Pourquoi Banque Populaire est la première banque des entreprises ?
Je me posais des questions sur le partage de la valeur pour mes salariés.
Elodie, ma conseillère Banque Populaire, m'a proposé une solution d'épargne salariale sur mesure,
rapide à mettre en place et que je peux piloter en ligne.
C'était simple et surtout ça a fait des heureux.
Accompagner nos clients sur tous les territoires avec des solutions adaptées à leurs besoins,
c'est ça, être la première banque des entreprises, Banque Populaire, la réussite est en voulue.
Étude Quantar PMEP et Mie de 1023, 14 Banque Populaire, 1ère Banque des PM.
Bonsoir et bienvenue dans Underscore, votre émission préférée toujours à l'heure d'Orenavon.
On est sur un strict là.
On est sur un strict.
19h00, pétante.
Et ça c'est Tile, hein, c'est...
Oui, grâce à Tile.
Nous sommes en train de reconstruire notre image de Zéro.
Mais, en contrepartie, je me prends une prise pour le meilleur d'histoire.
Où Tile, il vient dans le bureau, il va faire Mathieu, tu vas en plateau maintenant.
Donc, la mousse, on se croit des déculottés.
Ouais, je suis en gueulée.
Et bonjour à l'outre-mer également,
puisque on nous dit qu'il est 13h chez certains du World.
C'est incroyable.
C'est assez beau.
Moi, je trouve ça très très beau.
Vous avez remarqué que nous étions comme la coutumée avec Mathieu.
Et Tiffany, ce soir, comment allez-vous ?
Très bien, on se chantait.
Moi, j'ai pressenti quand même que c'était un début d'une pré-émission un peu différente d'habitude.
Ouais, ouais, j'ai menti, je vais pas très bien.
Non, il y a une tension dans l'air.
Ça va pas du tout.
On a déjà un peu vécu avec quelques invités, mais là, elle est quand même particulière.
Ouais, je trouve ça étonnant quand même, parce qu'on pourrait se dire que...
Oui, ça change pas grand-chose dans notre travail au fond.
Une émission comme les autres.
Né, en fait, ce soir, comme vous le savez, il y a Jamy Le Gault qui va nous rejoindre tout à l'heure.
Et je veux pas mettre trop la pression aussi, mais on a une chronique sur laquelle on travaille depuis longtemps.
Je pense que ça a joué.
Et c'est un peu l'aboutissement de deux projets.
Et donc toi, Tiffany, tu es actuellement serène tranquille.
Si je peux rentrer chez moi tout de suite, c'est cool.
Tu m'appelles un docteur.
Non, mais on va pas tout que j'y reste.
Non, évidemment.
Il va y avoir un très très bon programme ce soir.
Vous allez voir, ça va être très cool.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, on a nos traditionnels petites news.
News de la semaine.
News des deux semaines.
Parce que sinon, sinon, c'est trop cool.
De mon côté, on est sur une news de...
Oui, dix ans et vingt ans d'anéarme.
Ça avec parfois, on n'est pas au top de l'actualité.
On a une petite latence, mais on garde que la crème.
C'est pour ça.
On commence par qui, Tiffany, tu veux commencer ?
Ouais, je vais bien commencer.
Petite news, j'ai lu ça il y a pas très longtemps.
Apparemment, Elon Musk, c'est un bruit de couloir.
Mais Elon Musk serait en train de construire sa propre hier.
Pour le petit contexte, il n'est pas très content avec la direction qu'il prend OpenAI.
Lui, il était à la base quand il faisait partie des fondateurs et qu'il avait commencé à financer le projet en 2015.
Il voulait, et c'est pour ça qu'il avait appelé Open, une intelligence artificielle qui était open.
Et forcément, il est parti de la présidence en 2018.
Après, OpenAI a fait un partenariat avec Microsoft et c'est un peu moins open maintenant.
Il y a aussi la question du modèle économique, je crois.
Bien sûr.
A l'origine, il y avait un objectif de recherche qui était vachement mieux en avant.
Il n'y a pas forcément un objectif de rentabilité.
Exactement.
Et aussi, il critique pas mal de choses aussi sur le fait qu'elle soit un peu biaisée.
Il l'appelle Lee Hawaugh.
Il s'en donne un cœur, il joue sur Twitter.
Mais donc, il a ce projet-là de monter la sienne.
Il a contacté notamment Igor Babushkin qui a travaillé chez DeepMind à Google.
Donc, ce n'est pas officiel.
Mais ils ont confirmé qu'ils se sont effectivement rencontrés et qu'ils auraient potentiellement parlé de quelque chose.
Donc, peut-être quelque chose à mettre.
Peut-être un nouveau conscient.
La guerre des hier commence et ne finira pas.
Mais en tout cas, à suivre puisque, malgré tout ce qu'on peut penser Dylan, il est quand même à l'origine très souvent de projets assez phénoménaux.
Donc, voilà.
En effet, on devrait en entendre parler en tout cas.
Voilà.
Et ça me fait penser qu'effectivement, en termes de news, j'ai aussi vu passer des tweets de Yann Leuc, je vais y arriver, pardon,
qui annonçaient une mise en open source, pas du modèle directement.
Donc, Facebook ne donne pas directement les poids téléchargés, je crois, actuellement.
Mais en tout cas, de leur projet de LLM à eux.
Ah, OK.
OK.
Donc, c'est un truc ultra utile pour l'instant à destination des chercheurs.
Vous ne pouvez pas l'installer sur votre machine et faire tourner le concurrent de Meta à chat GPP.
Mais en tout cas, pour la recherche, c'est un outil super cool.
Parce que, concrètement, ça permet aujourd'hui à n'importe quel chercheur de pouvoir travailler sur des outils type chat GPP,
relativement rapidement et simplement, avec la codebase qui a fourni les chercheurs de Meta.
Je ne sais plus comment ça s'appelle la cellule de recherche de Meta.
Euh, je ne sais plus, mais en tout cas, c'est une des plus anciennes.
Ils sont très actifs.
Et en termes de production de papier, j'ai vu des graffes assez marrantes.
Oui, ils se font...
Où on compare un peu OpenAI ou Google Meta.
Et en termes d'annonces et de marketing, on a beaucoup entendu parler d'OpenAI,
mais quand on regarde en termes de quantité de papier publié, etc.,
c'est quand même pas encore du tout au niveau de tout ce que peut produire les GAFA.
Oui, ça s'appelle faire, exactement.
Merci.
Trop intéressant.
Mathieu, à toi.
À moi, pour rebondir, j'ai vu aussi qu'il y a des LLM qui commencent des larges modèles.
Oui, un great model.
Exactement, qui commencent à être Open Source.
Il y en a un, notamment, j'ai oublié son nom, j'étais en train de le rechercher.
Mais qui est fait par un groupement de chercheurs qui est complètement Open Source.
Alors il est beaucoup moins développé que Tiers de Jupiter,
mais en gros, c'est comment on peut rassembler plein de gens qui travaillent un peu dans le milieu
et en faire un truc vraiment accessible pour le coup à tous, complètement Open Source.
