
Le Street art
Durée: 28m1s
Date de sortie: 07/04/2023
Aujourd'hui, une émission consacrée au Street Art par Noah, Éloise, Mahé, Colin et Maxime du projet Radio Mille Sabords. Au programme : micro-trottoir à Rennes, décryptage de quelques œuvres visibles dans les rues de la capitale bretonne, interview de Nico, artiste du collectif La Crémerie et pour finir, chronique de l'histoire du street art. Bonne écoute !
Mère-Crodi ?
Mère-Crodi !
Mavillon, on est grosses Mère-Crodi !
Mère-Crodi, mais c'est quoi ?
C'est trop d'hulmabies, faut que tu connais mon présentation là !
Mavillon, explique-moi alors !
La larma là, c'est trop bien !
C'est des gens qui font des spése-tags de musique,
en dégrant pour les enfants.
La larma ça, oui, mais Mère-Crodi !
Une émission de grand pour les enfants.
Bonjour à tous, j'espère que vous allez tous très bien !
Aujourd'hui dans l'émission Mère-Crodi,
nous nous proposons un nouvel épisode consacré au Street Art.
Pour commencer, nous vous proposons d'écouter notre micro trottoir
que nous avons réalisé dans les rues de Rennes.
Nous avons ensuite décrypté plusieurs œuvres
qui se trouvent dans les rues avec ce que nous voyons et ce que nous imagines.
Ensuite, on a posé des questions à Nico du Collectif, la Cremery,
un jeune artiste du Street Art,
et on vous propose pour finir une chronique sur l'histoire de ce dernier.
On espère que ça va vous plaire !
Bonne écoute !
Aujourd'hui, Maë, Noa, Maxime, Golin,
nous sommes allés rencontrer des passants
à Saint-Anne, à Rennes, pour leur demander ce qu'ils pensent du Street Art.
On vous laisse d'écouter.
Bonjour, j'ai quelques questions à vous poser si vous êtes d'accord.
Oui, bien sûr.
Avez-vous déjà vu du Street Art ?
Est-ce que vous aimez ça ?
Moi, personnellement, j'aime bien ça et je suis plutôt pour qui est du Street Art dans les rues.
Oui, j'en ai vu plusieurs fois à Rennes, notamment du côté de la gare, il me semble.
Et je trouve ça très joli de peindre des murs en gris et leur donner un peu plus de vie.
Oui, moi, ça me dérange pas.
Moi, je trouve que ça égale un peu le centre-ville.
Ah oui, du Street Art, c'est des dessins dans la rue, c'est ça ?
Exactement.
Oui, oui, j'en vois régulièrement.
Ça ne me dérange pas de l'irgarder.
Non, voilà, quand c'est bien fait, oui.
J'en ai déjà vu, par contre, pareil, c'est quand c'est bien fait, c'est artistique, oui.
Et c'est des graffiti, non, je ne suis pas fan.
Les écritures, je n'aime pas trop.
Avez-vous déjà vu du Street Art ?
Si oui, aimez-vous ça ?
Oui, j'en ai déjà vu, surtout dans les villes et je trouve ça très beau, je trouve ça décor les villes et c'est magnifique.
Je prends un photo à chaque fois, je ne sais pas comment s'appelle cette petite rue, là.
Avant, il y avait un magasin pour les femmes enceintes.
Il y a une grosse affiche où il y a une peinte, un petit peu,
et ça fait comme une affiche pupicitaire, sinon, ben...
Mais je trouve qu'il n'y en a pas beaucoup d'enrêne, des petits dessins un peu partout.
Bref, il faut se balader dans les petits coins et tout comme ça, c'est à l'angle d'un mur,
des fois, il y a au leur des pochoires.
Et là, on ne sait pas trop ce que ça veut dire, des fois, c'est un caractère politique ou quelque quoi.
On ne sait pas ce qu'on veut.
Mais sinon, on aime bien une petite peinture comme ça.
