Femme de ménage le jour, traqueuse de pedocriminels la nuit

Durée: 38m36s

Date de sortie: 30/12/2022

Neïla Moore, et son collectif La Team Moore, s’est donnée une mission : combattre la pédocriminalité sur le net. À l’aide de faux profil sur facebook, elle chasse les prédateurs pour les remettre à la justice. Et ça fonctionne.

Un témoignage poignant, bien que difficile, auquel nous ajoutons quelques outils disponibles gratuitement à destination des développeurs de plateformes sociales, pour lutter contre la pédocriminalité en ligne.

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Pourquoi Banque Populaire est la première banque des entreprises ?
Je me posais des questions sur le partage de la valeur pour mes salariés.
Elodie, ma conseillère Banque Populaire, m'a proposé une solution d'épargne salariale sur mesure,
rapide à mettre en place et que je peux piloter en ligne.
C'était simple et surtout ça a fait des heureux.
Accompagner nos clients sur tous les territoires avec des solutions adaptées à leurs besoins,
c'est ça, être la première banque des entreprises, Banque Populaire, la réussite est en voulue.
Étude Quantar PMEP, mid-2023, Quatorze Banques Populaires, Première Banque des PM.
Donc on reçoit évidemment sur ce plateau.
Néla, j'espère que ça va bien.
Tu as regardé peut-être le début.
Oui.
Tu nous parlais du fait que sur cette partie des recherches Google avancées, ça pourrait être utile potentiellement.
Tout à fait.
Bon déjà, un grand merci pour l'invitation.
Ouais, non mais avec plaisir.
Merci, Mico. Merci, Fanny. Merci, Mathieu.
Mais de rien.
Alors nous, on a découvert ton histoire en faisant nos recherches, etc. sur des articles, etc.
parce qu'il y a eu pas mal d'articles sur Vice, sur plein de trucs qui sont sortis.
Et j'avoue que moi, la première fois que Mathieu est venu me voir en me disant,
alors je vais te raconter l'histoire de quelqu'un qui bénévolement fait de la trac de pédocrinelle.
Je me suis dit, wow, ça existe.
C'est fou quoi.
C'est les gens doivent pas avoir l'habitude comme de ton histoire.
Alors déjà, il faut rappeler qu'on fait pas de trac à proprement parler
parce que ça va les mettre en position de victime pour replacer les gens au bon endroit.
C'est-à-dire que les prédateurs, eux, tracent les enfants, les mineurs sur les réseaux sociaux, les gens en ligne, etc.
Donc nous, en fait, on se qualifie d'intercepteurs en créant des faux profils d'enfants sur Internet.
Donc on se fait passer pour des enfants, l'AMDA.
Et on attend d'être contactés par ces individus.
Voilà.
Donc l'idée, c'est qu'évidemment, on puisse un peu revenir sur toute cette histoire.
Comment toi, tu t'es retrouvé dans cette position, c'est l'ancelant cette activité qui est quand même pas commune.
Moi, je connais pas d'autres gens qui font ça, donc ça va être hyper intéressant.
Et voir un peu comment vous procédez.
Est-ce que ça amène des résultats ou pas ?
Et puis aussi, l'idée, c'est qu'on puisse un peu parler de l'aspect technique,
de comment aujourd'hui, en tant que développeur et en tant que créateur de plateformes,
il commence à y avoir des outils vraiment très avancés pour détecter des comportements pédocrineaux
et éviter au maximum ce genre de choses sur Internet.
Vous allez voir, c'est hyper intéressant.
Il y avait des trucs avec de l'IA et tout.
Ça va être super cool.
Avant de commencer, est-ce que tu voudrais déjà nous dire quelle est ton activité ?
Dans la vraie vie, tous les jours, je suis femme de ménage à plein temps.
Donc voilà, je suis mère de famille.
Rien à voir, vraiment.
Rien à voir. J'ai trois enfants, une mère de famille lambda, une citoyenne lambda.
Tout simplement.
Et alors comment est-ce que ça a commencé ?
Comment tu t'es dit, je vais me mettre à essayer d'intercepter justement des pédocrinéles ?
En fait, tout a commencé lorsque j'ai découvert un reportage de CarZero qui s'appelle Zone Vortes,
les fichiers de la honte, qui raconte un réseau pédocrinénel.
On est en 1999, début des années 2000.
Donc un réseau européen où il y a des milliers d'enfants qui ont été identifiés,
donc violés, torturés.
On parle de bébés, d'enfants, adolescents, etc.
Donc vraiment un reportage qui est traumatisant.
Et de là, je me sais un petit peu enceigné, j'en ai regardé d'autres.
J'ai vu Viol d'enfant, La fin du silence, Élise Lucet.
Et à force, à force de chercher,
je me suis réveillée un matin me disant, c'est juste pas possible.
On ne peut pas rester les bras croisés.
On est dans un pays quand même où il y a des droits,
où il est censé avoir une protection de l'enfant.
C'est qu'il faut agir, il faut faire quelque chose.
Et donc on m'a rencardée sur la page Facebook de Steven Moore.
Donc il lui était l'enseur d'aller sur la question.
Et qu'il avait déjà commencé à créer son premier avatar,
son premier enfant virtuel qui s'appelait à l'époque Alicia.
Et du coup, moi je l'ai contacté en lui disant que je voulais agir aussi.
Et de là, il m'a expliqué comment faire un profil d'enfant
parce qu'il faut des codes, il faut savoir comment on fait, c'est pas un jeu.
Et en fait, c'est là que j'ai compris et j'ai réalisé avec tupéfaction
que lorsqu'on met un enfant virtuel en ligne, il est all pagué par des dizaines et des dizaines d'hommes adultes,
principalement des hommes, dont le but est d'avoir des rapports sexuels avec l'enfant.
