Pourquoi Banque Populaire est la première banque des entreprises ?
Je me posais des questions sur le partage de la valeur pour mes salariés.
Elodie, ma conseillère Banque Populaire, m'a proposé une solution d'épargne salariale sur mesure,
rapide à mettre en place et que je peux piloter en ligne.
C'était simple et surtout ça a fait des heureux.
Accompagner nos clients sur tous les territoires avec des solutions adaptées à leurs besoins,
c'est ça, être la première banque des entreprises, Banque Populaire, la réussite est en voulue.
Étude Quantar PMEP et Mie de 2023, 14 Banques Populaires, 1ère Banque des PM.
Bonsoir Mesdames et Messieurs, et bienvenue dans Underscore.
On est là, comme toutes les semaines, pour vous proposer le talk show IT de Twitch finalement.
Et j'ai l'honneur ce soir d'avoir des invités de Marc.
Merci à vous de m'avoir rejoint.
LéoDuff, donc tu es Youtubeur, j'ai vu que tu avais une chaîne Twitch aussi.
Ouais, on ne sait pas qu'elle est tournée.
D'en parler, justement je ne fais rien du tout, mais avant tout, Youtubeur.
T'as Youtubeur qui est compliqué à résumer, je trouve.
Ah ouais ?
Moi je dirais que tu parles de tech, bien évidemment, mais tu t'intéresses pas mal
aux experts en sutilisateur, aux écosystèmes, notamment celui d'Apple.
Ouais.
On ne va pas vaner, ça t'intéresse ?
C'est assez simple à résumer.
En fait, je parle beaucoup d'Apple parce que j'estime que c'est quand même eux qui dirigent le marché.
Sans forcément être les plus innovants, en général, c'est quand même eux qui ont les bonnes idées,
eux que tout le monde écoute.
Donc j'estime que parler d'Apple, c'est parler à peu près de l'ensemble du marché.
Donc ouais, en général, je me concentre là-dessus.
Et aussi parce que c'est la marque que je connais le mieux.
Et bah c'est ce que je me disais aussi.
Tu nous prépares quoi d'ailleurs sur ta petite chaîne ?
Eh ben sur la chaîne ?
Oui.
On va beaucoup parler de l'iPhone 13 là prochainement.
J'imagine.
Il y a une conférence qui a été annoncée hier ?
Et sur les Macs, en priori.
Tu en rends trop de MacBook donc ça va être aussi intéressant.
Que j'attends vraiment avec enthousiasme.
Ouais, moi aussi.
Parce que si je présume bien, en gros, ça va être la version un peu pro des PCM1.
Eh bah j'ai acheté un MacBook qui a 6 mois, je vais déjà changer.
Tommage.
Et on reçoit également Luc Julien, vous l'avez reconnu bien entendu.
Donc tu es ingénieur spécialisé en intelligence artificielle.
Tu n'es pas de bêtises.
Et tu es évidemment connu pour avoir travaillé
sur les premières versions de ce qu'on connaît maintenant comme étant Syrie.
Je pense que c'est comme ça que la plupart des gens te connaissent.
Tu es actuellement directeur scientifique,
chargé de la R&D de la division logicielle donc chez Renault.
Et tu es également passé quand même chez Samsung en tant que vice-président,
en charge de l'innovation.
Pas le maresse, incroyable.
Et ce qui est moins connu peut-être c'est que tu as vendu une startup qui s'appelle Orb,
à Qualcomm, à une époque où ça n'existe pas en fait les startups.
Après ce que pas.
C'est que Valet, ça existait mais...
C'était moins la folie peut-être qu'aujourd'hui.
Et puis voilà, on vous a préparé un très beau programme resté avec nous toute la soirée.
On va avoir une petite chronique que nous a préparé, Léo, qui va être super cool.
Et on va également avoir un vrai faux pour terminer.
Il sera un peu l'occasion de discuter de sujets passionnants
autour de la Silicon Valley, de Dappel, des GAFA, etc.
Juste avant, je vous fais un petit retour sur notre week-end.
Je sais pas si vous savez, mais on a un petit robot dans cette émission qui s'appelle Gabin.
Et qui en fait, a un assistant virtuel,
qui n'est pas de la trempe des assistants d'aujourd'hui,
mais qui a un petit robot que vous allez bientôt voir afficher en bas à droite à mon avis.
Et on avait certains soucis dans certaines émissions,
parce que l'échange s'est censé affié des tweets en temps réel,
mais alors ça marchait une fois sur deux.
Il faut savoir que c'est un truc qu'on développe nous-mêmes.
C'est un assistant finalement.
C'est un assistant qui bug, voilà, comme tous les autres.
Et comme c'est un truc qu'on développe nous-mêmes à la main, voilà, il y a beaucoup.
Et donc il y a souvent des problèmes.
On vous a demandé votre aide pour nous aider à le débugger.
Et c'est ce que vous avez fait.
Ce week-end, vous avez spamé de tweets dans tous les sens.
Et grâce à vous, ça a été, je vous fais un retour, parce que ça a été fructueux.
On avait effectivement plusieurs problèmes qui venaient de Twitter.
Un truc où ils ont dû faire une maintenance en plein milieu,
alors ils déconnectent tout le monde d'un coup.
C'est très étonnant.
Et on s'est chopé un connection reset aussi.
C'était ce week-end, voilà.
Qui était très mystérieux.
Mais grâce à vous, ça nous permet de chopper les erreurs les plus incongrues, finalement.
C'est pas très grave, ces tendances, les maintenance.
Voilà, oui, c'est ce que j'allais dire.
Tu me donnes une transition incroyable, Charleau.
Petit point d'actualité,
mais décidément entre le Twitch, le leak, pardon, de Twitch mercredi dernier.
Et la journée d'aujourd'hui, ça n'a aucun sens cette période.
Tout le monde s'est décidé à nous livrer des actualités fraîches.
Tous les mercredis, ça va visiblement croire que c'est un complot.
Mais on a eu un OVH Down, comme Twitter l'a appelé.
Tous les serveurs d'OVH n'ont plus été accessibles pendant une heure ce matin.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Donc comme Facebook, la semaine dernière,
c'était un problème réseau, une mise à jour aussi d'un routeur
dans un data center à Vintill, sur la côte estre des États-Unis.
Décidément, ça fait planter tout le réseau, donc le backbone d'OVH.
Comment ils ont résolu le truc ?
Ils ont complètement clôt le data center, et ça a réussi à repartir.
Mais encore une histoire qui a dû faire transpirer pas mal d'ingénieurs
chez OVH, où ils leur donnent tout notre soutien.
Et c'était pas tout.
On a eu également un Snapchat Down cet après-midi,
mais c'est une épidémie, je sais pas ce qui se passe en ce moment.
C'est bien, ça fait une petite détox imposée.
Exactement, une petite détox pour vous rappeler que finalement,
on doit pouvoir s'en passer.
On va pouvoir commencer cette émission, n'oubliez pas de follow cette chaîne Twitch.
Elle vous plaît.
Et on va commencer tout de suite avec l'interview de notre invité.
C'est parti.
Du que j'y ai, tu es un expert français reconnu en intelligence artificielle.
J'ai avris que tu étais même le 22e français le plus influent dans le classement de Vanity Fair.
J'imagine que je te la prends pas.
C'est excitant.
C'est incroyable.
Et donc c'était en 2018.
Je comprends moi.
Toi ?
Oui.
23.
Quand tu continues ta chronique.
De quoi on le disait, en attroupes, tu as travaillé notamment sur Syrie.
J'espère que tu m'en voudras pas, mais je ne pouvais pas m'empêcher en première question,
de te demander pourquoi ce que Syrie est si stupide.
Parce que contrairement à ce que les gens croient,
ce n'est pas de l'intelligence artificielle, c'est de la stupide et artificielle.
Donc c'est la différence qui est entre ce qu'on pensait,
que ce que ça pourrait être, c'est-à-dire un assistant intelligent,
et ce que c'est vraiment.
Et donc comme on savait que ça ne marchait pas bien,
on a rajouté dans Syrie pas mal de stupidité,
juste pour s'amuser.
Et c'est ça qui a plu aux gens,
et c'est ça qui a fait qu'au bout d'un an,
il y avait 300 millions d'utilisateurs.
C'était un peu des disparaînements pour Masqui, finalement,
la structure qui était déjà banquale, en fait.
Oui, déjà banquale.
Il faut reconnaître que la reconnaissance de la parole
a été un gros bourseau.
C'est un gros bourseau, oui.
Parce que Syrie date des années 90,
même si c'est sorti qu'en 2011,
dans les années 90, ça ne marchait pas très bien.
La reconnaissance de la parole,
il faut comprendre qu'on est dans des taux de reconnaissance de 80 à 85%.
Quand on parle de open vocabulary,
c'est-à-dire que quand on peut dire tout et n'importe quoi,
donc 80 à 85%, ça veut dire qu'il manque quand même
dans une page de bouquin, par exemple,
il manquerait à peu près 45 mots.
Ça aide pas à la lecture, quoi.
Ça, c'est compliqué pour comprendre.
Alors, on a assez de mots, des fois, mais des fois pas assez.
Et du coup, comme le système ne marchait pas très, très, très bien,
au lieu de dire comme tous les autres scientifiques
de l'époque, qu'on était les meilleurs,
on est dit, on n'est pas très bons.
Et donc, ce qu'on va faire,
c'est qu'on va essayer de pallier
à cette complication scientifique
par en rajoutant quelque chose d'un peu rigolo,
qui va humaniser la chose.
C'est un peu un problème, justement, qu'on ait fait ça.
Parce que ça a amené plus tard le film Hearth, par exemple,
et qui a fait croire aux gens
qu'éventuellement, un assistant peut vraiment être intélu.
Il y a des gens qui sont tombés à mots, leurs assistants,
parce que ça sert à rien, je vous le dis.
– Tantôt que toi, tu as l'envers du décor,
ça peut être pas encore plus drôle peut-être.
– Oui, bah non, ça fait triste.
– Oui, oui.
– Donc, voilà, alors, on avait rajouté ça.
C'était marrant.
On a embauché des scénaristes de Hollywood
pour pouvoir nous aider à scénariser.
Justement, quand il y a des petites erreurs.
Et donc, Syrie réagissait de manière un peu rigolote.
Et c'est ça qui a plu aujourd'hui.
Mais c'est ça qui a lancé, parce que la vérité,
c'est que les Alexa et autres Google assistants d'aujourd'hui
sont des héritiés de Syrie.
Donc, ça a lancé un domaine.
– C'est vrai que, Martin, tu le dis,
je me souviens déjà, à l'époque, au moment où c'est arrivé,
c'était pour nous, c'était l'iPhone 413.
– 413, oui.
– Et je me souviens, dès le début,
ce qui a fait fureur,
enfin, moi, en tout cas, avec mes potes, etc.,
c'était qu'on avait 5-6 phrases qu'on se partageait, en fait,
et qui donnaient des réponses rigolotes.
– Exactement. C'était ça qui était scénarisé.
Et c'était le but du jeu, c'était que ça fasse un peu marrer les gens.
Parce que, bon, aussi, ça servait à quelque chose.
Il y avait 5 domaines, donc on pouvait appeler des téléphones,
on pouvait rajouter des meetings,
on pouvait trouver déjà des restaurants,
il y avait 5 domaines, c'était quand même pas beaucoup.
Mais du coup, on avait rajouté ce petit truc qui était un petit plus.
Et c'est ça, vraiment, qui a fait marrer les gens.
Mais ceux qui nous ont copiés après,
en tout bon, bien tout honneur, ils nous ont copiés parce que c'était...