Dans la cuisine, une fois, je sais plus, on est en train de faire un truc, on me demande l'heure,
et du coup, je regarde ma montée, je crois que c'est une bombe, et puis j'ai fait une pendule,
en forme de petit bolomme, avec des yeux et tout, et j'ai mis l'heure.
Et c'est resté un bon moment, c'est resté une bonne dizaine d'années dans la cuisine, ce truc-là.
Après, on a repens, on est passé.
Donc, du Street Art, à la maison.
Voilà, mais on se cas là-bas.
Le Street Art, c'est oui, mais est-ce qu'on peut en faire partout.
Êtes-vous d'accord que l'on dessine sur les murs ?
Je trouve que quand c'est des artistes qui le font et que c'est bien fait, je trouve ça cool.
Après, quand c'est des dégradations, c'est forcément moins bien,
mais quand les propriétaires des bâtiments sont d'accord,
je trouve ça super de faire des dessins,
et parfois, ça peut mettre en valeur un bâtiment.
Si c'est bien fait, oui, mais sinon, c'est juste des écritures.
Non, je ne suis pas d'accord. Je trouve que ça fait un peu grossir.
Oui, le moment que c'est bien fait, et que ça ne signifie pas n'importe quoi non plus,
exemple, si c'est de la violence, des dessins de violence, je trouve ça pas terrible,
parce qu'il y en a assez comme ça, donc des trucs humoristiques, oui, pourquoi pas.
Alors, ça dépend sur quelle mur.
Les murs adaptées, où on peut laisser libre à notre imagination,
oui, mais pas sur les maisons ou sur les habitations,
sinon, oui, je suis d'accord pour les murs exprès avec des beaux choses,
vraiment des belles illustrations, mais pas des mots vulgaires ni des gros mots.
Les signes sauvages sur les murs, je suis moins d'accord surtout
dans les cas de dégradation sur les immeubles et les maisons, je suis moins d'accord.
Donc, ça reste sur des endroits dédiés à cet effet, je veux bien.
Quand c'est pour dégrader, ça m'intéresse moins.
Êtes-vous d'accord qu'on dessine sur les murs ?
Moi, je suis totalement d'accord qu'on dessine sur les murs,
alors la réponse officielle, c'est qu'il ne faut pas le faire illégalement,
mais du moment que c'est beau et que c'est de l'art, allez-y, amusez-vous.
Merci beaucoup.
Merci beaucoup.
Pour conclure, on s'est rendu compte que chacun avait ses goûts.
On a le droit d'aimer ou non, mais tout le monde connaît le street art.
Sous-titres par SousTitre
Sous-titres par SousTitre
Vous venez d'entendre l'opening de J.Bacou, Sunen, Hanako, Kun.
On s'est dit qu'après notre micro-troitoire,
vous auriez envie de savoir plus sur les street art.
Et du coup, on vous a proposé de partir dans les rues de Rennes
découvrir avec nous 5 oeuvres que nous avons choisis décrites,
mises en voie et en musique.
Elles sont toutes différentes et racontent des histoires diverses.
Voici la première proposée par Cole.
Ils ont tous le sourire.
Les couleurs du dessin sont vives.
C'est un dessin joyeux.
Il a plein de couleurs.
C'est sûrement dans un parking car il y a une bulle.
C'est écrit. N'oubliez pas de refermer le porta.
Merci.
A gauche du dessin, les personnages sont dessinés en grand et en droit tant plus petit.
C'est un dessin qui doit être sur le thème de la diversité.
Tout le monde est différent, mais en même temps,
le monde ressemble.
C'est ressemble. C'est un message respect.
Maintenant, dans un style tout à fait différent, voici une deuxième oeuvre.
Au coeur du quartier de Saint-Easter-Mère,
une habitante a constaté le collectif,
la crémerie pour réaliser une fresque mural sur sa maison.
Le graphe représente un bâtiment en vert et en fer.
Le dessin est en noir et blanc, avec différents gris.
On dirait un manga.
Le dessin fait futuriste.
Il y a le métro et une église et on voit deux ponts.
