Camille Gendron sur le M.U.R. Vannes

Durée: 27m59s

Date de sortie: 03/05/2023

Aujourd'hui dans Mercredi ! Nous rencontrons Camille Gendron, artiste urbaine, en création au M.U.R. de Vannes organisé par l'association HighLight. Au programme : découverte de l'art abstrait, micro-trottoir sur le port de Vannes et immersion dans les coulisses d'un vernissage d'art urbain !

Les musiques de l’émission :

  • One more year - Tame Impala
  • The Greatest - Cat Power
  • Code of the streets - Gang Starr
  • Tailwhip - Men I Trust

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Extraits de Petite Italie - Mansfield.TYA

Extraits du podcast « Composition en rouge, bleu, blanc II - Piet Mondrian » du Centre Pompidou

Mère-Crodi ?
Mère-Crodi !
Maman, on est grosses Mère-Crodi !
Mère-Crodi, mais c'est quoi ?
C'est trop d'une mouille !
Et tu connais mon présentation, l'armada !
Bah explique-moi alors !
La larmada, c'est trop bien !
C'est des gens qui font des spectacles de musique,
des grands pour les enfants.
L'armada, oui, mais Mère-Crodi !
Et les missions de grands pour les enfants.
Salut à tous et bienvenue dans Mère-Crodi !
Aujourd'hui, je vous emmène chez moi Havan pour le vernissage d'un mur d'un urbain.
Au programme de notre émission,
rencontre avec Marie, présidente de l'association Highlight,
et change avec l'artiste Camille Gendron et Micro Trottoir sur le port de van.
Samedi dernier, j'étais donc à van sur la rivet gauche du port,
où se trouve le module Urbain réactif au 30andis le mur,
et pendant que Camille réalisait son mur,