– C'est une vraie idée.
– Mais eux, ils ont fait moins rigolo.
Donc c'était Alexa aujourd'hui, pas très drôle.
Elle marche mieux, elle marche beaucoup, beaucoup mieux que Siri,
aujourd'hui, toujours.
Et Google Assistant est pas très rigolo en plus.
Mais il marche aussi beaucoup.
– Est-ce que ça allait pas aussi un peu avec l'aspect un peu impertinent
qu'il pouvait avoir, Apple, au début ?
– Je pense pas que c'était vraiment une...
Je pense pas que c'était une volonté d'Apple, vraiment, d'avoir ça.
C'était fauteuil.
En fait, je sais pas, mais bon, il faut être clair que Siri est arrivée chez Apple
seulement à cause d'une personne, Steve Jobs.
Donc s'il avait pas été là, il n'y aurait pas eu Siri sur Apple.
C'est lui qui, contre Vans et Marais, a poussé pour acheter Siri,
parce que Siri était une compagnie à l'époque qui était créée en 2007.
Et donc quand Steve Jobs l'a acheté en 2010, c'était le seul à avoir vu quelque chose.
Et ce qu'il avait vu, c'était pas idiot, c'était de dire,
tiens, j'ai un iPhone, j'ai un truc, un device qui a un micro,
donc je peux lui parler, je peux lui parler pour appeler des gens,
mais je peux peut-être lui parler au device lui-même.
Mais parler au device lui-même, c'est pas rigolo, peut-être qu'il faut un assistant.
Et donc je pense que c'est ça qu'il a vu.
– Et n'est pas que c'est une idée qui est pas du tout mainstream ?
– Qui est pas du tout mainstream, c'est-à-dire que les gens connaissent même pas, en fait.
Mais au-delà de l'argument technologique, c'était une superbe idée marketing.
Quand on revoit les publicités de l'iPhone 4 et ça à l'époque, il joue principalement...
– Ah voilà, ça vous a rêvé tous les gamins.
– Je regardais, t'avais plein d'articles qui sortaient de les phrases qu'on peut dire à Syrie.
Il y avait des questions de genre, où est-ce que je peux enterrer un corps ?
– Oui, il y avait le top 10 des trucs à demander à Syrie, c'est quand même ça automatique,
que c'était une bonne idée, en tout cas, d'un projet marketing.
Comment toi tu t'es retrouvé ? Comment ton se retrouve à bosser sur Syrie, en fait ?
– Je l'ai inventé, donc je suis un peu normal.
En 97, avec...
– Quel est ton processus ? Toi, toi, te fais dire que ça va être une bonne idée ?
– En fait, il faut reprendre un peu l'histoire.
Il faut rewind 14 ans, en 1997, avec Adam Chayer.
Tous les deux, on est des chercheurs en informatique.
On est spécialisés, moi je suis spécialisé dans les interfaces machines,
lui, il est spécialisé dans les agents.
Donc, on travaille ensemble et on décide que ça serait une bonne idée
d'avoir quelque chose qui va nous aider à naviguer Internet.
Internet est nouveau, ça arrive depuis 94,
donc on ne sait pas exactement comment prendre ce machin.
Et donc, on se dit, naviguer Internet, c'est compliqué, il n'y a pas Google,
Google n'existe pas.
Et donc, ça serait bien qu'il y ait quelqu'un qui nous aide.
Donc, on va créer un assistant qui va nous aider à naviguer Internet.
Ça a commencé comme ça, c'était sur un desktop,
donc c'était sur une machine normale, dans un browser, en fait.
Donc là-haut, il y a les browsers déjà.
Mais à côté du browser, il y avait un petit assistant, c'était un vieux pépé.
En fait, à l'époque, tout premier, c'était un vieux pépé, un peu sourd,
parce que justement, il ne comprenait pas bien, c'était déjà fait un peu exprès.
Il y avait... En tout ça, c'était un peu réfléchit quand même.
Et donc, ce vieux pépé, on pouvait lui poser des questions comme,
« Trouve-moi les restaurants à San Francisco et puis enfin des choses comme ça ».
Donc, ça a commencé comme ça, mais on parlait à un ordinateur.
Donc, on avait pensé ça comme un ordinateur et un peu plus tard, comme un kiosque.
On n'avait pas pensé à faire au téléphone, franchement.
C'était pas un truc. Enfin, le téléphone portable n'était pas exactement là.
Donc, du coup, on n'avait pas tout pensé à ça.
Et donc, le crédit du téléphone va vraiment être Jobs encore une fois.
Mais donc, pourquoi on y travaillait ?
On a fait ça, ça a mis du temps, 14 ans, c'est long.
Mais après, moi, j'ai fait d'autres trucs entre-temps, j'ai fait d'autres compagnies,
j'ai fait d'autres startups.
Mais quand Jobs a racheté Siri, Adam Chayer, donc lui,
travaillait dans la compagnie Siri à ce moment-là,
il y avait 180 000 utilisateurs, à peu près.
C'était un petit truc qui était rigolo sur Android.
Et donc, Adam a appelé un jour en me disant,
« Tiens, là, ça commence à être chaud.
Est-ce que tu veux venir rentre de chaud ? »
Et puis, on a fait des réactions en des années ensemble.
Donc, j'ai dit, « Bah oui, je vais venir à Apple, même si je n'aime pas à Apple.
»
Ah, oui.
Alors, ça, c'est justement un truc qu'on avait noté.
C'est qu'on a fait toute la page Wikipedia, on a noté les réactions
que tu pouvais avoir vis-à-vis de certaines entreprises, etc.
Et c'est vrai que c'est assez étonnant, ça, que même, en fait, dès le début,
ce n'est pas ton passage à Apple qui t'a fait avoir cet avis.
C'est que dès le début, tu étais déjà assez réticent du de l'Apple.
Oui, je n'aime pas la fermeture.
Et Apple est en panie fermée.
Donc, dans la Silicon Valley, c'est une anomalie Apple.
Parce que toutes les compagnies sont très ouvertes et il y a beaucoup de collaborations entre...
Je parle de l'Apple d'il y a 20 ans.
L'Apple de Team Cook a un peu changé.
Mais l'Apple de l'époque était très fermé.
Ils allaient parler en conférence.
Enfin bon, c'est l'Apple secret, c'est la culture du secret.
Et donc, on ne partage rien, on fait nos petits trucs dans nos coins et tout ça.
Donc ça, je ne me faisais pas.
Je suis plutôt Linux que Apple ou MacOS ou M Windows.
Et donc, du coup, ça ne m'attirait pas plus que ça.
En plus, ma première expérience avec Sea Jobs était moyenne.
Puisque j'ai rencontré la première fois en 2003.
On lui montrait, on lui faisait une petite démonstration d'une compagnie de l'époque.
Et on avait une heure avec lui.
On était tout fiers de faire la démo et tout ça.
Tout allait bien.
Enfin pour nous, tout allait bien.
Et lui, au bout d'un quart d'heure, il a décidé que ça allait pas bien du tout.
Il s'est levé, il a dit que c'est de la merde et il s'est cassé.
Donc, la toute première expérience avec lui était moyenne.
Mais bon, après, ça s'est arrangé, on va dire.
Accroyable.
Alors comment est-ce que c'est quand on est français et qu'on vit à la Silicon Valley ?
Est-ce que déjà à cette époque-là, c'est un endroit qui est très cosmopolite ?
Ou alors, est-ce que...
Tu sais, t'as l'air qu'il n'y avait pas beaucoup de startups.
C'est le début des startups.
En fait, les startups, ça fait très, très longtemps qu'il y en a dans la Silicon Valley.
Dans les années 90, il n'y en avait énormément.
Vous avez tous entendu parler de la bulle d'Internet en 2000.
S'il y a une bulle, c'est parce qu'il fallait qu'elle pète,
parce qu'il y avait beaucoup, beaucoup, beaucoup de startups.
Donc, depuis longtemps, la Silicon Valley est un endroit qui attire les étrangers.
C'est...
Enfin, depuis très longtemps, cette région-là attire des étrangers de toute façon.
Parce que pour moi, je fais remonter ça à la rue Everlor en 1848.
Donc, ça fait quand même un peu longtemps.
Mais donc, bref, la Silicon Valley, c'est quand même un melting pot.
D'accord, donc c'est une petite culerie.
C'est pas des paysais.
Donc, t'es pas des paysais.
T'es déjà avec un communauté française.
Bon, bien sûr, il y a 55 000 françaises.
55 000 françaises, c'est beaucoup.
Je dis toujours qu'il y a la moitié d'ingénieurs informatiques, l'autre moitié de boulanger.
Mais en gros, il faut nourrir tous ces gens-là et surtout avec du bon pain.
Et donc, voilà, on est beaucoup.
Et en fait, les accents sont terribles et on est habitués et c'est OK quoi.
Alors réellement, si on bougeait tous au Texas, ça serait plus...
T'as plus compris, si.
Je pense que, en tant que passionné technologie, on a peut-être tendance à idéaliser un petit peu ces moments-là.
Et la Régio, on a le même de la Silicon Valley.
Il doit y avoir forcément des mauvais côtés qu'on connaît pas.
Moi, je pense qu'il faut l'idéaliser parce que c'est un endroit absolument incroyable.
C'est un endroit absolument fantastique pour la création de la technologie à cause de ce melting pot,
justement à cause du fait que les gens viennent là, que cette ruée vers l'or,
qui aujourd'hui, la ruée vers l'informatique, la ruée vers les services,
la ruée vers, je sais pas quoi, vers Internet.
Mais je pense qu'il faut continuer à l'idéaliser parce qu'il y a toujours un esprit absolument extraordinaire de partage en dehors d'Apple.
Toutes les autres compagnies, à l'ESSFY, on s'est inspiré de partage.
Alors on va pas partager des secrets industriels, c'est pas ce que je veux dire.
Mais on est là pour faire avancer ce mubliques, en quelque sorte.
Il y a des discussions tout le temps sans fin.
C'est pour ça, c'est assez extraordinaire.
Et donc, pour moi, c'est toujours un endroit qui est comme ça.
On ne peut pas décréter une Silicon Valley.
C'est pas quelque chose, on me fait marrer en France.
On va se faire reproduire.
Quand on me dit qu'on va créer la Silicon Valley à Orsay ou à Saclay, ou je sais pas où,
bonne chance les gars, il n'y a qu'une chance.
Mais voilà, donc ça ne se crée pas.
C'est un esprit, c'est un fluide, c'est quelque chose.
Je ne peux pas l'expliquer.
Mais c'est extraordinaire.
Et en plus, il fait beau.
Est-ce que, malgré ce portrait idyllique,
il y a peut-être des trucs qui t'ont surpris quand t'es arrivé,
ou qui t'ont déçu,
ou maintenant, tu as passé un moment, tu peux nous dire,
qui sont moins biens,
ou alors tout est un paradis sur terre ?
C'est quand même un truc bizarre,
mais ça fait presque 30 ans que je suis là-bas.
J'ai pas du tout envie de partir.
Donc non, je ne vois pas de raison,
donc je vais pas dire.
D'accord, tu nous confiables dans notre fanatie.
C'est ça exactement.
Je t'entendais parler du contraste,
justement, que tu as ressenti tout de suite entre la Silicon Valley
et notamment la France.
Tu travaillais au CNRS.
Je suis dans un labo du CNRS, je faisais ma thèse à l'époque.
Et donc, j'étais dans un labo du CNRS.
C'était mon rêve de gamin,
donc j'étais très content d'être arrivé au CNRS.