J'ai oublié le...
Non, c'est pas Valie.
Bon, j'ai oublié le nom, mais si jamais vous l'avez dans le chat...
Mais en fait, il va se produire exactement...
Open Assistant.
Il va se produire la même chose qu'avec Dali ou Midjournée.
C'est que très, très vite, en fait, une fois qu'on a vu le potentiel,
une fois que des gens ont prouvé que c'était possible et que...
et un peu les démarches qui fonctionnent,
ou les grands principes,
très, très vite, t'as des communautés Open Source qui vont essayer de reproduire,
de faire des copies complètement ouvertes.
Et j'en profite si jamais Yann Lequin vous passait en France.
Oui, venez chez nous.
C'est évidemment le bien-mul qu'on nous expliquait tout ça sur notre plateau,
parce qu'il est français.
Mais oui.
Un des personnes à la tête de l'IA de Facebook est français.
Et du monde, en fait.
Et du monde, hein.
Voilà.
Vous pouvez dire, voilà.
Allez.
Moi, ma news, c'était alors, c'est juste un thread Twitter que j'ai trouvé vraiment intéressant sur WhatsApp
et la création de WhatsApp.
Parce qu'en fait, je me suis aperçu en lisant, du coup, ce thread,
que vraiment, la création de WhatsApp,
qui est de, du coup, aujourd'hui, une des plus grandes messageries au monde
et qui vaut plus de 100 milliards de dollars.
Donc, il a été acheté 19 milliards par Facebook, justement.
En fait, ça a commencé,
où le mec, il a commencé par se faire rejeter,
il a candidaté chez Facebook pour être ingénieur là-bas.
Il n'a pas été pris.
Donc, vraiment, il était sans emploi.
Et il se faisait un peu chier et tout.
Et c'est le moment où les applications sur l'App Store arrivent.
Et donc, au début, c'est même pas une messagerie.
C'est une application pour mettre son statut,
partager son statut à ses contacts.
En mode, je vais manger.
Je suis indispensable.
Je mange des coups.
Non, mais à cette époque-là du monde, c'était révolutionnaire.
Et ce qui a vraiment révolutionné la chose,
c'est que, en fait, les notifications sont arrivées sur l'App Store
et sur les développeurs ont pu intégrer des notifications à leurs applications.
Et en fait, ils se sont aperçus que leurs utilisateurs,
ils utilisaient WhatsApp, donc le partage de statut,
pour s'envoyer des messages un peu en public.
Du coup, mais en fait, c'est du coup comme ça qu'il a eu l'idée de se dire
« on fait une messagerie ».
C'est la stratégie la plus longue de la Terre pour se faire recruter par quelqu'un.
Oui, parce que du coup, ils ont été rachetés 5 ans après, je crois.
Et la plus rentable, quand même.
Je suis retombé sur un chiffre à un moment quand WhatsApp a explosé.
Je vous invite à lire le sceau, non, si vous voulez tout savoir.
Franchement, c'est mega intéressant.
Ils avaient un million de nouveaux utilisateurs par jour.
Open Yal, la chat d'JPT, 15 ans plus tard,
ils ont fait un million en 5 jours, on était là en mode « c'est vraiment fou la croissance de ma jambe ».
À ce moment-là, par jour, ils avaient un million de nouveaux utilisateurs.
J'ai trouvé ça absolument dingue.
Et évidemment remercier Ardisque et toute cette communauté qui demande
où sont les lunettes de Jamy.
Oh la vache, toujours à la finesse de l'homme.
Je vois la scène.
Mais tu es là-hier, il passe derrière.
C'est Ardisque.
Je vois la scène où on arrête dans le score.
Allez, mettez le message.
Qu'est-ce qui passe par la tête d'Ardisque ?
Les lunettes de Jamy.
Et hop, ça part.
Est-ce que tout le monde a vu ?
Parce qu'on n'a pas réagi.
On a fait comme si de rien n'était.
Mais il y a quand même Ardisque qui vient de laver la vitre.
C'est vrai.
Pour moi, pour nous, c'est vraiment un jeu.
Pour nous, c'est évident.
Moi, j'aimerais bien qu'on le renvoie quand même,
parce que c'est tant de travail.
C'est surtout que ça a été un plème très rapidement.
Oui.
Mais qu'est-ce qui le déclenche du coup ?
C'est Manuel.
On a décidé.
Mais on pourrait peut-être mettre un objectif de coup qui.
Il y a toujours le problème du si on reçoit quelqu'un.
De très important.
Ou alors, le sujet est très très triste.
Et quelqu'un dans le chat se dit,
manque d'un pire disque il a des vitres.
C'est le moment ou jamais.
Voilà.
Donc en tout cas, c'était ma petite news sur WhatsApp.
Et c'est cette histoire.
C'est monté de deux mecs,
enfin, ouais, de deux mecs qui étaient au chômage.
Et qui se sont faits entrer,
et qui n'ont pas été pris par Facebook.
Donc plutôt rigolo.
À toi.
A ma petite news, elle concerne LastPass.
Éventuellement, vous avez vu passer il y a quelques semaines
des news pas terribles à propos de ce fameux gestionnaire de ModPass
qui expliquait cet refait piraté.
Alors, l'info est arrivé à Montard par rapport au moment des faits.
Donc ça, déjà, quand même pas ouf.
Je crois qu'ils annoncent ça en décembre.
Et en août, et en fait, les fêtes d'Athodout.
Ah ouais.
Bonne latente.
Et ça, quand t'es un utilisateur d'un service,
c'est jamais agréable de savoir que tes données sont baladées pendant six mois.
Mais c'est pas ça, Mannyou.
C'est pas ça le plus intéressant,
c'est qu'on a eu des informations plus récentes
sur qu'est-ce qui s'est produit ensuite.
Donc ça, c'est un peu fait en deux temps.
Il y a eu cette intrusion en août.
Et ensuite, on a appris, on a eu plus d'informations
sur ce qui s'est produit.
Et en gros, pour vous expliquer,
un gestionnaire de ModPass,
donc ça concentre ce qu'on appelle des vaults
ou des portefeuilles sécurisées
qui contiennent l'ensemble des ModPass
et des données critiques de leurs utilisateurs.
Le principe, c'est qu'un vault,
donc dites-vous que c'est comme si c'était un dossier,
un coffre exactement,
il va être chiffré avec une clé que seul l'utilisateur possède.
Donc c'est pas parce que l'espace possède sur ses serveurs
ces coffres-là
qu'ils peuvent regarder dedans.
Il n'y a que les utilisateurs qui peuvent déchiffrer ça.
Mais toujours à titre qu'ils ont plein de coffres
qui mettent ensemble et dont ils font des backup,
évidemment, puisque si jamais il y a le moindre problème,
sinon tous les utilisateurs
peindraient leur ModPass, ce serait fâcheux.
Et qu'est-ce qui s'est passé ?
C'est qu'il a réussi à accéder à une machine
d'un DevOps de la boîte.
