ELLE T'INSPIRE I Clara FemmeBionique, la fille sourde qui voulait faire entendre sa voix

Durée: 25m39s

Date de sortie: 15/05/2024

Clara est née sourde. Elle a deux grandes soeurs sourdes et des parents entendants. Comme 95% des enfants sourds. Son histoire est une invitation à comprendre le quotidien d'une fille sourde, comprendre ce qu'elle vit, ce qu'elle perçoit, ce qu'elle entend. 


Car être sourde ne veut pas forcément dire ne rien entendre du tout. 


Je tiens à préciser que la restitution sonore des sons perçus par Clara est purement artistique pour le besoin du podcast et ne reflète en rien la perception auditive réelle des personnes sourdes au quotidien.


L'histoire de Clara est également disponible à la lecture à partir du pdf à télécharger ici.  
 

Autres histoires pour expliquer le handicap aux enfants sur le podcast Nouvelles Héroïnes

#5 Stéphanie Gateau - La fille qui rêvait d'être invisible (Polyhandicapée & Autiste Asperger) 

#6 Sarah Lancry - La fille qui ne voyait pas les couleurs 

#9 Solenne Piret - La fille devenue championne du monde de paraescalade 



Tu as aimé cette histoire ?

  1. Parles-en autour de toi en partageant l'épisode sur les réseaux sociaux

  2. Laisse 5 étoiles et un avis sur Apple Podcast et même un commentaire sur Spotify

  3. Laisse un message aux nouvelles héroïnes sur leur Répondeur  

  4. Tu veux partager ton histoire aux jeunes filles, envoie-moi un message sur LinkedIn

  5. Tu veux m'aider à développer le podcast, réponds au questionnaire par ici.


▶︎ Pour toute demande de partenariat/sponsoring : celine@nouvellesheroines.fr


Suis @nouvellesheroines.podcast sur Instagram pour les actus des Nouvelles Héroïnes 💜


Crédits de l'épisode

Textes et création originale : Céline Steyer 
Voix : Céline Steyer  Jean-Baptiste Fourré Clara FemmeBionique

Image : Clara FemmeBionique

Preneur de sons & réalisateur sonore : Jean-Baptiste Fourré  - Capiovox 


Remerciements spéciaux : 

- Alexis Lambotte

- Aube Lambotte

- Anouk Lambotte

- Anne Delaporte

- Sidelya Poyraz

- Alperen Poyraz

- Halilcan Poyraz
- les petites voix de Madeleine, Rose et Olivia

- Ausha, partenaire officiel du podcast


Dans cette histoire,

Clara apporte beaucoup de pédagogie pour cultiver la tolérance des enfants face au handicap de manière générale, évoque la notion de compensation, revient sur les origines du mot handicap et ouvre les portes de son univers tout cela sous un format narratif, accessible à toutes et tous. 


Pour aider les enfants sourds à rêver grand et à grandir comme les autres enfants. 

Et Clara en est une extraordinaire ambassadrice. 


Si tu as aimé cette histoire, tu aimeras sur le podcast les histoires de :

Mathilde Cabanis, Solenne Piret, Maud Pruvost, Alice Devès, Justina Miles, Sarah Lancry


Ressources : 

