
Big Blue vise le nuage sans abuser des écrans
Durée: None
Date de sortie: 10/05/2024
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Animé par Horacio Gonzalez - @LostInBrittanyavec la participation de : - David Caussinus - @DCaussinus- Steven Le Roux - @GwinizDu- Antoine Blondeau - @P4ndaFR
Épisode enregistré le 5 avril 2024
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Chapitrage et liens
00:00:16 : Introduction et présentation des participants
00:02:45 : Rachat de Hashicorp par IBMhttps://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-ibm-rachete-hashicorp-pour-6-4-md$-93587.htmlhttps://www.lemagit.fr/actualites/366582152/Selon-les-experts-le-rachat-dHashiCorp-par-IBM-pourrait-modifier-son-equation-open-source
00:33:01 : Migration de licenses VMware vs Broadcomhttps://knowledge.broadcom.com/external/article/282163/vmware-licensing-transition-to-broadcom.htmlhttps://www.bedigitaluk.com/blog/deadline-looms-for-vmware-licensing-portal-transition-to-broadcom/https://blogs.vmware.com/cloud-foundation/2024/04/23/navigating-the-new-license-changes-and-upgrade-paths-with-vmware-cloud-foundation-and-vmware-vsphere-foundation/
00:34:34 : Biden signe une actualisation de FISAhttps://www.npr.org/2024/04/20/1246076114/senate-passes-reauthorization-surveillance-program-fisa
00:44:14 : La commission”célézécrans” rend ses conclusionshttps://www.lexpress.fr/sciences-sante/enfants-et-ecrans-les-effets-sont-faibles-et-difficiles-a-detecter-par-franck-ramus-3FPQQM2QCBHAFC5IF46DDN426I/https://www.lexpress.fr/sciences-sante/anthroposophie-autisme-les-etranges-contributions-au-rapport-sur-les-enfants-et-les-ecrans-FDBVYWZBDBCMRBC5SE53MH7JCE/Séverine Erhel : https://twitter.com/Sev_Erhelhttps://twitter.com/annecordier/status/1787066748929212795https://www.editions-retz.com/enrichir-sa-pedagogie/mes-connaissances-educatives/les-enfants-et-les-ecrans-9782725643823.html
01:02:40 : Musique de finThunderstruck, AC/DC : https://www.youtube.com/watch?v=v2AC41dglnM
Bonjour et bienvenue dans ce nouveau épisode de Messages à Caractère Informatique.
Episode numéro 105.
Nous sommes les 6 mai de 2024 et aujourd'hui, je suis accompagné de Yann Merveilleux tel que David Cossinus.
Eh bonjour.
Antoine Blondeau.
Hello.
Et caché derrière c'est technologie vintage il y a Steven Leroux.
Bonjour à tous. Vintage c'est le dernier iPad qui sera présenté en exclusivité demain.
Wow. Vous savez un spoiler.
Dans cet épisode nous allons parler comme un Petro-Suban de Dramada Latteck.
Donc, je suis prévenu il y aura de chancements de licence, il y aura de rachat, il y aura de Dramada Le Monde d'Open Source
et il y aura une certaine commission qui donne de savoir sur l'utilisation de ce crâne.
Vous êtes prêt, bon, on va commencer par introduire un peu plus en détail nos invités.
David, qui tiens ? Racontez-nous.
Alors David Cossinus, je suis le CTO d'une boîte, une ESN, Clinique.
J'ai 30 ans de métier dans l'IT.
Et puis je fais partie des gens justement pas diplômés et qui sont arrivés dans l'IT par curiosité.
Et voilà, ça fait 30 ans que je suis un vieux geek.
Tu es donc un survivant qui n'a pas fini avec des chèvres dans le larzac.
Comment c'est ça de notre secret ?
C'est ça.
C'est ça.
Antoine, qui tiens ?
Oui, je suis développeur chez Cleaver Cloud et je travaille principalement sur la partie Control Plane et virtualisation.
Nickel, et Steven ?
Moi je suis ingénieur en informatique.
J'étais en vénélement avec une casquette de CTO parce qu'il en faut bien.
Il en faut bien.
Et moi c'est Horace Gonzales, Blablablaxan, Blablabla Espagnol perdu en Bretagne et vous connaissez un peu l'histoire.
Donc on va démarrer.
Je pense que une des news qui a fait les plus parler d'elle les dernières semaines, c'est l'annonce des rachats de H-Corp par EVM.
Vous vous souvenez, on en avait parlé déjà à l'époque, tous les changements de licence des produits à H-Corp, Terraform, Bolt et Compagnie.
Et maintenant, quelques mois après, ça retrouve avec cette news, EVM rachète à H-Corp.
Alors qu'est-ce que vous savez penser quand vous avez vu la news ?
Ils continuent d'acheter leur tech parce que à la fois ils ont racheté Redat.
Un ou peu surprenant de la part d'EBM, donc point de vue.
Après, ça se voit quand même sur les changements de licence, je ne sais pas si c'était vraiment prévu de se faire acheter spécifiquement par EVM.
Mais ça se voit via les changements de licence qu'ils aient besoin d'aller chercher des sous.
Le rachat, c'est un bon moyen de le faire.
Donc, de mon point de vue, je trouve ça peu étonnant.
Je trouve ça même relativement rationnel du point de vue de leur gestion.
Après, c'est excessivement dommageable pour les gens qui l'utilisent.
Mais de chez eux, moi ça me surprend.
Donc, je vais faire mon bissonours de base parce que c'est une petite dommageable pour les gens qui l'utilisent.
Il n'y a pas la possibilité pour vous que EVM revienne à un modèle de licence différent.
Et, Loran, vous pensez qu'est-ce qui va se passer avec les côtés open source et la licence de tous les produits terraformes pour vous ?
Je vais juste ramener ce qui s'est passé avant, c'est-à-dire le rachat de Red Hat.
Moi, je croyais bien EVM.
J'ai passé 10 ans à la CMA CGM, enfin, 10 ans, 9 ans,
qui était quand j'y suis rentré une join-venture avec EVM.
Et, EVM, son aventure avec l'open source, c'est un peu chaotique.
C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'ils ont mis les pieds dans un produit open source, ça s'est pas bien passé.
Que ce soit ils avaient une distrib open stack en disant « nous, on est open source »
et le produit disparaît en général au bout de deux ans.
Ce qui s'est passé, quand ils ont acheté Red Hat, ils ont dégagé tout ce qui était service.
Ils ont monté une boîte qui s'appelle, qui s'est complètement coupée, c'est pas une filiale qui s'appelle Kindreel.
Et ils ont nommé le patron de, je sais plus son nom, Jim, quelque chose,
le patron de Red Hat est devenu le président d'IVM en disant « Regardez, on va faire ça parce qu'on veut acquérir une culture de l'open source.
Un an et quelques après, le mec s'est tiré en disant « ça marche pas, c'est pas compatible, les mentalités ne sont pas compatibles ».
Ils ont fait un premier move sur CentOS.
Ce qui s'est passé avec CentOS, où CentOS est devenu une distrib upstream et plus downstream,
qui a mis un peu le bordel dans les distribs qui étaient basés sur CentOS.
Et ce qu'on voit après, c'est sur Terraform, je vais faire le lien,
Michel Achimotto, le fondateur, se barre avant le rachat.
Il était CTO, il était fondateur.
Il devient CTO, ce que le mec profondément est un ingénieur.
C'est pas Harmon Dagger, le CTO ?
Non, ça a été le CTO.
Ils ont co-fondé Harmon et Michel, la boîte.
Mais le CTO, à une époque, c'était Michel.
Michel a dit « moi j'arrête d'être CTO, je redeviens ingénieur ».
Le deuxième move, il s'est tiré.
Il se barre un peu avant le changement de licence,
qui ressemble un peu à s'y méprendre, à ce qui s'est passé un peu sur CentOS.
C'est-à-dire, ce côté, vous prenez nos développements pour faire du pognon dessus.
C'est ça, le truc.
Je pense qu'ils en avaient un peu après, chez Hicorp,
après des gens comme Terragrunt et des choses comme ça,
qui ont monté au Pentofu.