Donc toi à ce moment-là, tu te rends compte que c'est un problème dramatique, ultra répandu
et qu'il est possible de peut-être essayer de faire quelque chose.
C'est ça, tout à fait. A notre rimbée chêle quoi.
Parce qu'on n'a pas de moyens, on n'a pas de financement, on n'a rien du tout.
Et on a décidé ensemble de monter un collectif et de montrer à travers différents reportages qu'on a pu faire,
différents médias, donner les clés, expliquer comment on fait sans se retrouver derrière les barreaux
parce qu'il y a quand même une législation à respecter.
Et montrer, enfin surtout montrer que ce fléau est persistent, il est partout.
Il faut faire de la prévention auprès des enfants, auprès des parents surtout.
Et montrer que notre justice est défaillante, que notre gouvernement ne fait rien pour mettre les choses en place,
ne fait rien pour protéger nos enfants.
Donc on est vraiment là pour dénoncer un système et pour essayer d'agir pour protéger des enfants.
Et alors tu commences comme en fait très concrètement ? Tu crées un compte ?
J'ai créé un compte. J'utilise mes propres photos, j'ai pris un des photos de mon visage que je vais rajeunir avec un filtre.
Donc je vais perdre 25-30 ans.
Pour plusieurs raisons, donc je ne peux pas prendre de photos de mineurs ou de personnes existantes pour ne pas être accusés
de surpassants d'identité, de droits à l'image etc.
Ensuite je ne fais aucune demande d'amis et je ne fais jamais de demande de rendez-vous et surtout pas d'incitation dans la message
parce que sinon moi pour le coup je risque d'être accusé de provocation au délit.
Donc ça c'est très très important. Il faut laisser le prédateur rentrer en contact et le laisser lui même tomber dans sa perversion.
Il ne faut surtout pas l'inciter, il ne faut surtout pas répondre à ses avances etc.
Et le troisième point qu'il faut respecter qui est très important c'est que je rappelle qu'on est en France, on n'est pas aux États-Unis, né en Angleterre,
le Beijing n'est pas toléré ici. Donc il ne faut en aucun cas diffuser l'identité de l'individu
et mettre les captures d'écran sur internet c'est strictement interdit en fait.
Ah oui les captures de conversation ?
Oui c'est strictement interdit parce que pareil pour le coup on peut être accusé pour atteindre la vie privée.
La loi elle est très claire là dessus en France.
Donc toi tu crées le compte et c'est où tu ne fais rien ?
Je ne fais rien, je me comporte comme un enfant lambda. Donc je vais liker les pages de mes chanteurs préférés,
des trucs sur les animaux, sur mes youtubeurs etc.
C'est souvent sur Facebook où il y a d'autres réseaux ?
Alors principalement sur Facebook mais on essaie de se mettre un petit peu partout parce que évidemment les prédateurs sont partout, ils sont là où les enfants sont.
Et ça met du temps à créer un faux profil comme ça qui soit, comme tu disais, cohérent ou tu vas liker des pages,
tu vas peut-être réagir à des choses comme un compte Facebook normal, ça prend du temps ?
Bah non en fait en 20 minutes le profilé les faits vous pouvez avoir déjà une ou deux, trois demandes d'amis.
Après une fois que le compte il est nourri tous les jours etc.
Il faut en fait présenter que cet enfant il est réel.
Voilà, c'est un enfant qui a une vie donc il a des amis, il a une famille, il va à l'école, il a des hobbies, des animaux etc.
Donc il faut alimenter le compte en permanence, faire des publications etc.
Et ça fonctionne et heureusement que ça fonctionne à la fois c'est malheureux mais heureusement que ces prédateurs tombent sur nous et ça évite qu'ils arrivent voir de véritables enfants.
Et en moyenne au bout de combien de temps ?
Ils arrivent.
Oui, au bout combien de temps tu as des premiers comptes ?
Après la création du compte.
Alors au départ quand on a démarré ça va faire quatre ans qu'on existe, on existe depuis avril 2019.
Au départ en espace de quelques minutes on avait déjà des premiers, on avait des demandes d'amis.
Ça arrivait de partout, une, deux, trois, dix, quinze, vingt, trente, c'était très très rapide.
En deux heures on avait vingt, trente, quarante demandes d'amis.
Maintenant qu'on a fait énormément de médias, on a vraiment expliqué ce qu'on faisait, on a eu quand même beaucoup de résultats concrets.
J'ai l'impression qu'il y a eu une pression qui a été faite et ça a reculé quelque part les prédateurs sexuels.
On a toujours autant mais ça arrive moins vite.
Ça prend plus de temps, ça va prendre un jour, deux jours.
Et donc ça veut dire que toi à ce moment-là, ton emploi du temps c'est que la journée, tu es femme d'aménage, tu travailles normal.
Et le soir tu vas derrière ton ordinateur et comme ça tu te mets derrière ce compte d'enfants, tu vas discuter avec ces gens.
C'est ça tout à fait.
Mais il faut respecter un train de vie d'enfants, c'est-à-dire qu'il faut que je sois connecté après l'école, le mercredi, les week-end et les vacances scolaires.
Encore une fois pour rendre cette fillette vivante.
Ok. Et donc tu le disais il faut pas le provoquer mais j'imagine qu'il y a un moment où comme tu disais dans leur perversion ils vont vouloir créer un contact, une rencontre.
Oui.
Et alors, toi tu fais quoi ce moment-là ? Tu vas ?
Alors il faut comprendre deux choses. Déjà la loi, la loi française.
Nous on se base sur l'article 227-21 qui dit clairement que le fait d'un majeur qui fait des propositions sexuelles à minuit de moins de 15 ans, la peine est passée par deux ans de prison et de 75 000 euros d'amende.