Un pour le métro et l'autre pour évacuer l'eau.
On aperçoit de l'eau sur la gauche et il y a des néoches dans le ciel.
On dirait une ville déserte.
Il n'y a personne.
Où sont les gens ?
Sur une autre planète ?
Ils ont peut-être quitté la ville, car celle-ci est trop métalisée, trop alluée.
On voit juste un petit arbre sur le graphe.
On a l'impression que le temps s'est arrêté.
Cela a l'air très calme.
Pour continuer, voici une autre oeuvre décrite par May.
L'oeuvre Le Robo Sans Cœur est un graffitisme.
On peut le voir rue Duamel Arena.
L'artiste s'appelle Bleu.
Il est italien, il travaille un peu partout dans le monde.
Elle a été réalisée à l'occasion du festival Maître en Seine en 2010.
C'est un dessin gigantesque.
Il représente un monstre qui aime manger tous les déchets et donc il a grossi.
Il s'appelle peut-être Jean-Michel Pouvel.
Le graphe est en blanc et noir.
Il y a du rose au bout des doigts.
Il a l'air de prendre un chewing-gum avec les deux doigts.
Ses yeux sont en forme de TV et la bouche en forme de méga-phone.
Son corps est fait avec des multiples d'objets variés comme des canapés,
des fridots, des nobles et des fruits.
C'est peut-être un dessin contre la pollution.
Ce dessin est près d'un parti où il trouve des voitures garées.
A-t-il les manger ?
Une nouvelle proposition qui est présentée cette fois-ci par Maxime.
C'est une fresque qui se trouve dans la salle de glace Arena à Cessau-Sémunier.
Elle a été réalisée par les graffeurs de la crème rie
qui souhaitaient mettre à l'honneur le complexe événement ciel, culturel et sportif.
Sur la fresque, on voit un concert avec beaucoup de musiciens qui jouent au saxophone.
On croit plan, on voit une personne qui joue de la trompette.
On entend les cris des spectateurs, des applaudissements.
J'entends la musique de The Black Apeets, The Time.
Il y a aussi des dessins de personnes qui font du sport, box, handball,
et on voit aussi un panier de basket.
Tous ces dessins sont dans les dons rôles, les bleus et jaunes pour les instruments.
Les couleurs sont vives, la donne envie de danser, c'est la fête.
Et pour finir, Noa vous propose une dernière œuvre, Panikrut.
L'hôtel Harbour est fermé pour rénovation et pour protéger ces travaux.
Une palissade envoie à été réalisée.
C'est l'équipe de graffeurs de la symétrie qui a aussi dessiné cette fresque provisoire.
Cet hôtel se trouve près de la guerre de Reine, où il voit un TGV et une locomotive à vapeur.
On aperçoit aussi une moette près de là, locomotive et clair dans le ciel.
Le dessin de couleurs vertes jaune-noir.
Le dessin de couleurs vertes jaune-noir.
Le dessin de couleurs vertes jaune-noir.
Le dessin de couleurs vertes jaune-noir.
Le dessin de couleurs vertes jaune-noir.
Le dessin de couleurs vertes jaune-noir.
Le dessin de couleurs vertes jaune-noir.
Le dessin de couleurs vertes jaune-noir.
Le dessin de couleurs vertes jaune-noir.
Le dessin de couleurs vertes jaune-noir.
Le dessin de couleurs vertes jaune-noir.
Le dessin de couleurs vertes jaune-noir.
Le dessin de couleurs vertes jaune-noir.
Le dessin de couleurs vertes jaune-noir.
Le dessin de couleurs vertes jaune-noir.
Le dessin de couleurs vertes jaune-noir.
Le dessin de couleurs vertes jaune-noir.
Le dessin de couleurs vertes jaune-noir.
Le dessin de couleurs vertes jaune-noir.
Le dessin de couleurs vertes jaune-noir.
Vous venez d'entendre mes thermophosies de fonque.
À présent, nous vous proposons de rencontrer Nico,
un artiste de street art, à qui nous avons posé des questions.