Ce qu'il se passe, le gars, ce barre,
c'est quasiment, j'ai plus les dates,
je vais peut-être dire des conneries, mais sur l'entrée en bourse.
On sent effectivement que ces changements de licence, c'est pour un rachat.
Mais en vrai, ce qu'il se passe après, côté IBM,
c'est qu'effectivement, je suis assez d'accord, ils s'achètent de la tech,
parce qu'ils ont 10 ans de retard sur le cloud,
ils essayent depuis des années de faire IBM Cloud, ça ne marche pas.
Ils ont racheté Redat pour avoir les techno pour leur cloud.
Ils rachètent Terraform, parce que c'est quand même un outil
qui est quand même très imprégné au niveau du provisioning de cloud.
Donc c'est un peu dans leur stratégie.
Sauf qu'en fait, ils n'ont pas cette mentalité open source pour moi,
pour pouvoir faire quelque chose de... ils sont fous, je pense.
Ce qu'ils veulent, c'est rentrer dans la cour des grands,
parce que IBM Cloud, quand on voit leur part de marché,
c'est pas ouf par rapport à du Azure et du AWS.
Surtout quand tu vois d'où ils sont.
Ils s'achètent les techno pour faire ça.
Je suis entièrement d'accord.
C'est vraiment d'acheter les techno pour pouvoir faire ça.
Clairement.
Et en fait, tu parlais d'ailleurs du fait qu'ils écoutent
tous les services un peu mal âgés qu'ils avaient.
Et en fait, je pense que ça soulève un problème assez problématique
de revenus sharing de l'open source en général.
En fait, moi, à Chicago, ça fait un moment que j'utilise leurs outils,
que ce soit vagrantes, même consul à un moment.
J'avais joué un peu avec, etc.
Bien avant terraformes.
Et en fait, je me suis toujours demandé en regardant ce qu'ils proposaient,
comment est-ce qu'il faut être rentable en fait.
Parce que souvent, tu vois, tu as quand même un pattern assez classique
qui est à des gens brillants qui montent des projets open source intéressants
qui se disent qu'il va falloir qu'on tape de la thune
si on veut bosser dessus à plein temps.
Il va falloir qu'on se paye, qu'il lève des fonds.
Ils cherchent pas ou peu de solutions pour faire tourner une boîte.
C'est-à-dire qu'ils disent non, mais on va faire un service mal âgé
et puis il y aura des gens dessus et ce sera bien.
Et si ça, ça marche pas, on mettra une licence commerciale
où on aura deux, trois features un peu sympa et puis voilà.
Et en fait, à la fin, les gens qui ont investi sur le seeding initial,
ils sont là, on voit un peu de revenus tu vois, parce qu'on a investi.
Évidemment, souvent, ça se voit là où ça se passe mal
et on se retrouve avec des licences ultra restrictives,
avec des changements de licence très mauvais.
Mais en fait, je pense qu'on paye aussi le fait que,
déjà les mecs n'ont pas eu un business model très très solide quand même à la base,
qu'on soit très clair.
Et aussi le fait qu'il n'y ait pas eu de rétribution à la hauteur du service que ça rendait.
Je pense qu'il va vraiment falloir à un moment qu'on se pense sur la question
d'avoir une solution correcte qui soit moins coercitive que les licences business
pour faire du revenu sharing entre les gens qui les utilisent et les autres.
Et pour revenir à l'idée d'offres mal âgées,
il y a une raison structurelle pour laquelle, pour moi, ça ne peut pas fonctionner,
c'est qu'en fait, les gens qui vont pousser ces techno et les utiliser,
c'est des gens qui vont faire du service manager en utilisant ces briques-là.
En fait, quand tu fais service, tu ne le fais pas en concurrence
avec potentiellement tes utilisateurs principaux,
voir les gens qui vont faire de la contribution dans le logiciel.
Donc en fait, c'est...
Et après, il y a un autre point,
c'est si chaque outil a son cloud privé pour faire leur service manallé,
ça implique que pour un utilisateur, il devrait souscrire à 7, 8, 9 types de cloud différents
sur les cloud à chicorpe pour démarrer mon infrastructure,
qui est sur un autre cloud provider, mais après, tel autre outil,
je le prends dans leur cloud et tel autre outil aussi.
Je veux dire, c'est même pas une question
de que les gens n'ont pas envie, c'est que ça complexifie complètement
l'idée d'avoir un infrastructure informatique
dans lequel tu depends des cloud providers différents.
C'est ça.
Et tu te retrouves, je me suis dit que c'est une forme de plat de spaghetti
avec des services.
Alors c'est bien le sas, c'est bien.
Mais pour des outils de ce type-là,
ça devient très, très, très complexe à gérer.
Mais ça répond à...
Un DSI qui va décider justement d'aller de piloter,
lui, il pilote avec des tableaux Excel.
Ça y est, je vais rentrer un peu dans tout.
Et donc, voilà, moi j'ai un problème,
j'ai mis une solution en face, ça y est, c'est géré.
C'est un tout petit peu plus compliqué que ça.
Et quand tout va bien, pour lui, c'est une réussite.
Le jour où ça merde, c'est là où en fait,
on voit les faiblesses de la stratégie.
Mais voilà, tu te retrouves.
Alors tes data sont dans le service,
je ne vais pas tous les citer,
le service machin, l'infral et là,
j'ai un peu de Mongo as a service pour les mettre.
C'est ingérable.
Et après, vous avez effectivement des RSSI
qui font des cauchemars en fait.
C'est ça, en fait, c'est...
Du coup, on va acheter un produit.
Alors ça, je l'ai vu.
On va acheter un produit en SASS
qui va sécuriser tous ces services-là.
Et ça, je l'ai vu.
Non mais quelle drame.
Je vois ça beaucoup plus dans ce mode-là
que pour répondre à un retard sur du cloud.
C'est ça ?
En vrai, c'est pas en rachetant redat
ou HoshiCorp que tu vas te rattraper sur le cloud.
C'est pas adapté.
C'est pas des outils de public cloud.
C'est des outils de...
Éventuellement, le cloud privé.
Mais le cloud privé, c'est un truc qui n'existe pas.
Donc là, vous vous êtes inscrits.
Tu le mets dans ton cloud public.
Oui, mais tu te privatises ton public cloud.
Mais à la fin, le soft qui fait tourner ton cloud,
c'est pas ça.
C'est le soft du cloud provider.
C'est pour ça que quand les gens nous disent
« Mais pourquoi n'utiliser pas Q
pour faire votre cloud ? »
Parce que tu comprends pas notre enjeu.
Quand tu as un cloud public,
c'est pas juste à installer Qube.
Et c'est bon, ça roule.
Et Qube, il tourne comment ?
Et quand tu veux être résignant à de la perte d'AZ, etc.
Tu fais comme mon API Server qui va disparaître.
Oui, quand tu as un cloud provider qui te fait tourner un Qube,
ton API Server, elle va être rebougée sur une autre AZ.
Mais comment ?
Pas magiquement, avec un orchestrateur résilient à la perte d'AZ.
Donc en fait, plus étrangement.
Je ne sais pas si quelqu'un a dit de la fédération dans Qube, mais...
Non, c'est pas...
Non, mais c'est ça.
C'est pas adapté.
Pour moi, le truc là, c'est que c'est très logique.
Je trouve le rachat d'Achicor par rapport à Redat.
Parce qu'en fait, avec Redat,
ils avaient une sorte d'infrastructure, de conteneurs services, etc.
Et en fait, ils complètent l'outillage avec le provisioning des environnements,
avec éventuellement...
Ah, nomades, ça sert un peu d'orchestrateur à tout faire.
Un service que l'on lui a conçus.
Avec le vault, éventuellement, dedans, le cossule, etc.
Donc en fait, ça complète un peu ce panel de produits en mode allétagère,
pour les clients qui seraient les clients Redat.
L'open source, là-dedans, je pense que c'est très loin.
C'est une conséquence qui vont intégrer Aachicor aux équipes Redat.
Pas aux équipes IBM, mais aux équipes Redat qui, je crois, n'ont pas été digérées.
Ça fonctionne encore chacun de son côté.
C'est plutôt mieux comme ça.