Je crois, je me suis la plus déchiffrée exactement en tout cas, c'est deux ans de prison.
Si les échanges numériques sont suivis d'un rendez-vous, la peine passe de 2 à 5 ans.
D'accord.
Donc à savoir qu'il faut toujours que ce soit lui qui fasse la proposition de rencontre et pas nous encore une fois pour pas être accusé de provocation.
Donc il est arrivé mais ça c'est environ 5% de nos dossiers que nous nous sommes rendus au rendez-vous.
Donc j'en ai fait un abordaux en 2019 où je me suis déguisé en jeune adolescente.
J'ai pris les vêtements de ma fille, je me suis déguisé, j'ai mis une piruque si je suis allée au rendez-vous.
Et l'individu a tenté de m'embrasser et de là je lui ai expliqué qui j'étais, ce que je faisais etc.
Donc c'est pour montrer qu'au-delà des messages, il n'y a plus de virtuel, il y a du réel, c'est que ces individus se déplacent.
Est-ce que c'est toi qu'on voit en bleu tout derrière ?
Ouais, tout à fait, ouais.
Et donc là c'est le petit leprégi ?
Ça c'était dans un envoyé spécial, ça, ouais, on est en 2019 là.
Et à ce moment-là, du coup, quand tu confronters la personne, qu'est-ce que toi, est-ce qu'après le but c'est d'amener cette personne ?
Ah bah le but c'est qu'ils soient en prison.
Donc tu contaches la police ?
Alors là, à l'époque, on est au tout début, à l'époque nos relations étaient très ambigues avec les forces de l'ordre,
ils n'étaient pas du tout ce qu'on faisait, ils disaient que c'était illégal, ils nous traitaient dans la loi.
Et on a résisté, on a démontré que ce qu'on faisait c'était dans les clous.
Et depuis maintenant, je passe directement par les procureurs, on fait des signalements en procureur
et les individus sont arrêtés et condamnés dans la plupart du temps.
Alors c'était la question que j'avais, c'est sur le, est-ce que tu as des chiffres un peu sur combien ?
Alors on a envoyé environ 110 dossiers à travers le monde, donc pas uniquement France,
donc c'est tous les pays francophones, donc France, Suisse, Belgique, Canada évidemment.
Là on vient d'envoyer un signalement en Italie ou au Salvador, donc on sait pas ce que ça va donner encore.
Des retours que nous avons, il faut comprendre que vu que nous ne sommes pas la réelle victime,
puisque la victime n'existe pas, on n'a pas de retour.
Donc c'est au bon vouloir du magistrat ou du publicier de nous donner les suites de l'enquête, des condamnations,
ou alors on voit les suites dans la presse.
Nous avons effectué 73 arrestations, dont 34 ont été condamnés.
Il y en a compris du sursis, il y en a qui dorment en prison actuellement, compris du ferme.
Donc ça fonctionne.
Mais il a fallu se battre pendant des années pour faire comprendre que c'est des individus qui sont dangereux.
Tu disais constituer un dossier que vous envoyez au procureur,
ça veut dire quoi un dossier ? Tous les éléments que vous avez pu récolter ?
Alors il faut savoir que l'équipe, on est environ une cinquantaine.
Je profite de l'émission pour les remercier mille fois parce qu'il faut un travail juste extraordinaire.
On a donc des intercepteurs, ceux qui vont jouer le rôle de l'enfant virtuel, et il y a les enquêteurs.
Donc fouiller la vie du mise en cause, donc son nom, son prénom, sa ville, ce qui fait dans la vie,
tout ce qu'on peut trouver.
Donc encore une fois, comme je vous disais tout à l'heure en off, en open source.
Toutes nos recherches, on les trouve soit dans les informations qui nous donnent d'eux-mêmes dans les messages,
parce qu'il y en a qui se dévoilent beaucoup.
Ou voilà ce qu'on peut trouver sur Internet de façon complètement légale.
Parce que j'imagine que si jamais vous obteniez des infos illégalement, c'est ça.
Donc dans tous les cas, c'est impossible.
On discutait justement juste avant de cette étape là, de essayer de rassembler un maximum d'informations sur les potentiels agresseurs du coup,
et sur le fait qu'il y avait beaucoup de choses à faire sur losin.
Donc tu nous disais que dans le collectif, il y a des gens qui sont un peu informaticiens, etc.
Mais pas forcément.
Tant que ça, ce qui veut dire que si vous vous faites de losin, donc il y a cette discipline qui consiste avec des moyens techniques,
et c'est de trouver des informations accessibles en open source, et donc un moins d'avis qui serait recevable pour le tribunal.
Du coup, c'est important qu'il soit accessible en haut de bord.
Donc pour le procureur, il va faire ce truc sans suite.
Oui, il nous dira que les éléments ne peuvent pas les obtenir.
Donc ça ne sert à rien de la fait pas de...
Ça fera un vis de procédure, et puis il pourra s'en sortir avec son avocat.
Il ne faut pas se sortir.
Non, ne faites pas de bêtises, exactement.
Se sentir poussé des ailes.
En tout cas, on sait que nous, dans notre audience, il y a pas mal de gens dans la cyber, et notamment des gens qui font de losin.
Et donc qui vont être souvent très bons pour trouver des informations.
Donc si en tout cas, cette cause vous parle et vous voulez y consacrer de leur temps, je vois que dans le chat, il y a beaucoup de bravaux de l'impression.
Impressionnée parce que vous faites, mais...
C'est gentil, mais c'est rien.
On est de simples parents pour la plupart.
On est des bénévoles.
On montre juste qu'avec la détermination et la volonté, on peut arriver à faire quelque chose.
C'est énorme.
C'est énorme.