Bonjour Nico, bienvenue dans notre émission.
Pourquoi vous aimez ce métier ?
J'aime ce métier parce qu'il me permet de créer et de mettre de la couleur un peu partout.
Avec quel matériel dessinez-vous ?
Alors, pour le dessin, astrictement parlé, beaucoup de créer un papier et des feutres.
Après, on utilise tout ce qui nous tombe sur la main pour faire de la peinture.
Les pinceaux, des rouleaux, des bombes de peinture, tout ce qui peut nous servir.
On utilise également du scotch, on utilise beaucoup de pochoirs, du carton.
Beaucoup de matériaux nous sont nécessaires.
Avec quel style vous dessinez ?
Mon style est plus sur des personnages et de la lettre.
Qui pès le matériel ?
Alors, en général, le matériel est payé par nos clients chez qui nous intervenons,
mais ça nous arrive aussi pour nous faire plaisir d'aller acheter des bombes au magasin
pour avoir les couleurs qu'il nous faut.
Donc, tout le monde, un petit peu, nous, les clients.
C'est à quel âge que vous avez commencé à dessiner ?
Alors, j'ai commencé à dessiner un petit peu tôt, au collège et au lycée,
et après, je suis parti travailler.
Donc, j'ai dû arrêter de dessiner jusqu'à ce que je reprenne le graffiti il y a une dizaine d'années.
Et ce que vous utilisez beaucoup de couleurs ?
Oui, on utilise énormément de couleurs.
On a presque 240 couleurs différentes dans notre gamme de peinture.
Et après, il nous arrive aussi de créer nos propres couleurs.
Du coup, est-ce que tu utilises une palette ou des couleurs ?
Alors, j'aime bien toutes les couleurs, mais il pourrait vous que le bleu, le rose et le orange reviennent trop régulièrement.
C'est quoi votre support préféré ?
Le meilleur support reste un beau mur bien lisse, et éventuellement, un petit peu de carrelage dessus,
comme ça, la peinture prend très, très bien.
Mais tous les petits supports comme des toiles sont si très agréables à travailler.
Ça vous est déjà arrivé de dessiner dans des endroits interdits ?
Malheureusement, oui.
On a tous commencé un petit peu comme ça, jusqu'à ce qu'on apprenne qu'il y avait des endroits autorisés.
On a beaucoup de chances à reine.
Il y a 30 murs où les gens peuvent venir, à toute heure, sans autorisation pour peindre ce qu'ils veulent.
Quel est votre endroit préféré pour dessiner ?
Un petit peu partout.
En général, j'aime bien dessiner là où il n'y a rien déjà.
Dans des endroits vierges, mettre un petit peu de couleur là où il n'y a que de la pierre et des murs.
Avez-vous un autre métier ?
Non, pour l'instant, je arrive à gagner ma vie uniquement avec la peinture.
C'est-à-dire qu'il me laisse beaucoup de temps pour la création.
Je ne gagne pas très bien ma vie, mais j'ai énormément de temps, et c'est ça qui est important.
Comment êtes-vous devenu graffeur ?
Je ne vais pas vous mentir, c'est un peu par hasard.
Quand j'étais ambulancié, je faisais beaucoup de routes.
Je voyais beaucoup de graffiti sur le bord des routes.
J'ai décidé de les prendre en photo, puis d'essayer.
Et j'ai jamais pu m'arrêter.
Quel est votre beau dessin ?
Je n'ai pas vraiment de plus beaux dessins.
Je ne suis même en général pas très satisfait de mes dessins.
J'essaye toujours d'avoir le meilleur.
Il y en a quelques-uns dont je suis un peu fier, mais je ne me rappelle plus lesquels.
Il y en a trop.
Qui donne l'autorisation de dessiner sur les murs ?
Plusieurs personnes peuvent le faire.
La mairie d'abord, pour les murs de la ville.
Sinon les propriétaires de murs.
Si vous avez une maison que vous voulez la faire peindre,
vous pouvez me donner l'autorisation pour le faire.