D'un DevOps qui n'avait pas n'importe quel accès.
Donc pour vous expliquer,
les DevOps, c'est ceux qui sont chargés de déployer
les applications sur les serveurs.
Et donc, en gros,
c'est eux qui ont les plus hauts accès possible.
En tout cas, il y a au moins quelqu'un, quelque part,
qui a les plus hauts accès de la boîte,
et c'est un DevOps.
Et donc là, il se trouve que la personne concernée
s'est pris un kill-augur sur son ordinateur.
On ne sait pas exactement comment,
a priori, ce serait en combinant
une fuite de données et de ModPass email
et une vulnérabilité
dans un logiciel de média.
Et on pense que ce serait peut-être plex.
Ah, ok.
Je n'avais pas bien compris.
C'est ça.
Mais ils ont une fuite de données qui correspond pile-poil
au moment de l'attaque,
et donc c'est assez plausible.
Et donc, en combinant ça,
ils ont utilisé cette vulnérabilité
pour installer un kill-augur
sur la machine du DevOps.
Il a récupéré son ModPass maître.
Ah ouais.
ModPass maître,
qui lui a permis d'accéder
aux bucket S3,
donc à Amazon X3.
Exactement,
à l'endroit où ils stockaient leurs backups,
afin de déchiffrer les backups.
Vous vous expliquez,
il y a les coffres qui sont dans une backup,
qui elles-mêmes, ils chiffraient évidemment.
Et on peut se dire,
c'est bon, ils ont accès aux S3,
mais ils ont les backups,
mais ils ne peuvent pas la déchiffrer.
Et bien si, parce qu'ils ont piraté
un des DevOps seniors de la boîte.
Donc là, le statut, c'est quoi ?
C'est que ces pirates-là,
ils n'ont pas accès au ModPass,
mais parce qu'ils n'ont pas les clés des utilisateurs.
Mais en fait,
il faut considérer qu'ils y ont accès,
parce qu'avec suffisamment de temps et de ressources,
une fois que tu as les coffres en local,
honnêtement,
il y a beaucoup beaucoup de coffres qui vont sauter.
Ceux qui ont des ModPass mètres les plus forts et robustes,
peut-être qu'ils vont tenir,
mais il faut considérer que si vous êtes un utilisateur de la SPA,
que ce soit votre ModPass maître,
ou ce qui est contenu dans vos coffres,
c'est ciao.
J'aimerais rappel que l'équipe s'écu de la SPA,
parce qu'ils ont publié les utilisateurs
dont les coffres avaient été...
Ils sont concernés.
J'imagine qu'ils ont dû être notifiés.
Ça se trouve, c'est tout le monde.
Je ne sais pas. Je n'en rends pas compte, mais c'est possible.
Quand tu racontais ton histoire,
il y a un truc qui m'a pas étonné,
je vais faire un cliché, je vais faire mon radis.
Mais en gros, le DevOps qui utilise SpaceX,
c'est quand même un move.
C'est un move de mec qui bidoue
qu'il a son média-center, sinon tu n'as Netflix.
Et non, lui, il a Unplex.
C'est un peu pire.
Il pourrait avoir un MB ou un truc encore plus...
Non, effectivement, c'était un peu cliché,
mais c'est comme ça que ça s'est produit.
C'est trop bien Unplex.
Mais d'où le fait que mélanger activités divertissantes
et hordis de taf, c'est jamais...
On sait que c'est sur son hordis de taf.
Oui, dans de chez lui.
T'sais, avec le télétravail et tout,
malheureusement, c'est...
Tu sais que le télétravail et tout,
maintenant, c'est la norme,
mais c'est un enfer pour les services de les boîtes.
Parce que c'est le fameux Bring Your All Device,
ça fout, on l'air toutes les strates de ses culs
des RSS-C et compagnie, sans tout s'empêler.
Et on demande quand va arriver Jamy,
puisque c'est vrai qu'on a tisé la réveil de la pression,
mais c'est pas tout de suite,
on aura juste une petite partie, petite chronique,
et ensuite, Jamy va nous rejoindre, ne bougez pas.
Ça arrive d'un instant à l'autre.
C'est une technique des...
Ça a fait les techniques de télétravail.
Tu te dises, on revient dans un instant après la pub.
Non, pas un instant.
15, 20, bonne minute.
C'est toujours comme ça.
7 minutes de la visite d'écran plus.
Ça fait maximum ?
Non, c'est pas maximum, mais la règle...
Tu as des infos très précises.
Je crois que les écrans pu me entêler, c'est 7 minutes.
Mais ce qui est déjà, je trouve, énorme.
Moi, je savais que c'était 15 minutes max par heure, je crois.
Ouais, il y a moyen, mais ils en font pas ces plusieurs.
Enfin, il y a des règles et tout.
C'est passionnant, mais pas le sujet, finalement.
Du coup, au programme, on vous a dit,
on va recevoir Jamy dans quelques instants.
En fin d'émission, Tiffany,
tu vas nous présenter une chronique
sur le futur du stockage d'information.
Ouais.
Chronique passionnante,
où on va potentiellement parler d'ADN.
Peut-être qu'on va vous présenter des choses,
peut-être qu'on a fait des démonstrations.
Ça serait un peu cool, non ?
Et voilà, ça, ce sera tout à l'heure.
Mais juste maintenant, on va commencer
avec une petite chronique
sur la cybersecurity des câbles internet sous-marin.
On voit ça tout dessus.
...
Je vous disais, aujourd'hui,
on va parler un peu cyber-sécurité.
Alors, comme chacun sait,
quasiment tout le trafic de Internet
passe par quelques énormes câbles
qui traversent les océans.
Et forcément,
ça doit être le genre de truc ultra-crétique
et donc très très sécurisé.
N'est-ce pas ?
Oui.
Normalement.
Donc, Mathieu, tu t'es juste
tout à l'heure intéressé à cette question.
Peut-on, oui ou non,
pirater un câble internet sous-marin ?
Ouais.
Et tu m'as posé la question en conférence d'Ordre d'Expo,
je t'ai dit, tiens, c'est vrai ça ?
C'est vrai ça.
Est-ce qu'on peut pirater un câble sous-marin ?
Et en fait, ça pose tout un tas de questions sous-jacentes
qu'on va se poser du coup ce soir.
Déjà, pourquoi on utilise des câbles sous-marin ?
On entend pas mal parler de tout ce qui est satellite,
starlink et tout machin.
Je me suis renseigné en fait, c'est 1% du trafic.
Pour deux raisons, c'est méga cher.
Vraiment, c'est beaucoup trop cher de balancer des satellites
dans l'espace.
Et en plus, c'est moins rapide,
parce qu'il y a plus de pings.
Donc, en fait, 99% du réseau,
ce sont via des câbles sous-marin.
En tout cas,
les gros câbles qui font les liens entre les continents.
Un peu d'historique pour commencer.
Premier câble sous-marin, à ton avis, en quelle année ?
Hum, hum.
Ah, euuh...
Tiffany aussi.