Mais malheureusement, mon rêve s'est fondré en quelques mois,
parce qu'on m'a rapidement expliqué
qu'il fallait que j'arrête de collaborer
avec d'autres labos du CNRS,
ce qui est pour eux une aberration totale,
parce que la recherche,
parce que je faisais de la recherche,
la recherche c'est de la collaboration,
on n'en va pas être tout seul, on n'est pas des génies.
Enfin, c'est pas moi en tout cas.
Et donc, du coup, je voulais collaborer,
je voulais partager, je voulais...
Et ça, c'était ce qu'on m'a empêché de faire,
mais empêché de faire, en me disant
tu ne travailles plus avec machin à Grenoble,
parce que sinon, ils vont avoir plus de sous que nous.
Bon, alors je ne dis pas que c'est comme ça aujourd'hui,
j'en sais rien, d'accord ?
C'était il y a 30 ans, ça, donc je ne sais pas.
Mais il y a 30 ans, ça m'a complètement choqué,
donc je suis parti, je pouvais,
j'ai eu la chance de pouvoir,
parce que ça a fait d'autres choses
qui ont fait que des gens me reconnaissaient quelque part.
Donc je suis parti au MIT d'abord,
en cas où MIT, ce qui est un endroit mythique,
pour les gens qui font de l'informatique,
ils sont quand même attirés par le MIT.
Donc moi, j'étais assez content d'être parti au MIT,
c'était le mois de juin, c'était sympa.
Le problème, c'est qu'au mois d'octobre,
c'est Boston, l'MIT, et Boston au mois d'octobre,
il fait frais, il fait très très frais,
et avoir la pelle et la neige,
je ne m'attends pas, c'est moyen.
Donc du coup, c'est pour ça que quand on m'a appelé,
à ce moment-là, on m'a dit,
tu peux aussi venir à Stanford, en Californie.
Je suis dit, peut-être que je vais aller là.
Je ne connaissais rien, je savais que les noms étaient pas mal,
à MIT, Stanford.
Sinon, je ne savais pas plus que ça,
mais quand je suis débarqué dans la Silicon Valley,
et quand la deuxième semaine,
j'ai été dans ce club,
une sorte de petit club qui était fait
à Xerox Park,
tous les mois,
il y avait un truc qui s'appelait BKI,
qui s'appelle BKI,
qui est B-A-A-A-A,
et KKI, c'est Computer Human Interaction,
et il y avait ce club qui se réunissait
une fois par mois,
à Xerox Park.
C'est déjà Xerox Park pour un informaticien,
c'est un endroit où vous y aurez,
c'est très moche,
construit dans les années 70,
les buildings sont affreux,
mais c'est la mecke.
Vous arrivez, vous avez la chair de poule,
enfin, c'est pas possible d'être
de faire autrement.
Et donc, bon là, c'était déjà pas mal,
mais en plus de ça,
quand vous rentrez dans le meeting,
qui est là, et que vous voyez,
tous ces gars, il y a 100, 200 mecs dans la pièce,
et tous les gars qui sont là,
vous les avez plus ou moins cités dans vos papiers,
dans les machins, c'est des références, ils sont tout ça,
et puis ils parlent entre eux.
Ils sont, c'est plus que Disneyland,
c'est Mickey, Dingo, et tout ça,
mais ils parlent entre eux, ils font des trucs,
et qui sont excités comme
des gamins, c'est des mecs, c'est des vieux,
c'est des vieux de 50, 60 ans,
et ils sont là, ils sont des boîtes différentes,
ils sont de Microsoft, de Xerox, de HP,
et de machin, et ils parlent.
Et moi, je dis, mais j'étais au CNRS,
on ne voulait pas que je parle avec un autre mec
du CNRS, et là,
des mecs de boîtes différentes,
qui font des milliards, qui se battent à coûte milliards,
ils ont le droit de se parler.
Bon, je suis heureux.
Et rétrospectivement, tu sais, c'est quoi,
tu as vécu plein d'expériences du coup différentes,
c'est quoi ton meilleur employer ?
C'est moi.
C'est-à-dire que c'est les boîtes que j'ai faites,
évidemment, c'est celle des années
2000, parce que je m'amuse,
parce que je peux aussi,
je m'amuse à couper ma vie
en période de 10 ans, donc j'ai fait 10 ans de recherche,
après ça, j'ai fait 10 ans de start-up,
et puis après ça, 10 ans de
grosses compagnies. Et donc,
mes start-ups, c'était le truc plus rigolo. Alors,
en même temps, c'était le meilleur employeur,
parce que c'était nous, donc c'était, on faisait ce qu'on voulait,
donc ça, c'était sympa.
Mais c'était peut-être pas
la meilleure expérience.
On a fait des trucs rigolos,
la compagnie qui s'appelle Orb, qui était
une des boîtes que j'ai préférée faire,
tactiquement, un challenge extraordinaire,
des trucs très très compliqués,
trop compliqués certainement pour les gens,
mais pour les geeks, ils étaient contents.
Mais c'était vraiment super,
c'était vraiment une super expérience,
mais compliquée pour avoir des sous,
pour ma chère, enfin on en avait quand même
13 millions d'utilisateurs, donc c'était pas trop mal.
Mais après, quand on passe dans les grosses compagnies,
et que HP, la première,
HP c'est une compagnie fantastique,
c'est un des berceaux de la city,
comme Valais,
là on fait un machin,
avec la puissance marketing du truc,
on se retrouve avant de la première année,
80 millions d'unités d'un truc qu'on a fait.
Je veux dire, c'est pas les mêmes échelles.
Et puis après, bon, Apple 300 millions,
et puis après Samsung 1 milliard,
enfin bon, c'est du grand n'importe quoi.
Donc, mais du coup,
toutes les grosses boîtes que j'ai faites après,
donc HP, Apple et Samsung,
les trois, je me suis bien bien amusé.
Avec leurs avantages du coup,
et donc maintenant que ça fait quand même
un certain temps que tu es, tu dois, je pense,
un peu sentir des choses que nous on ne voit pas ici,
et tu dirais que c'est quoi parmi les GAFAM,
les... et autres,
je crois qu'ils disent FANG,
en anglais, pour les boîtes hype,
c'est quoi la boîte
qui tu dirais le plus la cote chez les développeurs,
chez qui tout le monde veut aller ?
Pas les GAFAM.
Ils ont plus la cote du tout, Google,
depuis un petit peu de temps déjà,
ils ont un peu baissé de régime,
et ils ont des petites casseroles,
des machins à mon Facebook,
ou je n'en prends le même pas.
Amazon, compliqué aussi,
Amazon dans la vallée,
et assez rigolote en fait.
Bon, il y a un scoop que je vais vous donner ici,
parce que je pense que je n'ai pas dit encore beaucoup.
J'ai travaillé à Amazon pendant
quatre semaines.
Ça y est, c'est très express.
Oui, c'était très express, c'est pour m'amuser.
Tout petit peu plus.
Donc,
c'est un truc
qui rigole au Amazon,
parce que c'est une boîte qui fait tout
pour ses clients.
Elle est absolument extraordinaire pour ses clients,
mais elle ne fait pas tout pour ses employés.
Et ça, c'était pour moi un choc,
parce que dans la Silicon Valley,
c'est quand même l'endroit
pour les ingénieurs, pour les développeurs,
c'est l'endroit des perks.
Ce qu'on appelle les perks,
on a tout, tout le temps, les avantages.
Des trucs incroyables, des trucs débiles.
Des trucs,
je ne sais pas, vous amenez votre sac de nage chale le matin,
vous repartez le soir, et les trucs repassés, plier,
machin, enfin, laver, plier, quoi.
Des débiles c'est pratique quand même.
C'est pas quand on pose à la capsule pour l'instant,
mais on va y afficher.
Donc, il y a plein de perks comme ça tout le temps.
Et je crois que Amazon, c'est la compagnie
qui a le moins de perks du monde.
Donc, un truc par exemple,
que moi depuis 30 ans,
j'ai dans toutes les compagnies que j'ai été,
c'est Free Lunch.
On nous donne à bouffer,
parce qu'on est là pendant quand même 12 heures par jour,
donc on nous donne à bouffer à midi.
Amazon, vous payez à bouffer,
et en plus, c'est dégueulasse.
C'est les radins de l'argent.
C'est des radins extraordinaires,
c'est absolument fabuleux.
Et un autre truc aussi, tout le monde a des tests là,
évidemment, on en a assez comme allé,
on a tous été cela,
donc à Palo Alto, je pense que c'est l'envoi où ils ont vendu toutes les tests là qu'ils avaient.
Et donc, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que tous, quand on va au travail,
on y va pour brancher sa voiture.
Parce que, bon, donc il y a tout le monde
à brancher sa voiture gratuitement.
Sauf, à ma vision,
ils font payer pour faire
charger ta voiture.
Et du coup, au bout d'un mois, t'en as une marre, t'as dit ?
C'est pas ça, t'en as une marre, mais ça m'a fait quand même marrer.
Il y avait d'autres problèmes qui étaient que,
c'était le management pour moi, était absolument incroyable.
Mais voilà, donc ça m'a bien amusé de pouvoir comparer.
Et c'était dans ma quête de faire tous les gars femmes, en fait.
Parce que je me suis...
D'accord.
J'ai travaillé un peu pour Google aussi,
pour mes en contrat,
comme ça, quand j'ai quitté Samsung.
Et puis le seul que je n'ai pas fait,
que je ferai jamais,
sauf le 1er avril dernier,
j'avais annoncé que j'ai réveillé chez Facebook.
J'ai envoyé ça.
Il y a une levée de boucillier.
Il y a 250 personnes à qui j'ai envoyé.
Il y en a 92% qui m'ont cru.
Et ça, ça m'a beaucoup combatté.
Parce que, vu comment je parle de Facebook depuis tout le temps,
ça m'a quand même étonné qu'il y ait 92% des gens
à qui j'ai envoyé ça,
qui ont cru que j'allais travailler chez Facebook.
Est-ce qu'il y en a qui t'en dit courage ?
Ah bah, ils m'ont dit félicitations sur tout ce qui m'a combatté.
C'est encore pire.
Donc voilà.
T'avais-tu écrit un bouquin qui s'appelle L'intelligence artificielle ?
N'existe pas.
Je dirais que c'est presque aussi putain que
que mes titres de vidéos YouTube.
Et c'est pas pelier.
Est-ce que c'est osé pour un chercheur en IA quand même ?
Bah ouais, parce que j'en ai marre.
J'en ai marre quand on raconte n'importe quoi sur l'IA.
C'est ça le problème.
Le problème, c'est que l'intelligence artificielle qui n'existe pas,
c'est celle dont on nous parle, en général, dans les médias.
Celle qui faisait les titres, je dois dire,
et j'espère que c'est grâce à mon bouquin,
que ça va un peu mieux.
D'accord ? Je dois dire que on a pu ces gros titres qui disent
que l'IA va nous tuer,
l'IA va nous remplacer,
ou l'IA va tomber amoureux vos IA,
donc il n'y a plus ça.
Donc ça a commencé à se calmer un peu,
mais c'était ce que j'appelais
l'intelligence artificielle de Hollywood,
celle des films, de la science-fiction.
Donc celle-là, effectivement, elle n'existe pas.
Et elle n'existera jamais.
C'est l'IA, ce qu'on appelle en anglais le AGI,
Artificial Generator Intelligence.
Donc celle-là, elle n'existera jamais.
C'est pas possible. Il ne peut pas y avoir d'intelligence
qui soit l'intelligence artificielle qui soit utile,
l'intelligence que nous.
Ce ne sera que des IA spécialisées du coup.
Du coup, c'est...
