Sur d'autres pages, les enfants découvrent des inscriptions difficiles à interpréter.
Des noms et des dates que Samira lit avec intérêt.
Je me demande à quoi ça pouvait correspondre.
Peut-être des gens qu'il devait rencontrer ou un code à décrypter ?
Ouais, peut-être.
Tout à coup, James pousse un cri.
Eh, venez voir ce que j'ai trouvé !
Samira et Baptiste se précipitent auprès de lui et l'aide à extraire de dessous le lit
une grande boîte de métal qu'ils traînent sur le parquet.
Ça alors ? C'est une cantine militaire ?
Une… cantine… comme à l'école ?
Ça s'est créé pareil, oui, mais c'est une boîte que les soldats emmenaient au front
pour protéger leurs affaires.
Je me demande ce qu'il y a dedans ! Des grenades, un pistolet !
Peut-être un journal intime qui nous détaillera tout ce qui s'est passé.
On va vite le savoir.
Ouvre !
La boîte en métal n'est pas verrouillée et les attache sautent sans difficulté.
Aussitôt, les enfants se mettent à fouiller.
Alors ça je connais ! Les méchants en ont tous dans les films !
Comment on appelle ça déjà ?
Une flasque ! Et voilà un briquet du papier pour écrire des lettres.
Oh ! Il y a aussi des timbres ! Je me demande combien il va l'aujourd'hui.
Oh lala ! Tout ça devait appartenir à la personne qui dormait là.
Oh regardez ! Une clé !
Tout au fond de la cantine en aluminium, se trouve effectivement une grosse clé
en fer plus longue que la paume de la main de Baptiste avec une étiquette qui
s'y trouve accrochée.
Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce qu'il y a de marqué ?
C'est écrit « Entrez des mûches ».
Les mûches ? C'est quoi les mûches ?
Alors là, aucune idée.
Allons demander à papa.
Baptiste met la clé au fond de sa poche et dévalle l'échelle bientôt suivie par ses deux amis.
Quand ils arrivent au premier étage, le bruit de la machine a décollé le papier
peint et ta soudissant.
Baptiste fait signe à ses parents.
On a trouvé une clé mais on comprend pas ce qu'elle ouvre.
C'est quoi des mûches ?
Papa secoue la tête en montrant ses oreilles.
Baptiste répète plus fort, mais le vrombissement de la machine couvre sa voix.
Il finit par rosser les épaules.
Bon tant pis, allons chercher dans le dictionnaire du salon.
Les trois enfants descendent au rez-de-chossée et trouvent rapidement le gros volume dans la bibliothèque.
Baptiste se met à chercher.
Alors, mûche, mûche, mûche.
Ah, ça y est, je l'ai.
Mûche, souterrain, creusée généralement à des fins de protection des vidéjois et de leurs biens
lors de troubles importants dans la France septentrionales au Moyen-Âge et à l'époque moderne.
Regarde, ils disent que ces souterrains ont beaucoup servi pendant les guerres.
Mais comment on fait pour fermer un souterrain à clé ?
Aucune idée.
Mais si c'est des souterrains, alors le seul endroit où on a une chance de trouver l'entrée, c'est à la cave.
Ni une ni deux, les enfants s'équipent.
Allez chercher des lampes torches dans la cuisine pour commencer, et puis...
Tout le monde est prêt ?
On y va !
Les scaliers qui mènent à la cave grincent à toutes les marches.
Mais ce n'est pas la première fois que les enfants l'empruntent, et ils commencent à bien le connaître.
En bas, c'est toujours autant le bazar.
Sur le sol enterre battu, il y a de nombreux cartons et quelques meubles démontés.
La lumière qui passe par les sous-pyros est faible.
Mais heureusement, les lampes sont très efficaces.
Les enfants commencent à observer les murs avec attention.
Déjà, ça ne peut pas être dans le sol.
Il est en terre et on ne peut pas mettre une serrure là-dedans.
Je ne vois pas de porte.
Et vous ?
Non plus.
Si ! Regardez, je crois que j'ai trouvé quelque chose.
Derrière l'escalier de la cave, Baptiste a en effet mis à jour une toute petite ouverture.
Trop petite même pour qu'un enfant puisse la passer sans se baisser.
Mais... il n'y a pas de porte.
Et... et encore moins de serrure.
Non, mais peut-être que l'entrée est de l'autre côté.
Seulement voilà.
Ça fait très peur.
Il n'y a aucune lumière qui provient de l'autre côté.
Et le faisceau des lampes n'éclaire que les ténèbres.
Baptiste hésite à avancer.
Et ses deux amis collés à lui
ne semblent pas plus pressés de découvrir ce qui se cache dans l'obscurité.
Quand le papa de Baptiste surgit, en haut des escaliers,
les trois enfants sursautent.
Bien alors, qu'est-ce que vous faites en bas ?
On cherche des mûches !
Les mûches...
Il ne leur faut pas beaucoup de temps pour s'expliquer.
La cantine, la clé, le dictionnaire et leur conclusion
qui les ont amenés à la cave devant ce trou sous l'escalier
où ils n'osent pas rentrer.