Envoie ces vieux, parce que j'ai vu la grosse geek.
Ah, j'ai vu un documentaire.
J'ai vu un documentaire dessus.
Le premier message, je crois que c'était un morce.
Ah, ok.
Donc, ça précèdrait le internet en fait.
Ouais, clairement.
Ah oui.
De mes deux, mais clairement.
Mais du coup, une période peut-être.
Je sais pas, enfin...
1902.
Ok. Ah ouais.
Ouais.
Moi, j'aurais dit genre 1960, quoi.
Bah moi, j'aurais dit un peu comme toi, m'imite.
Ouais.
Parce que je suis un culte.
1851.
Quoi ?
Ouais, le premier câble.
Non, mais j'étais sur le cul.
Ah ouais ?
Ouais, mais il faisait la liaison dans la manche.
Entre, du coup, la Grande-Bretagne et la France.
Premier câble sous-marin, 1851.
Premier câble transatlantique, 1865.
C'est d'une longueur de 4200 km.
1865.
Et je me dis, mais...
Pour du télégraph, c'est ça ?
Ouais, je suppose à l'époque, c'était pour du télégraph.
Mais c'est...
Bref, ça m'a un peu...
Fuck.
Je pensais que c'était beaucoup plus vieux.
Aujourd'hui, il y a 420 câbles sous-marin dans le monde.
D'ailleurs, on va peut-être voir une petite carte
qui montre tous ces câbles sous-marin.
1,3 million de kilomètres, c'est 3 fois la distance terre lune
en câble sous-marin.
Donc voilà, ça c'est la carte.
Ouais.
Je pense que tu peux même zoomer dessus.
Et vraiment, mais en fait, il y en a partout.
Le nombre de câbles transatlantique, c'est très joli.
Moi, je pensais qu'il y en aurait moins que ça.
Moi aussi.
C'est à cette image de...
Il doit y en avoir 2, 3 entre Paris et New York.
Oui, c'est ça.
Le reste du monde doit en avoir quelques-uns.
Déjà, c'est pas évident pour tout le monde
qui est des câbles qui sont sous les océans.
Quand j'ai dit ça à mes parents, ils étaient en mode...
Bah non.
Attends, on a inventé le cloud.
On va pas tirer des câbles.
Non mais, oui.
Et voilà, il y en a énormément.
Et d'ailleurs, il y en avait en 2014.
Il y en avait combien ? Je sais plus.
J'ai noté où ça.
Je sais plus.
Mais il y en avait beaucoup moins.
Il y en avait genre 263.
Il y avait 263 câbles en 2014.
Et en fait, les gars femmes, ils sont pas pour rien.
Parce que depuis, avant, c'était vraiment un truc
géré par les opérateurs.
Et depuis 2010, notamment Facebook et Google,
on en parlait de tout à l'heure,
se sont mis à vachement investir dans les câbles sous-marin.
D'accord.
Et ils ont des câbles en propre.
Genre Google a un câble, notamment plusieurs,
mais il y en a un qui s'appelle le Dunant,
entre la France et les États-Unis,
qui leur appartient...
Complètement.
Et Facebook fait la même chose, ils investissent des millions.
Et c'est pour ça qu'entre 2014 et aujourd'hui,
ça a quasiment doublé.
C'est via cette implication des gars femmes,
parce que, en gros, le marché, il a doublé,
alors que c'est une industrie vieille de 100 ans
et que ça n'arrive jamais sur une industrie comme ça.
Et en fait, c'est via l'application des gars femmes.
Donc en fait, l'internet neutre, c'est mon cul sur la commode, quoi.
C'est...
Je ne t'attendais pas à ça.
Ça pose...
Je ne veux pas forcément...
Ça ne peut que sur le territoire français.
Oui, oui.
Je ne veux pas forcément m'étendre
pour pouvoir faire une note chronique,
mais ça pose plein de questions
sur l'implication des gars femmes sur ce sujet.
Et donc, voilà...
Certes, ils investissent beaucoup d'argent,
mais du coup, bon...
Non, mais bref, ça devient très politique
et très géopolitique, c'est super intéressant.
Mais ce n'est pas la question du jour,
parce que nous, on veut pirater un câble.
Juste encore quelques petits chiffres.
Tous les ans, il y a en moyenne 100 000 km de câbles sous-marins
qui sont posés, moi, je trouve ça énorme.
Et le plus long câble fait 39 000 km de long.
Il relie l'Asie du Sud-Est à l'Europe de l'Ouest
en passant par la mer rouge.
Et j'ai regardé la circonférence de la Terre,
c'est 42 000 km.
Donc c'est quasiment la...
Ah ouais, la taille du câble,
c'est carrément la circonférence de la Terre.
C'est vraiment...
Ça me...
Dans mon cerveau.
Comment...
Tu voulais me poser cette question, Tiffanie ?
On avait prévu des relances,
c'est pas encore tout à fait au poids.
Non mais...
Oui effectivement,
tu m'as regardé avec tellement de passion.
Je vais...
Oui, alors...
Mathieu,
donc,
comment il les pose ces câbles ?
C'est un de la relance.
Merci beaucoup, Tiffanie,
de cette question.
J'ai la façon qu'on est bourrés.
Pas du tout, hein.
Comment ils font pour poser ces câbles ?
C'est une très bonne question.
Et en fait, c'est avec des navires,
câbillés.
Il y en a une quarantaine dans le monde.
En France, on en a neuf.
En fait, c'est des gros bateaux
qui sont capables d'aller,
pour la plupart, en haute mer,
avec des équipages de 60 à 120 personnes.
Et en fait, le but,
c'est de dérouler des câbles
et de les poser en bas des océans,
même de creuser une tranchée
en bas de l'océan.
Donc ils y vivons pas, le poiser.
Ça peut arriver, mais ils ont des machines aussi.
Mais je peux leur pour les réparer, et tout.
Non, mais ils disent, ah oui, y a un plongeur.
Je ne le pense pas, un plongeur humain.
Mais par contre, il y a des petits...
Des petits robots.
Des petits commas, on appelle ça, ouais.
Des robots, des robots, des marins.
Voilà, ça, c'est le renais des cartes.
C'est un navire de orange,
orange marine.
Et lui, il a notamment posé le câble
Faster Six, qui relit le Japon
aux États-Unis par le Pacifique.
D'accord.
Voilà.
Et ça, c'est quand le câble arrive sur Terre.
Tout à fait.
Et donc, c'est un câble de plus de 9000 km
pour une petite capacité de 60 terabites
par seconde.
Ah oui.
Pas mal.
Ouais, c'est des...
En fait, c'est des très, très gros câbles.
Si on regarde, souvent, il y a 24 paires de fibres optiques.
Alors, ça, la technologie, le volume.
Mais ils ont pas l'air si gros en fait.
Si tu peux faire un pose juste avant.
Non, et c'est...
En gros, c'est un gros tuyau d'arrosage.
C'est vraiment tout petit.
Genre, voilà, c'est ce que vous veillez là.
Et voilà.