Quelle est votre spécialité ?
Je suis plus minimaliste et un petit peu chirurgien.
J'aime beaucoup les choses fines,
et particulièrement antoiles avec des pochoires.
Ça vous prend combien de temps pour dessiner sur les fer du dessin ?
Tout va dépendre de la taille du mur qu'on va peindre.
Mais en général, ça peut prendre,
si c'est pour faire des bêtises, un peu moins d'une demi-heure,
si c'est pour faire une belle peinture, on peut prendre jusqu'à 4 ou 5 jours.
Des fois, il faut nettoyer le mur, le préparer,
en mettant une belle sous-couche pour que la peinture tient bien,
et après, on se fait plaisir avec la couleur.
Et tant qu'on n'est pas content, on continue.
Donc des fois, ça peut prendre très très très longtemps.
Certains de mes tableaux, je ne les ai toujours pas finis.
Est-ce que tu peins tout seul ou avec plusieurs personnes ?
Ça m'arrive de peindre tout seul, mais c'est beaucoup mieux de peindre à plusieurs.
C'est plus sympathique, on peut échanger et apprendre des choses,
et dans mon travail, on est une équipe de 3 personnes.
Donc j'ai toujours de peintre avec moi.
Avez-vous une signature d'artiste ?
Oui, la signature d'artiste est au fait.
Est-ce qu'on peut trouver des oeuvres ?
Alors pour toi, des oeuvres que j'ai faites en équipe,
vous pouvez regarder sur les chantiers.
Très souvent, sur les paléades de chantiers, elles sont maintenant peintes et colorées.
En général, ce reine, c'est nous qui nous en chargeons.
On avait fait également les poissons sous le pont de Nantes, à une époque.
Maintenant, difficile à dire ce qu'elles bougent beaucoup,
on en fait plus beaucoup, ce reine dans la rue.
On fait beaucoup chez les particuliers ou dans les entreprises.
Merci beaucoup d'être venu.
Même sans le même sang, on s'aimera.
Non, je ne volerai jamais la place.
Du premier qui t'a dit je t'aime.
Sur ton visage, on voit son visage et c'est ainsi que tu es belle.
De vous à moi, c'est moi j'avoue, qui me suis invité.
Dans sa villa, dans la vie où, elle n'a rien demandé.
Et si la verse nous touche toi et moi,
on la traverse à deux, à trois.
Et si la verse nous touche toi et moi,
prend ma main de beau papa.
Je t'attendais pas,
je te laisserai pas.
Même sans le même sang, on s'aimera.
On s'aimera.
J'avais pas prévu d'un jour adopter en vérité nue.
C'est toi qui l'a fait,
y'a pas que les gènes qui font les familles du moment qu'on s'aime.
Et si la verse nous touche toi et moi,
on la traverse à deux, à trois.
Et si la verse nous touche toi et moi,
prend ma main de beau papa.
Je t'attendais pas,
je te laisserai pas.
Même sans le même sang, on s'aimera.
Vous venez d'entendre une nouvelle musique que nous avons choisi pour vous.
Beau papa, deviens-n'est.
Je vous propose de découvrir les origines du street art et ses particularités.
Je vous souhaite de vous donner des informations sur les origines du street art.
Je vous souhaite de vous donner des informations sur les origines du street art.
Je vous souhaite de vous donner des informations sur les origines du street art.
Je vous souhaite de vous donner des informations sur les origines du street art.
Je vous souhaite de vous donner des informations sur les origines du street art.
Les origines de ce qu'elles soient légales ou pas, graphities ou pochoires,
petites ou grandes, sont éphémères, c'est-à-dire qu'elles sont vouées à disparaître.
Soit parce qu'elles seront transformées,
ou recouverte par d'autres artistes,
soit qu'elles disparaîtront avec l'usure du temps,
ou qu'elles seront effacées par les services de nettoyage des villes
ou des propriétaires des murs.
C'est un critère très important que les artistes turbines,
même si certains ne veulent pas que leurs oeuvres disparaissent,
ont tous intégré.