Je vais parler d'IA comme
une boîte à outils.
Une boîte à outils dans laquelle il y a plein d'outils.
Et donc les outils par définition,
ils servent à quelque chose.
Et les outils sont par définition très spécialisés.
Marto, Tournevis, Pince, voilà.
Et donc, c'est ça les IA.
Elles sont très spécialisées, elles font des trucs mieux que nous,
par définition, parce que c'est un outil,
mais elles les font
de manière très spécialisée.
On sait aussi
à Musiaillir, je te disais, ta fiche wikipedia.
Donc, on est tombés sur le truc
d'Apple, dans ton appareil, c'est-à-dire.
On est tombés sur le pourquoi
quand tu étais chez Samsung,
tu as dit devant le refus du groupe,
il démissionne, mais rapidement, rien boucher.
On a l'impression que tu ne n'hésites pas
à
monter la voix.
C'est-à-dire que
je suis la chance de pouvoir faire ce que je veux
depuis très longtemps.
Donc, quand il y a quelque chose qui ne me plaît pas,
je ne fais pas.
Donc là, en l'occurrence, il y avait un projet
auquel je le croyais vraiment.
On avait travaillé pendant 3-4 ans
avec une 60aine d'ingénieurs.
Donc, c'était quand même un gros projet.
on pensait que c'était un truc génial,
évidemment.
Je me présentais ça à Samsung
tout le temps, mais j'attendais que ça allait
en production.
Et un jour, on m'a expliqué que ça n'allait pas
en production.
C'est dommage.
La première chose que j'ai faite, c'est que
j'ai déménagé, j'ai été vivre à Seoul.
J'ai pris un appartement à Seoul.
J'ai été vivre à Seoul et tous les jours,
j'allais à la porte des chefs
de Samsung.
Donc, j'ai vécu et encouré
en hiver
pendant 6 mois.
À Toquette à la porte ?
Non, non, mais tous les matins, j'allais
faire chier pour...
prendre le truc.
Il l'ont pris.
6 mois. Je veux dire que ça m'a fatigué
d'être en 6 mois à Seoul, donc juste après
j'ai démissionné.
J'ai dit...
C'est bien, vous l'avez pris, je suis content, mais
je ne suis pas trop élu.
Mais alors, vous n'avez pas été re-embauché après ?
Il y avait mon président, le président de Samsung
qui m'appelait régulièrement
après que j'ai démissionné.
Mais c'est là où j'ai fait ma petite
incartade, donc j'ai...
j'ai pas fait du...
Mais j'ai Amazon.
Et c'est là aussi où j'ai pris mon bouquin.
Donc j'en profiterai, j'ai pris quelques mois
pour faire ce bouquin, parce que je ne suis pas
un écricard. Donc j'ai pris quelques mois
et du coup, j'ai pris quelques mois
de...
Et puis, il m'appelait,
il m'appelait, il m'appelait et bonnement
j'ai dit, ok, j'ai vu comment c'était
Amazon. Donc...
On n'avait plus de lynches propres en fait au bout de...
Voilà, c'est ça le premier.
Donc il fallait y retourner. Donc oui, je suis retourné
avec de nouvelles...
nouvelles conditions, on va dire.
Et une des conditions, c'était d'ouvrir un labo
ici à Paris.
Et donc c'est ce qu'on a fait, on a ouvert
un gros labo à Paris qui a pas mal
manché, qui était sympa.
Croyable. Et alors, aujourd'hui,
tu travailles chez Renault,
qu'est-ce qui t'as convaincu de revenir
à la mer Patrie ?
Je suis là
de temps en temps.
Je suis là, d'un à 100 aujourd'hui, dans le monde,
ça n'a pas d'important, ça va vous nez.
Mais qu'est-ce qui m'a convaincu ?
En fait, je suis Française, franchueur de base,
depuis 30 ans, je suis là-bas, mais
tous les mois, je reviens de toute façon.
Je suis toujours revenu depuis 30 ans,
au moins une semaine par mois,
juste pour bouffer de saucisson.
Il y a un argument tout à fait hors-solide.
Ça fait beaucoup d'avions, quoi.
Ouais, c'est pas bon pour mon bilan carbone,
mais bon, comme kilomètre.
Il y a combien de saucissons au kilomètre ?
Non, mais l'argument est bon.
C'est important.
Ça veut dire juste que je suis bien
Française, et surtout,
la vérité, c'est que, comme je disais,
j'avais mes périodes de 10 ans.
J'avais fini ma période de 10 ans dans
une grosse boîte américaine, dans ma tête,
en tout cas. Et je me suis dit,
qu'est-ce que je vais faire après ?
Je sais que je peux prendre ma retraite, je le sais.
Donc, je vais rendre
quelque chose à la France. Ça fait grandiose, comme ça.
Mais c'est vraiment
ce que je pense, en fait.
Je pense que l'expérience que j'ai acquise pendant ces 30 ans,
elle peut servir à quelqu'un.
Et en l'occurrence,
l'intensité d'automobile m'a tir depuis tout le temps,
de mes premiers brevets en 1996,
c'était la voiture intelligente.
Et donc, je pense qu'on peut faire des trucs sympas.
Évidemment, comme je disais tout à l'heure,
on a des modèles, la banane en acécle,
qui sont intéressants, avec Tesla, Lucid,
des choses comme ça.
Et donc, les vieilles compagnies automobiles,
celles qui ont plus de 100 ans, comme
les Renault et autres,
peuvent avoir besoin
de cette vision un peu disruptive
de ce qui se passe dans la vallée.
Donc, j'ai proposé ça.
Ça a été accepté.
Et puis, donc,
j'aime bien l'idée, effectivement,
de revenir à mener cette expérience,
et de remercier surtout la patrie,
quelque part, de m'avoir éduquée.
Parce qu'à la fin,
l'éducation du Joursus n'est pas aux États-Unis,
que je l'ai vu le sait ici.
Je ne sais pas, à propos d'éducation,
on a beaucoup de gens qui nous suivent ici,
qui sont potentiellement des étudiants
qui vont étudier l'informatique,
ou des personnes qui se interrogent
sur ce qu'ils vont faire plus tard.
Toi qui est ingénieur en intelligence artificielle,
tu dirais que c'est quoi aujourd'hui la meilleure façon
de faire les métiers que tu as fait ?
Faire des maths.
J'ai moé une nouvelle.
C'est faire des maths.
Non, c'est plus tard.
On ne te dit pas de...
Déjà, il faut être passionné.
Je ne sais pas si on a dit tout à l'heure,
mais j'ai commencé très, très, très tôt
à faire de l'informatique
de l'électronique et tout ça.
Donc c'est une passion,
ça, c'est clair. J'ai tripoté,
j'ai bidouillé, j'ai
piraté, j'ai fait tout ce qu'il fallait faire.
Et après, j'ai fait des études.
Et...
C'est ces études-là
que je trouve
intéressantes, parce que
on a...
On est les meilleurs en maths en France, dans le monde.
Il faut juste le réaliser, on ne se rend pas compte
parce qu'on aime bien se flageller en permanence
et se dire qu'on est nul.
On a les problèmes certainement dans notre système
unicatif, on laisse
beaucoup de gens et beaucoup trop de gens,
je pense que c'est vrai.
Mais ceux qui passent,
ceux qui passent, qui sont les élites,
on va dire ça comme ça,
on est les meilleurs en maths du monde.
Et c'est pour ça d'ailleurs qu'on est les meilleurs
en IA du monde, parce que
l'IA c'est les maths.
Encore que ce soit la logique ou les statistiques, c'est que des maths.
Et du coup, on est les meilleurs du monde, point.
Alors, déjà, il faut...
C'est motivant, quand on est français, du coup.
C'est motivant, mais c'est surtout vrai.
Et donc, arrêtons de nous flageller, arrêtons de dire qu'on est nuls,
on est les meilleurs, d'accord ?
Maintenant, on n'est pas les meilleurs en tout.
Mais en IA, on est les meilleurs.
Et en maths, on est les meilleurs.
Donc, aujourd'hui, pour faire
de l'informatique telle qu'elle est,
parce que l'informatique qu'aujourd'hui c'est de l'IA,
il faut pas se cacher les choses,
ben...
il faut quand même être pas trop mauvais en maths,
au moins comprendre les concepts.
Par contre, ce que je vais recommander,
qui est peut-être contre-intuitif,
c'est de ne pas apprendre un langage informatique.
Parce que ça, ça ne sert à rien.
Parce que les langages informatiques,
ils changent tous les 2, 3, 5 ans, d'accord ?
Par contre, apprendre la structure
de l'engagement, comprendre comment ça marche,
apprendre un peu le dessous, les architectures,
ça, c'est intéressant.
Apprendre un langage, ça ne sert à rien,
parce qu'un langage, il va y avoir 100 mots dedans,
peut-être 200, un jour.
Et c'est tout. Et ça, c'est super facile à apprendre.
C'est pas un objectif d'apprendre un langage,
mais ça va être une des étapes, finalement, sur le chemin ?
Ben, c'est... On fera le jour
où on aura à faire quelque chose, d'accord ?
Donc, ça ne sert à rien d'apprendre un langage
à l'école. Moi, j'ai appris le Pascal à l'école.
Je pense que je n'ai jamais programmé un Pascal.
J'ai appris le Fortran à l'école. Je n'ai jamais programmé
un Fortran. C'est ma vie.
Mais alors, est-ce que, peut-être, moi, je me remets
dans mes années d'études,
je suis... On tient, on d'accord,
que les langages qu'on étudie, même à l'université,
ne sont pas forcément ceux qu'on va utiliser
dans la vie. Mais il y a quand même
ce côté de manipuler les choses,
et donc d'avoir un truc,
mais de travailler sur un vrai langage,
de voir le résultat et d'avoir cette gamification
qui se crée.
Mais, ça, je suis complètement d'accord.
Je ne dis pas qu'il ne faut pas travailler.
C'est-à-dire que, au moment où il faut faire des projets,
énormément le projet, je vais faire en quelque chose.
Mais quelque chose n'a pas d'importance.
Ce qui est important, c'est de comprendre
ce qu'on est en train de faire. Donc, énormément,
quand on va me dire, bah, je suis fait un projet,
et j'ai qu'à appris le LISP, bah, je vais le faire en LISP.
D'accord, pourquoi pas. Mais bon, je conseille
plutôt d'essayer, quand on va me dire,
faire un projet, bah, va plutôt faire ton projet
dans le langage dernier qui est à la mode
en ce moment. D'accord, donc,
aujourd'hui, ça serait...
Je ne sais pas, je ne sais même plus.
J'ai ma script, peut-être.
Je pense, je pense.
Aïe.
Merci, en tout cas, d'être venu jusqu'à notre plateau.
On va encore découvrir, encore plus sur toi.
Dans la suite de cette émission, mais d'abord,
on le sait tous les ans. En septembre,
c'est la même organe Apple sort
un nouvel iPhone et Léo.
Tu vas nous en parler. C'est la chronique de Léo.
C'est parti.
Léo, tu as posé cette question.
Pourquoi Apple sort
à chaque fois de nouvelles de nouveaux iPhone
tous les ans ? Parce que ça a s'arrêté.
C'est pas tellement moi qui pose la question, mais chaque année
à cette période, je me fais flageoler
parce que je vais acheter le nouvel iPhone.
J'avais envie de vous partager
cette réflexion qui sera en partie le sujet
de ma prochaine vidéo, sauf que là, je n'ai pas de prompteur.
Je ne sais pas du tout comment ça va se passer.
De ta chiette pas. Aucune pression.
On est tous tous bien.