Le site web de Clara : https://femmebionique.com/ 

Téléchargez toutes les histoires racontées sur le podcast en version pdf ici  


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nouvelles héroïnes !
Salut toi ! Je suis Céline Steyer, celle qui murmure à tes oreilles des récits d'aventures insolites,
d'estimes de soi et de dépassements de soi à travers des histoires vraies,
de femmes qui ont osé faire de leur rêve une réalité.
Des histoires pour t'aider à grandir en confiance et trouver ton propre chemin.
Bienvenue dans le monde surprenant des nouvelles héroïnes.
Nouvelles héroïnes !
Je m'appelle Clara. Ce que tu entends, c'est ma voix.
Ma voix enregistrée dans ma chambre d'enfant.
Ma voix, je ne l'entends pas quand tu l'entends.
Parce que je suis sourde, je suis née sourde.
Cela ne veut pas dire que je ne l'entends rien du tout.
J'entends, mais floue.
Ce que Céline va te raconter, c'est le début de l'histoire de ma vie.
Je suis née dans les années 90, dans un petit village à la ferme de mes parents.
J'avais déjà deux grandes soeurs, aussi sourdes.
Mes parents ne sont pas sourds.
Alors tu dois te demander comment c'est possible ?
95% des enfants n'aient sourd ou des parents entendant.
Aujourd'hui, j'ai 35 ans.
Je suis au début de ma vie, enfin, plus avancée que la tienne.
Mon travail, c'est de faciliter le quotidien des enfants et des adultes sourds
en leur donnant plein d'astuces pour mieux vivre avec leur handicap.
Par exemple, je vais aider des enfants sourds
pour qu'ils puissent grandir comme toi.
Je m'appelle Clara.
Et femme de Nique est mon pseudonyme.
Oui, tu dois penser que je suis une superhéroïne.
Non, mieux. Je suis une nouvelle héroïne.
Et voici mon histoire.
Merci Clara.
Nous sommes dans un petit village à 45 minutes en voiture de Paris.
Mais plutôt trois heures en tracteur.
Le papa de Clara est agriculteur
et sa ferme est en lisière d'un village de 500 habitants
où il fait bon ville.
Même si pour aller chercher son pain, il faut aller au village de la côté.
Youhou !
C'est trop bien !
Youhou !
Trop cool !
Mais pourquoi ces petites filles-critelles ?
Parce qu'aujourd'hui, elles s'apprêtent à devenir grandes soeurs.
Leur maman est dans la salle de travail de la maternité
pour mettre au monde une troisième petite fille qui s'appelle Clara.
Une fois, bien fort pour le faire sortir les dépôts.
Allez !
C'est super, ça !
Allez, on va prendre ça.
Bonjour.
Bonjour.
Salut.
Et si les nouvelles grandes soeurs manifestent leur joie,
les parents de Clara se questionnent.
Est-ce que Clara est sourde comme les soeurs ?
Bah, trois nouvelles filles, elles sourdent aussi.
Je ne comprends pas.
Bon, écoute, de toute façon, qu'elle soit sourde ou pas,
on fera tout ce qu'il faut pour qu'elle soit heureuse.
Ils découvrent qu'ils sont tous les deux porteurs d'un gène,
un peu sans gène et très bons en probabilité.
Ils avaient une probabilité sur quatre d'avoir un enfant sourd.
Mo contre triple, tu me diras.
Ils ont beaucoup de chances.
Clara arrive dans cette famille et est déjà très chouchoutée.
Sourd ne veut pas forcément dire rien n'entendre du tout.
Il y a des surdités.
Légère.
Moyenne.
Sévère.
Profonde.
Clara est née avec une surdité sévère à l'oreille gauche
et moyenne à l'oreille droite.
Alors qu'en très petite et pas plus haute que le rayon d'une roue de tracteur,
elle entend un peu mieux grâce à des appareils fixés à son oreille.
Et même avec des appareils, elle confond certains sons.
Par exemple, dans la cour de la ferme, sa maman lui disait,
lance-moi la balle, Clara.
Mais je suis beaucoup trop petite pour te lancer la malle des outils de papa.
Voyons, quand même.
Et quand la taille de Clara dépasse la roue du tracteur,
sa maman décide de devenir orthophoniste,
pour mieux comprendre et accompagner ses trois fils sourds
et reprend ainsi ses études à la fac.
Pendant ce temps, Clara grandit à la ferme.
La ferme Clara adore.
La journée, Clara roupit pendant les sièces dans le tracteur de son papa,
quand ce n'est pas dans les bottes de paille où elle adore se cacher.
Elle fait des roulades dans les graines de Cosa
et observe avec étonnement le changement des saisons du haut du poulailler.
La ferme devient son terrain de jeu où elle aime bien cracher.
Une crach à air sans petit jésus,