Donc ça, c'est la taille d'un câble.
En gros, tu peux le couper, quoi.
Et c'est le problème.
Je te cache pas que c'est le problème.
On y revient juste après.
Juste une petite précision technique pour les plus grands câbles
de plusieurs milliers de km.
On est vraiment très, très grand câble.
On utilise des répéteurs.
Parce que sinon, le signal...
Pour maintenir le signal.
... qui devient très faible.
D'accord.
Et donc on réamplifie le signal optique
environ tous les 100 km.
Ah, comme dans Minecraft.
Oui, c'est vrai.
C'est vrai.
C'est pareil.
Je n'ai pas la rêve.
Pas grave.
Estone, 8 blocs.
Exactement.
Exactement, Mickane.
Non, mais je n'ai pas joué Minecraft.
D'accord, c'est pas grave.
Pourquoi on s'intéresse à ces câbles ?
Parce qu'ils sont devenus très, très importants
et d'une importante stratégique assez folle
que, en fait, je vais refaire cette phrase.
Ah oui, là, on voit un câble qui est monté sur un bateau
avec notre cher Hugo Clément, actuellement, à l'image.
Voilà, donc ça, c'est des bateaux qui en fait enroulent des câbles
tout autour de leur bateau pour voir les reposer après.
D'accord.
Mais trop bien.
Ces câbles, ils sont devenus si importants
qu'ils deviennent hautement stratégiques
et on peut se demander qu'est-ce qui pourrait mal se passer ?
Bah oui.
Oui.
Quelques exemples.
En octobre 2022, les îtes sètre-clandes en écosse
sont coupées du monde après la rupture du seul câble sous-marin
qui est relié au reste du monde.
Ah ouais.
C'est-à-dire qu'il n'y a plus aucune communication.
Alors, il y a 23 000 habitants.
C'est pas non plus un petit île.
Enfin, c'est plusieurs petits îles.
Mais quand même, ça pique un peu.
C'est un accident ?
Ouais, c'est un accident.
Mais c'est pas toujours un accident.
En 2007, alors cette anecdote m'a tué de rire,
des pêcheurs vietnamien coupent un câble sous-marin.
Pourquoi ?
Pour récupérer des matériaux composite et tenter de les vendre.
Mais non.
Quoi ?
Résultat, le Vietnam perd 90% de sa connectivité
avec le reste du monde pendant trois semaines.
Mais c'est qu'un test.
Ils ont essayé de revendre un câble.
Oui, parce qu'il y a des...
En fait, si tu récupères les matériaux, c'est comme le câble,
si tu récupères le câble.
Mais oui, comme les mecs à l'ASL7,
ils couppent les câbles pour les trains.
En vrai, ça.
Ce qui me termine, c'est l'argent qu'ils vont en tirer
vers tout le dommage qu'ils ont créé.
Ah oui, ça, c'est certain.
Ah oui, ça, par contre, je pense qu'ils avaient pas idée
que ça allait couper le pays pendant trois semaines.
Exactement.
Et en fait, ce qui est fou, c'est que tout ce qu'on fait sur Internet,
quasiment tout ce qu'on fait, passe par ces câbles.
Le moindre transfert bancaire SWIFT,
ou Iban ou je sais pas quoi, passe par un câble sous-marin.
Et du coup, on a aussi des exemples, tu le disais,
d'attaques volontaires de ces câbles sous-marin.
En mars 2013, trois plongeurs sont arrêtés
dans le port d'Alexandrie, en Égypte.
Ils tentaient de sectionner le câble qui relit l'Égypte à l'Europe.
Ah oui, pris la main dans le sac par la police égyptienne.
Autre exemple.
Mais comment ils ont fait pour savoir qui ils étaient là ?
Ah ça, je sais pas.
J'ai pas les détails.
Mais je pense qu'ils ont des capteurs.
Ah ouais, mais du coup, aujourd'hui, ça devient un truc d'interrégital.
Sécurité, je pense qu'ils doivent les surveiller à mort maintenant.
Il y a eu un exemple plus récent.
J'y reviens juste après, mais juste avant, en 2017,
pas mal de tensions internationales à ce moment-là,
des chaloutiers d'une puissance étrangère.
Je n'ai pas trouvé l'inentité, l'information, je crois qu'elle est restée secrète.
On arrachait les câbles reliant les États-Unis à la France et à la Grande-Bretagne.
Alors pas tous les câbles, ça n'a pas du tout fait le blackout.
Mais quand même.
Et du coup, plus récemment, tu le disais,
je sais pas si vous avez entendu parler il y a quelques mois,
les Russes, donc sous fonds de guerre en Ukraine,
il y a eu une explosion au niveau des gazauducs Nord Stream.
Donc là, c'est un gazauduc, c'est pas un câble.
Mais à ce moment-là, tout le monde a flippé pour les câbles internet sous-marin,
parce qu'il y en avait autour et qu'il y avait un bateau russe qui se promenait
et qui fouillait un petit peu les tréfonds marins,
et tout le monde était là en mode, ils vont s'attaquer à la même câble.
Et en fait, c'est devenu vraiment un intérêt vital,
alors qu'à la base, ils ne mettent pas une sécurité de fou,
et puis de toute façon, tu ne peux pas sécuriser tous les câbles de toute la planète.
J'ai même lu dans un article que les stations d'atterrissage.
Donc les stations d'atterrissage, c'est là où le câble arrive quand il est sur terre.
Il faut bien récupérer ce câble à un moment.
C'est un peu la box du continent.
C'est là.
Là, par exemple, c'est des opérations qui sont très surveillées.
Souvent, on essaie de cacher où les câbles arrivent, tellement c'est critique pour les gens.
Je pense que il y aurait des structures autour,
mais en fait, on peut marcher dessus.
Alors, parfois, c'est carrément sous terre.
Et tu as juste une trappe, parfois, il peut y avoir des infrastructures.
En fait, par exemple, en France, on a beaucoup à Marseille des stations d'atterrissage,
et pas mal aussi sur la côte Bretonne.
J'ai lu sur un article que les stations d'atterrissage sont des nids d'espion.
Tellement, c'est assez critique pour...
Il y a des enjeux très critiques pour les puissances étrangères.
Et d'ailleurs, c'est de notoriété publique que les services de renseignement espionnent ces câbles.
On l'a entendu parler avec les révélations de Snowden, etc.
Et que ce soit les Américains ou même les Français,
il y a des... on a l'arsenal législatif pour pouvoir écouter...
Pour le faire tranquille.
Alors, personne ne vous le dira.
Mais ça se fait, et on appelle ça, d'ailleurs, l'écoute des câbles.
C'est un sujet qui est... on t'en s'éloigne un peu.
Ce qui répond à une des questions du chat qui était,
ça, c'est pour couper un câble.
Mais est-ce que c'est possible de, sans l'endommager,
pouvoir, entre guillemets, se brancher dessus et écouter ce qui passe, quoi ?