Chaque année, Apple sort un nouvel iPhone
avec ses nouveautés
et aussi qui font quasiment moins parler
que ce n'est pas. Il y a toujours des vannes,
on les connaît. Je pense que ces dernières semaines,
on a tous vu les vannes sur le capteur
de l'iPhone 12 qui est un peu déplacé sur la droite.
Ça fait l'iPhone 13.
Voilà, on y a le droit.
J'ai vu des tutos YouTube, comment faire l'iPhone 13
où tu as un gars sur Photoshop qui fait...
Et voilà, ça donne l'iPhone 13.
Évidemment, l'iPhone 13 que j'ai ici dans sa version pro
ce n'est pas que ça. Je pourrais vous parler
du nouveau mode macro photographie
qui permet de prendre en photo des objets de très près
qui est assez impressionnant quand il y a
la bonne lumière, quand il est dans les bonnes conditions.
Je pourrais vous parler du mode cinématographique
qui permet d'ajouter en temps réel du bokeh à la vidéo
ce qui est quand même impressionnant pour un smartphone.
On a un processeur qui fait bien tourner ça.
Je pourrais vous parler de l'écran 120h avec
capacité de rafraîchissement
de l'affichage adaptatif
en fonction du contenu. Je pourrais vous expliquer tout ça.
Le problème c'est que si je le fais maintenant
plus personne n'ira à voir ma prochaine vidéo
et faudra l'expliquer à mon sponsor.
Le sponsor justement c'est ce qui fait que
moi, chaque année, je me rends à l'Apple Store
à 10h du matin, day one
pour aller chercher mon iPhone comme un bon...
Ah tu vas en physique ?
Moi j'y vais à 4h du matin.
Je suis obligé parce qu'il y a la que à 10h du matin
vous ne le venez pas de bonheur aussi.
Il n'y a plus la que maintenant.
C'est le Covid.
Mais maintenant en fait on a des créneaux.
Moi j'ai 10h, 10h15 à chaque fois.
À l'Apple Store d'Opéra, je vais le chercher.
Il n'y a pas la que.
Ils ont supré malais que vous.
Ils ont supré mais ça faisait mauvaises pubs.
Pas fort à peu.
C'est incroyable.
Chaque année j'y vais à 10h
à l'Apple Store d'Opéra pour aller voir l'année prochaine.
Certainement en septembre, en octobre.
Je vais chercher mon iPhone,
un pigeon payé.
Donc ça fait quand même toute la différence.
Le problème quand on ne manque aucun iPhone
c'est qu'on finit par manquer de manque.
C'est à dire que acheter l'iPhone tous les ans
c'est adopter chaque nouveauté
une par une.
Et on ne va pas se mentir en général.
Elles ne sont pas forcément révolutionnaires.
Mais la question que je me suis posée c'est révolutionnaire par rapport à quoi ?
Dans mon cas par rapport à l'iPhone précédent.
Je pouvais me douter qu'en un an
il n'y allait pas avoir un changement de direction.
L'iPhone cette fois il a des roulettes.
Je pouvais me douter qu'il n'allait pas avoir une révolution.
A mille balles pièces.
La question c'est combien d'entre vous
change de smartphone tous les ans ?
Au fait maman, merci pour le conseil.
Ah oui lequel ?
Ouvrir l'assurance vie carac et par une patrimoine ?
Ah oui.
En 2024 le fonds euro de la carac m'a rapporté 3,50%.
Mais oui la carac s'occupe bien de nous et depuis longtemps.
Et nous avons un conseiller en patrimoine dédié qui change tout.
Et jusqu'au 31 mars, la carac me donne 50 euros si je verse 2 000 euros.
Et ça peut aller jusqu'à 1000 euros offert.
A la carac, on se bat pour vous.
Les taux passés ne préjuchent pas des taux à venir.
Taux net de frais avant prélèvements sociaux
Offre soumise à condition plus d'informations sur carac.fr
Mutuelle soumise au livre 2 du code de la mutualité.
Pas moi.
Mais alors depuis peu ?
Je sais ce que les gens vont dire.
Parce que j'ai développé un algorithme conversationnel
à partir de toutes les discussions que j'ai pu avoir sur Twitter.
Donc je sais toujours ce que vous allez dire.
Vous allez me dire, si ils veulent pas que je l'achète, pourquoi ils le sortent ?
La réponse est très simple, elle est partout autour de vous.
Pourquoi les marques de voiture en sortent régulièrement, même sans révolution ?
Pourquoi les marques de brossadeans continuent d'en inventer ?
Pourquoi on s'est pas tous mis d'accord sur un seul modèle de papier toilette ?
Parce que pour innover, il faut innover souvent.
C'est ainsi que fonctionne l'innovation.
Si toi, Mikot, tu me dis tiens, j'ai envie de prendre des biceps.
Parce qu'il est tout à ton honneur.
Ce qui serait peut-être nécessaire.
Je te le suggère, je le mets aussi.
Un coach sportif va plutôt te recommander
de faire 10 pompes tous les matins,
plutôt que de faire 100 pompes tous les trimestres.
Tu connaîtra une évolution qui sera assez faible.
C'est ainsi que fonctionne l'innovation.
Pour innover, il faut innover souvent.
Donc la raison pour laquelle Apple sort un iPhone tous les ans,
c'est pour... Il y en a plusieurs.
En réalité, je veux pas toutes les dire, mais il y en a 3 principales.
La première, c'est pour vous le vendre.
Si toi, tu as envie de changer d'iPhone tous les ans,
ils te remercient, ils seront très contents.
Mais c'est pas le seul cas.
Il y a peut-être quelqu'un qui a acheté un iPhone il y a 4-5 ans,
qui avait envie de changer en 2021 précisément.
Parce que son iPhone commence un peu à dater.
Il faut le proposer une solution qui est meilleure que l'année dernière.
C'est pas parce que moi, je l'ai acheté l'année dernière,
qu'elle mérite pas un rafraîchissement et d'avoir un iPhone meilleure que le mien.
Donc il faut répondre à cette demande.
La deuxième, c'est qu'il faut pas se laisser dépasser par la concurrence.
Parce que Samsung, etc. vont continuer
de lancer des smartphones.
On leur reproche pas, je sais pas trop pourquoi.
Apple est pas immunisé contre cette protection-là.
Ils sont en tête de pouf.
C'est de bonne guerre.
Il faut pas se faire rattraper par la concurrence.
La troisième raison, c'est que c'est ainsi que fonctionnent l'innovation.
C'est la road map qu'ils ont définie dans leur stratégie,
pour qu'à long terme, ils innovent.
Quand vous parlez d'innovation,
on peut faire des vannes.
Je ne suis pas en train de dire que c'est pas bien,
moi, ça me fait marrer, le truc du capteur, etc.
On peut vaner. Je vous laisse simplement apporter cette précision-là.
Quand vous parlez d'innovation,
ne regardez pas forcément un iPhone ou un produit avec son précédent.
Regardez sur 2, 3, 4, 5 ans,
et là, vous verrez qu'il y a une véritable évolution.
La question que moi, je te poserai,
c'est est-ce que tu penses que peut-être
ça va changer ces fréquences-là ?
Puisque on a vu peut-être au début
d'une intération ou d'une autre,
il y avait des gros changements.
Aujourd'hui, on commence à arriver sur du détail,
le détail qui va vraiment intéresser
les super experts de la photo, etc.
Est-ce que tu penses qu'il y a un moment
où ça, ça va changer, où à vie, ils vont faire un par an ?
Je ne crois pas et je ne pense pas que ce soit souhaitable.
Je pense qu'il faut changer
c'est les habitudes de consommation des gens.
Je suis très mal placé pour en parler,
mais après, c'est mon métier.
C'est auto-convaincu que, en fait,
j'ai été obligé d'acheter le nouvel iPhone à chaque fois.
Moi, c'est mon métier.
Mais je pense simplement qu'il faut que les gens
arrêtent de considérer que parce qu'un iPhone sort, ils doivent l'acheter.
Ce n'est pas vrai du tout.
D'ailleurs, en général, quand on me demande,
je recommande de tenir minimum 3 ans avec les enfants.
Je me suis fait violence.
Mais alors, vraiment, c'est vraiment
une parole de privilégier de dire ça.
Mais avant, effectivement, j'essayais de prendre
les derniers iPhones quand ils sortaient et tout.
Et là, je n'ai pas changé depuis 2 ans.
Et je pense que je vais encore tenir là.
Mais c'est 3 ans.
Sincèrement, en dessous de 3 ans.
Honnêtement, c'est grave d'en arriver à cette discussion
pour l'espèce humaine.
Mais quand on discute de ça, c'est quand même un problème.
Mais quand même, je suis content.
Et ça va très bien.
Le mois après, la sortie où tout le monde est
et là, avec son de votre truc, etc.
Et en fait, après, tout le monde s'en fout.
Au final, je tiffais très vite.
Moi, j'étais quasiment plus IP
quand j'avais trouvé une paire de chaussettes confortables
que par le dernier iPhone.
Non, je déconne, je suis quand même content
parce qu'il y a de vraies nouveautés que moi, j'adore.
L'écran, par exemple, c'est incroyable.
Mais je recommande vraiment de garder son iPhone
ou son même n'importe quel smartphone, 3 ans minimum.
4, 5 ans, vous pouvez tenir
aisément vraiment changer d'iPhone tous les ans.
Ensuite, ça, vous fait kiffer, faites-le, il n'y a aucun problème.
Je ne suis pas là pour dire aux gens
qu'il faut absolument tenir ce calendrier.
Faites ce que vous voulez, mais sincèrement,
je vous le dis de la part de quelqu'un qui change tous les ans,
ça ne sert à rien.
Parce que vous verrez un gap technologique beaucoup plus important
si vous attendez 3, 4, 5 ans.
T'inquiète, la mise à jour fait plus plaisir.
Est-ce que tu es sur le dernier iPhone?
Oui.
J'ai une question pour toi.
Explique-moi pourquoi on est iOS 15
et iPhone 13.
C'est une bonne question.
Parce qu'on est passé de l'iPhone 8 au 10.
Là aujourd'hui,
on est iOS 15
parce qu'on a commencé
en 2017.
Oui.
C'est un parent.
Ça, on est bien un iOS parent.
C'est ça.
Donc la seule raison, c'est parce qu'on est passé de 8 à 10.
Il en manque là.
Après, t'as des iPhone 4,
4, 4s, etc.
4, 4s sont pas sortis de la même manière?
Qui biaise?
Non.
C'est pas mal.
C'est une compression.
Je ne sais pas trop comment ça.
Je n'ai pas appris ma question.
Mais bon, quelque part,
pour les rois du marketing,
ça aurait été bien d'appeler le iOS
pareil que le iPhone, non?
J'avoue que je ne me suis jamais posé cette question.
Mais c'est pas vrai. Je te pose la question
sur iOS lui-même.
15 là.
Ça se passe bien?
Oui, pas toi?
Ça se passe pas bien du tout.
Pourquoi?
Il y a plein de bugs.
C'est absolument fantastique.
Le truc qui me dit que mon storage est plein alors que...
Ah, j'ai vu ce bug-là.
Je ne l'ai pas eu.
Je pense que tu cibles les gens.
Le dernier patch est modifié.
C'est marrant parce que je l'ai depuis la première bêta.
J'ai vu quelques bugs en bêta,
mais vraiment très peu par rapport aux autres versions d'iOS.
15.0 et pas terrible.
15.1 et un petit peu mieux.
Ça c'est un truc qui s'est bien réussi.
C'est le fait de faire des bêta
6 mois avant.
