Les gens font de leur mieux - EP64

Durée: 4m59s

Date de sortie: 02/05/2024

Chloé, désespérée dans sa quête d'approbation de la part des Français, débriefe au pub irlandais avec le Robot Français Moyen et fait quelques découvertes. La Chute de Lapinville Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil.
Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Conseillère littéraire : Noémie Landreau - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Jean-Yves Pouyat - Assistante réalisation : Alexandra Garcia-Vilà - Distribution : Clémence Bucher - Comédiens principaux : Flore Babled (Chloé), Juliette Plumecocq Mech (Robot Français Moyen) - Comédiens silhouettes : Madja Abdelmalek, Marie Fortuit, Pierre Hiessler - Moyens techniques : Obsidienne, Rémi Durel, Julie Tribout, Alice Lebaube - Illustration : Roxane Lumeret - Musique originale : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous

On répétait toujours ce podcast de fiction quotidien dont le pilote allait être enregistré en public.
À tort ou à raison, j'avais le sentiment confus que le reste de l'équipe ne m'aimait pas.
Etesse à cause de ma grève qui avait failli réussir, ou simplement par jalousie.
C'était pas dit ouvertement mais je pouvais le sentir à travers une somme de petits détails indéfinissables.
Coucou, je peux manger avec vous ?
Non.
Non.
Le seul en qui j'avais confiance, c'était le robot français moyen.
Coucou, je peux manger avec toi ?
Bien sûr, Chloé. Je ne mange pas, mais je serais ravie qu'on passe un moment ensemble.
Est-ce qu'on peut faire un selfie ?
Ouais ouais.
Super.
La chute de la painville, une fiction quotidienne en podcast.
Dans laquelle, peu à peu, tous les robots sont remplacés par des humains.
Episodes 64, les gens font de leur mieux.
Ce jour-là, j'avais besoin de compagnie.
Après la répétition, j'ai proposé aux robots français moyens qu'on allait boire un café au pub irlandais.
Toi, au moins, t'es gentil, robot français moyen.
Si seulement les vrais français moyens pouvaient prendre exemple sur toi.
Je suis programmée pour être impartial et fournir des conseils basés sur une perspective moyenne.
Les gens, eux, ne sont pas programmés. Ils réagissent comme ils peuvent.
Ah bon ? Tu crois ?
Oui. Les gens font...
Je vous plaît ! Ça fait 10 minutes qu'on est là !
J'arrive, j'arrive.
Excusez-moi, normalement, c'est service au comptoir et j'étais au téléphone avec ma mère, elle est à l'hôpital pour une lourde opération, à un concert en fait.
Vous ne vous souvissez pas grave, un verre d'eau, s'il vous plaît. Tu veux un truc ?
Non, merci.
Juste un verre d'eau, alors. Tu disais quoi ?
Les gens font de leur mieux.
J'aimerais bien penser comme toi.
Ça doit être tellement simple.
Je ne pense pas.
Je l'ai regardé un moment.
Pour la première fois, j'ai trouvé qu'il manquait pas de charme.
Bien sûr, c'était un robot, mais il y avait quelque chose de rassurant chez lui.
Quand il me regardait, je me sentais vue pour ce que j'étais.
C'était comme regarder dans un miroir.
C'est comme ça que j'ai réalisé que j'étais en train de sourire.
Bref.
Mais si les gens me connaissaient aussi bien que tu me connais, ils m'en voudraient pas.
Le problème, c'est foutu deepfake.
Je comprends.
Les répercussions des deepfakes peuvent être dévastatrices.
Mais le public est versatil.
Ce qui compte, c'est ce que tu montres à travers ton travail.
Le pilote de « simple comme bonjour » est une bonne occasion de redorer ton image.
Ouais.
As-tu pensé à prendre des mesures légales contre ces deepfakes ?
Les gens qui ont fait ça, on les retrouvera jamais.
Et puis, si même pas ça, le problème, ici, sur plateaux,
les gens savent que j'ai été manipulée, que ce n'était pas moi.
Je leur ai dit.
Alors pourquoi est-ce qu'ils me détestent ?
Peut-être parce que tu les intimides.
Hein ?
Oui. La plupart n'ont jamais quitté la parville.
Ils te considèrent avec beaucoup de respect.
Mais tu leur fais peur, ils se protègent.
De moi ? C'est ridicule.
Pas tant que ça, moi-même.
Je, je, je...
Alors que je les poussaises des passées, que je m'efforce d'être un modèle, je leur donne tout.
Les gens sont ingrats. Ils ne voient jamais ce qu'on fait pour eux.
Et en verre d'eau ?
Alors qu'est-ce que je dois faire ?
Être moi-même ?
Je dirais la meilleure version de toi-même.
La meilleure version ? Mais laquelle ? Je ne sais même plus.
Peut-être celle qui n'a pas oublié qu'elle avait droit au bonheur.
C'est vrai que ça m'accueillit.
J'avais plus quoi dire.
Je l'ai regardé et j'ai vu que lui aussi avait l'air gêné.
Il avait plein de diodes qui clignotait dans tous les sens.
Comme pour se donner une contenance, j'ai trouvé ça mignon.
Merci, roubeau français moyen.
Ça m'a fait du bien de te parler.
Je sais pas ce que j'aurais fait sur toi.
T'es la seule personne qui soit vraiment honnête avec moi.
Je ne suis pas une personne.
C'est bien pour moi. Tu l'es.
Bon, après l'honnêteté, c'est comme tout.
Au bout d'un moment, ça a ses limites.
Dis-moi, RFM.
Ça te dérange pas que je t'appelle RFM ?
C'est qui les meilleures actrices françaises de ma génération ?
Léa Cédoux.
Ouais.
Bon, il se fait quelle heure ?
Va falloir que J.A. et moi.
A suivre sur Arte Radio.
Elle a des grosses lèvres, non ?
Oui, mais justement, c'est bien.

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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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