Cette fiction est votre fiction - EP73

Durée: 5m10s

Date de sortie: 15/05/2024

Lapinville se réunit dans la salle polyvalente Georges Legroin pour assister au dévoilement de Simple comme bonjour, une fiction quotidienne en podcast.  La Chute de Lapinville Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil.
Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Conseillère littéraire : Noémie Landreau - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Wladimir Anselme - Assistante réalisation : Anissa Zidna - Distribution : Clémence Bucher - Comédiens principaux : Flore Babled (Chloé), Aurélien Gabrielli (Lapin), Philippe Vieux (Christian), Valérie Mairesse (Dominique Poêlon), Noémie Landreau (Camille Bourdin), Charlotte Corman (Spiruline), Juliette Smadja (Afroula), Bernard Gabay (Georges Legroin) - Comédiens silhouettes : Armelle Dumoulin, Rémi Durel, Alice Lebaube - Moyens techniques : Obsidienne, Rémi Durel, Julie Tribout, Alice Lebaube - Illustration : Roxane Lumeret - Musique originale : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous

Je tiens à vous avertir ce qui va suivre est une fiction mais d'un genre un peu particulier
puisqu'il s'agit d'une fiction sonore. C'est-à-dire que les gens ne verront pas,
c'est splendide décor ou les costumes des acteurs. Disons que c'est comme du théâtre filmé,
mais sans l'image et en plus amusant parce que ça parle de nous. Car oui, vous allez voir à des moments,
vous allez sûrement vous reconnaître à des petits rien comme dans la vie. C'est fait exprès.
Au départ c'était une idée belle comme chou et je ne suis qu'impassion.
Alors en effet j'ai envie de dire cette fiction est votre fiction.
Et si tout va bien par la magie d'internet, le savoir-faire Lapinvillois résonnera bientôt
dans des millions, des milliards de foyers. Des foyers indous, des foyers mal gâches et pourquoi
pas dans le bureau au vin. J'ai jeté un œil derrière l'horridot. La salle était pleine à craquer.
Sans plus attendre, je vais remercier nos partenaires. Le pâté logroin a pâté tourner vers l'avenir.
Les Lapinvillois s'étaient mis sur leurs 31. Des robes à secun mal coupés, des botans caoutchoucs,
des familles entières en T-shirt Nike. Et le ministère de la Culture,
représenté ce soir par Marie-Hélène de la Bernard-Villière, chef de cabinet du sous-secrétaire
d'État délégué au Nouveau-Médiat, qui était en vacances dans notre belle région.
J'aperçois également le sénateur hipolite joli de Saint-Amand. Bonsoir sénateur, mes amitiés à
votre épouse ! Et on sentait bien que tous ces gens se disposaient à passer une bonne soirée.
Et je vous demande d'applaudir Giselle et Colette, qui tiennent le stand de Chichouchan !
Mais l'intervention de Camille les a douchés.
Je vais vous demander d'éteindre les téléphones et de ne pas boire ou grignoter,
ni faire de commentaires pendant la représentation, ni de vous gratter le nez,
ni de faire des clins d'œil aux gens qui seront sur scène. À la radio tout s'entend.
Si vous voulez tousser, c'est maintenant. Allez-y !
Madame, je vois que vous êtes enceinte. Alors je vais vous demander de sortir.
Si vous perdez les os, ça va s'entendre. Allez, ça sort.
Bon, on compte quand même sur votre participation, puisqu'évidemment c'est en public.
La jeune femme qui sourit là-bas va vous indiquer les moments où il faut applaudir.
Mais tout le reste du temps, c'est pas la récré.
Ici, alors, quand je fais ce geste, vous applaudissez.
Et si je fais ça, vous riez.
Mon père m'a rejoint en coulisses, accompagné de sa cruche à Froula, qui n'avait toujours rien à foutre là.
Chaud, ça va. Je suis sûre ça va trop bien se passer.
En regardant mon père regarder son téléphone, j'ai de nouveau été en proie aux doutes.
Est-ce qu'il était derrière tout ça ?
La disparition de Sami, celle d'Alanzo, et même, maintenant que j'y repensais,
le bad-bus qui m'avait coincé ici.
C'était une de ses chaînes qu'il avait repris la première.
Les autres n'avaient fait que suivre.
Mon père n'avait jamais été un enfant de cœur.
Mais jusqu'où irait-il pour s'assurer que je reste sa chose ?
Papa ?
Mh.
Faut qu'on parle.
Oui ma chérie, quand tu veux.
Maintenant.
Tu choisis mal ton moment, on est sur scène dans un 2 minute et je suis en train de répondre à un mail.
Chloé, c'est à vous.
Je vous préviens, ils sont chaud bouillons.
Ok.
Allez, merde.
J'ai fusillé du regard cette godiche, et j'ai fait mon entrée sous la lumière des projecteurs.
Les latins-villois m'ont accueillie avec reconnaissance.
Ça m'a fait du bien.
J'ai toujours eu du respect pour mon public.
Des gens de peu, des salariés, des ménagères, qui sans moi n'aurait pas eu accès à la culture.
C'était ma mission de les divertir, de leur faire oublier leur train train misérable.
Et cette mission, j'y croyais.
Alors quand mon père est arrivé sur scène, j'ai lu mon texte avec tout mon cœur.
Mmm, ça sent bon.
Vous avez changé de parfum ?
Non, je reviens de la gym.
Moi, j'observais tout depuis la loge, par un trou dans le mur.
Dans quelques minutes, mon piège allait se refermer.
La chute de la painville, une fiction quotidienne en podcast.
Avec un générique qui peut tomber au tout dernier moment.
Épisode 73, cette fiction est votre fiction.
A suivre sur Arte Radio.
Demain, dans la chute de la painville.
Salut Pif, c'est le grand jour, tu sais.
Et n'hésitez pas à nous laisser des étoiles.
Le plus étoile possible, compris.

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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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