Je pense qu'on arrive à des niveaux de...
Je ne sais pas si c'est plus stable qu'avant.
C'est beaucoup plus stable qu'avant.
Au moment de la relise, c'est plus stable qu'avant.
iOS 14, iOS 15, les bêta sont beaucoup plus stable qu'avant.
Il y a une époque
où je suis vachement,
les nouveautés, on parlait des nouveaux iPhone.
Il y a des hype qui se fait.
J'ai l'impression, si c'est français.
Mais j'ai l'impression qu'il y a un peu le même phénomène
sur les nouvelles versions d'iOS.
Moi, j'ai une époque où je suivais tout.
Je regardais les vidéos
avec toutes les nouvelles fonctionnalités.
J'ai l'impression qu'on arrivait
à un tel niveau de maturité sur ces trucs
que je ne sais pas.
Ça me fait...
En fait, il faut qu'on finisse par accepter
qu'un smartphone et la technologie en général,
ce n'est pas de la science-fiction.
Quand on te présente un smartphone, on te présente un outil.
Donc, on peut
avoir envie de fantasmer
sur des fonctions comme Siri,
qui va évoluer le monde.
Il n'est pas que les gapes étaient très hauts.
Je ne crois pas, je pense qu'on vendait des trucs
qu'on considérait comme étant exceptionnels
et qui finalement n'est pas forcément changé notre vie.
Maintenant, ce sont des outils qui sont extrêmement maturs.
Et sincèrement,
quand je regarde le nouvel iPhone,
je ne suis pas ultra épais.
Je me dis que c'est un truc quand même...
Mais il n'est pas pliable.
Il n'est pas pliable.
Mais justement, tu fais bien de parler de ça,
parce qu'il y a des marques qui viennent
avec de vraies innovations de rupture
et qui ne sont quand même pas adulés par le public.
Tu regardes le Z Flip, le Z Fold,
surtout dans la dernière version, c'est quand même super zoos.
Ça a l'air pas mal.
Et de voir un smartphone pliable, au début, j'étais fou.
Et en fait, les gens, quand tu les sors de leurs zones de confort,
ils disent que c'est trop loin de ce qu'on connaît.
Mais d'accord, on va me faire des fois,
en même temps, il faut que tu sois content.
Quand Apple le fera, si jamais il le faut un jour,
là, ça ira.
Parce que quand Apple le fera, ils font du soft aussi.
Est-ce que toi, tu as toujours été
dans la team iPhone depuis le début ?
Depuis 2007, oui.
J'ai que des iPhones.
Mais évidemment, quand je travaillais chez Apple,
j'avais un Samsung.
Et quand je travaillais chez Samsung, j'avais un Apple.
Juste pour créer des conversations,
j'avais rien de...
Ouais, mais pour innover.
Mais honnêtement, c'est une bonne politique.
Ils n'ont pas de politique qui t'interdisent de toute façon ?
Justement, s'il l'avait, il faut la changer.
C'est exactement genre le truc qui est fait que
on est là pour discepter.
Et on distraite aussi par son comportement,
pas seulement par les innovations.
Il y a un truc que tu m'as appris,
qu'on pouvait entrer chez Apple,
sans signer de l'indier.
Ça, pour moi, c'est un mystère.
Ah ouais ?
Comme parquer le mystère.
C'était dans tes conditions.
Tu me demandes ?
Il lui a dit non ?
C'est pas pour moi.
T'as eu ta période aussi fable,
un peu comme nous, tu es exactement
toutes les évolutions depuis que t'as quitté la bâte
ou alors, tu as un désenchantement
qui s'est fait...
Moi, je sais que depuis 2011, il ne se passe pas rien.
Donc je le sais.
iPhone X, c'était bien quand même.
Oui, c'était aussi bien.
Je les ai, mais bon, il ne se passe rien.
De l'interessant.
Pourquoi tu changes tous les ans ?
Parce que...
C'est comme l'avion pour le saucisson.
J'aime bien cette philosophie.
C'est une très bonne philosophie.
Merci beaucoup, Léo,
pour pouvoir retrouver bien entendu ta vidéo,
qui entraînera dans plus de détails
bientôt sur ta chaîne.
Je suis complètement spoiler, mais effectivement,
il y aura beaucoup plus de détails.
Venez la voir, s'il vous plaît.
Sur ta chaîne YouTube.
Pour finir cette émission, on va passer sur un petit vrai ou faux,
ce qui est tout à fait un prétexte à discussion et débat.
C'est parti, jingle !
Ok, donc vous allez voir
des affirmations passées sur cette écran.
Parfois, qui seront plus adressées
à toi, Luc, parfois qui seront plus pour Léo.
Le jeu sait de déterminer si c'est
plutôt vrai ou plutôt faux.
C'est dans le titre. Vraiment, j'explique des trucs
super évidents.
C'est révolutionnaire.
Et on va commencer maintenant
avec la première affirmation.
Est-ce que, Luc,
tu considères que les Américains
sont de mauvais développeurs
en intelligence artificielle ?
Vrai ou faux ?
Ça dépend lesquels. Il y en a
des bons, il y en a des moins bons. Statistiquement,
statistiquement, plutôt moins bons.
Parce que j'ai dit tout à l'heure que les meilleurs
du monde, c'était des Français.
C'est vrai qu'on a cette impression que
dans ces secteurs-là, particulièrement
à l'Union, il y a beaucoup d'étrangers.
Il y a beaucoup d'étrangers. On va le voir
ainsi qu'en Valais, il y a beaucoup, beaucoup d'étrangers.
Dans mon groupe de Samsung, une centaine de
personnes, il y avait deux Américains.
Ah oui ?
Oui, donc oui, c'est pas...
T'as été sympa.
Tu les as, tu les as, minagés.
Madame Scherger, par exemple,
mon pote, qui est...
Je travaillais depuis les années 90.
C'est un excellent développeur
en intelligence artificielle.
Tout n'est pas acheté heureusement.
Léo D'oeuf,
est-ce que tu considères que
toi-même, donc Léo D'oeuf,
ne peut pas sortir sans ces AirPods,
sinon il se désintègre.
Tu les as.
J'ai mis AirPods, évidemment.
Soit les AirPods, soit les AirPods Max, mais
oui, en effet, en fait, ça fait partie des technologies
qui sont exceptionnelles, parce que
tu prends n'importe qui, ayant des AirPods.
Tu lui retires un mois.
Si un mois après, il va pas en racheter un peu.
C'est vrai. C'est impossible.
D'ailleurs, j'ai l'impression qu'ils l'ont prévu de base,
parce qu'ils ont une batterie de 6 mois.
Mais tout est parfait dans ces AirPods.
T'en as, Luc ?
Bien sûr.
On peut pas s'en passer. L'humanité ne peut plus se passer
les AirPods, il faut prendre conscience.
Il faut l'assumer, définitivement.
Il faut éviter que ça tombe dans les grilles, évidemment.
Il n'est pas obligé de parler de tout.
Tout les problèmes.
Il faut que je fais quelque chose qui fomale.
Ou là, ces images fomales aussi.
Ah oui, d'accord.
Ça date.
Oui, presque.
J'ai commencé à 13 ans.
J'aurais promis de créer à Ta Vannes.
13 ans ? Très bon ?
Je ne savais pas. Pas dans la tech, mais
la création de contenu est à 13 ans.
Dans la poésie, peut-être.
Dans le jeu vidéo.
Parce que si tu es une petite étape poésie,
je vais pas insister dessus, forcément.
Mais pour répondre à Ta Vannes, tu vas commencer,
moi, je n'étais pas né encore.
Donc...
Une bonne lutte vraie ou faux.
On peut être ingénieur,
gagner 200 000 euros
par an et être SDF
à San Francisco.
Vrai ou faux.
C'est vrai. Ah ouais.
C'est quand même hallucinant.
SDF, il faut pas exagérer, on pourra toujours
trouver un petit truc en colocation.
Mais c'est absolument incroyable.
C'est...
C'est un des problèmes de la Silicon Valley.
Tu parlais tout à l'heure des problèmes.
Une question, c'est vrai que si on réfléchit bien,
ça, c'est quand même un problème
qui ne surpare la mixité sociale, on va dire.
Parce que...
Tout le monde est millionnaire.
Du coup, personne millionnaire.
Oui, tout le monde est millionnaire.
Du coup de la vie.
A Palo Alto, le coup de la vie est incroyable.
La moindre petite barraque de merde,
c'est 3 millions de dollars.
Donc c'est compliqué.
Pour...
Effectivement, si tu fais pas partie de la tech
et si tu travailles au Macdo de Palo Alto,
tu n'habites pas à Palo Alto.
Bon, ça re-utilise un petit peu.
Bon, du coup, j'imagine que les salaires, etc.
ça adapte.
Mais effectivement, pour avoir des...
Moi, j'avais un cousin qui était à San Francisco,
il me parlait des salaires.
Il faut pas transposer parce qu'en fait, c'est incomparable.
Mais ce qu'il faut comprendre, c'est que les 200K,
déjà, ça n'existe pas, t'as pas de développeurs
qui gagnent 200K.
Les gens qui sortent de l'école,
tu les embauchais à 250K.
Donc 200K, ça n'existe pas.
Tout j'ignore, ouais.
J'imagine que, présentement,
très haut.
Et pour Léo, vrai ou faux,
les services, alors beaucoup plus sérieux,
les services de livraison de course
en 10 minutes, répondent à un vrai besoin.
C'est bien, c'est dans mon actualité,
ça répond à un tweet que j'ai fait
où je disais que je trouvais qu'on manquait
à Paris de services de livraison en 10 minutes
parce que là, j'en découvre un par jour en ce moment.
Tu vas dans le métro, elle est flingue,
gorillaz, machin, il y en a 10 000.
Je sais pas, je reviens ici, il y en a un des nouveaux.
C'est incroyable.
Dernièrement, je faisais juste une vanne par rapport à ça.
Et ce qui répond à un besoin, oui, je crois, ouais.
Moi, ça m'arrive quand j'ai vraiment besoin d'un truc express
que je suis en soirée.
J'ai rien à l'écours, c'est tout, ça m'arrive.
J'ai l'impression que c'est quand même très précis.
Il faut un alignement de planète pour que ce soit utile.
Parce que moi, on vous le franc-prix à 2 minutes.
Ouais, moi je trouve que c'est bien,
j'ai vraiment marché un peu de temps en temps
parce qu'on va tous retrouver aux baisses et à faire des trucs.
Moi, c'est la seule pause de ma journée d'aller marcher,
faire 300 mètres et revenir.
Moi, j'adore faire mes courses depuis que j'ai un bon supermarché.
Ouais, c'est ça, les supermarchés,
c'est vrai, les supermarchés à Paris,
aux cités d'Incent, c'est un peu compliqué des fois.
Mais tu vois, j'entendais sur France Info,
un jour, parce que je n'écoute que France Info,
j'entendais donc une réaction au fait
qu'il y avait effectivement beaucoup et de plus en plus.
Et j'entendais un gars qui disait,
oh mais tu ne te rends pas compte,
tu avais une omelette à faire
et il manquait le poivre
et le mec qui m'a amené le poivre
en 10 minutes.
Bon, bah toc toc le voisin,
est-ce que tu as du poivre ?
Oui, c'est vrai, je me souviens, j'ai cherché les autres.
Les réseaux sociaux virtuels maintenant,
donc on n'est pas sur le social.
On ne va pas voir le voisin, on ne connaît pas,
on connaît le voisin sur Internet, on ne connaît pas le voisin.
C'est vrai.
Mais justement, il te rend discuter avec Yordis,
parce que lui, il était plutôt dans le constat
que à quoi ça peut bien servir.