avec des vaches, des chiens, des ovils, des chèvres et le coq.
À la ferme, c'est la cloche passée cloche,
qui donne le la et annonce que le déjeuner est prêt.
Et ce n'est pas pour prévenir Clara et ses soeurs
que la maman l'actionne, mais plutôt pour prévenir son papa,
qu'il ait temps de ranger le tracteur.
Le soir, Clara joue dans sa chambre avec ses amis du village à l'étage.
Sa maman prépare des marches malo à griller au faux de bois
de la grande cheminée qui impose dans le salle.
Oui, il fait bon vivre à la ferme.
Très curieuse, Clara gambade, explore, cherche l'aiguille dans la botte de paille
et joue à l'aventurière.
Un jour,
un Christrident fait surseuter sa maman
qui sort de sa cuisine et couvert sa fille.
Clara a six ans et elle vient de tomber de vélo.
L'absence de sang aurait presque fait oublier la chute d'audition
qui est découverte que le lendemain à l'hôpital.
Et c'est parti pour une série de traitements pour entendre.
Entendre comme avant, mais ça ne fonctionne pas.
L'oreille gauche de Clara n'entend plus rien du tout.
Il ne reste alors que l'oreille droite qui entend encore.
Clara, t'as mis une tâche de colvache sur la nappe.
Je suis sûr que ça a été fait dans le hangar.
C'est dit, c'était interdit.
Mais non, papa, il n'y a plus rien sur la table.
J'ai tout débarrassé avant d'aller dans le hangar.
Et oui, l'oreille de Clara confond certaines syllabes.
Le tâche devient tasse.
Elle a beau essayer de reconstituer le sens d'après ce qu'elle entend,
mais souvent ce qu'elle entend ne peut donner qu'un sens qui n'a pas de sens.
Quand elle n'est pas à la ferme,
Clara crèche sur les bancs de l'école du village.
Elle développe des compétences plus vite que les autres enfants.
Elle doit apprendre à distinguer les sons,
à lire sur les lèvres, ce qu'on appelle la lecture labiale,
et à prendre la langue française,
pas sur les lèvres de maudière, mais dans les livres.
Léon, lourde blanc, blanc et c'est l'extin le pingouin,
se promènent sur la banquise après une nuit de tempête.
Soudain, ils aperçoivent...
Mais autant ses grandes soeurs adorent lire,
autant c'est pas du tout le cas de notre Clara,
qui a plutôt l'impression d'être une cocotte pas minute,
à devoir lire, lire et encore beaucoup plus lire que les autres enfants.
Et lire, Clara commence très tôt, en dernière année de maternelle.
Elle court tous les jours pour apprendre à lire
avec les élèves de CP de son école.
Après l'école, elle court chez l'orthophoniste
pour s'entraîner à entendre les mots qu'elle prononce.
Elle répète des mots prononcés par le spécialiste.
Comme elle n'entend pas comme une personne entendante,
le son qu'elle entend est déformé,
et tu pourrais ainsi penser qu'elle a un accent.
Bille, doute, laine, longe, gavel, seul, ami.
Amis.
Et après l'orthophoniste, Clara court au cours de danse,
mais c'est une discipline qui s'avère trop compliquée pour Clara.
Écouter le professeur de danse,
exécuter un membo number five
et 1, 2, 3, 4, 5, la musique, pachacer, 6, 7, demi, pointe et 8.
Bon, ça suffit pour Clara.
Retour à la ferme pour retrouver son home suite home.
Dans la cour de récréation de l'école,
c'était les deux fonds-la-père pour Clara,
qui préfère faire copine-copine,
ou copain-copine,
pour éviter à l'avoir à comprendre des paroles de partout
avec beaucoup de monde autour d'elle.
Clara, tu viens ?
On va jouer à la corde à sauté.
Mes parents m'ont acheté une nouvelle.
Entre les murs de la classe,
elle est bonne élève.
Faisant tanteau-classe avec des camarades sourds,
tanteau avec des camarades entendants.
Tout se passe bien pour Clara,
jusqu'à ces 14 ans.
A la fin de son année de quatrième,
elle reçoit un coup de corde.
Clara crie.
À nouveau, comme il y a dix ans.
Afolée, sa mère se précipite
et emmène Clara à l'hôpital le lendemain.
Depuis sa chute en vélo,
son oreille gauche n'entend plus rien du tout.
Et là, elle perd son audition
à l'oreille droite.
Totalement.
Et se retrouve dans le silence.
Elle doit ainsi réapprendre à communiquer.
Dans son collège,
il y a plusieurs élèves sauts qui pratiquent l'oralisme.
C'est-à-dire parler la langue française,
mais Clara voudrait apprendre la langue des signes françaises.
Une autre langue qui n'est pas prise dans son collège.
C'est une langue apparentière.