Quand tu es un service de renseignement et que tu as des moyens chronomiques,
oui, et je dois chez toi, je te cache pas que le petit câble sous-marin,
si tu veux l'écouter, c'est un petit peu plus complexe,
mais il y a quand même quelqu'un qui a fait une dinguerie,
et c'est tout l'objet de cette chronique qu'on y arrive.
Tu avais une relance.
Ah oui.
Euh, non, mais...
Mais en même temps...
On n'est pas habitués aux relances.
On n'est pas habitués aux relances.
On t'écoute.
Tu les déclenches en mode...
C'est vrai.
Non, moi j'ai une question, Mathieu.
Ouais.
Du coup, tout ça est légalement, je dirais,
comment genre, c'est qui qui administre les câbles ?
Alors, je pense qu'il peut y avoir plusieurs cas,
mais dans la plupart des cas, ce sont des opérateurs.
Et c'est un peu ce qui nous intéresse,
parce qu'en fait, ces opérateurs utilisent des systèmes de gestion à distance
de leur réseau câblé.
Ils savent à peu près partout où passe leur réseau
et quel câble est sectionné,
ou pas là où il faut faire des réparations, etc.
Alors du coup, on a compris qu'on peut s'attaquer physiquement à un câble.
Ça paraît très logique, surtout que c'est des câbles,
comme je l'ai dit, assez petits.
Et c'est pour ça qu'il y a pas mal d'accidents, notamment,
parfois, pas du tout volontaires,
avec des chaloutiers qui la straînent une encre ou quoi.
Apparemment, parfois, il y a des requins qui mordillent les câbles.
C'est hyper chiant, parce qu'il faut les réparer.
Comme du chat, il a dit ça.
Ouais, complètement.
Et en fait, il y a des bateaux.
C'est très drôle.
Il y a des navires...
C'est vrai, c'est vrai.
C'est vraiment l'écrivain de la souris,
de ton câble USB, mais dans l'océan, avec des requins.
Il faut les réparer de bout de câble et les réparer les deux.
Et en fait, ils sont capables d'intervenir en 24 heures,
par exemple, autour des côtes françaises.
Mais à cause des requins, quoi.
Non mais c'est les requins.
Pas cool, pas cool les requins.
Pas cool les requins.
Du coup, on peut s'attaquer physiquement à un câble,
mais est-ce qu'on peut les pirater à distance ?
Ma question de base, c'était ça.
Donc on va s'intéresser à cette question.
Et cette question, il ne fallait pas la poser
à un certain Corben Leo,
c'est un hacker très réputé sur Twitter,
de 22 ans, et d'ailleurs, Ronny le connaît.
Il l'a déjà rencontré, ils ont déjà discuté avec...
Apparemment, ils étaient dans la jacuzine.
J'ai appelé Ronny ce matin pour avoir des infos
un peu sur cette histoire.
Il fait, ah ouais, j'étais avec un jacuzine,
avec lui il y a quelques semaines,
là, on s'est retrouvé, il fait, oh, mec, t'as vu.
Allez, si bizarre.
Est-ce qu'il t'a donné des infos sur comment,
et comment on pouvait actuer un câble Sommar?
Ouais. Alors c'est via un Corben Leo,
c'est un pronu qui a...
acquis un câble Sommarin.
Mais en fait, l'histoire commence tout bêtement
sur un programme de Bob Boonti.
Un programme de Bob Boonti, c'est un programme
mis en place par des sociétés pour trouver des failles.
Si tu trouves des failles, tu es récompensé,
tu as une prime.
Programme de Bob Boonti de la plateforme
de la plateforme Hacker One, la plus connue,
d'une société de télécommunications américaine.
Le nom est pas cité, on ne saura jamais qui c'est.
Du coup, Corben Leo, il est en contact avec
le programme Bob Boonti manager de la boîte,
et il fait sa reconnaissance tranquillement
sur les soudomènes de cette boîte,
de cet opérateur, les adressés.
Bref, il regarde tout.
Il regarde tout, il faut pour, est-ce qu'il ne peut pas
trouver une petite faille, il fait son job, quoi.
Et il finit par tomber sur une authentification,
un système de management des câbles Sommarins,
et plus généralement de l'opérateur.
Et là, il se dit, si j'ai accès à ça...
Ça fait de pas mal.
Je peux faire des trucs sympas.
Donc, là, il tombe sur un serveur web Tomcat,
pour les connaisseurs, c'est un truc un peu vieil.
Mais attention, c'est protégé par un mode passe.
Juste ici, tout va bien, il a juste à trouver
le bon endroit sur internet,
où il y a l'interface d'administration,
mais c'est protégé par un mode passe.
Il essaye de bruit force, ça marche pas trop haut,
il continue, et à un moment,
alors que ça fonctionne toujours pas,
il s'est toujours pas réussi à se connecter,
il a constaté qu'il a un cookie en plus dans sa session,
dans son navigateur,
qu'il n'était pas là ou par avant.
Un petit cookie un peu étrange.
Du coup, qu'est-ce qu'il fait ?
Il fait quelques tests pour voir si ce cookie
lui permet de faire du petit truc.
Et en fait, ce cookie est un cookie de connexion valide.
C'est-à-dire qu'il est connecté
à toute l'interface d'administration
d'un câble Sommarins.
Parce qu'en fait, c'est comme s'il avait le mode passe,
ce cookie l'a permis d'avoir accès à l'administration.
Il est authentifié partout.
Sans qu'il ait trouvé le mode passe.
Mais comment c'est possible ?
Comment c'est possible ?
Alors en fait, j'ai appris qu'il existe des pages d'autologuines.
Quand tu vas sur cette page,
tu obtiens un cookie de connexion authentifié
sans avoir de crédits de logins de mode passe.
Et en fait, c'est utilisé principalement par des bottes.
Tu veux faire un petit truc,
tu veux que ton botte se connecte.
Tu lui dis, vas sur cette page,
qui est un peu cachée normalement.
Tu obtiens un cookie et comme ça,
tu as de connexion et tu peux faire plein de trucs avec des pages.
Sauf que, et en fait, Corben Leo,
il a tellement bien fouillé,
il est tellement un fouineur qu'il est tombé sur cette page d'autologuines,
il a récupéré le cookie de connexion
qui lui permet d'être authentifié partout.
Sauf que cette page d'autologuines
n'est pas du tout censée exister,
c'est une immense faille de sécurité
encore plus avreuse.
C'est avreux et encore moins exposé sur internet.
Mais voilà, en conclusion,
il a eu accès à l'admine du câble.
A l'admine du câble, je ne sais pas si vous avez passé
une capture d'écran.
Mais qu'est-ce qu'il y a de trucs qu'il peut faire avec ce genre d'admine ?
Alors oui, ça je ne vous ai pas dit.
C'est le message qu'il a reçu du project manager
de la boîte sur le slack de hacker1.
C'est lui qui arrive enduit.
Comment vous ?
Qu'est-ce que tu fous, putain ?
Et voilà, et d'ailleurs je crois que c'est une histoire
qui, si j'ai bien compris, a été révélée dans Wikileaks.