Maintenant, je voudrais vous raconter un peu l'histoire de ce mouvement qui existe depuis…
eh bien on pourrait dire depuis toujours. Et oui, certains disent que l'art parietal dans les grottes
et cavernes des hommes préhistoriques serait une première forme de graffiti. Sinon, c'est dans
les années 1960 que le mouvement commence à se développer, aux États-Unis d'abord, notamment
à New York et Philadelphia et en France à Paris. Un artiste nommé Gerard Zloty-Kamien se fait très
remarquer dans les années 60 pour ses interventions dans la rue à la bombe aérosole sans aucune
autorisation. Le début des années 80 verra apparaître l'arrivée du graffiti américain à Paris,
mais aussi en Europe qui se diffusera en quelques années seulement dans toute la France. Ce que je ne
vous ai pas encore dit, c'est que dans ces années là, peindre dans la rue de la sorte, c'est
interdit. On dit du mouvement qui les vandales et les artistes risquent la prison. Ce n'est pourtant
pas ce qui va les freiner, au contraire la ville devient leur terrain de jeu, les wagons, des trains
ou des métros, les panneaux d'affichage, des portes de garage, tout support est utilisé. L'important,
c'est de pouvoir continuer à créer même si c'est la nuit, même si c'est interdit et c'est comme ça
que le mouvement se développe. Aujourd'hui, la rurbain est beaucoup plus reconnue, il existe des
festivals, des expositions et des conférences sur le sujet. S'il n'est pas toujours autorisé partout,
il y a quand même des murs dédiés dans certaines villes. Au départ, hard dans la rue, la rurbain se
fait donc une place dans les mouvements d'art moderne et contemporain et s'ancre très fortement
dans la culture populaire. En bref, du chemin a été parcouru depuis ses origines vandales dans le
métro parisien ou New Yorkais. Pourtant, le mouvement reste fidèle à ses valeurs, de l'art
accessible à tous, installé dans la ville et éphémère, qui ne durera pas indéfiniment, à l'inverse
par exemple des tableaux qui ne sortent jamais d'émusée. Pour terminer, laissez-moi vous
initier un peu au vocabulaire du mouvement. Dans la rurbain, on utilise des mots très spécifiques
pour définir cette pratique si particulière et voici quelques exemples. Back to back signifie qu'une
parois, un mur, est recouvert successivement par des peintures. Le wild style, ce qu'on pourrait
traduire par style sauvage. Ce style mêle les lettres entre elles et de différentes manières,
avec des flèches, des entrelats, des lames, des déformations, des chevauchements, des jeux de
couleurs, etc. La plupart du temps, les personnes qui ne connaissent pas le graffiti sont incapables de
se traduire un graphe en wild style, tant ils comportent de détails et de déformations de lettres.
Le block style est l'opposé du wild style. Ce style est beaucoup plus lisible. Les lettres sont
cubiques et utilisent une géométrie simple. Le blaze, c'est le nom, le pseudo, la signature d'un
artiste. Il n'a pas besoin d'avoir une signification particulière. Le plus important, c'est de bien
l'aimer et de pouvoir l'utiliser pour signer ses oeuvres. Et pour terminer, le crou désigne le groupe,
la bande, la communauté de grapheurs qui se réunit pour peindre ensemble. Voilà,
maintenant vous êtes incollables sur l'arurbain. Je vous invite à lever les yeux quand vous êtes dans
la rue et rechercher les oeuvres qui peuvent s'y cacher. N'hésitez pas aussi à vous renseigner
sur les murs d'arurbains, car qui sait, il y en a peut-être un dans votre ville. J'espère que vous
avez aimé notre émission et appris beaucoup de choses sur le street art. Merci de nous avoir
écoutés et bonne route si vous êtes en voiture. C'était mercredi avec moi Maxime, Colin, Noir D et
mercredi, mercredi, mercredi, mercredi, mercredi.
Episode suivant:
Les infos glanées
Mercredi!
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