Mais pour moi, l'objectif, c'est juste d'aller vendre ces solutions-là,
en mode manager, à leur client.
À leur client, le BM, sur étagère, pour leurs infrastructures,
que ce soit privé on-trem, ou dans le cloud, mais ça reste du privé.
Mais c'est pas du cloud.
Et pour ça, c'est assez cohérent.
Ce que je veux dire, c'est que ça coûte quand même 6 milliards.
Bon, ils avaient déjà rajouté 34 milliards sur Redat.
Ça fait 40 milliards, ils n'auraient pu rajouter Twitter.
C'est vrai, ils n'auraient plus.
Mais sinon, je trouve ça assez cohérent de leur part.
Pour moi, ils n'attrapent pas du tout un positionnement sur le cloud,
mais je ne pense pas que c'est là qu'ils vont.
Enfin, en tout cas, je ne vois pas comment avec ces outils-là, ils vont faire du cloud.
Pour moi, ça n'a rien de vrai.
Alors, pas forcément du cloud pour le grand public,
mais l'essentiel de leur client, et tu prends des clients de type,
justement grand compte, les banques, les machins,
tous ces gens-là qui ont payé, notamment les banques et les assurances,
qui ont payé des fortunes, les mainframes,
parce qu'il y a encore pas mal de mainframes dans ces systèmes-là,
et qui se disent, parce qu'il y a la nouvelle génération
de CTO et DSI qui débarquent en disant,
ça coûte trop cher, je vais aller dans le cloud,
parce que c'est barqué dans le Gardenaire quand on va faire des économies.
Il faut offrir des solutions, parce qu'ils ne veulent pas perdre ces clients,
que ce soit la SNCF, la CMA, ils ne veulent pas les perdre.
Donc, il faut qu'ils aient un panel de services qui soient concurrents.
Oui, puis ils ont un peu digéré l'histoire aussi.
C'est-à-dire que, même si ces gens qui sont en décision aujourd'hui,
certains partent à la retraite, mais ils ont vécu le côté IBM,
c'est des anciens développeurs IBM souvent, qui sont aujourd'hui les DSI de ces boîtes-là.
Et ces gens-là, mignent de rien,
certains, ils ont fait gravé IBM sur le corps, mais pour d'autres,
ils savent en fait les pièges de ce modèle-là,
et ils ne veulent plus l'IBM à l'ancienne.
Je crois que la plupart n'en veulent plus, parce qu'ils savent qu'ils mettent le doigt dedans,
et puis ils sont coincés, ils n'ont plus aucune liberté d'action,
et à la fin ça leur coûte un bras, et puis aujourd'hui,
il y a plein d'enjeux de gérer ton coût de structure et de réduire tes coûts, etc.
Donc, mouvance fin-ups, tu vois.
Et donc, ils ne veulent plus y aller.
Le modèle Red Hat, c'est le même modèle que IBM, mais nouveau, tu vois.
Ça reste un modèle de service,
enfin, pour le dire très clairement, Red Hat n'a pas intérêt à faire un level qui marche trop bien,
parce qu'il faut bien vendre du service dessus.
Carré-cature un peu, mais enfin, tu vois, Open Shift.
Ils en sont quand même à la quatrième réécriture du bordel, tu vois.
Peut-être qu'aujourd'hui, ça commence à marchouiller, mais à la fin,
ils ont remis un cube dedans, ils l'ont un peu maquillé, mais ça reste un cube.
Oui, et puis ça reste un cube.
Il m'est arrivé un des pires incidents de ma vie sur de l'Open Shift.
Je ne souhaite à personne.
Ça marche bien, je ne critique pas le produit.
Mais quand tu te retrouves justement avec une version, je t'ai en version 3,
et tu n'es plus supporté, dans la Dock, c'est tout marqué.
Les playbooks en cible sont open source, machin, et il n'y en a pas un qui marche,
parce que le code est complètement bugué et que tu te retrouves dans la panade,
et là ils te disent, mais vous n'avez plus de support,
ce qu'il faudrait avoir migré en version 4.
Je rejoins sur le fait, ils ne sont pas forcément intéressés,
est-ce que ça marche trop bien ?
Après le modèle d'Open Shift, enfin, moi je trouve un peu pété.
Ça vient d'avoir fait, c'est un produit qui est basé sur la grande théorie.
Tu peux prendre des briques open source qui sont un peu à la mode,
ou qui marchent, les assembler, et puis tu as un passe, tu vois.
En vrai, de notre point de vue, c'est un peu usant,
surtout sur le temps qu'on passe à bosser notre produit, etc.
Et essayer d'avoir une cohérence entre les différentes briques
pour que le système marche bien,
et le temps qu'on passe en maintenant, c'est tout là-dessus.
On a régulièrement des discussions avec des gens qui nous disent,
t'as qu'à prendre un cube, t'installer trois trucs dessus,
puis ça te fait un passe, tu vois.
Et en vrai, c'est un peu usant comme discussion,
et on le voit effectivement avec Open Shift,
ou en fait, ils en chient,
parce qu'ils n'ont pas assez de contrôle sur les différentes couches avec les calibres.
C'est un peu dommage.
D'une certaine, en fait, tu vois,
Cléver, ça a été écrit il y a 12 ans globalement,
ça a évolué, mais le cœur d'orchestration, il y a 12 ans.
On est en train de tout récrire aujourd'hui,
parce qu'on veut anticiper les 15, 20 prochaines années,
mais le soft qui est derrière,
il a été un peu rentabilisé,
et il nous permet de réinvestir aujourd'hui dans la suite.
Mais notre métier, ce soft-là,
tu fais évoluer, mais tu l'as écrit une fois,
mais le cœur de métier de ce qu'on fait,
ce n'est pas l'orchestration, c'est faire vivre le devis applicatif
dans lequel tu regardes la sécurité de tes couches,
est-ce que tu as une CVE sur tel truc,
est-ce que le kernel, etc.
Toutes les mises à jour que tu peux faire,
c'est ça la valeur que tu apportes à ton client.
Le truc préinstallé ou tu te débrouilles avec,
et comme tu disais, David, quand tu es dans la panade,
allons le support,
je ne vais pas dire que nous, on n'a pas de problème,
ça peut arriver à tout le monde, c'est informatique.
Mais quand tu fais tourner ton propre logiciel,
tu as plus à t'aider, et qu'il marche,
parce que sinon, il réveille.
Alors que le modèle redacte,
si on est appelé, c'est pas grave, je t'ai vendu le support,
tu comprends ?
Mais c'est ça, la relation contractuelle est très différente.
D'un côté, tu baisses uniquement avec un éditeur,
et tu as des garanties qui sont un peu limitées.
Et même, je dirais, l'engagement que vous avez à voir
un éditeur qui gère pas la solution,
même pour toi, va être relativement limite,
parce qu'il y a un logiciel,
il y a cette façon de faire ce qui marche,
il y a plein de tests.
Oui, mais quand je l'avais testé, ça marchait,
je ne sais pas pourquoi ça marche pas chez toi.
Je caricature, et bien sûr,
qu'il y a plein de gens qui font mieux que ça,
mais dans l'idée, il y a un peu ça.
Là où quand tu viens utiliser une plateforme,
peut-être des engagements de service et de disponibilité,
et en fait, tu les payes,
donc ça te coûte forcément plus cher,
mais par contre, tu n'as aussi pas du tout
les mêmes réactions en face quand tu as des problèmes.
Simillard, ça vous paraît le bon prix ou pas ?
C'était une bonne question.
Je pense que je les aurais bien pris, mais...
Pour rappel, en 2014,
ils ont enlevé 10 millions en 2016,
24 millions en 2017, 40 millions en 2018,
100 millions en 2020, 175 millions.
Vous avez acheté combien en radote ?
34 milliards.
Millière, pardon.
Millière, millière.
2018, la valo du cours,
avec l'investe en séries d'E des 100 millions,
c'était 1,9 milliard.
Et en 2020, 175 millions, la valo, c'était 2 milliards.
Moi, je l'ai trouvé étonnant
que la valo a tellement monté
depuis 2020, il y a un écosystème certainement,
mais...
vu le c'est que y avait, je me...