Papa est amusé.
Très bien. Je passe devant.
Si je le disparais, appelez maman.
Baptiste ne trouve pas ça drôle.
Mais... avoir papa avec eux leur assure.
Son père est presque obligé d'entrer à quatre pattes dans l'ouverture.
Les enfants le suivent.
De l'autre côté, la pièce est humide et sombre.
Mais pas très grande.
Ce n'est pas du tout un souterrain.
Les enfants sont déçus.
On dirait qu'on a une cavavins.
Regardez, ça, ce sont les loges pour les bouteilles.
Et ces tonneaux-là, dans le coin,
doivent être aussi vieux que la maison.
De sa lampe, papa éclaire le plafond.
On doit être juste en dessous de la cuisine.
Oh oui, mais alors il n'y a toujours pas de porte ni de serrure en vue.
On n'a pas encore vraiment cherché.
Allons-y.
Tout le monde se prête au jeu.
Même papa, qui se charge de soulever ce qui est trop lourd pour le trio d'aventurier.
Au bout de quelques minutes d'exploration,
il découvre enfin ce qu'ils sont venus chercher.
Derrière les tonneaux, au ras du sol,
il y a une petite porte en bois,
pas plus grande que l'entrée d'une niche,
mais avec une serrure qui semble correspondre.
Vas-y, Baptiste, essaie !
Très ému, Baptiste sort la clé de sa poche
et l'introduit dans la serrure.
Le verrou tourne sans difficulté
et la petite porte s'ouvre sans le moindre bruit.
Papa siffle entre ses dents.
C'est drôlement bienvenue,
même si ça n'a pas été ouvert depuis des années.
On sent que les gens qui s'en servaient
n'aient voulu pas être découverts.
Allez, je passe le premier.
Vous êtes sûrs que vous allez pouvoir rentrer, monsieur ?
C'est fait pour des adultes
ou plutôt que pour des enfants, si tu veux mon avis.
Allons voir.
Une fois que je serai de l'autre côté,
je vous dirai qu'en venir.
Papa se contorsione pour passer la porte.
Une fois de l'autre côté, il appelle Baptiste en premier.
Sa voix résonne dans la cavité.
Les enfants passent les uns après les autres
et se retrouvent bientôt de l'autre côté.
Heureusement qu'ils ont pris les lampes,
sans quoi ils seraient dans le noir complet.
Les voilà dans un vaste tunnel creusé dans la roche,
à la voûte grossièrement taillée.
Sur les côtés, des niches peu profondes
se révèlent à la lumière des lampes
et le tunnel se poursuit devant
où le faisceau disparaît dans l'obscurité.
Les enfants sont si impressionnés qu'ils retiennent leur souffle.
À ton avis, à quoi ça servait, papa ?
Vous l'avez lu.
Les mûches servaient de souterrain pour s'enfuir
et se mettre à la bruit.
Il est probable que la trappe ici donne sur un réseau
qui va sous le village, probablement jusqu'à l'église.
L'église ?
Mais pourquoi ?
Les mûches ont été construites dans cette région
pour se protéger des attaques barbares
et des raids vikings.
Les gens couraient jusqu'à l'église,
allaient s'abriter sous terre
et ressortaient une fois le danger écarté.
Mais il n'y avait pas de viking
pendant la 2e guerre mondiale !
Non, mais en cas d'attaque par les Allemands,
les résistants pouvaient venir se cacher ici.
Ils y ont peut-être même dissimulé
d'autres combattants ou des victimes du régime nazi.
Souvent, il n'y a que les gens de la commune
qui sont au courant de l'existence de ces souterrains.
Mais oui !
Les noms et les dates,
c'étaient peut-être les gens qu'ils cachaient.
Tu crois que le maire est au courant ?
Sans doute, oui.
Mais je ne pense pas qu'il sache
que les souterrains arrivent jusque dans notre maison.
On explore un peu ?
Peut-être...
On pourrait aller jusqu'à l'église.
Non, non, non, non, c'est très dangereux
un souterrain comme ça.
On peut se perdre très facilement.
Il ne faudra pas revenir sans adulte, hein.
Jamais.
Promettez-moi.
D'accord.
Promis.
Oui, promis, oui.
Tout le monde ressort
et papa ferme à clé.
Vous êtes incroyables les enfants.
Vous avez découvert tant de choses
dans cette maison.
Un vrai club de détective.
Oui, mais c'est quand même un peu dommage.
Ce souterrain nous aurait fait une formidable basse secrète
beaucoup plus cool que celle du grenier.
Ouais, à condition d'aimer les araignées.
Voilà, l'histoire est terminée.
Je me demande bien ce que pourront faire
bâtister ces copains lors de leur prochaine histoire.
Dites-moi ce que vous en pensez,
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ou bien pour celles et ceux qui utilisent Spotify
en cliquant sur le bouton Répondre,
situé sur la page de l'épisode.
Vous pouvez aussi demander à vos parents
de m'envoyer un message vocal ou écrit sur Instagram.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.