On est à ce niveau-là de...
Quand t'as accès à un câble sous-marin,
va tomber.
Mais du coup il n'a rien fait.
Mais on se rendait sur celle genre de trucs qu'il aurait pu faire
dans l'interface en voix des dons ou des trucs comme ça ?
Non, et ça je pense que ça...
Il n'y a pas de documentation publique de ce truc.
Bizarre !
Voilà, ça c'est tout ce qu'on a, il a tout flouté.
Mais non, je ne sais pas ce qu'il aurait pu faire.
Mais en tout cas,
ce qui est fou, c'est qu'il y a vraiment un câble internet sous-marin.
C'est un des trucs les plus physiques d'internet qui existe
avec les datations de terre, c'est physique.
Ok, on peut les détruire.
Mais à aucun moment, tu peux dire, si si, un câble internet sous-marin,
c'est piratable en fait.
Je dirais même plus que je coûte le chat un câble sous-marin
qui se hack, est-ce que c'est un hackable ?
Ouhou !
C'est un peu drôle.
En vrai c'est bien.
C'est un peu drôle.
Voilà, comment Corben Léo a réussi à pirater un câble sous-marin
alors qu'il ne tentait pas du tout de le faire, il est content de s'accompagner.
Alors qu'il ne tentait pas du tout de le faire, il est tombé sur l'administration
dans un câble.
C'est pas drôle, en vrai c'est quand même un peu badan, ça dit.
C'est méga badan.
Ce qui est incroyable, c'est qu'il l'a documenté.
Il nous permet de faire des jolies histoires.
Un peu sur ces câbles sous-marin, quoi.
C'est marrant parce que le chat est parti un grand débat
pour savoir si c'était possible d'intercepter
de la fibre optique de ce genre de câble à moindre le coup.
Il y a des trucs qui sont en train de se planifier
via courbure de la fibre avec un prisme via couplage optique
ou par couplage optique entre deux fibres.
Attends, j'ai pas compris.
Bon, en gros, c'est des techniques
qui permettraient de pouvoir intercepter du signal fibre optique
sans interrompre la connexion, j'imagine, sans être détectée.
C'est très galère, beaucoup plus galère que pour du cuivre
mais tu peux, par exemple, si ta fibre optique est sectionnée,
tu peux en fait la recoller. C'est très très chiant
mais on arrive à le faire.
Donc je suppose que si tu mets un boîtier entre les deux
et que tu le récupères tout,
tu as un petit noeud,
tu peux récupérer toute l'information qui passe.
Mais c'est un peu plus complexe sur la fibre optique
et pour l'avoir tout petit peu étudiée,
physiquement c'est un peu complexe.
C'est vraiment de la lumière et du coup,
la lumière va très vite.
Même au moment où tu coupes le câble pour mettre ton disque,
à un moment les gens ont compris que t'avais coupé le câble.
Ah oui !
Il y a peut-être d'autres façons de faire
cette coupe 3D d'un câble fibre optique.
Oh joli.
Et en fait, dans un câble fibre optique, il y en a plein.
Même chez vous, d'ailleurs, quand vous connectez,
c'est pas qu'une fibre optique, c'est plein de bruns différents.
Apparemment, ils voudraient dresser des requins aussi.
Mais en fait le chat est...
Et on me faillait.
Il y a beaucoup de projets qui sont actuellement en train de se lancer.
Non, très très intéressant en tout cas.
Oui, mais je ne connaissais pas du tout cet envers du décor
sur la façon dont fonctionne Internet.
Mais même la carte, franchement, je trouvais elle est facile.
Je vais aller la revoir.
C'est incroyable parce que c'est vraiment un des trucs
aujourd'hui qui est tellement important.
Enfin, sans ces câbles, on ne peut rien faire,
mais tu sais, à peine qu'ils existent.
Et comme tu le dis, beaucoup de gens
pensent qu'évidemment, Internet ne peut pas
être seulement constitué de câbles.
Ça paraît totalement archéique en fait, comme fonctionnellement.
Oui, ça paraît bizarre de dire, on branche les pays entre eux.
Oui, après ça marche.
Mais en fait, c'est tellement intégré.
Par exemple, j'avais un prof qui m'avait dit que
quand tu construis une nouvelle autoroute,
tu fais forcément passer une cape.
En fait, c'est tellement chiant de construire une autoroute
que tu fais passer des fibres optiques, même au cas où.
Parce que pour moi, c'est fait, tu fais les travaux,
ça ne coûte pas beaucoup plus cher.
Et en fait, maintenant, c'est dans un peu tous les projets
du urbanisme et encore plus...
Tu mets des fibres.
Tu mets des fibres parce que c'est le niver de la guerre.
On sait jamais.
On sait jamais.
Ça, ça, vraiment, ça concerne le monde entier
et ça repose sur des petites briques très sensibles.
Genre, c'est con, mais il y a 40 bateaux.
Il y a quelques années, il y en avait beaucoup moins.
Il y en avait 10 sous 20.
Si tu perses ces 10 sous 20 bateaux, c'est la galère.
Parce que tu ne peux plus y réparer,
tu ne peux plus poser de nouvelles fibres.
Pareil pour les postes qui reçoivent les fibres optiques sur terre,
c'est des choses qui sont d'une criticité.
Et en fait, aujourd'hui, on commence à s'en apercevoir,
notamment parce qu'il y a des conflits dans le monde et tout machin.
Mais c'est des trucs qui n'ont pas du tout été anticipés par les États,
parce que c'est géré par les opérateurs.
Et les opérateurs ne mettent pas une sécurité de fou sur ces câbles.
Et donc aujourd'hui, on voit les armées commencer
à faire des petits sous-marins pour aller inspecter
que les fibres optiques vont bien être un machin pour essayer de protéger.
Sauf que c'est très difficilement protégable.
En tout cas, si on vous apprécie le sujet,
vous pouvez aussi aller voir la vidéo de M. Bidouille,
qui est très très intéressante sur le sujet
et qui va aller en grand détail, justement,
sur comment fonctionnent ces bateaux qui tirent des câbles, etc.
Et sur un peu de mécanique.
Et toujours d'une très grande qualité.
Oui.
Mais d'ailleurs, on doit le recevoir un jour.
C'était discuté.
Petite info.
Il y a des invités dans Underskog
qu'on est en contact avec eux depuis un an et demi.
Depuis des années.
Mais c'est juste que...
Il faut que les étoiles s'alignent.
Il faut que les étoiles s'alignent.
C'est souvent des gens qui n'habitent pas Paris,
qui nous ont dit tout bien,
qui nous ont dit des propos d'inviter.
Moi, je pense qu'on peut tranquillement recevoir notre invité du jour.
Salut !
Si vous appréciez Underskog,
vous pouvez nous aider de ouf !
En mettant 5 étoiles sur Apple Podcast,
en mettant une idée d'invité que vous aimeriez qu'on reçoive,
ça permet de faire remonter Underskog.
Voilà.
Telle une fusée.
Jamais, comment ça va, jamais ?