Et je sais qu'il y en aura plein en tout cas qui vous venront peut-être vous aller.
Donc c'est sûr qu'il y a des choses à faire.
Toi qui a vu cette évolution pendant quelques années, est-ce que tu vois que cette activité que vous faites actuellement, qui honnêtement est un truc qui devrait être de la police,
est-ce que tu vois que c'est en train d'aller dans le bon sens quand même ou aucun changement ?
À quel niveau ?
Au niveau de justement des réponses qui sont amenées par la police, des gens qui devraient faire ce que vous faites actuellement.
Alors ce qu'il faut savoir, c'est qu'avant, donc quand on a démarré tout ça, ils étaient seulement 20 cyberpatrouilleurs sur tout le territoire français,
à être à évalubilité, à faire ce qu'on fait contre 250 royaume-uni.
Alors il faut... je mets une petite parenthèse.
En fait, on se base sur ce qu'on appelle les pédorontheurs, donc les chasseurs de pédophiles en Angleterre.
On a pris leur modèle qu'on a adapté à la législation française, parce que là-bas les arrestations sont effectuées à 50%
grâce à des citoyens qu'on vous aime.
Et nous on aimerait pouvoir le faire ici et montrer que des citoyens lambda arrivent et peuvent aider la justice et la police
qui sont débordés et qui n'ont clairement pas de moyens parce que 26 cyberpatrouilleurs c'est juste ridicule.
Et avec la pression qu'on a mis ces dernières années à travers les médias et puis à force de prouver qu'on arrivait à faire condamner des individus,
ils sont le pourcentage de ces cyberpatrouilleurs et il est passé à 400%.
Donc là, ils forment des policiers qui sont habilités, etc.
Mais c'est pas suffisant.
Nous ce qu'on demande, c'est un cadre légal.
Nous on demande un cadre qui permet de travailler conjointement mais légalement.
Parce qu'en fait, ce travail commun, il existe mais dans l'ombre et nous on voudrait quelque chose d'officiel pour que ça aille plus vite.
Parce que des fois on va perdre du temps.
On va attendre des mois et des mois alors que ce sont des individus qui sont dangereux.
Beaucoup vont sur des sites pédoprenographiques.
Il y en a, on sait pas ce qu'ils font avec leurs enfants donc pour nous il y a urgence.
Donc voilà, il faut que la loi là-dessus a l'évolue.
Salut !
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en mettant une idée d'inviter que vous aimeriez qu'on reçoive.
Ça permet de faire remonter Endorscore.
T'es d'une fusée ?
Moi j'ai une question sur, on a vu parfois que tu vas à la rencontre des mises en cause.
Alors, honnêtement je sais pas si moi je le ferais et je le serai capable.
Vous prenez des précautions pour faire, enfin, qu'est-ce que, comment vous mettez en place ?
Comment s'organiser ?
Comment s'organiser ?
Comment vous organisez ce truc ?
On n'y va pas tout seul.
Alors déjà, voilà, c'est quelque chose qu'on essaye, enfin qu'on évite de faire maintenant,
puisque comme je vous dis maintenant, la justice prend le relais plus rapidement,
donc on n'a pas besoin de se déplacer.
Mais à chaque fois que j'y suis allée, j'avais toujours des gardes de corps qui étaient à côté de moi, pas loin.
On ne sait pas ce qui peut arriver, parce que dans les pays en anglo-saxon, il y a eu des drames,
il y en a, ils sont faits renversés par des voitures, il y en a qui ont pris des coups de couteau.
Donc voilà, après, on ne sait pas sur qui on peut tomber, donc on n'est pas des chevaliers.
Voilà, donc c'est pour ça.
Encore une fois, ce n'est pas un jeu.
Ça peut vite se retourner contre vous, s'il ne vous respectez pas les règles.
Et puis, c'est une activité qui psychologiquement est très difficile.
On est amené à avoir des choses qui sont juste horribles.
Alors nous, en tant qu'adulte, il faut imaginer un enfant qui reçoit des images qui sont juste indescriptibles.
Je me demandais, moi, parfois, j'imagine qu'il peut y avoir des envois aussi dans les affaires qui sortent un peu tout le temps.
Il y a cette prédiscution qui se passe avant une rencontre, un truc comme ça,
où on va demander des photos ou des trucs comme ça.
Comment vous faites, dans ce genre de cas ?
Eh bien, on ne peut pas envoyer des photos, parce que déjà, ce sera de la provocation, ce sera d'incitation.
On n'en a pas, donc on trouve toujours une excuse, en fait.
Il y a des choses que je ne peux pas trop dire, parce que s'il y a des prédateurs qui nous écoutent,
il ne faudrait pas que je dise toutes nos méthodes, on essaie de repousser au maximum.
Après, ça commence toujours par des photos, mais il faut comprendre que eux, ils les envoient de leur propre chef.
Ils envoient des photos de leur attributs, ils se masturbent devant ce qui pense être un enfant.
Et ensuite, souvent, il y a ensuite une menace qui va s'installer, donc qui va menacer l'enfant.
Tu dis rien à tes parents, sinon je te tue.
Et de là, souvent, on me dit oui, mais pourquoi les gamins vont en rendez-vous ?
Parce qu'ils n'ont pas le choix, en fait, parce qu'ils sont tombés dans un engrenage,
où ils n'ont pas le choix, ils ont peur, ils ne peuvent pas le dire à leurs parents, ils sont menacés,
ils sont complètement piégés, ces gosses, en fait.
Et si vous savez le nombre de familles que nous contactent par semaine,
parce que leur enfant a été piégée par un cibet apprédateur,
c'est juste hallucinant, c'est hallucinant.
Effectivement, c'est lourd comme...