j'ai interrogé les passants pour savoir ce qu'ils pensaient de l'armure urbain.
Et est-ce que ça te plaît l'armure urbain ?
Oui !
Oui, ça agaît un peu le paysage et les murs.
Donc ça me donne un peu de vie.
Oui, ça me plaît. Pourquoi ?
Déjà parce que c'est joli,
les personnes qui font ça,
c'est magnifique,
elles prennent du temps à le faire et elles prennent du plaisir.
Je trouve ça magnifique,
parce que ça anime les murs,
et les artistes s'expriment à l'extérieur sur des murs.
Je trouve que c'est chouette ça.
Moi, c'est le côté fémaire des choses,
ils font 10h et ça passe dans le temps.
Je trouve ça bien,
une expression qui est très riche.
Moi, j'ai voyagé un peu tout ce qu'il y a à Rome et tout,
et il y a beaucoup d'armure urbain.
C'est approprié aussi l'espace.
C'est très sympa.
Ça permet aussi de donner de la visibilité à des artistes.
Je n'aime pas le espèce,
je n'aime pas le espèce.
On a un whole year !
52 weeks,
7 jours each.
1 season,
1 raison,
1 way,
1 year.
1 year !
Avan, comme dans plein d'autres villes en France et ailleurs,
l'armure urbain se développe.
On observe de plus en plus d'œuvres sur les murs des immeubles,
le long des quais,
des murs de transport,
des camions,
des portes de garage,
mais aussi dans des lieux telles que des musées,
des modules urbains réactifs,
des bars, etc.
Le mouvement est populaire et pour cause,
il est de plus en plus considéré comme un art
alors qu'il s'agissait à l'origine d'une pratique vandale et illégale.
Cette propension des œuvres urbaines dans les villes
est rendue possible d'abord par les artistes
parce que c'est eux qui créent et investissent les espaces urbains.
Ils sont de plus en plus nombreux à exercer les différentes techniques,
la spray, le collage, la peinture, l'installation, le graphe, etc.
Mais aussi par le travail décollectif et des associations
qui soutiennent le mouvement,
qui organisent des événements et qui donnent de la visibilité
au travail de ces artistes,
c'est le cas notamment de l'association Highlight Avan
qui gère la programmation artistique du mur.
Bonjour, je suis Marie Dupriyeux,
je suis la présidente de l'association Highlight
qui gère le projet du mur van.
L'association Highlight, c'est une association
qui est dédiée à la rurbain et qui a été fondée il y a 2 ans.
Le principe du mur van, c'est de faire intervenir
des artistes de la rurbain
tous les 3 mois, 3-4 mois.
C'est des artistes qui ont des univers artistiques
vraiment différents les uns des autres.
Le mur van, ça nous a pris un peu de temps,
ça nous a pris 2 ans, le temps de trouver un emplacement
avec la mairie de van.
Après, la mairie de van a posé un support
en fait sur un bar d'agent bois
qu'on avait repéré sur le port de van.
Donc là, à partir de ce moment-là,
après nous, on a fait une sélection d'artistes
avec Max qui fait partie
de la direction artistique avec moi.
Ça se renouvelle de la même façon à chaque fois.
On appelle l'artiste et puis on voit avec lui
s'il est ok pour venir faire une prestation
sur le mur.
Et puis à partir du moment où on a son aval,
on commence à lui demander
le matériel dont il a besoin
pour peindre le mur,
la couleur qu'il souhaite comme couleur de fond
parce qu'on prépare le mur pour l'artiste.
Et après l'artiste,
il intervient pendant 3-4 jours
pour peindre ce mur qui fait 17 mètres
sur 2,50 mètres.
Voilà, et puis à la fin de sa prestation,
on fait un petit vernissage
pour pouvoir inaugurer le mur de l'artiste.
Camille Gendron, moi, ça fait longtemps
que je suivais son travail sur Instagram.
C'est vrai que c'est quand même
beaucoup grâce au réseau social,
qu'on arrive à connaître le travail,
à voir l'évolution du travail des artistes.
Et Camille,
j'infecte beaucoup son travail,
sa technique.
Elle a toute une démarche artistique
qui est hyper intéressante.
Et voilà, c'est comme ça,
qu'on a eu envie
de faire appel
à Camille.
Originaire de l'île de Noir-Moutier,
Camille Gendron, grandit dans un environnement imprégné
du rythme démarré et la force des éléments.
Dès l'école primaire,
elle apprend à naviguer et à pêcher
et passe le plus clair de son temps à la plage,
été ou hiver, qu'il fasse beau, qu'il pleuve
ou qu'il vente. On peut imaginer
que c'est de cette immersion que
Camille va s'inspirer de la nature au quotidien
dans son travail. Elle commence
à graffer à Nantes en 2016,
d'abord sous l'influence du letrage et de l'abstraction.
Rapidement, elle se sent attirée
par la réalisation de peintures géométriques et informelles.
Depuis 2018,
elle utilise principalement la spray
ou la bombe pour explorer les différentes possibilités
qu'offre la pulvérisation. Quand elle était
en train de réaliser son mur, Havan et que je l'observais,
c'était très agréable en fait
parce qu'elle avait ses mouvements de bras
assez légers et vapoureux et en fait
on aurait presque eu l'impression qu'elle
dansait. Mon processus
de création, il passe vraiment par le dessin
donc soit je dessine à la main, soit
sur ordinateur. Après
j'ai deux styles différents, un style
qui va être plus géométrique
ou je vais faire des formes en volume
et un style où je vais vraiment
faire des formes abstraites
des formes très flous
très vapoureuses comme des nuages
et donc je dessine, je m'entraîne
et quand je trouve des dessins
assez intéressants, je les reproduis
sur les murs et après
des fois, quand je suis en train
de peindre, je vais aussi trouver
des détails intéressants
et ça va me donner des idées pour faire
des nouvelles peintures après. Ce qui m'inspire le plus
c'est vraiment la façon dont la peinture
est pulvérisée par la spray
par la bombe de peinture. C'est quelque chose
qu'on retrouve pas forcément avec les autres outils
si on utilise un crayon, par exemple
le crayon il va être posé sur la feuille
mais avec les bombes de peinture
on ne touche pas le mur
donc on peut utiliser la peinture
à différentes distances ou avec différentes
orientations et ça c'est vraiment
ce qui m'inspire le plus.
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se projeter dedans, regarder les formes, regarder les mouvements et imaginer ce qu'ils ont envie
en fait à travers mes peintures. Qu'est ce que tu vois sur ce mur ? Une tempête, une vague,
de la ou, de l'écluse, non plus. Le truc blanc de l'écum. Des nuages. Oui, moi aussi je veux des nuages.
Je vois un ciel nuageux, on dirait presque quand on en aurait dit, on a l'impression qu'il y a des
empreintes de pâtes de cheveux dans le fond là-bas. Pour mon pré-animation, on est débordantes.
Là, ça me fait penser un peu à des vagues qui viennent se projeter contre des rochers.
Ça me fait penser un peu à ça à la mer. D'accord. En noir et blanc.
De l'eau ? Ouais, on dirait un peu des vagues. Des nuages.
Des nuages ? Un peu. Tu vois quoi là ? Plus un ciel, ouais. Une tempête qui arrive ou je ne sais pas.
Un fond marin aussi, peut-être un fond marin. Les rochers en plus foncé, peut-être ça aussi.
Des nuages.
Des nuages.
Des nuages.
Des nuages.
Des nuages.
Des nuages.
Des nuages.
Des nuages.