C'est ça que t'achètes, ils ont réussi à standardiser des trucs.
Ils ont standardisé paqueur, entre guillemets,
sur la construction de l'animal, terraformes.
Volt, c'est quasiment un standard aujourd'hui
pour gérer des messes.
Sauf que l'écosystème, ils l'ont fragmenté énormément.
L'apparition d'Open Tofu,
Minderian, je vais dire,
pour moi, justement, les chancements de licence
a endommagé, entre guillemets,
la valeur de l'écosystème
de fait de l'apparition d'Open Tofo,
et compagnie.
Ils cherchaient le rachat, donc tu sais,
quand tu fais ça, il faut embellir la mariée.
Et aujourd'hui,
hormis quelques ingénieurs
qui, sans doute, avaient des rêves dans les yeux
et qui ont vendu à IBM,
ils sont riches et ils vont pouvoir les créer autre chose.
Ce qu'a fait,
aujourd'hui, tout le monde est content.
Ah oui, mais c'est ça qui m'a surpris.
Il m'a tente pas qu'aille IBM
mettre autant de rien sous la table.
C'est des bons produits,
ça marche plutôt bien.
Est-ce que je mettrais 6 milliards sur un truc qui...
En fait, le problème, c'est que terraformes,
c'est tout bien.
Est-ce que les gens...
C'est toute la différence.
Terraformes, est-ce que les gens sont prêts à payer
pour l'utiliser ?
Et ça, j'en suis pas sûr, en fait.
Clairement si, et je veux te dire pourquoi,
parce que quand tu vois terraformes
en tant que toi,
tu dis bon, moi je l'utilise, je paye pas,
mais soit une entreprise.
Terraformes, la valeur, elle est pas
dans l'outil terraformes, elle est dans la gestion
du state, dans le côté
manager, de j'autrovision,
on bosse à plusieurs en collaboratif, etc.
Et ça, en solution intégrée,
plateformes, machins, pour faire le provisioning
de tes infras, énormément
de valeur, énormément.
Ça, pour le coup,
puisque je l'avais pris, moi quand j'étais à la CMA,
justement, je l'avais fait prendre,
on a payé, et c'est
honnêtement très, très bon produit,
et justement, je pense que oui, je pense qu'il faut
aller payer ce genre d'outils, sauf que
il y a très peu...
En fait, c'est compliqué à vendre en interne.
C'est compliqué à vendre
en interne, dans
une boîte, voilà qui n'est pas une boîte
d'IT, voilà, un client comme CMA,
que on va devoir payer
des outils de ce type-là. C'est toujours
très compliqué, c'est très facile d'aller
vendre, d'aller acheter,
moi, j'ai vu des achats
de, soi-disant,
IA, ModelDia,
qui était de la merde, les gens
sont préférés des gros chèques pour
aller acheter le truc qui va acheter
des outils d'infras.
Non, ils n'ont pas forcément
envie.
Oui mais tu vois ça avec
ton oeil de 30 ans
d'expérience, c'est-à-dire
de curieux
des départs où il y avait tout à faire, tu vois.
Aujourd'hui, ces boîtes-là
elles galèrent à recruter en fait,
parce qu'elles n'attirent pas le chalon.
Quand tu proposes pas
à des ingénieurs
un truc un peu créatif, sympa,
où ils vont pouvoir s'exprimer, etc.
Mais
les enjeux de recrutement ne sont pas simples.
C'est clair.
Et du coup, pour ces boîtes-là, elles ont besoin
de se sécuriser et quand tu n'es pas
stable, ou tu es un peu
faible sur ta marque employer
pour recrutement, et bien
tu stabilises par l'outil.
Et donc, tu prends ça plus
le fait que, attention, demain c'est IBM qui vend.
Donc c'est plus forcément les clients que tu voyais
aujourd'hui.
Les clients de demain, ça va être
le CAC 40, les grosses boîtes,
le Fortune 500, etc.
Et
ça, c'est des boîtes
où elles soutient à fond.
Tu as, je ne peux pas dire que tu n'as pas
des enjeux intéressants à droite à gauche, mais
c'est organisé de manière très différente
que la PME Startup sympa, du coup.
Non, mais là, tu prends
je vais faire court.
Un outil, parce que quand je me suis confronté
à devoir faire acheter
la solution,
on avait
signé justement
AWS, CMA, CG, mais t'es parti
sur AWS. Et
AWS arrive en disant, moi j'ai mes stacks, j'ai mes
outils, j'ai mes machins, regardez, j'ai tout ce qu'il faut.
Tu te retrouves avec des gens
qui justement gèrent
et décident d'architecture
avec du comment
des coûts, et racheter un coût.
C'est un peu comme le pack office, tu vois. Quand t'achètes
MS Office, il y a tout dedans.
Il y a plein d'outils. Pourquoi est-ce qu'on irait payer
des outils comme
je sais pas, j'ai le cas, Asana,
par exemple, j'utilise Asana pour
de la gestion de projet. Il y a plein d'heures dans MS Office
mon PDG, à chaque fois, on me dit
mais on peut pas. Non, c'est un outil de merde, en fait.
Désolé. Il ne fait pas
la moitié de ce qu'il faut faire, mais il est fourni dans le package.
C'est un peu pareil.
Il faut que tu en ailles, j'ai pas le temps.
Il faut que tu en ailles, j'ai pas le temps. Il faut que tu en ailles, j'ai le temps.
Il faut que tu en ailles, j'ai le temps. Il faut que tu en ailles, j'ai le temps.
Voilà. Les solutions de Provisioning
d'AWS, moi je vais pas, moi que ça
ai beaucoup progressé, j'ai toujours trouvé ça
voilà, j'irai pas plus loin.
Et donc c'est ça qui est compliqué. C'est
acheter des outils pour aller faire
du Provisioning
pour les techniciens, en fait, parce que pour les ingénieurs
c'est compliqué. Et quand tu dis
oui mais c'est bien, on peut attirer le recrutement par outil
toutes les boîtes n'en sont pas là. Il y en a, oui
qui commencent à se dire, serait bien qu'on se
dote un peu de comment
d'outils technologiques
pour pas que ce soit
que nos ingénieurs qu'on recrute
travaillent avec l'habité le couteau
c'est pas encore, et notamment
en France, c'est pas encore le cas.
C'est pas si répondu que ça.
Après, comme tu dis,
je suis un vieux, je suis peut-être biaisé.
La France est aussi
un biais de marché. C'est-à-dire que
la vie prine et à quel point
ça abri et à quel point tu comprends, ça va te
mettre en avant d'avoir pris ce truc-là
plus que comment ça tourne bien sous le capot.
Tu vois, tu fais des confondes allemands
en partant de la vie.
Tu fais des confondes allemands
et les gens quand ils posent des questions
c'est très très différent d'en France.
En France, si on dit, ah ouais
vous avez beaucoup de clients, c'est un succès
c'est de la référence.
En Allemagne, c'est, ah oui, comment ça marche, c'est bien
je dis pas que c'est le lien
et mieux que l'autre.
Mais tu vois, en France, il y a
toujours ce relan de
la technique, c'est un peu sale.
C'est ça.
Je ne vais pas mettre les mains dedans.
Mais je suis complètement d'accord.
Il n'y a pas de valeur d'ingénierie
vraiment poussée.
En fait, les ingénieurs, c'est toujours
la première. En France, c'est la cave.
Retrenons le pouvoir, les ingénieurs.
C'est vraiment, on vit vraiment à la cave.
C'est, et on se fait plaisir
quand on veut acheter un terrain forme
parce qu'on trouve que c'est important
en 2014, quand j'ai fait ma première
présentation sur pourquoi c'est intéressant
d'automatiser. On était chez
IBM, on était
mariés à IBM, on m'a regardé
en disant mais tu veux te faire plaisir.
Non, je veux réduire le nombre d'incidents
en production. C'est tout.
Mais c'est bon, on a un contrat avec IBM
qui va nous résoudre, voilà,
qu'à 2200 indiens
nationales. Le fameux
contrat, oui.
Et pour notre vie, si tu veux
faire le bout de la carte
pour qu'on revienne sur ce sujet.
C'est ça.