Mais d'ailleurs, toi, tu disais que t'avais toi-même des enfants,
est-ce qu'ils connaissent la nature de ton activité ? Est-ce que tu multipliques ?
Oui, oui, bien sûr, ils savent ce que je fais depuis des années,
et moi, ça m'a permis de faire de la prévention auprès de mes enfants,
parce que ce que je trouve malheureux, c'est qu'en tant que citoyenne, je ne savais pas tout ça.
Et si je ne faisais pas cela, j'aurais jamais pu prévenir mes enfants,
parce qu'on n'a aucun outil, on ne nous explique rien, on nous dit rien,
et on ne sait pas que ça existe,
ou alors c'est un problème que beaucoup, on ferme les yeux, on le repousse,
parce que c'est un problème qui dérange, mais on n'est vraiment, vraiment pas informé là-dessus.
Est-ce que tu trouves qu'aujourd'hui, les parents sont suffisamment prudents
sur l'usage des technologies, des réseaux sociaux,
le fait d'avoir un portable très jeune, des contrôlés ?
A la fois oui et à la fois non.
Il y a des parents qui vont être très prévenants, qui vont utiliser ce qui existe.
Nous, on préconise souvent l'application Family Link de Google, qui est très bien,
donc qui n'est pas encore assez poussée, mais qui permet déjà de veiller son enfant
à savoir les...
Le contrôle parental, en fait.
Il y a le contrôle parental, il ne peut pas installer les applications
qui veulent sans l'autorisation de ses parents, etc.
Mais moi, c'est ce que je dis aux parents, c'est qu'on ne peut pas laisser
un appareil numérique dans les mains sans lui avoir donné les codes.
C'est comme quand on apprend un enfant à faire du vélo,
on lui explique que le code de la route internet, c'est la même chose.
Après, il y a les parents, je m'en foutiste.
Je donne l'appareil à mon enfant, j'ai la tranquillité,
je ne sais pas ce qui se passe.
Et ça, malheureusement, c'est des profs faciles pour les prédateurs, en fait.
Il y a justement beaucoup de ces choses-là qui se passent sur ce terrain qui est internet.
Et une part de l'action qui peut être faite,
c'est évidemment la justice, c'est aussi les développeurs,
finalement, les gens qui créent les plateformes, les citoyens, etc.
puisque c'est beaucoup là où se passe cette discussion.
Donc ça nous a donné une idée de cette rencontre avec toi,
c'est de regarder un petit peu justement,
quel étaient les outils qui avaient été développés
pour essayer de lutter contre ce phénomène de la pédocrinalité.
Le premier qu'on a trouvé s'appelle PhotoDNA,
c'est sans doute l'un des plus anciens.
Donc il est développé à partir de 2009 par Microsoft
et le Darmouth College aux États-Unis.
Alors comment ça fonctionne ?
Donc en fait, l'outil va créer un H.
Donc c'est une signature numérique unique qui correspond à chaque image.
C'est un H qui n'est évidemment pas réversible.
Donc le fait de partager des bases de données avec ces H-là
ne permet pas de retrouver la photo d'origine, évidemment.
Mais en tout cas, quand on est éventuellement en train d'analyser
un disque d'un suspect ou quelque chose comme ça,
ou une clé USB, peu importe,
on peut regenerer ces H et les comparer
avec cette base de données immense de photos
pour vérifier si justement il y a des trucs incriminants.
C'est assez malin parce que ça n'utilise pas des technologies
de reconnaissance faciale, ça identifie personne.
Enfin voilà, c'est assez léger,
ça fonctionne tout simplement avec le volume de base de données d'image.
Alors il semblerait que ce soit quand même pas mal efficace
pour lutter sur ces grosses plateformes,
en tout cas les gens qui y ont accès
pour lutter contre l'exploitation des enfants.
C'est utilisé par tous les réseaux du monde.
Donc Gmail, Reddit, Discord,
les services de Microsoft, Facebook, Twitter.
Et c'est même utilisé pour d'autres usages
comme la lutte contre le terroriste.
Photo DNA a par exemple,
permis de supprimer des vidéos d'Al-Qaeda
sur Facebook en 2008.
Oui, en 2018.
Et en 2021, Google a fait 6000 rapports
concernant des images d'exploitation infantiles
grâce à photo DNA
et supprimer apparemment 270 000 comptes utilisateurs.
600 000 rapports.
Ah oui ?
Oui.
Je dis combien moi ?
6000.
À l'échelle de Google, ça aurait été bien.
Oui, ça aurait été pas tant que ça.
Oui, pardon, je récapitule, en 2021,
Google a fait 600 000 rapports d'images qu'ils ont détectés.
Et 270 000.
Ils ont supprimé 270 000 comptes utilisateurs quand même.
Ah ouais.
Ça fait un volume.
Oui, mais le problème c'est qu'ils suppriment ces comptes
et ils repoussent comme des champignons le lendemain.
C'est comme les sites pédopornographiques
qui vont être fermés au point A, ils vont rouvrir au point B.
Ça fait du rémonitarié.
Après, pardon, je rebondis,
mais le gouvernement a mis en place,
enfin, le FISC a mis en place un algorithme,
on est en 2020, je crois,
qui permet de détecter sur les réseaux sociaux
les fraudeurs PISCO.
Donc là, ils mettent les moyens en place
quand il s'agit d'argent,
mais par contre, pour mettre un algorithme
qui permettrait d'éviter une caisse que les pédocriminelles
entrent en contact avec des enfants,
ça, ils ne le font pas.
Il y avait effectivement cette histoire de détection
aussi de piscine sur Google Maps.
Tout à fait.
Et effectivement avec des gros moyens.
Et voilà, comme tu dis, ça fonctionne bien là-dedans.
En fait, là où c'est différent,
c'est que pour le coup, c'est l'État directement.