Tu as la langue des signes françaises,
mais si tu y avas à Londres
ou en Allemagne,
à la rencontre de personnes sourdes, signantes,
tu auras la langue des signes anglaises
et la langue des signes allemandes.
C'est une langue peu pratiquée en France
quand Clara est encore ado.
C'est une langue comme une langue des singes.
Non, des signes.
Euh, non, des singes.
Bah non, des signes.
Le lac des signes ?
Non, non et non.
La langue des signes françaises.
Le lycée entre dans la vie de Clara de manière inattendue.
Elle accepte d'avoir un implant cocaire.
Un implant cocaire ?
Mais que fait un coque dans cette histoire ?
Mais non.
Un implant cocaire.
Un implant cocaire est un appareil
qui permet d'améliorer l'audition d'une personne sourde.
C'est un appareil pas si miniaturisé que cela,
car pour son premier,
Clara le porte à la ceinture dans un boîtier.
C'est une technique qui ne marche pas à tous les coups
et Clara hésite longtemps avant de l'implanter
à son entrée au lycée.
Elle s'inscrit dans un lycée à Rennes,
loin de la ferme de ses parents.
Clara passe la semaine à Rennes
à étudier que sinus je mitré dans l'espace
et économie d'échelle
et le vendredis soir,
elle monte dans le TGV
pour retrouver sa famille.
Dans le train,
elle apprend vite à signer avec des élèves
de l'école de Brest.
Non !
T'as signé son butin de note.
Assigné avec la langue des signes françaises.
Son bac en poche,
Clara veut devenir éducatrice spécialisée.
Mais des adolescents entendants
qui parlent tous en même temps
dans des couloirs encore plus bruyants,
cela risque de compliquer la tâche à Clara.
Alors, elle abordeonne ce projet
et trouve une alternance
dans un département des ressources humaines
d'une entreprise.
À ce moment-là,
Clara découvre le monde de l'entreprise,
un monde où le handicap est encore tabou.
Hé, c'est la nouvelle ?
Tu parles qu'elle est sort comme un peau.
Attends, ça veut dire qu'on doit lui créer dessus ?
Bah je sais pas, moi ça me gêne un peu.
Je vais l'éviter, ce sera mieux.
Les clichés ont la denture.
Non mais attends Céline,
depuis le début de l'histoire,
tu nous parles de surdité
sans mentionner le mot handicap
et là bam, tu nous lâches le gros mot.
Ah non,
ce n'est pas un gros mot,
ni un tabou.
Et à ce sujet,
tu as raison de le souligner,
Clara m'a éclairé
sur l'origine du mot handicap.
Là, voici.
Tu verras,
il y a plutôt une notion de compensation
qu'à d'or expliquer, Clara,
mais je ne t'en dis pas plus.
Cette histoire est surprenante.
Je lui laisse de l'expliquer.
Le handicap, moi je trouve que c'est un super mot.
On pense qu'il est très péjoratif,
mais en fait, quel que soit le mot
qu'on aurait utilisé,
il aurait ce côté péjoratif,
mais en fait, non.
Il a une origine qui est super
et qui définit bien
quel handicap on a.
Ça vient de l'expression anglaise,
hand in the cap.
Donc en français,
ça veut dire la main dans le chapeau.
Pourquoi ?
Au XVIe siècle,
donc c'était il y a longtemps,
en Angleterre,
quand il y avait deux marchands
qui voulaient échanger de la marchande,
dix, pas par exemple
la marchande de tomates
et la marchande de chocolat,
il y avait un marbitre au milieu
qui disait, ah,
les tomates, ça vaut moins cher
qu'à le chocolat,
parce que le chocolat,
ça devient de loin,
il voyage et tout ça,
donc ça vaut plus cher.
Donc il disait,
au marchande de tomates,
ah, il faut venir compenser
pour rééquilibrer
le tarif,
le prix des marchandises.
Donc en fait,
l'arbitre, hop,
il sortait son chapeau
et le marchande de tomates,
il devait mettre soit de l'argent,
soit plus de tomates.
Donc on appelle ça
une compensation,
on vient rééquilibrer
les choses.
Et le handicap,
c'est ça,
c'est hand in the cap,
c'est-à-dire,
mettre la main dans le chapeau,
ça veut dire qu'on a besoin
d'une compensation.
Donc moi, par exemple,
ma surdité,
la compensation dont j'ai besoin,
il y en a plein de différentes.
Il y a par exemple,
que je vais utiliser
la langue des signes françaises,
donc je vais signer,
ça va être visuel,
ça va être plus facile
pour moi de comprendre.
Il y a la lecture labiale,
donc je vais lire ce nez-lèvre,
et là je vais demander
à d'autres personnes
de m'aider à compenser,
en leur demandant
de ne pas mettre
leur main devant la bouche,
pour que je puisse lire
sur les lèvres.
Voilà,
donc il y a moi qui compense,