En t'agonise là-dessus,
Limit, je pense que c'est pas assez
cher pays.
Et je vais m'expliquer.
Effectivement, si on les voit comme
des produits unitaires,
je suis d'accord avec toi David,
que les gens ne sont pas forcément
prêts à les payer sur des licences
commerciales pour chacun des trucs.
Par contre, dans le master plan
d'aller se créer un cloud
qui va
une offre cloud un peu consuite,
complète, où effectivement ça va arriver
en package, voire ça va être utilisé en
sas et c'est des primitives
qu'ils ont achetés, qui marchent quand même
très bien, qui sont limite
des factots de standard de marché
pour le coup Terraform.
La moitié des tutos sur comment dans
salle de l'infra, c'est du Terraform.
Pour ce qui est de
vault, c'est quand même un produit qui est
très sérieux.
Et même si tu regardes, on parlait
de vite fait packer tout à l'heure,
si tu veux distribuer de l'image
prébuild,
c'est pas forcément
les primitives auxquelles on pense, que c'est pas
bouté de la VM, etc.
C'est quand même moins mis en avant comme projet,
mais
c'est quand même
des primitives super intéressantes.
Après,
là tu regardes un peu
de ton point de vue métier,
mais du point de vue d'un financier
comment je rentabilise
6 milliards ?
À Chicorp, ils étaient quasiment
rentables, ils annonçaient
la rentabilité pour
l'année prochaine.
Ils étaient
entre 400 et 500 millions, j'ai pu les chiffres
exacts de revenus.
Revenus en anglais,
donc chiffres d'affaires
et pas revenus en français,
net.
Donc, mes chiffres d'affaires,
ça veut dire qu'ils ont acheté en gros
10 fois le chiffre d'affaires.
C'est pas cher,
je suis assez d'accord avec Pandan au final.
C'est pas cher, parce que
vu la pénétration
des solutions à Chicorp et du
portefeuille vendable
par IBM à ces entreprises
avec le tampon redat IBM
dessus,
je pense qu'ils vont faire un gros-gros pognon
par-dessus.
En fait, ils ont réussi à faire adopter la solution,
mais pas à la vente.
C'est un système de l'opin de source.
C'est ça qu'on est toujours biaisé.
En fait, c'est le majeur de l'opin de source,
mais quand ils font faire des produits et les vendre,
c'est pas pareil.
Et entre Quentin a dit
m'a faire réfléchir, effectivement,
ils sont pris à nous dits qui sont un
des standards de marché pour l'infrastructure,
terraformes, mais ils sont déjà
l'autre dits qui est presque
l'autre moitié,
ce qui est assez fou,
cette concentration
de soutis d'infrastructure
en ce moment.
C'est pour ça que c'est du tooling qui va très, très bien
ensemble.
Et moi, la question que j'ai, c'est
comment ça, ça va évoluer, parce que terraformes
aujourd'hui n'est pas
opinionnés sur le marché.
C'est un anglicisme tout pourri.
C'est quoi?
Opinionnés, oui.
Oui, il fallait tout à fait, il a pas de
religion entre guillemets.
Oui, c'est ça, il est agnostique.
Il est agnostique du point de vue
provider.
Maintenant que
t'as Ansible derrière, que tu vas
provisionner avec, je sais pas si
c'est en congne, non c'est pas de le pond stack
la partie basse de leur club, j'en sais rien,
comment ça marche OpenShift, mais
sur les API.
Mais est-ce qu'ils vont pas aller leur orienter,
est-ce que le marché va continuer de faire évoluer
terraformes pour l'entièreté des solutions?
Ou est-ce que c'est Poulumi
qui va aller prendre
le côté un peu
ecosystem et que terraformes
va plus se concentrer
sur la stack qu'il aime, ça, il y a
une question. Je n'ai pas vu de drift
très bizarre dans Ansible, moi depuis la
recherche de Red Hat. Les supports
des providers ont toujours été un
peu bon cal, ça n'a jamais été trop le but
en fait, ils avaient rajouté un peu en
nice to have et pouvoir
enborder les gens facilement sur les plus gros providers.
Non, mais parce qu'AntiBall
n'avait pas changé de licence et qu'il a pas été
forké. Mais là on va voir entre
terraformes, OpenTF
Ouais. Donc ça nous laisse
de question, je pense qu'il y en a
de quoi remplir un deuxième épisode sur ça.
Oui, on a d'autres souriers pour aujourd'hui.
Donc on peut passer au sourier suivant,
on reste aussi dans le monde
de licence, mais plutôt
la migration de licence de BMWRB
Broadcom, je crois qu'il y avait
un deadline en semaine dernière
Episode 3 non, parce que
Oui, épisode 4, 5
Mais celui-ci, il y avait un deadline
semaine dernière pour migrer
de licence de BMWRB Broadcom
et le tant d'Abril
et a priori va
ça y est, il est temps que passer
c'est Nidou, je crois, qui partageait ça
pour une chambre. Il disait
je lui ai reçu mon mail, j'ai 2 jours pour migrer
ça.
Donc moi je me dis, maintenant je vais appeler ça
une migration à l'Amérique
Ah ouais
C'est déjà dit
2 jours, c'est mon débranche
quel enfer
Non mais écoute
je pense
comme tu dis, Nierme Episode, mais ça fait
encore des remous, je pense
ça nous sert encore une fois
d'argumentaire
à tous les gens qui nous disent oui, mais alors on va
aller acheter du soft
à des américains ou éventuellement
à des Chinas ou des trucs et on va le faire
tourner sur notre infrastructure
et tu vois, ça va bien se passer parce que
physiquement c'est sur nos serveurs et on contrôle
les flux
voilà
le souveraineté, ça qui est aussi par logiciel
c'est une thèse qu'on défend depuis longtemps
C'est peut-être pas un bléman
ingmarinière qui on se met et on dit on est souverain
c'est ça
c'est le point
Si vous savez dans une certaine confilie
à quelques semaines vous saurez la rêve
peut-être
je me suis pris des petits DM
de
bref
parce que j'avais fait une petite blague genre
ah tu sais quand il y a eu Fiza
j'avais dit c'est Fiza et Sans sur un bateau
qui vient de tomber à l'eau
j'ai trouvé la blague
j'ai trouvé la blague super bien
très bien la blague
je me suis pris des petits DM genre
ah d'accord
très content
ça va et vous avez fait de la communication
trompeuse en disant on est le cloud
de confiance
il y a des députés européens qui vous sont tombés dessus
en disant non vous retirez ça
il y en a d'autres qui existent
et c'est à nous qu'on vient faire la re-reproche
sur une petite blague
Fiza et Mimie on est le cloud
à la ligne de confiance
Sans
on est le cloud à la ligne de confiance
sauf que Clan de confiance c'est
pas une trademark
mais un truc que je vois fcher
qu'avec une certification qui ne savait pas
et du coup ils ont sorti un gros logo
avec le cloud à la ligne de confiance
mais ils sont pas la certif en fait
mais c'est le cas avec un retour
à la ligne
je vais faire mon petit tour
j'ai commencé à vous aider clients
oui oui mais on a jamais eu
Sans tu connais pas
c'est le thalès
il va faire de la souveraineté
en installant Google
et ils te disent qu'ils mettent les firewall
ça va bien se passer
je n'ai pas fait ça
je sais que les plans on doit pas laisser expliquer
attend attend
parce qu'il faut quand même expliquer un truc
c'est que eux sont persuadés que c'est la stack google
qui va être installé chez thalès
etc et ils se disent
et quand tu les écoutes ils nous filent plein de scripts
ils sont vachement bien
et tout le monde discute
mais en fait
ils ont tellement peu de culture
et de compréhension de ce qu'il y a derrière
qu'ils ont l'impression
que Google leur donne du soft
mais en fait Google ils ont sain d'air en deux
ils ont fait une boîte de services qui fait Anthos
et tous les trucs pour les boîtes
et tiens installez ça
et oui on vous donne des scripts etc
et ils disent on a les techno google
alors on va être d'accord les techno google c'est pas ça
non c'est pas anthos