Là, c'est des projets...
Et consortium privé.
Et puis même, souvent, ils sont gratuits.
Oui, c'est des associations qui mettent sa disposition.
C'est des associations qui sont soutenues par les grosses boîtes.
C'est jamais un État, en fait.
Il y a un autre nom qu'on a trouvé qui s'appelle le projet VIK.
Donc pour Victim First.
Et il est géré par une ONG,
International Center for Missing and Exploited Children.
Je sais pas si ça te le dit quelque chose, mais...
C'est un site qui, pour le coup,
a un fonctionnement un peu plus malin à évoluer
puisque, plutôt que d'avoir des bases un peu séparées
qui vont se recouper,
là, il y a une centralisation de tous les haches
qui ont été trouvées.
Donc, c'est plusieurs millions de haches de pédopornographie.
Et qui sont, directement, eux, pour le coup, en lien
avec les autorités américaines, le département américain, etc.
Et donc, ça permet de rassembler toutes les requêtes
pour les enquêteurs quand ils trouvent des disclosures,
des choses comme ça.
Ce qui est malin, c'est que PhotoDNA
a été à disposition gratuite depuis plusieurs années.
Et en fait, ils ont récupéré Microsoft leur à donner
à cette ONG qui s'est bien mieux géré ce genre de problématique
que Microsoft qui fait plein de trucs.
Donc, qui ont donné PhotoDNA,
ils ont pu en faire quelque chose d'intelligent.
C'est ça. Donc, sachez que si vous avez un site
ou une plateforme ou un truc comme ça,
on pourra vous donner accès.
Vous pouvez rentrer en contact pour faire justement
ce monitoring qui est hyper important.
Et le troisième projet qu'on a trouvé,
qui lui a encore plus avancé,
qui va se baser sur des techno-DIA, pour le coup,
c'est le projet Artemis.
Alors, à quoi ça sert ?
C'est pour tout site qui a du chat,
donc de la discussion, on disait,
c'est l'outil principal, finalement, où tout se passe.
Et Artemis va repérer des modèles de communication
dans les conversations avec de l'intelligence artificielle
entraînés à détecter ce genre de trucs.
Ils vont attribuer une note sur la probabilité
qu'un des deux participants essaye de se rentrer
dans de la sidduction d'un à d'autre.
Évidemment, on connaît pas les modèles
ou les mots utilisés, etc.
Ils n'ont pas les voilées parce que sinon,
il faut pas que ce qu'on tourne est système.
Et c'est utilisé déjà sur des plateformes
pour la sens à l'essai ?
Je sais pas à quel point c'est répandu et utilisé.
Nous, on l'a trouvé, ils n'ont pas une liste
avec tous leurs clients, j'imagine.
Donc c'est dur de savoir, franchement.
Mais en fait, ce qui est intéressant, c'est que pareil,
c'est une autre ONG, c'est Torn,
qui a récupéré et qui, en gros,
le but c'est de créer des outils pour lutter
contre l'exploitation des enfants.
Et en fait, si vous développez votre propre réseau social,
si n'importe quelle application,
vous pouvez les contacter et ils vont vous donner
les briques pour que vous l'intégriez
à votre site.
Alors en effet, je sais pas à quel point
il est mieux en place, mais c'est à dire que si vous-même,
derrière votre écran, vous mettez en place
ce type de plateforme, même dès le début,
si il n'y a pas beaucoup d'utilisateurs,
si de base il y a des gens qui vont échanger entre eux
et qui a potentiellement un risque,
vous pouvez dès le début mettre en place
ce genre d'outil.
Mais il faudrait que cet outil soit partout,
même sur Fortnite, par exemple,
parce que les prédateurs, ils sont là-dessus.
Il faut comprendre, ils sont sur Fortnite,
ils sont sur Roblox,
là c'est le jeu Fart des diamants,
ils sont sur Animal Crossing.
Je le rappelle, les prédateurs sont là
où il y a des enfants.
Ils sont partout, du moment qu'il y a un système de chat,
eux ils vont être là.
Et un point aussi important,
c'est que beaucoup se font passer pour des enfants.
Ça c'est vraiment le piège,
ils ont un discours enfantin,
ils vont se faire un faux profil
et mettre une photo d'enfants,
ils se font passer pour des enfants.
Ils vont adopter les tournures de frates, etc.
Exactement, ils vont, exactement.
Donc, ceux-là, ce sont les plus dangereux.
Donc, c'est-à-dire que toi même,
quand tu fais ton enquête,
tu dois en être conscient et pas te dire,
c'est bon, c'est un enfant, j'évite la discussion.
Tout à fait.
Et n'importe quel enfant peut tomber dans le panneau.
Et du coup, quand toi t'as tout compte,
tu parles avec toutes les personnes
qui t'abordent, même si c'est des enfants.
Je préfère le faire pour éviter qu'un vrai enfant
se tombe
dans...
Se fasse piéger.
Se fasse piéger, voilà.
Je préfère que tu t'aies toutes les demandes d'amis.
Voilà.
Et du coup, avec l'expérience,
tu arrives à repérer assez vite
à qui tu parles vraiment,
c'est-à-dire si c'est vraiment un enfant,
ou pas.
Parce que c'est possible que...

Oui, parce que...
j'arrive à...
Ils ont...
Il y a toujours leur perversité
qui est pas loin, en fait.

Donc, on arrive à les sentir.
On sait qu'un gamin de 12 ans
ne penseraient pas à ça.
Et par contre, je voudrais encore rebondir
sur les plateformes.
Je rebondais beaucoup de soir.
Il s'est tombé.
Donc Steven Mour, celui qui a
l'initiative du collectif de tout ça,
donc il est basé à la réunion,
a rencontré Emmanuel Macron en 2019.