mais il y a aussi
les autres qui vont compenser.
Puis il y a plein de choses,
et je vais demander aux gens
de ne pas faire trop de bruit
autour.
Il y a plein de compensations.
Toi, tu peux trouver
ta propre compensation,
dont tu as besoin
à tel moment
ou à tel autre moment.
On a tous des besoins
de compensation
qui sont différents
et qui s'adaptent aussi
dans le temps,
dans la journée.
Aujourd'hui,
Clara intervient en entreprise
pour expliquer
ce qui n'a peut-être
jamais été expliqué.
Émilite
pour casser ses clichés
autour de la surdité
et du handicap
de manière générale.
L'handicap,
ce n'est pas un métier.
Le recruteur,
il n'est pas spécialisé
sur l'handicap non plus.
Il n'est pas expert.
Le manager,
non plus,
n'est pas expert.
Par contre,
l'entreprise,
l'équipe de travail,
le maladur,
le recruteur,
ensemble,
ils vont apprendre
à s'adapter.
La personne handicapée
aussi va apprendre
à s'adapter.
Ça va être un processus
de co-apprentissage, en fait,
un processus qui va
durer dans le temps.
Si j'ai voulu te raconter
son histoire,
c'est aussi que
toutes les deux
nous partageons
une mission en commun,
celle de sensibiliser
les enfants au handicap.
Le handicap,
c'est avoir
une différence.
Clara a mis en place
des spectacles
où elle signe une histoire.
C'est une idée
qu'elle a eu
au début du confinement.
Non,
elle n'a pas signé
la rencontre du pangolin
et de la chausserie,
mais des parents en tendant
avaient besoin de communiquer
avec leurs enfants sourds
désormais à la maison
et ne savaient pas
comment dire
masque,
coronary-russe.
Alors elle a commencé
à se filmer
en train de raconter
des histoires
en langue des signes françaises
pour aider ses parents
en tendant
et faciliter la communication.
Bienvenue dans
Simon histoire
intitulée
Mlle
où sont passés
les cadeaux de Noël ?
Le matin du 26...
Clara,
ce film en mettant en scène
une histoire
avec un décor
et des personnages
en peluche
pour favoriser
le souvenir de son audience.
Des histoires
de signe au lac,
tu veux dire ?
Oh mais non,
tu le fais exprès.
Tu peux me raconter
une de ces histoires ?
Non,
Clara les signe.
Tu peux te rendre
sur son site
Femme Bionique.
Et au fait,
pourquoi elle s'appelle
aussi Femme Bionique ?
Ah,
ça te intrigue, n'est-ce pas ?
Eh bien moi aussi.
C'est pour cela
que je lui ai demandé.
Bionique,
c'est la contraction
de deux mots,
biologie et électronique.
En fait,
je suis sourde
et j'ai perdu
complètement mon audition.
La seule solution
qui s'offrait à moi
pour récupérer
un petit peu d'audition
est bien
c'était
d'avoir un implant cocaillère.
Et l'implan cocaillère,
c'est une opération chirurgicale.
Donc on va m'opérer
pour pouvoir m'insérer
un implant
à l'intérieur de l'oreille interne.
Et c'est un plan là,
en fait, il est électronique.
Mais cet électronique-là,
c'est inspiré de la biologie.
C'est-à-dire qu'on reprend
ce que fait l'oreille interne
de manière naturelle.
Voilà.
Donc il va s'inspirer
des petits cellules ciliées
qu'il y a dans la coquelée
et hop,
il va envoyer
des impulsions électriques
au nerf auditif.
Une nerf auditif,
après il envoie ça au cerveau,
le cerveau dit,
ah, ça c'est un son.
Et donc là,
il va comprendre que c'est des sons,
il va comprendre la parole et tout ça.
Donc comme c'est électronique,
inspiré de la biologie,
ça donne
bionique.
Et c'est pareil,
si tu as un membre à moi
et que tu vas mettre
une prothèse
au niveau du bras, par exemple,
si la prothèse, elle a de
l'électronique dedans
et que, par la pensée,
tu peux fermer les doigts
de la prothèse,
et bien là aussi,
ça va être une personne bionique,
parce qu'il y aura
à la fois de l'électronique
et ça sera aussi inspiré
de la biologie,
donc de la main
dans cet exemple-là.
C'était à présent l'heure du générique,
tu viens d'écouter
l'histoire originale
de Clara Femme Bionique,
écrite par Sémin Steyer,
c'est moi,
et magnifiée par une réalisation sonore
et une prise de son sur mesure
de Jean-Baptiste Fouré
et sa société Capiovox.
Je tiens à préciser
que la restitution sonore
des sons perçus par Clara
est purement artistique
pour les besoins du podcast
et ne reflète en rien
la perception auditive,
réelle des personnes sourdes
au quotidien.
Psss,
si tu fermes les yeux,
je vais te dire
ce que Clara m'a confié pour toi.
La bicié,