les techno google
c'est gfs et colosus et spanner
et ça ça n'est pas d'Antelès
ça n'est pas d'Antelès
non mais c'est impressionnant
et il y a dit c'est un blague
ça s'explique pas mais c'est de la
ta blague mérite de l'explication
tu nous racontes un petit peu
d'en quoi
cette nouvelle directive américaine
c'est encore plus la donne par rapport à Havan
ouais je suis très curieux
en fait
le truc c'est que FISA c'était
une loi dans l'urgence
donc c'était une loi dans l'urgence
qui post 11 septembre
donnait la possibilité aux américains
de passer par
toutes leurs structures
économiques pour faire de l'espionnage
industriel massif
massif
c'est clair
et en dehors de tout contexte de cadres
de lois machin
le long septembre
c'était il y a un peu longtemps
peut-être qu'il y a des plaies
qui sont pas fermées
je ne dis pas que c'est la peine dans le monde
et que tout va mieux
il y a d'autres sujets
mais sauf qu'une loi
qui est faite dans l'urgence en mode
on vient de prendre des avions dans une tour
peut-être qu'il y a d'autres trucs
il faut qu'on soit au courant dans les 6 mois
ou voyons un peu ce qui se passe
là on est 20 ans après
t'as eu le temps de travailler un peu le sujet
d'activer tes réseaux
de faire ton
ton boulot d'intelligence
de renseignement
et
une loi comme ça
qui nous contraint
dans notre souveraineté
et c'est pas comme si t'avais pas du passif
sur la proximité très
rapprochée entre
le renseignement américain
et le département de la justice
et le département économique
je vous invite tout à regarder le
Sinkerview de Pierucci
sur Alstom
sur Alstom
qui est arrivé
voir ses équipes
je le raconte souvent désolé
faut prendre conscience de ce qu'on appelle nos amis américains
et donc
il est allé voir ses équipes
et puis là bas il y a quelqu'un qui l'a pris
à l'accueil et qui lui a dit
ah bonjour
oui ben venez avec nous on a un petit
on vous a pris un taxi, ne vous inquiétez pas
et donc
ils l'ont pris entre cas de murs
alors on va t'expliquer comment ça se passe
voilà les micros
tu vas aller à ta réunion, tu nous donnes tes e-mails
ah pardon
t'as pas besoin on les a déjà
et donc
vraiment ça s'est passé comme ça il le raconte
il lui dit bah voilà tes mails voilà les trucs
et ils avaient une pile comme ça des documents internes de la boîte
donc ils avaient déjà tous les documents qu'il fallait
et pourquoi
ils voulaient que général électrique rachète Alstom
et pour ça ils avaient besoin de racheter au bon prix
de mettre la pression
pour que la vente se fasse
et ils sont capables de tout quand ils ont décidé ça
et donc le gars il a dit
bah moi je veux pas de micro filémoins
d'avocats et du coup ça a été
casse-prison mais il y avait plein d'autres collègues
à lui qui lui qui eux elle est dans les réunions
et ils avaient les micros et ils avaient tous les enregistrements
des réunions stratégiques etc
pour ceux qui sont allés dans le service
celui qui n'a pas donné de compte c'est celui qui a vendu
d'ailleurs le PDG de l'époque
mais donc le gars
il a été libéré le jour du rachat
et bien
économiquement c'est des choses qui peuvent
se passer et je dis pas
c'est pas une théorie du complot je dis qu'il faut en être conscient
parce que ça dépend
de l'écosystème dans lequel tu vis
ça dépend de plein de choses et quand t'es
ta laisse
que tu fais de la défense
que ça touche
à ta souveraineté et à ta stratégie
à la fois militaire de défense
étatique etc
vous êtes en train de faire quoi les mecs
vous êtes en train de faire quoi vraiment
quoi
c'est
ça fait quand même
très très très longtemps que ça
dure ces histoires
d'ingérence mais surtout
c'est que
ça commence dès l'école en fait en vrai
si tu regardes bien
ça commence avant
Tom Sawyer
c'est la métolie
un petit peu mais
les gens
sont un peu
déjà en France on n'a pas la culture de l'ingénieur
on n'a pas la culture de l'ingénieur
en France dans tous les milieux
qu'ils soient politiques etc
on part du principe qu'on sait pas faire les choses
qu'on est nul
et qu'il y a que les technologies américaines
parce qu'ils ont du apple, parce qu'ils ont tout ces trucs là
qui savent faire
déjà on part de ce principe là, les gens sont
dans ces écoles
ou bizarrement on va retrouver
les mêmes
filières en fait donc quand tu vas avoir
ces décideurs
qui arrivent dans des positions
où ils vont décider des technologies qu'ils vont utiliser
ils ont déjà été
on n'aura pas la technologie en France
il faut la chercher ailleurs
et les meilleurs c'est nos amis là bas
tu veux pas qu'on parle
de l'offre
de formation
en réseau en France
l'intermission
de la question
pour les huit ans ce qui ne savent pas c'est que du Cisco
c'est à dire que Cisco a un deal
où ils peuvent fournir les
enfin ils fournissent les formations à l'éducation nationale
ils forment les
les professeurs à être certifiés
formateurs Cisco
et en contrepartie
ils donnent
30%
ou plus de restaunt
sur du matériel uniquement
dans le cadre pédagogique
et qui de toute façon
est vendu 50% trop cher
donc en fait
tu as vu les mêmes accords
aujourd'hui tu as une école, tu fais tout en Linux
en VM
tu peux tout faire
alors que t'as eu les mêmes
les mêmes choses avec le pack office
le pack
j'en reviens toujours parce que c'est
c'est lui le coupable
je crois que
l'interdiction d'utiliser
en cours
elle est récente
elle a d'utiliser pour
à des fins de formation justement en cours d'informatique
les outils Microsoft
elle est très récente
alors qu'en fait
il y avait je crois que ça doit dater
de
de Chirac à peu près
où il y a eu interdiction
à l'état
d'utiliser des formats
de documents propriétaires
type doc, excel et enco
ça fait très longtemps qu'il y a vu ça mais ça n'avait pas été interdit
à l'école
au collège j'avais en affaire du Microsoft Excel
sous licence
j'avais
équipé il y a très longtemps
je m'étais occupé d'une assaut
une grosse assaut handicap
je les avais entièrement équipé
c'était en 2000
Linux, Star of East
à l'époque
au bout de 6 mois ils m'ont dit
non on veut de l'excel
Microsoft parce que c'est pas pareil
les gens sont commissionés
à utiliser ces produits pour eux c'est la référence
maintenant c'est inclus dans un
package complet
de toute façon
il faut qu'on soit souverain
mais on a Office 365
les gars
non en fait
il y a d'autres solutions
et c'est devenu en fait
tel techno égal tel machin
et c'est devenu normal
et ces gens qui sortent de nos filières
d'éducation avec ce cerveau préformaté
quand ils arrivent en position de décision
on va aller chez machin
chez machin
et d'ailleurs
c'est manqué de culture au niveau de l'informatique
on l'a vu aussi
dans les dernières semaines
autour de tous ces sujets
de commission d'experts
sur les écrans et de conclusions
qui font un peu
grand célébrant
de qui on s'intéresse de prévoir le soudien
c'est clair, belle transition
merci, merci
c'est un métier
on va en venir au même
pareil, voilà, ça en revient
il y a des
la presse fait
fait beaucoup parler, enfin
on parle beaucoup de l'impact
des écrans sur nos enfants etc
donc on mobilise tout sur l'écran
au lieu de parler des usages
donc moi c'est en train de me
un petit peu de me gonfler
c'est les écrans, c'est les écrans, c'est les écrans
c'était clair, on a une commission
qui a été faite, qui a torché un truc en 3 mois
on se rend compte quand on creuse
vous avez mis le lien que
ne sont pas loin les écoles
certaines écoles
certains types d'écoles
comment s'appelle ?
