Belle journée - EP66

Durée: 5m33s

Date de sortie: 06/05/2024

Chloé passe une matinée enchantée, a des discussions passionnantes avec l'homme de la rue et fait des chichouchas pour toute l'équipe. La Chute de Lapinville Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil.
Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Conseillère littéraire : Noémie Landreau - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Jean-Yves Pouyat - Assistante réalisation : Alexandra Garcia-Vilà - Distribution : Clémence Bucher - Comédiens principaux : Flore Babled (Chloé), Noémie Landreau (Camille), Gilles Privat (Passant Lambda - Comédiens silhouettes : Rémi Durel, Juliette Allauzen, Rachid Boumghit, Octave Olympio, Manel Morisseau-Coulloc’h, Judith Morisseau, Samuel Roger - Moyens techniques : Obsidienne, Rémi Durel, Julie Tribout, Alice Lebaube - Illustration : Roxane Lumeret - Musique originale : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous

Ce jour-là, je me suis réveillée de bonne humeur.
Aller savoir pourquoi.
Il faisait beau, ma peau était douce et le soleil la carrécette endremont.
Et même avec une certaine ardeur, je l'ai laissée faire, je l'ai même accompagnée un peu.
Et quand je me suis levée, un maire le s'est posé sur le bord de ma fenêtre,
en sifflant le générique de la belle angéoleuse,
un de mes premiers gros succès au cinéma quand j'avais 16 ans.
La la la la la la la
Eh bien petit merle, quelle robe veux-je mettre aujourd'hui ?
Celle-ci ?
Celle-ci ?
La la la la
Qu'est-ce que tu veux montrer ?
Celle-là ?
D'accord.
Tu peux me t'aider à la graffer ?
La la la la la la la
La chute de la panvilla, une fiction quotidienne en podcast.
Avec parfois des épisodes où on ne fait de mal à personne.
Episodes 66, belle journée.
Bonjour Monsieur le Facteur.
Bonjour.
Bonjour Madame la gardienne de la paix.
Bonjour.
Bonjour Monsieur les immigrés.
Partout ailleurs j'étais grillée, mais à la panville ma popularité était intacte.
Vous voulez qu'on fasse un selfie ?
Ah ben oui, pourquoi pas. Allez, venez, venez.
Maman, c'est la reine pédèche ?
Non, ma chérie, c'est Chloe Bloomington.
Bien sûr, ce n'était que des lapins villois, mais...
Y'a pas de mal à se faire du bien.
J'ai décidé de m'accorder ma matinée, de rester disponible aux surprises de la vie.
Allô Camille, je... je suis en route.
Écoute-moi bien, M. Sponnet. Soit tu rappeliques dans les 5 minutes au Grand Gallo, soit c'est ton vrai nom, je vais te rejoindre. T'as pigé ?
Vous êtes bien Chloe Bloomington ?
Oui, oui Camille, à tout de suite.
Vous êtes bien Chloe Bloomington ?
Et oui.
J'ai bien aimé la belle Angéoleuse.
Les autres films, moins. Mais celui-là, ouais.
Là, j'ai bien aimé.
Merci.
On ne choisit pas sa famille, mais on choisit encore moins son public.
Et je me devais à mon public.
C'était quelque chose que Camille ne pouvait pas comprendre.
Elle n'avait jamais été une actrice populaire, personne ne la reconnaissait dans la rue.
Alors que moi, désormais, j'étais à l'écoute des gens.
Qu'est-ce qui vous a moins plu par la suite dans ma filmographie ?
J'aime bien quand c'est marrant.
Le camembert qui parle, ça c'était marrant.
Mais dans les autres films suivants, c'était marrant, mais moins sans le camembert qui parle.
Je comprends. Mais vous savez, on ne peut pas mettre un camembert qui parle dans tous les films.
Et pourquoi pas ?
Les gens simples ont des choses à nous apprendre.
C'est une des leçons de Lady D.
Ce serait pas très réaliste ?
Oui, mais le réalisme au cinéma doit s'entendre de manière stylistique et ontologique.
Il doit révéler l'essence même de la réalité, c'est-à-dire son ambiguïté.
C'est une leçon d'André Baza.
En écoutant parler ainsi l'homme de la rue,
je me suis dit qu'il y avait des choses à retirer de tout ça pour la fiction quotidienne.
J'étais peut-être en retard, mais je travaillais pour le bien du projet.
Camille me pardonnerait facilement.
Dans vos autres films, il manque une idée forte, comme le seul camembert par exemple.
Mais on pourrait imaginer autre chose.
Oui, comme quoi ?
Enfin, bon écoutez, je dois aller bosser moi.
Allez, belle journée.
Moi aussi j'avais des choses à faire.
Pour me faire pardonner mon retard,
j'allais confectionner moi-même des chichouchas et les distribuer à toute l'équipe.
Je suis retourné à mon hôtel, mais ma suite était mal équipée.
Allô la réception ?
Vous pouvez me monter une gasinière ?
J'ai dû descendre aux cuisines.
Alors, mélangez les 500 g de sucre avec les 500 g de beurre.
Vous ajoutez 100 g de farine et vous formez des petits boudins
que vous allez panner dans les noisettes qu'on cassait, puis frire dans le cindou.
Ensuite, il y avait un...
Oui bon, vous n'allez pas m'apprendre à faire des chichouchas.
Quand je suis arrivée au studio, évidemment tout le monde tireait la gueule.
Bonjour !
4 heures de retard.
J'ai apporté des chichouchas et des idées.
On t'a demandé ni l'un ni l'autre.
Ecoutez ça.
Et si on ajoutait un personnage de Camembert parlant ?
Camille n'a pas très bien réagi.
Elle avait sa tête de cochon des mauvais jours.
Dans un podcast, c'est l'auditeur qui fabrique ses images mentales.
C'est à lui de décider si le personnage est à Camembert ou pas.
Nous, on transmet des émotions et ça s'entend.
Heureusement, le robot français moyen a pris ma défense.
J'aime bien.
Bon.
Et sinon j'ai fait des chichouchas.
Qui veut goûter ?
Malheureusement, je ne peux pas manger ça.
Il avait raison.
Ces saloperies, ça tombe directement sur les hanches.
A suivre sur Arte Radio.
Demain, dans la chute de la painville.
Tu sais qui pleurait dans les toilettes tout à l'heure ?
Le robot français moyen ?
Mais c'est pas possible.
Elle a aucune limite cette meuf.

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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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