Pour les parler de nous.
Emmanuel Macron nous soutenait.
Disait qu'il avait besoin
de l'enseir d'alerte à le canot, etc.
Et il a dit,
on change la loi
et on met la responsabilité
sur les plateformes.
On est en 2022.
Il n'y a jamais les choses
n'ont pas évolué à ce niveau-là.
Les plateformes sont censées coopérer
avec la justice
et les hébergeurs d'accès aussi.
Rapidement, normalement.
Normalement, rapidement.
Mais il faut savoir que,
lorsque un policier
va faire une demande
d'adresse IP à Facebook,
il a une réponse au beau-tix-semaine.
Alors, effectivement,
on en avait un peu discuté.
Et il y a un peu des mauvaises élèves,
il y en a certains
qui ont des plus faciles
que d'autres d'avoir des réponses
de modération.
C'est clairement intéressant
de savoir qui fait
mais qui ne met pas les moyens.
Elle ne fait pas le taf.
Je reprends des questions
que j'ai vues passer dans le chat.
On est désolé,
on n'a pas pu évidemment
tout relever.
Mais il se demandait
si la diminution
que tu observais
sur le temps que ça prenait
pour avoir des premières demandes
des connexions suspectes, etc.
Est-ce que tu penses que c'est
du à l'effet
que vous avez
ou que la justice peut avoir?
Ou est-ce que
il n'y a pas un risque que ce soit
eux qui commencent à capter
vos méthodes?
C'est le but aussi.
Le but est à la fois
de leur faire peur,
de leur faire comprendre
qu'on est là
et qu'il ne soit plus en mesure
de savoir avec qui.
Il parle avec un véritable enfant
et il parle avec quelqu'un
de notre groupe.
Le but est là,
le but est de les faire fuir
et le but est de leur montrer
qu'il y a des condamnations
qui tombent.
Maintenant, les gens dans mon prison
n'ont pas fait des propositions
sexuelles.
Est-ce qu'ils pensaient être
un enfant?
Le but est là aussi.
C'est de semer le doute
dans leur esprit.
C'est ça.
Une autre question
plus précise,
c'est
est-ce que pour les photos
de ton compte,
tu ne pourrais pas utiliser
par exemple 10 personnes
de la zone à la tête?
Non, parce que je dois avoir
entre 5 et 10 photos.
Il faut que ce soit le même visage
parce que je fais plus de
photos dans plusieurs
environnements différents.
Donc je ne peux pas.
Ok, ok.
Intéressant.
Moi, je vais vous une question.
Ça te prend combien de temps
de faire ça?
Dans ta vie.
Dans ta vie.
Pour un intercepteur
qui est motivé
comme tous les membres
de notre équipe,
il passe environ 30 heures
dessus par semaine
à discuter
avec les pédocriminales
en moyenne.
Si on compte
les week-end,
les mercredis,
les après-midi
ou le matin avant de partir
à l'école,
c'est énormément d'heures.
Il y a des enquêteurs
qui passent beaucoup,
beaucoup d'heures.
J'ai réduit
parce que je cumule
deux enfants.
Donc j'ai plus le temps,
je parle très peu.
Et c'est vrai
que le monter les dossiers
et être au dissonné
tout le temps
à la gendarmerie,
ça prend du temps.
Mais c'est
des heures et des heures
par semaine.
C'est quasiment un plein temps.
Et psychologiquement,
ça doit t'impacter quand même?

Il y a des fois
où on n'a pas envie
d'ouvrir les messages.
Et on arrive quand même
à avoir une vie
qui arrive à quand même
cloisonner les activités
et avoir une vie de famille.
Ah ben je suis...
J'ai plusieurs rôles.
Je suis à la fois maman,
je suis à la fois nail amour,
je suis à la fois stélale,
je suis à la fois femme de ménage.
Voilà.
Il faut arriver
à gérer ces multiples vies
parce que
il faut se blinder aussi.
Quand on rentre
dans un rôle,
il faut savoir
mettre des barrières autour
et on en ressort,
on referme la porte, etc.
Et est-ce que parfois
tu dis ok,
là je vais faire une pause
parce que je sens que ça m'impacte
beaucoup trop
et pendant plusieurs semaines...
Ah ben oui, bien sûr.
Ah oui, je reste un être humain.
Non, mais c'est...
Oui.
Est-ce qu'il y a déjà des fois
où t'as eu peur
de te faire griller
par exemple dans une discussion?
Oui.

Oui, c'est pour ça
qu'il faut faire très attention
aux langages qu'on utilise.
On parle
l'adolescent,
j'ai envie de le dire.
Donc il faut prendre des cours.
Il faut se mettre à la page
parce que ça change tous les mois,
j'ai l'impression.
Il y a toujours de nouveaux mots
qui sortent.
Donc oui, j'ai eu l'impression
une fois de me faire griller.
Donc il faut faire vraiment attention
à comment on parle,
aux heures de connexion,
à ce qu'on a dit.
C'est pour ça qu'il faut garder
un journal de bord
et prendre des notes.
Non, c'est vraiment un travail sérieux.
En fait, ça ressemble à avoir
une légende
comme si tu faisais du renseignement.
C'est pas si t'as la légende,
tu dois la maintenir
et elle va être cohérente.
Ah ben c'est un peu ça.
Est-ce que tu te fais aider
par tes enfants,
du coup, pour ce langage,
être capable de...
D'être à la page.
D'être à la page, oui.
Ben sachant que je les entends
parler tous les jours,
c'est comme ça
que je décrypte.

Est-ce que
t'as déjà eu peur
de représailles?
Ah oui, parce qu'on a reçu
beaucoup de menaces.
Ok.
Donc c'est pour ça
que j'apparaît masqué.