Waldorf, voilà
qui ont des aquintances
avec
une certaine secte anthroposophie
qui arrivent
en plein milieu des commandes
de cette commission, faut pas que ça
ce qui vienne foutre là, et puis derrière
on a des experts en France
on a des experts sur les neurosciences
on a des experts sur ces sujets
qui sont à peine consultés
ou quand ils disent quelque chose
n'est pas pris en compte, il y a par exemple
notamment
dans le rapport
il note un impact
des écrans sur les troupes
du neuro-développement alors que
il n'y a pas un papier
scientifique, pas un seul
qui dit il y a un lien
en fait
c'est super intéressant ce que je dis
parce que sur la partie
représentation
des différents intérêts
je pense qu'on a un biais aussi
un peu dégout
qui est dire
à partir du moment où on est expert d'un sujet
on détient
une partie de la vérité
et du coup
la vérité triomphera et on n'a pas besoin
de faire de lobbying dessus
parce que en fait c'est la vérité
et ça ne fonctionne absolument pas
ça ne fonctionne absolument pas
et c'est pour ça que tu peux te couvrir
avec des cours totalement
pas basés sur des faits
typiquement l'exemple
de gens qui viennent expliquer
que ça a des impacts
sur le développement neurologique
alors qu'en fait
il n'y a personne qui a sorti un papier
dessus parce que le pay leur lobbying
et le fond
quand bien même c'est faux
ou quand même ils sont persuadés que ce soit vrai alors que c'est faux
et en fait ça mériterait
que l'on accorde de temps en temps même si c'est un mot un peu sale
en France un peu plus important sur lobbying
des choses qui sont vraies
et quand même bien sont vraies
il faut aller expliquer que c'est vrai
il faut aller défendre que c'est vrai
parce qu'on a quand même tendance à laisser un peu trop de place
dans l'espace de décision publique
à des gens qui n'ont pas d'important quoi
tu vendras plus de bouquins
qui disent les écrans sont en train de rendre nos enfants débiles
ou
on va tous mourir
qu'un bouquin qui dit non mais finalement
tout va bien
et la presse fait pareil
les médias vont avoir plus de lecture
sur quelque chose d'alarment
que sur quelque chose qui rassure
je suis pas persuadé
c'est plus facile
je suis d'accord
mais en fait
c'est une nature humaine ça s'appelle le biais de négativité
en fait on peut s'attirer par le
on est d'accord mais tu peux aussi
vendre beaucoup en travaillant des choses
et on allait chercher des histoires qui sont très intéressantes
ça te demande plus de travail
ça te coûte plus cher je suis d'accord
mais tu as des choses passionnantes
mais tu vendras pas plus
ou même si tu veux plus
que l'autre arrive avec les trucs
populistes pour utiliser les mots
l'argument de tout est négatif
tout va mal se finir
ça va tout de suite aspirer
et toute la tension
c'est mon côté un peu bizanose
moi ce truc là je le vois sur un autre axe
je remets pas du tout en question
de ce qu'on vient de se dire
mais j'ai assisté
avec un peu
d'effarements
quand il y avait ces sujets
là dans les débats publics
où il y a quelqu'un qui
à un moment donné vient dire
vous avez été ministre de l'éducation
et la journaliste répond
ah non mais on n'est pas là pour faire le bilan
de Najat Valau-Belkasm
je suis désolé mais aujourd'hui
la nana te
causait en mode
vous comprenez c'est les écrans
problème c'est quand même Najat
Valau-Belkasm qui est responsable
du plan numérique dans l'éducation nationale
qui a imposé une communication
journal machin 100% numérique
qui a fait mettre des tablettes
partout dans les classes
etc.
qui à l'époque était décrité comme gadget etc
et on vient te dire on n'est pas là pour parler du bilan
bah moi je trouve que ce serait bien que l'épaule
commence à assumer un peu
leurs actions et leurs trucs
parce qu'aujourd'hui c'est un peu facile
de venir faire un truc et quand tu veux
réexister 5 ans après
et que c'était en 2016
allez 8 ans après
les dames pas trop vite
tu arrives et tu prends le
point imposé et tu te dis
bah tiens non en fait
les écrans c'est pas bien je sais pas quoi
et puis j'ai décidé c'est pas qu'est rien du tout
aucun fondement mais c'est pas grave
c'est mon nouveau rouleau
parce qu'on n'a pas la mémoire ça marche
mais pourquoi on ne l'a pas c'est ça qui m'interdit
parce que c'est le casant de l'église
on est dans le bilan c'est pas né
collectivement
non non mais nous collectivement j'entends
mais le journalisme son boulot c'est de faire ça
et aujourd'hui le journalisme c'est
une sorte de porte-voix
ça ne fait rien d'autre qui n'a pas
sa vocation
de contre-pouvoir entre guillemets
d'apporter la contradiction
et de dire mais attendez pourquoi vous défendez ça
pourquoi à l'époque c'est vous qui avez été
le fer de l'onge de tout ça
ou alors si vous n'y croyez pas d'où ça venait
quel était le lobby derrière etc
enfin tu vois faire ton boulot de putain de journal
qui t'amène
à aller chercher
d'où viennent les
est-ce que c'est juste la lubie du moment pour exister
ou est-ce qu'il y a une motivation derrière
si oui quelle est la pensée qui est à derrière
et c'est éminemment philosophique
mais je pense qu'on est dans une société qui est aujourd'hui
je ne sais pas dire meurt
de son manque de philosophie
mais on se serre comme tu dis
sur l'instantanéité et on n'est pas
en créé sur une durée
pour aller créer quelque chose
non non parce que tu vas
déjà on est trop
sur le ressenti et l'émotion
au lieu de
être sur des choses qui sont un peu rationnelles et pragmatiques
on est vraiment sur le ressenti, l'émotion
et des choses comme ça
et le journaliste
pour moi le postulat
tous les avis s'valent donc j'invite
des gens
pour parler d'un sujet
qui n'a aucun fondement
scientifique et je vais inviter
parce que les avis se valent
je vais prendre un expert
puis je vais en prendre trois qui sont
sur des théories fumeuses
et ils ont le droit de se parler
ça a la même valeur, non ça n'a pas la même valeur
en fait
et là où c'est vraiment horrible
et moi ça me fume complètement c'est que si tu remets ça en cause
on te rate direct des litistes
et ça me fatigue mais d'une force
cet argument là
on est un pays de littéraire
la France c'est
les artistes, les littéraires
mais ce qui est bien sûr
je dis pas le contraire
mais tout ce qui est scientifique
tout ce qui est technique c'est sale
c'est sale
la science fiction en France c'est sale
dans le littéraire la science fiction c'est sale
en France c'est un sous-genre
c'est de la merde
on a ce côté
dès que c'est
technique
pas le côté économie
la French Tech
c'est très entreprenneur
mais dès que c'est technique
là tu comprends c'est un débat technocratique
la technique
et c'est Sandrine Rousseau qui avait dit
que c'est genre non mais
les giga-waters les trucs
elle était complètement à l'ouest
dans ce cas-lisé
et on lui dit oui mais quand même
dans ce que vous dites là il y a quand même une rationalité
avec les giga-waters
mais non mais c'est un débat d'ingénieurs
voilà
les écoles au majeur
je suis pas contre l'idée qu'effectivement
il y a un débat philosophique de où on veut aller
et qu'il y ait une réconciliation
technique ensuite
mais à un moment donné il faut quand même comprendre
de quoi tu parles
et donc c'est pas que des débats d'ingénieurs
quand tu parles d'énergie
tu n'as rien à dire si tu comprends pas
ce que veut dire un giga-water
exactement mais je suis complètement d'accord
et cette culture
la culture scientifique en France
elle est déplorable
mais heureusement elle s'améliore
ah non
mais heureusement elle s'améliore
ah non
pas des masses
ah non non l'éducation est compliqué
et pour revenir aux écrans
je vous conseille de suivre
une bretonne
que vous devez sûrement connaître
Sévrine Airell
qui est
très présente sur les réseaux
et qui a participé d'ailleurs
et qui a fait l'analyse
des résultats de la commission
qui est maîtresse de conférence à Reine
sur les neurosciences et donc
les écrans elle est pas
spécialiste en éducation
comme ça peut être dit
et elle est très très pertinente
elle a écrit un bouquin avec
Anne Cordier je crois
qui est
en info comme
et je suis tombé
sur une conférence week-end
où en fait