Des nuages.
Des nuages.
L'ouverture à l'interprétation, c'est une des principales caractéristiques de la rapstrée.
En fonction de nos expériences et de nos perceptions, une même œuvre peut-être interprété
de plein de manières différentes.
Et vous l'aurez remarqué, ici sur le mur et dans beaucoup d'œuvres abstraites, c'est
très facile et très réconfortant d'observer des choses que l'on connaît déjà qui font
partie de l'imaginaire commun, plutôt que de se dire que ça ne représente rien et
qu'on ne reconnaît pas ce qu'on voit.
Pour moi, elle ne représente pas quelque chose qui existe déjà.
J'ai pas cherché à représenter quelque chose en particulier parce que je me concentre
vraiment sur les matières en elles-mêmes.
Je fais des peintures abstraites à base de noirs, de gris et de blancs et le but de
mes peintures, c'est vraiment de faire interagir les différentes couleurs entre elles, de
les faire se mélanger, se superposer, qui décontrase des mouvements, des choses comme
ça.
La rapstresse est une forme d'expression libre où l'artiste expérimente et explore
sans être limitée par les contraintes de la réalité.
Camille, elle, se concentre sur les matières et n'utilise pas de couleurs car elle les
trouve trop rattachées à des émotions.
Pourtant, l'utilisation de ces couleurs dans la rapstresse est complètement possible
et réalisable, notamment dans cette œuvre de Mondrian, composition rouge bleu jaune
2.
Il s'agit pour Mondrian de dépasser l'expression lyrique qui ne reflète que les sentiments
égoïstes de notre petite personnalité pour arriver à une expression purement plastique
qui nous propose un monde définitivement ordonné, une sorte de paradis de forme pure
où l'homme perdra la vanité de sa mesquine et petite individualité.
Quand on regarde cette œuvre, la première chose qui frappe, c'est qu'il n'y a rien
de représenté.
Et c'est encore aujourd'hui déconcertant ce que l'on voit, est-ce qu'il y a à voir.
C'est un moment où l'on voit la grande émotion de l'homme et la grande







Et c'est un moment où l'on voit la grande émotion de l'homme et la grande

Et c'est un moment où l'on voit la grande émotion de l'homme et la grande

Et c'est un moment où l'on voit la grande émotion de l'homme et la grande
Et c'est un moment où l'on voit la grande émotion de l'homme et la grande
Et c'est un moment où l'on voit la grande émotion de l'homme et la grande








Pour finir, j'ai voulu savoir qu'elles étaient la plus grande et la plus petite œuvre que
Camille réalisait.
Car peindre dans la rue, c'est le propre de la rurbain et donc on ne sait jamais vraiment
à quel type de format on va se confronter et surtout ils sont très diversifiés.
Alors la plus grande c'était il y a quelques mois, dans la ville de Canj, j'ai été invité
pour le festival Palma et j'ai peint la facette d'une maison qui faisait deux étages
et donc elle faisait 8 mètres de haut et c'était tellement grand que j'avais besoin
d'une nacelle pour pouvoir monter jusqu'en haut et peindre toute la surface du mur.
Et la plus petite c'était dans une école primaire à Paris, c'était un mur tout
en longueur qui faisait à peine 1 mètres de haut.
Alors pour moi c'était tout petit, j'étais obligée de me baisser mais j'ai fait cette
peinture avec des enfants d'une classe de CE1, donc des enfants qui avaient 7 ans et pour
eux finalement la taille du mur était parfaite.
Voilà c'est la fin de ce reportage sonore en milieu urbain, j'espère que ça vous
a plu et si vous passez par vanne un jour n'hésitez pas à venir voir l'œuvre de
Camille Gendron visible jusqu'à début juillet sur le miens de vanne et je vous souhaite de
belles explorations urbaines, à bientôt dans mercredi !
Mercredi !
Mercredi !

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Mercredi!

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