Merci ! - EP77

Durée: 5m46s

Date de sortie: 21/05/2024

Après une soirée inoubliable dans la salle polyvalente, le podcast est mis en ligne. Mais les Français vont-ils réagir comme l'ont fait les Lapinvillois ? La Chute de Lapinville Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil.
Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Conseillère littéraire : Noémie Landreau - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Wladimir Anselme - Assistante réalisation : Anissa Zidna - Distribution : Clémence Bucher - Comédiens principaux : Flore Babled (Chloé), Aurélien Gabrielli (Lapin), Bernard Gabay (Georges Legroin), Juliette Plumecoq-Mech (RFM), Valérie Mairesse (Dominique Poêlon), Charlotte Corman (Spiruline) - Comédiens silhouettes : Elya Birman, Anouk Aussir Revah - Moyens techniques : Obsidienne, Rémi Durel, Julie Tribout, Alice Lebaube - Illustration : Roxane Lumeret - Musique originale : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous

Il a plus changé d'avis pendant la nuit. Je vérifie une dernière fois.
Robo France et moyen, qu'a tu pensé du pilote qu'on a tourné hier ?
C'était bien sympa.
Tu peux développer ?
C'était drôle, mais pas trop méchant. Et tout le monde pouvait s'y reconnaître.
Ce qui est plutôt sympa.
En résumé, le pilote de simple comme bonjour était vraiment assez sympa.
Est-ce que... est-ce que ça ne t'a pas paru trop conceptuel ?
Non, ça va.
Eh bien, c'est positif.
Oui.
Et j'ai bien aimé quand la mayonnaise est tombée sur les acteurs.
D'accord, merci Robo France et moyen.
Et quand ils ont parlé d'une voix aiguë.
Ha ha ha, en moi aussi, qu'est-ce que c'était drôle ?
Il est intérissable, c'est mon signe.
Et ça donnait envie de réfléchir.
Réfléchir ? À quoi ?
Au petit rien de la vie.
Ah, parfait.
Alors ?
On met en ligne.
Super. Tout est prêt, ma petite spiruline ?
Oui, il n'y a plus qu'à cliquer ici pour téléverser le fichier sur le site de la mairie.
À vous l'honneur, madame le maire.
Je tape sur la souris, c'est ça ?
Oui.
Et moi, on ne me demande pas mon avis ?
Non, on ne me le demandait pas.
En même temps, je n'en avais pas plus que ça.
Le fourri de la veille a été passé et je ne savais plus quoi penser.
J'étais déboussolée.
Bah voilà, c'est parti !
La chute de la peinville
Une fiction quotidienne en podcast.
Qui déchire
Episode 77
Merci.
La veille sur scène, j'avais mis mon coeur à nu
et en retour, j'avais subi la plus grande humiliation de ma vie.
Papa, je ne suis plus une petite fille, tu m'entends ?
Mais le public avait adoré ça,
comme au jeu du cirque.
Après le show, tout le monde se bousculait pour me féliciter.
Pardon.
Pardon.
Merci pour cette soirée.
Excusez-moi.
Merci d'être vous.
Ça nous fait du bien.
Merci, merci les gens.
Je peux toucher vos cheveux ?
Euh... Oui.
Top.
Ce soir-là, j'ai retrouvé le regard vide des gens heureux autour de moi.
Ils levaient leurs bras mou,
ils souriaient de leurs dents ruinés par la malbouffe.
Ils essayaient de m'approcher avec ce mélange si particulier de craintes,
de familiarité, d'admiration et d'un espoir immense.
Vous voulez bien toucher mon bouton de fièvre ?
Ça m'avait manqué, vous ne pouvez pas comprendre.
Pardon, je voudrais juste aller prendre une douche.
Chloe, je t'ai fait un dessin.
C'est moi ça ?
Eh ben... Merci.
Et le lendemain matin donc,
on était réunis en petit comité dans la salle informatique de la mairie.
Est-ce que les françaises français
allaient réagir comme les lapins villois, lapins villois ?
Où est-ce que j'allais me couvrir de ridicule devant la terre entière ?
Ah ça y est, on a un téléchargement.
Ah ben super !
Et encore un ?
Parfait.
Encore un autre ?
Papa ?
Très bien.
Mais autre chose me tourmentait.
Mon père faisait comme si de rien n'était,
comme si il avait, devant témoin, je lui avais pas dit ses cas de vérité.
Papa, on peut reparler de ce qui s'est passé hier ?
Oui ma puce, tu étais formidable, formidable.
Déjà 10 000 écoutes.
Champagne !
Oui, le serveur va s'atturer, on va pas tenir le choc.
Qu'est-ce qui se passe ?
Ça a planté.
Papa !
Cette petite comédie me fatiguait, je suis sortie prendre l'air.
Je sors prendre l'air !
Oui c'est ça, va jouer ma chérie.
À quoi sert cette manette ?
C'est le routeur de la wifi pour l'hôpital et le foyer des jeunes travailleurs.
On a pas le choix.
Mais pas mon menet jusqu'à la salle polyvalente,
j'ai trouvé Pimpin, mon assistant qui récurrait le sol.
Bonjour M. Blumenthon.
Je me suis demandé ce que ça faisait de vivre la vie d'un pauvre type.
Et ça m'a fait de la peine.
Puis j'ai pensé à moi et ça m'a fait encore plus de peine.
Vous savez Pimpin, je suis déboussolée.
J'attendais tellement de ce pilote, c'était mon grand retour d'actrice
et j'ai été complètement ridiculisée.
Pourtant tout le monde m'a adoré et moi-même je crois que j'ai un sentiment positif.
Mais en même temps je suis besoins de mon père d'avoir trempé dans l'enlèvement de 2 personnes sur le tournage.
Tout ça pour garder une mamie sur moi.
Bref, je suis un peu perdue.
Qu'est-ce que vous ?
Qu'en soudain ? Allô ?
C'est Woody, Woody Allen.
C'est une simple conbonjure.
C'est drôle mais pas d'intérêt.
Et tout le monde peut le rappeler.
C'est vraiment bien.
Ah, eux ?

Dis-je, vous êtes busy la semaine prochaine ?
Et j'ai aimé quand la veugnée de la veugnée a été portée à l'extérieur.
J'ai aimé.
Puis de Zendaya Coleman.
Merci Zendaya.
Excusez-moi Pimpin, je vous laisse travailler.
Oui, oui, la semaine prochaine ?
Je vais vérifier quelque chose.
Quelque chose était en train de se passer.
Superbe.
Bye Zendaya, bye.
Kisses, bye.
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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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