Mais effectivement, le cas en soirée...
En fait, moi, c'est à ce moment-là que je l'ai utilisé,
c'est quand j'étais en soirée et qu'effectivement,
il manquait peut-être un peu d'alcool.
Ah, il faut l'alcool ? Ouais.
Je n'aurais dit que c'était interdit, mais...
Si, si, si, tant d'un.
La livraison d'alcool en 10 minutes.
Donc, oui, il y a des casques de presse
dans lesquelles c'est utile, mais vraiment, à la base, je faisais une vanne,
que les gens n'ont pas compris, parce que tout le monde ne vit pas à Paris
et il y a des gens qui pensaient que c'était impossible
et qui m'ont dit « pourquoi pas, 100 minutes ? »
Ah oui, c'était marrant. C'était une sorte de filtre automatique à provinciaux.
Donc...
Paul-Luc, vrai ou faux,
la Silicon Valley est une bulle
dans le présent.
Je pense que c'est la Silicon Valley qui soit une bulle,
mais les choses qu'on fait dans la Silicon Valley,
de temps en temps, sont une bulle.
Et il y a un régistement qui se fait tous les...
6, 7, 8 ans, ça dépend.
Donc...
les choses qu'on y fait, sont des fois des bulles.
Et là, tu dirais qu'actuellement,
maintenant tout de suite...
Là, on est dans une belle petite bulle qui va péter
très bientôt,
spéculative sur les valorisations des start-ups.
Donc effectivement, là, on n'est pas loin
de ce qui se passait dans les années 99-2000,
quand ça a bien péter.
Super, que du kiff.
Attention, abonne-vous.
Toi, t'as pas des parts chez...
Non, Tesla, Apple...
Non, je ne sais pas...
Je vais les micro-parapels,
parce que ça me fait marrer.
Tu as acheté un truc Apple dès qu'il y a...
Pour le principe, pour le dire.
Ouais, c'est ça.
L'éovré ou fou, il y a encore
actuellement des acheteurs d'Ipod Touch.
Un début jamais.
Imagine que oui, s'ils sont encore sur le store.
Après, je ne comprends pas.
Je ne sais pas...
Quels sont leurs réseaux ?
Je ne sais pas, peut-être que quand t'as un enfant,
par exemple, t'as pas forcément envie de lui acheter un iPhone.
Ça n'a aucun sens, on est d'accord.
Parce que vraiment, le fonctionner de l'iPhone,
c'est juste le téléphone que tu as sur FaceTime et sur Facebook.
C'est une sorte d'iPod.
Tu ne peux pas acheter d'autres iPods, en fait.
Franchement, je n'en sais rien.
Moi non plus. Mais j'ai pensé, je me disais,
peut-être que tu avais une information secrète.
C'est d'ailleurs la question de savoir si ils vont en refaire.
Et moi, j'y crois un peu.
Mais sans être capable de te dire la cible.
Mais j'y crois un peu, ouais.
Mais je ne sais pas, toi. T'as déjà eu un iPod...
Bah non, toi.
Bah oui, j'ai déjà eu plein d'iPod et j'utilise tous les jours.
Mais est-ce que c'est les derniers iPod touch qui ressemblent à des iPhone ?
Ouais, c'est les derniers qui sont sortis.
Mais j'utilise comme télécommande de mes objets.
Donc il y a un peu partout dans la maison parce que c'est des télécommandes.
Oui, ça peut.
C'est un excellent browser.
Browser, app, machin et...
Pour un truc statique qui reste dans la maison.
Je pense qu'Apple sera très content de la pub.
Oui.
C'est une télécommande domestique.
C'est exactement dans le branding.
Et je...
Une seule app, oui.
Mono app.
Je sais, j'ai certaines télécommandes dans la maison qui sont aussi des Nokia 3620.
Je suis pas sûr d'avoir été né à ce moment-là.
Tu ne sais pas, non ?
Je ne te pense pas.
Alors, comment tu déclenches tes...
Tout de suite écran, je dis, c'est un monob, c'est un bouton.
Je dis ce comme bouton, mais je peux voir sur quoi j'appelle, c'est rigolo.
Et ça déclenche quoi, après ?
Deux trucs, parce que...
Il y a plein de trucs.
Il y a 219 objets connectés dans la maison.
Ah, tu te prèves dans ma tête.
Wow !
219.
Alors, parce que j'imagine que tu as dû te faire ton système, toi-même.
Parce que...
Ça va.
On le voit, un SMS.
Il y en a qui font ça, hein.
Qui déclenche des choses ?
Ouais, j'ai des SMS qui me sont envoyés quand la part du garage reste ouvert trop longtemps, par exemple.
Ça s'arrive de se voir.
Enfin, bon, les systèmes sont un peu compliqués, hein.
Parce qu'il y a tous les systèmes qu'on puisse imaginer, tous les systèmes de connectivité,
depuis X10, qui est un vieux, vieux système jusqu'au tout dernier,
les derniers bouteaux, c'est autre.
Alors, mais ça m'intéresse à l'heure de mon avis, parce qu'on a eu des tentatives ici d'essayer de connecter les trucs,
pour qu'il y ait du temps avant les émissions, etc.
Ça marche très bien.
Et...
Bon.
Justement, tu vas pouvoir m'expliquer ce que nous, on a raté, peut-être.
Parce que j'ai l'impression, en me lançant là-dedans dans la domotique, etc.,
de me prendre un mur d'incompatibilité entre les objets de trucs qui ne sont pas à jour de...
C'est exact.
...que...
C'est exactement aussi portable.
Donc, c'est pour ça que moi, j'ai fait mon propre système, hein.
Parce qu'il y a rien qui soit connecté.
Alors, on parle d'un truc qui s'appelle Mateur,
qui va peut-être arriver un jour, mais on en parle depuis 25 ans, hein.
Et Mateur, c'est le nouveau machin où Google et Apple se sont mis d'accord pour...
Ça, ils m'aiment Amazon et de tout ça.
Bon, alors on verra si Mateur va sortir ou pas.
Mais en tout cas, le problème, c'est effectivement l'incompatibilité entre tous ces systèmes en général.
Et bon, le fait que t'es Philips U, parle pas à t'es L'IFEX, L'AMPS, bon, j'ai pas quoi.
Donc, ça, c'est un problème.
Bon, maintenant, si tu sais tripoter un peu les machins et que tu peux flasher les trucs en mettant ton propre firmeur à ça...
Que d'énergie.
Que d'énergie.
Oui, mais à la fin, quand t'es 219 objets connectés, qui s'amusent et qui font le plus grand que t'envie qu'il fasse,
et que t'as pas à faire mettre tes volets toi-même, ça vaut le coup.
T'es fier.
Par contre, c'est très embêtant si t'as des enfants, parce que tes enfants, ils vivent dans Disneyland, globalement.
Et quand ils vont chez les autres gens et que quand ils rentrent dans les toilettes, les lumières, ça ne vume pas toute seule.
Comment elles participent à ça ?
Donc, ça, c'est un problème.
Pour t'expliquer, jusqu'où j'essaie d'aller, il y avait, on a des lampes qui sont connectées, qui sont faits par un peu de ce qui s'appelle Elgato.
Et que tu connais.
Et en fait, je me suis rendu compte qu'ils n'avaient pas de module pour se connecter à notre système de gestion qui s'appelle Node-RED.
Je sais pas si tu le connais.
Et du coup, je me suis retrouvé à être obligé de créer un module pour ce truc, pour connecter.
Et au final, ça marche même pas parce que...
Je te conseille aux Home Assistant, qui a le Node-RED intégré, évidemment, et qui marche avec Elgato Lamps.
Il y a du Jdom en France qui est assez réputé, mais en fait, je conseille plutôt Home Assistant,
parce que c'est un peu plus libre et facile à adapter et surtout, tu vas faire tout en local, ce qui...
Tu n'as pas de cloud.
Enfin, tu peux avoir le cloud si tu veux, mais...
C'est pas obligatoire.
Toi, tu es domotique, pas trop ?
Non, j'ai la question.
Tu peux pas juste la mettre sur une prise connectée ?
Oui, c'est possible.
Mais en fait, tu perds un niveau de...
Enfin, c'est-à-dire que là, je pourrais faire des profils avec différents niveaux d'intensité.
Je peux pas juste l'allumer et l'éteindre.
On est d'accord que ça peut marcher aussi, là, prise connectée.
Moi, je suis un peu domotique, mais ouais, j'avoue que c'est pas encore ça.
Mais...
J'ai que des lumières connectées, en fait.
C'est bien parce que ça te pousse, du coup, à aller fouiller, à être...
Je déteste ça.
C'est pour ça que j'adore Apple.
Je déteste fouiller ça.
HomeKit.
Oui, oui, HomeKit, qui marche plutôt bien, mais c'est quand même bien préconfiguré,
quand il y a assez peu de customisation.
Non, moi, j'ai juste des lumières connectées qui s'allument en bleu quand ils pleut dehors,
parce que je sais pas regarder par la fenêtre avant de sortir le chez moi, donc voilà.
C'est bon, mais écoute, ça, pour moi, c'est une automéne tiation.
Et venant de toi, ça me fait très plaisir.
Ça, c'est utile, elle est pratique.
Oui, j'aime.
Pour toi, Luc, est-ce que c'est vrai que c'est dur pour un Français de trouver un job dans la Silicon Valley,
ou pas ?
C'est complètement faux.
Surtout, c'est un Français qui a fait des maths.
On retrouve sur les maths.
C'est quoi les jobs qui recrutent peut-être le plus en ce moment ?
Bon, attends, on va parler hors pandémie et hors Trump.
Donc, sous Trump, c'était compliqué d'avoir des visas.
Et puis après, avec la pandémie, c'est compliqué d'aller aujourd'hui jusqu'au 1er novembre,
vous n'avez pas le droit, les Français n'ont pas le droit d'aller aux États-Unis.
Donc, c'est comme ça.
Mais sinon, en général, les profits, c'est n'importe quel programmeur,
du web-designer, au gars qui va faire de l'IA avancé, au mec qui va faire des chip-designes.
Enfin, il y a du boulot.
Je pense qu'on est de manière récurrente dans les 20 et quelques dernières années.
On est en plein emploi.
Donc, on manque des développeurs.
Vous avez entendu.
C'est un message pour vous si vous voulez aller postuler.
Elle est pas chez Amazon, mais...
Vous voulez chez Amazon, mais vous avez une farnaquée.
Mais il faut acheter une machine à la véco.
Exactement.
Ça vient avec le pack.
Léo, est-ce que c'est vrai ou faux que, pour toi, tu penses que le téléphone pliant à de l'avenir.
On en a parlé tout à l'heure.
Je pense que c'est l'avenir.
Tu penses que c'est l'avenir ?
Ouais.
T'as testé le Z Flip.
Moi, c'est le seul qui est...
Ce comme ça, là, je trouve ça un femme, mais le clac.
Ça donne des souvenirs de l'époque.
J'ai testé le fold et le Z Flip.
Tu as beaucoup de souvenirs de ce T-Foc.
Pas du tout.
C'était un effet de style.
Je testais le fold.
Et toutes les versions.
Et bon, effectivement, pour l'instant, c'est pas...
C'est très bien fini.
C'est vraiment, ça peut être, votre smartphone de tous les jours.
Moi, il a quand même un gros défaut, c'est qu'il est sur Android.
Donc, ce qui le rend inutilisable par définition.
Mais sinon, non, je suis convaincu que ça doit être développé encore quelques années.
Ça fait que 3-4 ans qu'on a ce genre de produit.
