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Et a-tu déjà ?
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Ha ha ha !
Un, deux, un, deux ?
Bah !
Au fait, c'est qui qui a inventé les bonbons ?
La télévision ?
C'est qui qui a inventé la sensité ?
Les chips.
Et le Lego ?
Qui a inventé ?
Le podcast d'image doc ?
Qui glère ta curiosité ?
Oh, regarde, un parachuteiste !
Ah oui, je le vois !
Ça doit être trop bien de faire ça.
Ça te plairait, toi, de sauter en parachute ?
Non.
Ha ha ha !
Ça fait un peu peur.
Ah oui, je comprends.
Quand on y réfléchit, il faut être très courageux ou un petit peu fou
pour se lancer dans le vide avec un simple bout de tissu pour parer sa chute.
Parer sa chute ?
Ah, ça vient de la parachute ?
Eh oui, para, ça vient d'un mot latin qui veut dire « Contrer, Empêcher ».
Ah, ok.
Et chute, je ne te fais pas un dessin, c'est l'action de tomber.
Le parachute, c'est donc un système qui permet d'éviter ou plutôt de ralentir la chute.
Il a été inventé ce système au XVIIIe siècle.
Moi, je me demande ce que tu as pu ressentir le premier homme qui a sauté en parachute.
Ou la première femme.
Car si le parachute moderne a été inventé par un ingénieur français,
il a aussi été testé par celle qui allait devenir son épouse.
Nous sommes le 12 octobre 1799 en France.
La foule est réunie sur la plaine Monceau, à Paris, pour assister à une grande première.
Adieu tout le monde !
Une jeune femme pleine d'assurance monte dans la nacelle d'un ballon à hydrogène qui s'apprête à décoller.
Elle s'appelle Jeanne Labrosse.
À 24 ans, elle est sur le point de devenir la première femme parachutiste de l'histoire.
Voilà. Allez-y, Jeanne. C'est ça.
Et soyez prudents. Vérifiez une dernière fois les attaches de votre parachute.
L'homme qui lui donne ses conseils est ingénieur.
Il s'appelle André Jacques Garnerein et il est aussi celui qui a conçu le parachute.
Ne soyez pas si inquiets, André.
Je serai de retour en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.
Et en un seul morceau, évidemment.
Attention ! Jeanne, je lâche la nacelle.
Allez, Jeanne.
Nous voilà au-dessus des 900 mètres.
C'est le moment de vérité.
Jeanne sort alors un couteau et se met à couper la corde qui relit la nacelle au ballon d'hydrogène.
Allez-y, Jacques, t'en es !
La nacelle tombe brusquement.
Jeanne lance alors une immense toile qui se déploie grâce à ses armatures en bois.
On dirait un grand parasol accroché à la nacelle par plusieurs cordes qui se tendent d'un seul coup.
Ça fonctionne ! Le parachute s'est déployé comme prévu.
Ça t'en a un peu.
Il n'y a plus qu'à espérer que l'atterrissage se fasse en douceur.
Pas fâché d'atterrir.
Et elle ne s'est rien cassée ?
Non, heureusement pour elle, l'atterrissage s'est déroulé sans encombre.
Jeanne ! Jeanne ! Jeanne, bravo ! Tout va bien ?
Oui, tout s'est déroulé parfaitement.
Je n'avais aucune peur, André. Vous y êtes bien arrivés. Alors j'avais toute confiance.
Deux ans plus tôt, en effet, Garnerin a lui-même testé son invention en sautant d'une hauteur de plus de 1000 mètres.
Mais il montait comment en avion ?
Ah non, l'avion n'existait pas encore.
Il a utilisé un ballon gonflable, on dit aussi un aéronèfle.
André Jacques Garnerin était habitué de ses enjeux car c'était son métier.
Pendant la révolution française, il était aérostier des fêtes publiques.
Cela signifie qu'il était chargé de l'ascension des Mongolfières.
Après la révolution, il est fait prisonnier pendant trois ans par les Autrichiens.
Et c'est là qu'il commence à concevoir son parachute.
Pour m'évader, il faudrait que je puisse sauter de la tour.
Son me rompre les eaux.
Le physicien Louis Sébastien le Normand a mis au point un parapluie géant qu'il a testé sur un chien.
Est-ce qu'il paraît l'animal a survécu à un saut depuis une tour de plusieurs étages ?
Il faudrait imaginer un système un peu plus résistant.
Et moins dangereux, car si on lâche le manche de ce parachute, c'est l'amour assuré.
Il faudrait l'attacher à un harnais ou à une nacelle.
Oui, avec des cordes, reliées à la toile. Voilà, c'est ça.
Garnerin ne s'est jamais échappé de prison.
Mais une fois libéré, il est rentré à Paris et il s'est mis en tête de fabriquer ce fameux parachute.
Il l'a donc testé avec succès en 1797 avant de voir son élève, Jean Labros, devenir la première parachutiste de l'histoire.
Le lendemain de l'exploit de Jean, Garnerin publie un article dans le journal.
Hier, l'expérience de la descente en parachutte de la citoyenne Labros a eu un succès complet.
Je n'ai jamais rien vu de si imposant.
Le courage, l'adresse et la présence d'esprit de cette aimable et intéressante personne n'ont point d'égal.
Il était très fier de son élève, au point d'en tomber amoureux et de l'épouser quelques années plus tard.
Jean est devenu Madame Garnerin et c'est elle qui a déposé le brevet du parachute au nom de son mari.
Mais elle a surtout montré l'exemple à de nombreuses femmes qui, à leur tour, sont devenues parachutistes.
Moi, je n'ai pas trop envie, j'ai trop peur qu'ils ne s'ouvrent pas.
Au fil du temps, le parachute a rapidement été utilisé par les soldats pour rejoindre un champ de bataille par les aires.
C'est ce qui s'est passé lors du débarquement allié en Normandie pendant la Seconde Guerre mondiale, il y a tout juste 80 ans.
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