c'est comme une montagne.
C'est-à-dire que dans la montagne,
pour y aller,
tu grimpes,
c'est pas facile, franchement.
Il y a des épreuves dans la vie,
mais il y a un moment donné
où tu peux t'arrêter
et tu regardes
avec qui que tu vois.
Tu vois la vallée,
tu peux voir des jolies fleurs,
tu vois tout le paysage,
tu vois tout ce que t'as parcouru.
Et là, tu te dis, wow,
ça c'est pas mal.
Mais tu sais que la montagne,
ça continue à grimper.
Donc il y a toujours
des petites épreuves,
plus grosses épreuves.
Voilà, tu grimpes,
tu y vas.
Et puis,
l'avantage de la montagne,
c'est qu'il y a un sommet
donc en bout d'un moment,
tout de suite, ça s'arrête.
Et puis hop,
tu peux redescendre,
là, ça glisse,
c'est plus facile.
Et puis,
il y a des moments, hop,
tu remontes un peu.
Bah oui, c'est ça,
il y a des virages,
c'est compliqué.
La vie, c'est jamais linéaire.
Il y a toujours des haut débats.
Mais,
même quand c'est difficile,
en fait,
je peux voir les choses
positives dans la vie.
Tu peux te dire,
ah bah, aujourd'hui,
j'ai vu une belle fleur.
Ah bah, aujourd'hui,
j'ai réussi à faire ça.
Et,
t'as le droit aussi de râler.
Tu te dis,
ah, j'en ai marre,
qu'est-ce que c'est dur.
C'est super important
d'avoir un équilibre
de râler quand il y a besoin de râler,
mais aussi de voir
les choses qui sont positives.
C'est ça, la vie, en fait.
C'est pas du tout linéaire,
c'est des hauts débats,
comme la montagne,
que tu dois gravir
et que tu redescendres.
Je tenais à remercier les voix
qui sont venues accompagner
cette histoire.
Alexis,
Aud et Anouk,
Lambeot,
Anne de la Porte,
Sidélia,
Alpérène et Alidjan,
Poiraz
et les petites voix
d'Olivia,
Rose et Madeleine.
Tu as aimé cet épisode ?
Abonne-toi
sur ta plateforme préférée
et pense à nous mettre
cinq étoiles et un commentaire.
Tu voudrais suggérer
une nouvelle héroïne
ou me transmettre un message
écrit à l'adresse
eloatneweseroïne.fr
L'email est dans
la description de l'épisode.
Je te donne rendez-vous
mercredi prochain
pour une nouvelle histoire
et te remercier du fond du coeur
de suivre les aventures des
Nouvelles Héroïnes.