Donc, c'est encore...
C'est bébé pour de la technologie.
Et ça apporte plein de usage.
Mais ne serait-ce que le fait d'avoir un smartphone avec un grand écran,
mais qui représente ça dans ta poche, c'est déjà une qualité exceptionnelle.
Donc, moi, je suis absolument convaincu que ça a de l'avenir.
Et je vais en parler autant qu'il...
Bien entendu, bien entendu.
...qu'on soit aussi convaincu que moi.
Abonnez-vous, c'est gratuit.
Luc, est-ce que tu penses que c'est vrai ou faux ?
Est-ce que tu es d'accord avec certains milliardaires comme Elon Musk ?
Un jour, on sera dépassés par l'intelligence artificielle.
Jamais.
Est-ce que...
Ah, mais j'ai une deuxième question.
Parce que ta réponse est claire et sans...
Et équivoque.
Univoque.
Pourquoi, comment c'est possible que des personnes qui sont aussi hauts, on va dire,
qui ont énormément de conseils,
comment ils peuvent avoir une position aussi latéralement opposée à l'étienne ?
Elon Musk n'a jamais fait d'un taux de vision statistique de sa vie.
C'est un excellent marketer, c'est un excellent tout ce que vous voulez.
Il a un visionnaire point de vue purement produit.
Il est extraordinaire pour plein de choses.
Il a monté des boîtes magnifiques, il fait des trucs...
Il fait faire des trucs magnifiques par plein de gens.
Mais lui, il n'a jamais fait d'hier, donc il ne sait pas ce que c'est.
Il a donc, il peut dire ce qu'il veut.
Puis on va très bien, d'autres façons que c'est un grand Pinocchio quand même,
ce qui s'est passé avec Tesla.
Je veux dire, il est en procès aujourd'hui.
Il a une question pour avoir raconté n'importe quoi,
et le fait que ça y est, l'autopilot arrive,
ça fait 6 ans qu'il dit que l'autopilot arrive.
L'autopilot est pas là, on est très très très très loin d'avoir des voitures qui condisent sous le sol.
Donc voilà, il ne sait pas de quoi il parle,
il fait un peu exprès parce qu'à la fin, il parle essentiellement de lui.
Ça fait vendre.
Et puis je pense qu'il lui fait un propos, en fait.
Il développe des technologies transhumanistes.
Je pense qu'il se positionne en défenseur pour ne pas qu'on soit rattrapés.
Il faut qu'on mette une puce dans le cerveau pour rester à niveau.
Ça va dans le storytelling, le marketing.
Ça va dans le storytelling.
Oui, mais c'est juste, enfin, en fin de fois, c'est surtout pour faire parler de lui et de ses compagnies.
Donc effectivement, dans celle-ci qui est assez rigolote,
parce que quand vous avez eu les deux petits cochons sur scène qui sont venus avec leur puce implantée,
et qu'il y avait un cochon qui avait la puce depuis longtemps,
et l'autre qui ne l'avait pas, et que le cochon qui avait la puce faisait des trucs extraordinaires comme coin-croin.
C'est quand même...
J'ai quand même vu la vidéo du petit singe qui joue à Pong.
C'était pas mal quand même.
Non, c'est énorme.
Quand tu regardes les gens qui travaillent sur le cerveau depuis une trentaine d'années,
je veux dire, la démo qu'il a fait avec le singe,
je veux dire, eux, ils les font avec les souris depuis 1820.
Je veux dire, non, qu'il faut arrêter les conneries.
Le fait est que ça fonctionne, parce que moi, effectivement,
de l'extérieur comme ça, en recevant les vidéos du web...
C'est un excellent marketer, je ne peux pas dire le contraire.
Il s'est très bien se marketé lui-même.
C'est génial, on a juste mon vote de vision, des choses.
J'avais rajouté une question.
Parmi les personnes très médiatisées,
les grands noms de la Silicon Valley, des GAFA, etc.,
c'est qui, on a parlé d'Alonmos, qui par certains aspects vous admirez,
mais aussi qui a visiblement par le défaite,
c'est qui, selon vous, qui serait le plus emblématique ?
Vivant ou décédé d'ailleurs ?
Qui vous inspirait, vous, le plus ?
Vivant, je ne sais pas, mort, je n'en ai rien.
C'est Doug Gunglebart, c'était le gars qui a inventé la souris.
Donc ça a la date de 1868, ce n'est pas d'aujourd'hui.
Mais c'était le gars qui, je pense,
il trouve que c'était mon voisin de bureau, un CRI, Stunt for Research,
c'était un gars absolument extraordinaire, il faut regarder,
aller sur Internet et chercher une vidéo qui s'appelle
The Mother of All Demoes, la mère de toutes les démons.
Et ça date de 1868.
C'est incroyable, c'est juste incroyable.
Alors la qualité de la vidéo est dégueulasse,
c'est le noir et blanc, machin et tout ça, le son est pourri.
On peut s'y la retrouver en même temps.
Mais elle est extraordinaire, c'est la vidéo parce que elle montre
Doug qui est dans une petite fenêtre,
sur l'écran, déjà avec une petite fenêtre dedans,
où lui, il est en vidéo-conférence avec un mec à Los Angeles,
il est à Stunt ford, donc en conférence avec un mec à Los Angeles,
et puis il bouge une souris avec un curseur sur l'écran.
Il y a des links qu'on peut appuyer,
qui sont des hyperlinks et des hyperlinks qui vont sur Internet.
68, Internet c'était la démo, c'est Doug Engelbart.
Et donc c'est lui, son petit clavier, tu vois à gauche,
il a un machin avec 5 petits machins, ça, ça n'existe plus,
la souris, un piano.
Donc c'est une sorte de petit piano effectivement.
Le clavier, puis tu vois la souris qui se trompe,
je pense que sous l'image qu'on a là, il y a son image à lui.
Enfin bon, il faut regarder, ça a dû être une heure à peu près.
C'est toute l'informatique moderne qui est apparue en 68,
qui est apparue dans son cerveau, il l'a fait,
parce que c'était des vrais systèmes.
Donc il y avait un camion en relais,
en haut des montagnes au-dessus de Stunt ford,
qui envoyait des trucs jusqu'à Los Angeles à 700 km.
700 km, oui.
Donc c'était assez fabuleux.
Donc Doug Engelbart c'était le visionnaire,
il est mort il y a 4-5 ans, peut-être on veut plus maintenant.
Et c'était un gars extraordinaire.
Eh ben génial, ça nous fait une bonne ressource,
on ne peut plus aller voir après l'émission.
Eh ben je vais vous en faire une dernière,
tu n'as pas le droit de répondre, c'est très important.
C'est quoi ça ?
Léo, selon toi, vrai ou faux,
Luc Julia est chevalier de la légion d'honneur.
Je pense que c'est faux.
Et c'est raté.
Je pense que c'est vrai, c'est du montage en régime, c'est vrai.
Qu'est-ce qu'il y a de Ququette ?
Je suis, je pense, le seul chevalier de la légion d'honneur
qui a reçu sa légion d'honneur sur une chemise à moyenne.
C'est incroyable.
Ce niveau de flex.
Flexing.
Et une dernière pour toi Luc,
est-ce que c'est vrai ou faux que tu as le contact de Yael Leca
et que tu vas nous le filer ?
C'est vrai que j'ai son contact et je ne vais pas vous le filer.
Bon, plus sérieusement, est-ce que c'est...
Vous vous coutoyez entre chercheurs de Lya ?
Bien sûr, bien sûr.
Lui, en l'occurrence, il travaille au moins un endroit, mais à part ça...
Oui, je n'ai pas précisé, mais donc il est directeur, il y a chez Facebook.
C'est incroyable.
C'est lui qui a relancé vraiment Lya moderne, on va dire,
celle qui est statistique.
Et donc c'est un ex-en-chercheur
et il a eu un prix récemment, d'ailleurs, tout à fait prestigieux,
le prix Turing.
C'est l'équivalent du prix Nobel pour les informaticiens.
Donc c'est un garçon extraordinaire.
Il est génial.
On est pas mal aligné sur le fait que l'intelligence artificielle
n'existe pas à celle de Hollywood.
Donc je pense que lui, il pense qu'il y a des choses qu'on peut...
Ça va se rapprocher un peu plus du cerveau que moi,
qu'est-ce que je pense moi.
Mais en gros, on est quand même pas mal aligné par rapport à ce que dit Elon Musk, etc.
Et c'est ce que je pense que tous les gens qui font de Lya pensent...
Les professionnels du secteur.
Les professionnels du secteur, ils pensent la même chose.
Mais Yann Lequin est vraiment, je pense,
le meilleur spécialiste de Lya du monde aujourd'hui.
Nous, on est tristes, mais on va se débrouiller.
On aura quand même son contact au valeur sous-voit un jour.
On se l'éprouvite.
Ce ne sera pas grâce à toi.
Ça s'appelle Yann, si tu veux.
Alors rien à voir.
Il est chef kebabiste, mais...
On peut éventuellement faire une nouvelle section
à la place de Baneperdue, que ça bug visiblement.
Mais quel...
Si elle soit, et j'espère que vous avez passé un bon moment.
Clairement, moi, ça faisait un moment que je voulais faire ça avec vous.
C'est toujours cool de voir des médias comme ça se lancer dans la tech,
qui n'est pas un secteur dont on parle tant que ça.
Je trouve en France, on commence à avoir pas mal de chaînes YouTube,
quelques médias qui se détachent, etc.
Mais ça n'a pas encore le succès que ça devrait avoir.
Du temps, merci.
En tard, on voulait tout avant depuis longtemps.
On s'est dit, aujourd'hui, c'était parfait.
Merci à toi, évidemment, Luc, d'être venu chez nous.
Avec plaisir.
C'est un grand honneur pour nous de t'avoir reçu.
Merci à vous, Viewers, de nous avoir regardés.
Merci beaucoup à tous les sub.
Alors là, j'en ai vu passer, j'ai pas pu réagir.
Mais il y a OSX 984 qui a offert plus de 140 sub,
ce qui est juste monumental.
On va venir faire des ménagements en Francisco.
Voilà, un petit déménagement qui est prévu.
On va vivre dans une roulette.
Merci énormément à toi, ça fait trop plaisir.
Et à vous tous, les rediffusions de Twitch sont bien entendu disponibles
en extrait sur YouTube et en podcast.
Donc vous pouvez aller voir ça dans Les jours à venir en Thierry Hugo.
Et mercredi prochain, on se retrouve pour l'émission underscore à 20h.
Merci beaucoup de nous avoir suivis.
On te suit sur ta chaîne YouTube et sur Twitch.
Ouais, sur YouTube, sur YouTube, principalement.
Sur YouTube.
Venez sur YouTube.
Je suis en train de te mettre un coup deresse sur Twitch.
Après, si tu dis ça, on fera que je passe des lives.
Donc, non, non, venez sur YouTube.
Je vais parler de l'iPhone 13 prochainement.
On va parler des MacBook qui vont arriver.
Parfait.
On va parler des AirPods qui vont arriver, je l'espère.
Et Luc, où est-ce qu'on peut suivre ton activité ?
Nul part, partout.
Sur mon YouTube, également.
Venez sur ma chaîne YouTube pour suivre l'actualité de Luc Julien.
Un seul endroit.
Non, mais tu fais énormément de passages en plateau aussi.
On n'a pas pu bien entendu parler de tous les sujets,
mais on peut aller revoir ton passage et combini.
Et partout, quel star française
qu'on a eu l'honneur de recevoir.
A très bientôt, à la semaine prochaine.
Salut tout le monde, la visite.