ensuite ils sont un petit peu plus
avancés sur les sciences cognitives
enfin ils
ont moins de problèmes qu'en France
avec le background culturel
de la psychanalyse
donc ils sont très axés sur la psychologie scientifique
où en fait ils se rendent compte que quand
on fait les analyses sur les effets des écrans
et qu'on remet dans le contexte
tous les facteurs environnementaux
qui sont les conditions sociales etc etc
on se rend compte que l'impact des écrans
n'est pas si énorme que ça
ça veut dire qu'il n'y en a pas mais il n'est pas si énorme que ça
de comment
sur les effets
et quand on regarde les usages
en fait ils se sont penchés sur le fait que
que ferait ces gamins-là quand il n'y a pas d'écran
et en fait on se rend compte que c'est vraiment
l'influence des parents et l'éducation des parents
qui est plus impactante
que l'écran lui-même
bien sûr mais parce qu'on réduit
cette problématique là à l'écran
mais on réduit quoi derrière l'écran
si c'est faire du TikTok toute la journée
effectivement la valeur ne va pas être folle
mais tu vois il y a des gens
qui faisaient, moi je fais très peu
jeux vidéo
mais les gens qui font du jeu
mais en fait ils sont dans une activité
éminemment sociale en fait
c'est les que leurs cercles de social
sont très lindres
ça rend violent les jeux vidéo
c'est comme les jadaroles
on revient
c'est comme manger un steak
donc tout
non mais tu vois dans le genre
là on accufe les écrans et en fait c'est un espèce
de marronnier qui revient sur tous les trucs neuf
qui sort tu vois
qui est de dire par défaut on va trouver un biais
à la con qui a aucun sens
il y a des jeux où il y a des jeux vidéo on tire
sur des gens
on accepte aussi de faire notre auto critique
aujourd'hui on a
aussi un problème de société
majeur
c'est à dire que tu crois que tu crois que tu crois qu'il y a
un truc de la brille de bus
il est collé à son téléphone
et c'est pas un problème d'enfant
c'est pas un problème d'enfant
parce que si les parents sont comme ça
les enfants
j'avais une fois
j'avais vu
un truc qui était drôle
c'était comment les parents voient leurs enfants
désormais
et en fait c'est il le voyait mode comme ça
vu dans le sous
tu voyais plus la tête de ton parent
du parent que tu voyais le smartphone
devant
et en fait
il y a quand même un problème
moi je sais que j'étais à fond
dans et pendant longtemps
aujourd'hui j'ai tendance
à plus le mettre dans la poche
plus reprendre le temps de regarder un peu ce qui se passe
autour de moi
dans le métro j'aime beaucoup regarder ce qui se passe
autour
alors il y a quelques gens qui sortent des bouquins
je dis pas
mais
il y a quand même un paquet de gens qui regardent dans le train
tout le monde met le casque
pas sur son activité
moins d'échange entre les gens
mais l'impact que ça
bien sûr
bien sûr
c'est normal
c'est pas normal
je suis d'accord
va aussi dans le métro et regarde comment ça se passe
c'est pas tant la lecture
les gens sont sur des trucs
et
justement elle a écrit un article
sur
là dessus
sur les investissements qui sont faits
les investissements massifs
en termes de recherche et en termes de développement
notamment dans la Silicon Valley
sur l'économie de la tension
où c'est tout le but
il est là
et derrière
alors ça c'est la grande conversation
il y a quelques jours
on lui expliquant que
derrière c'est le système publicitaire
c'est le financement d'internet
qui a créé ces choses-là
les boîtes qui ont monté
des réseaux sociaux
sont foutes des réseaux sociaux
c'est une machine
à drainer, c'est le système Google
regardez, moi je vais faire de la publicité ciblée
donc le produit est gratuit
je vais dessus, j'ai l'impression que c'est un produit
de communication avec les gens
non, c'est fait pour que tu regardes ton écran
pour que je puisse vendre le pancar publicitaire
tu enlèves les publicités
des réseaux sociaux, les mecs coulent
ils ferment, Twitter est au bord de la fermeture
parce qu'il a perdu
je sais plus combien de ces annonceurs
ce n'est pas viable, ces systèmes ne sont pas viable
c'est le système Facebook
parce que Google t'ammenait vers les autres
Facebook a amené un truc
un moment donné, comment on va faire en sorte
que les gens restent dans la plateforme
t'as une vidéo à les voir, attend
on va aller te la chercher, on te la lit
mais t'es dans la plateforme
et cette notion de rétention
parce que plus tu restes, plus on va pouvoir
maîtriser ton chemin et donc ta pub
et du coup, augmenter la rentabilité
sur toi
ça pour moi c'est plus faisible qu'il en est
c'est pas de qui l'ont amené
Facebook est arrivé après je crois
je peux dire une connerie
mais je crois que Facebook est arrivé un petit peu après
quand ils ont commencé à vouloir un petit peu
rentabiliser le système
oui, parce qu'au début
la boîte
je sais plus comment s'appelle
Add quelque chose
AdSense
AdSense c'est la division
de Google
et c'est
tous ces services gratuits
que tout le monde est content
d'utiliser
mais du coup tout le point
de cet élément là c'est de dire
il faut vraiment qu'on ait une discussion
sur est-ce que les écrans sont un problème
non
il faut arrêter de traiter les problèmes
par leur symptôme systématiquement
mais parce que c'est que le problème
oui mais le problème c'est le marché de l'attention
et c'est ça qu'il faut réguler
parce qu'en fait avec un téléphone
tu peux faire plein de choses très intéressantes
mais pas que
pas que
il y a aussi une démission de certains parents
qu'il faut lui s'occuper de leur gosse
leur fil un écran et c'est pas un problème d'attention
parce que pour moi le problème
c'est un problème d'attention
des parents en fait
mais c'est un peu
c'est quels sont les priorités
bien sûr, bien sûr c'est ce qu'on dit
quels sont les priorités de la société d'aujourd'hui
parce que c'est de bien élever
tes enfants, de les éduquer, de les faire grandir
et de leur nourrir bien le cerveau
ou est-ce que c'est
la société du divertissement
et de réduire ta pénibilité
en tant qu'individu
que tu comprends
parce que la société du divertissement
fait que tu n'es plus capable
de gérer tes frustrations
et que tout doit être plaisir
et que dès que t'as un enfant qui te fait un caprice ou un truc
tiens hop, je résoudre le problème
parce que je fuis devant le conflit potentiel
que ça peut représenter
il y a 30 ans on avait le même débat
sur la télé bébisciteur
et il y a 30 ans
le directeur de TFAN disait
que son métier
profiterait de tant de cerveau disponible
de français
donc c'était pas un venter
sur internet simplement
que ça s'est généralisé
mais il y a 30 ans il y avait aussi
de son enfant élever à la télévision
c'est que maintenant les chacans sont
mini télévision portable
les banquettes sont banquettes
il y a 30 ans enfin un peu plus de 30 ans
TFAN faisait des reportages
pour dire que internet c'était le mal
que internet c'était
un repère de pédophile et de terroriste
et que jamais
il y avait un site ils avaient rien
bon après voilà
ça veut pas dire qu'il n'y a pas
mais
internet c'était le mal
c'était le diable
donc
euh
euh
voilà ça a pas beaucoup changé
les sujets sont toujours les mêmes
oui il y a 30 ans aussi
c'était nous les gens qui faisaient
des yé de rôle qui
on était des satanistes
satanistes
et je vous le disais
satanistes
bon bah
je pense que pour ça
sous ces réflexions
les germans déprimants c'est peut-être
un bon moment pour couper
David tu avais un morceau
de musique pour nous recommander
pour finir cet épisode
alors euh
bah celui que j'avais dit au début mais je sais pas
si il est adapté à cet épisode
voilà
ça au moins
ça va nous donner un peu la pêche
comme je disais à chaque fois que je démarre un système
j'ai toujours une même musique qui me revient
dans la tête c'est un morceau d'accédécy
c'est Thunderstruck
avec ce côté un petit peu progressif
avec les systèmes qui s'allument
le carnel qui défile tout ça j'aime beaucoup
j'ai toujours cette musique dans la tête
à chaque démarrage d'un système
voilà
bon bah avec Thunderstruck on va finir cet épisode
et on vous dit à très bientôt
à très bientôt
au revoir
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