Les infos glanées

Je suis une fonctionnalité encore en dévelopement

Signaler une erreur

NouvellesHéroïnes,histoiresvraiespourinspireretdonnerconfianceauxfilles!

Bienvenue sur Nouvelles Héroïnes, le podcast qui inspire et donne confiance à une nouvelle génération de filles et garçons à travers des histoires vraies de femmes d'hier et d'aujourd'hui, libres, pionnières et singulières comme Miel Abitbol, Violette Dorange, Lena Mahfouf, Simone Biles, Tatiana Brillant, Caroline Aigle, Katia Krafft, Aya Nakamura, Hélèna Bailly, Marguerite et Marine de la Star Academy, Kelly Massol, Jane Goodall, Louane, Clarisse Crémer, Angèle, Surya Bonaly ou encore Clarisse Agbegnenou... Chaque mercredi, je raconte l’histoire d’une femme qui a osé faire de ses rêves une réalité et tracer son propre chemin. Peu importe ses origines. Peu importe ses différences. Peu importe le regard des autres. Dans ces histoires, les filles trouveront un écho à leur propre cheminement et les garçons pourront devenir leurs meilleurs soutiens. J'espère qu’elles seront pour les parents, aussi une réponse à leurs questionnements de parents soucieux de dégommer tous les stéréotypes du quotidien. Un podcast 100% indépendant, imaginé et créé par Céline Steyer (c'est moi 👋), maman de deux petites filles, née avec une agénésie de la main gauche, engagée sur les réseaux sociaux pour l’inclusion et la diversité et élue Femme 2025 du prix ELLE x La Tribune. A partir de 8 ans parce qu'il n'est jamais trop tôt pour rêver grand. ✨ Le podcast est aussi adapté en livre édité par Larousse Jeunesse, RDV chez votre libraire préféré et en ligne ✨ Pour suivre les coulisses du podcast et mon engagement, abonnez-vous à mon LinkedIn (+25k abonnés) ✨ Pour interagir avec les héroïnes, abonnez-vous au compte Instagram (+45k abonnés) P.S. : Vos likes, abonnements et avis 5 étoiles comptent énormément, car ça participe au développement et au financement du podcast ! Alors, je compte sur vous ! Céline 💜 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tags
Card title

Lien du podcast

[{'term': 'histoires vraies pour enfants', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'histoires vraies inspirantes pour adolescentes', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'girls empowerment', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'women empowerment', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'inspiration', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'celine steyer', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'nouvelles heroines podcast', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'confiance en soi', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'grandir en confiance', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'femmes inspirantes', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'podcast engage', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Kids & Family', 'label': None, 'scheme': None}, {'term': 'Society & Culture', 'label': None, 'scheme': None}, {'term': 'Education', 'label': None, 'scheme': None}, {'term': 'Kids & Family', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Stories for Kids', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Society & Culture', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Personal Journals', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Education', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Self-Improvement', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]

Go somewhere