C'est pour ça que je reste anonyme.
C'est pour ça que j'ai signé
le livre sous un pseudonyme.
Oui, bien sûr,
on a reçu des menaces.
Donc voilà.
Donc je...
Ce qu'on fait,
ne plaît pas à tout le monde.
Et parce qu'en plus,
tu me disais, je crois,
en offre,
dès que vous envoyez
un dossier à un procureur,
en fait,
là pour le coup,
il...
c'est pas possible
de l'envoyer anonyment,
si c'est possible.
Alors il faut savoir que
au départ,
on faisait ça de façon anonyme.

des fois ça passait,
des fois ça passait pas
et après ça passait plus.
Donc il a fallu
que tout soit envoyé
sur notre véritable identité.
Ok.
Donc il faut savoir que
les prédateurs
que nous dénonçons
savent nos identités.
C'est pas conséquent
parce que nos noms
figurent dans les procédures.
Mais c'est pas rassurant.
Et donc du coup,
ils sont allés...
C'est quelque chose
qui me dérange en soi.
Oui.
Il faudrait qu'il y ait
un système quand même pour...
Il y a un système
qui existe au Montréal,
qui est super bien fait.
Il y a un site internet
qui permet de dénoncer
n'importe quel crime,
de façon anonyme,
pour rentrer toutes les informations
que vous avez à donner.
Et vous êtes contactés.
Donc c'est anonyme.
Certains même vous payent pour ça.
Ils vous donnent de l'argent
pour vous remercier,
d'avoir permis
de la restitution de quelqu'un,
tout à fait.
Et le site est très,
très, très bien fait.
Nous, on l'a utilisé
pour faire arrêter un canadien.
Et j'ai trouvé ça génial.
Vraiment, on ferait que...
On s'en inspireait.
Ah oui, vraiment.
Tu parlais d'un livre?
Oui.
C'est celui qui vient de remercier.
Alors on a une version qui est très...
Presque finie.
Presque finie, exactement.
C'est pas ce que coller.
Donc je dois un peu le tenir
pour le maintenir unis,
n'est-ce pas?
Je ne sais pas si on peut le montrer.
Parfait.
Donc le titre,
les prédateurs sont dans la poche
de vos enfants.
Signé sous pseudonyme, évidemment.
Qu'est-ce que tu as bord dedans?
Alors dedans,
je raconte toute l'histoire
de notre collectif,
le pourquoi du comment,
et surtout ce à quoi
nous, on a été confrontés.
Donc ce à quoi
on apporte quels enfants
peut être confrontés.
Toutes les horreurs qu'on a vues,
les défaillances du système,
nos cogules, nos paix,
nos joies, nos victoires, nos défaîtes.
C'est aussi un livre,
surtout en prévention,
qui peut être très dur à lire,
parfois, parce que je ne leur
ne le rend pas sur les détails,
mais je suis là pour montrer une vérité,
pour montrer un fléau qui existe
et que tout le monde
doit en prendre connaissance.
Là, on est à l'approche de Noël.
Il y aura beaucoup de téléphones,
des zones de tablettes
et d'ordinateurs sous le sapin.
Il faut vraiment, vraiment que les parents,
elles écodent,
qui s'informent,
parce que c'est très important.
Encore une fois, les prédateurs
sont dans la poche de vos enfants.
Les prédateurs sont partout.
Il existe des moyens très concrets
que vous pourrez mettre en place,
donc sous les conseils de ce livre,
j'imagine.
Merci énormément,
en tout cas, de nous avoir partagés.
Un grand merci à vous.
Vraiment, un grand merci.
C'est super intéressant.
Je ne l'ai pas redis à chaque fois,
parce qu'il y en a eu beaucoup,
mais vraiment énormément de messages de...
Merci à tout le monde.
De remerciements aussi.
Et de bravaux pour tout ce que vous faites.
Et on continuera de suivre tout ça, évidemment.
Merci.
Merci beaucoup.
Et puis on va doucement conclure
cette émission qui était vraiment ruche.
Il est 21h, on va la mâcher.
Il est 21h.
Ouais, on est dans les temps.
Enfin, 9-2h.
Donc, c'était dans.
Mais il y avait plein de sujets divers.
Plein de sujets divers.
Super cool.
Donc n'hésitez pas à suivre tout ça.
N'hésitez pas à follow la chaîne Twitch
pour la prochaine émission dans 2 semaines,
on vous le disait.
On ne fait pas de pause.
Donc on revient.
Dans 2 semaines,
que d'habitude le 4 janvier,
où est-ce qu'on peut vous suivre?
Tiffany, tu commences.
Twitter.
Sur Twitter, Tiffany Souter.
Enfin, Arobas Tiffany Souter.
Arobas Tiffany Souter, parfait.
Mathieu Landos, Twitter.
Lambda.
Instagram.
Et Instagram.
Et Unoscortalk aussi,
puisque c'est toi derrière ce compte.
Oui, et je vais montrer les coulisses.
Ah, et je me suis dit que j'allais peut-être faire des photos
des différents mid-journées qu'on a dans le couloir.
Ah ouais, ben il est publié.
Et ils votent pour leur préférer.
Carrément, ben bonne idée.
J'ai eu cette idée.
Ben allez sur l'Instagram.
Unoscort.
J'essaierai de faire ça ce soir-là.
Et demain.
Et voter pour le meilleur mid-journée qu'on a généré.
Et où est-ce qu'on peut vous suivre?
Alors nous on peut nous trouver sur Facebook,
sur Telegram et sur YouTube.
Ça roule sous quel nom?
La team Mour.
La team Mour.
Surtout ces réseaux.
On vous souhaite une très bonne fin de soirée.
Et évidemment, joyeux Noël.
À bientôt.
Salut !

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