Bonjour Miguel, ça va très très bien.
Bonjour Mathieu et bonjour Antiphany.
Je suis...
Je pense que tu as remarqué qu'il y avait
une attente particulière autour de cette émission.
C'est tout simplement parce que je pense qu'on est tous
autour de la table des viewers, en fait.
On est tous des anciens spectateurs de tout ce que tu as produit.
Donc c'est un grand plaisir de t'avoir avec nous.
Et actuellement aussi.
Oui, actuellement, les viewers.
Oui, parce que...
Et c'est pas fini.
Il y a dit tout à l'heure qu'enfin, entre nous comme ça,
qu'elle ne dormait pas depuis une semaine.
Qui est totalement fausse.
Non, non, non.
Non mais attends.
Il est totalement fausse.
Je lui dis aux gens qui n'avaient pas dormi pendant une semaine.
Alors, ils ont...
Alors c'est vrai que j'ai jamais vu Tufany dans sa tête.
Non, c'est vrai, oui, c'est vrai.
Qui est pourtant d'habitude très posée.
Oui, oui, oui.
Dans ces sujets.
Non mais ça va être hyper intéressant.
Je suis sûr qu'on va pouvoir parler de plein, plein de trucs avec toi.
En tant que tant qu'anciens spectateur,
on aura plein de questions sur les coulisses de l'émission.
On espère que ça va...
Ça t'en eut pas de...
Parce que c'est forcément des questions
àquelles tu as déjà répondu.
Mais on sera trop content d'avoir des infos
sur comment se passait l'émission dans les coulisses.
Oui, oui, mais on va voir.
Tu nous dis, tu vas dire.
Donc, juste quelques chiffres là,
avant de commencer, c'est pas sorcier.
Ça durait quand même pendant 19 ans.
Il y a 570 émissions qui ont été tournées.
C'est un chiffre qui donne le vertige quand même.
Donc ça a duré de 93 à 2014.
Et moi, ce que j'ai remarqué,
c'est que l'émission, elle a eu comme une deuxième vie,
ensuite, en fait, après 2014.
C'est pas sorci, elle ne s'est pas du tout arrêtée,
on aurait pu se dire.
Voilà, ça concerne une génération.
Moi, je pourrais être un peu la dernière génération
qui a vécu avec c'est pas sorcier, etc.
Mais en fait, non, ça continue complètement
grâce à votre chaîne YouTube, en fait.
Ou vous avez commencé à publier en 2013, je crois, à peu près.
Alors oui, ce n'est pas ma chaîne.
Il y a une chaîne YouTube officielle
C'est pas sorcier, qui rediffuse, effectivement.
Alors je ne sais pas s'il y a l'intégralité des numéros.
Je pense que tous ceux qui ne sont plus d'actualité,
parce qu'évidemment, il y a des sujets qui vont vieiller.
Tu l'as dit tout à l'heure.
93, d'ailleurs, en 10 soins, 93-2014, ça ne fait pas 19 ans,
ça fait 21.
Mais en fait, c'est tout simplement parce que
il y a eu une émission qui s'appelait,
la première émission qu'on a présentée,
qui s'appelait C'est pas sorcier,
il n'y avait pas le camion.
Mais ça, ça a duré un an.
Et c'est passé totalement inaperçu.
Là, l'émission, elle était, je veux dire,
connue de quelques-uns.
Mais avec le camion, ça a réellement démarré
en septembre 1994.
Et puis ça, c'est terminé en 2013.
C'est vrai que personne ne sait que il y a eu un...
C'est pas sorcier.
Il y a 100 camions.
100 camions, je ne savais pas.
Mais alors, juste avant qu'on commence,
est-ce que tu voudrais juste décaler un tout petit peu
sur ta droite ?
Oui, on fait nos cadres directs,
ne vous inquiétez pas.
Est-ce que tout va bien là ?
Je vous me dites,
c'est simplement les cadres qui sont...
C'est parfait.
Ok.
Bravo.
Et on a notre petit doigt-nose.
Le charm du laïc.
C'est très bien.
Et donc oui, je demandais un petit peu
de ces statistiques sur la vie de ces pas sorciers.
J'ai fait une petite expérience.
Je suis fait la regardeur sur Google Trends.
Comment évoluer les recherches et l'intérêt
de ces pas sorciers ?
Et vous allez voir,
le graphique est hyper intéressant.
Je sais pas si tu l'avais déjà regardé.
Non.
Non, et ben tu vas voir,
c'est assez marrant de voir la saisonnalité
au niveau de l'année des recherches,
des recherches qui sont faites sur Google
de ces pas sorciers.
Je m'able le temps qu'on trouve.
Notre slide.
Ça ressemble à ça.
C'est très cyclique.
Exactement.
Et en fait, c'est quoi les creux ?
C'est l'été.
En gros,
Il n'y a pas les creux.
C'est quand on est plus à l'école.
Exactement.
Et alors,
elle est une énorme pic,
là qu'il y a là.
Et ben, c'est un mystère.
C'est un mystère.
Je crois que c'est en 2020.
Attends, c'est pas le confinement.
Ah, ah, ah.
Parce que là, je vois 2021-2015.
Oui.
Ça pourrait peut-être un peu correspondre.
Ça colle bien.
C'est pas mal.
Ouais.
Super.
Et du coup,
ça souligne que ce soit par les profs,
ou que ce soit pour réviser les parents, etc.
Visiblement,
le cœur de l'intérêt,
c'est pendant l'année scolaire.
Oui.
Oui, c'est vrai que c'est une émission
qui est toujours utilisée par les enseignants.
Alors,
ça sert très souvent pour amorcer un sujet,
pour amorcer un intérêt.
Et beaucoup d'enseignants,
ce qui est marrant,
alors c'était comme ça,
à l'époque,
où on fabriquait cette émission,
mais je pense que ça l'est toujours.
La même émission pouvait être à la fois utilisée
par des enseignants
qui enseignaient en primaire,
juste qu'à la fac.
Les émissions,
on a fait des émissions sur le marketing,
par exemple, voilà.
On avait inventé tout une histoire,
autour des bonbons,
avec l'émission qui était regardée
à la fois en primaire,
mais aussi qui était regardée en fac.
Des émissions aussi, je dirais,
de très, très servicelles,
comme on dit aujourd'hui,
autour des pompiers, des incendies, etc.
dans lesquelles des émissions
qui étaient bourrées de conseils,
voilà, c'est aussi des émissions
qui étaient diffusées de manière transversale
depuis l'école jusqu'à la fac,
en passant par les centres de formation, etc.
Moi, je me souviens,
C'est pas sorcier, c'était le truc
que tous les profs adoré à la fin de l'année,
quand tous les élections inténables
et qu'on ne peut pas non plus
passer des films ou des trucs comme ça,
et bien, on avait toujours droit du C'est pas sorcier,
c'était la porte de sortie universelle.
Alors, nous, on savait pas ça, les...
Ah ouais ?
Ah ouais ?
Ah, c'était trop bien.
Mais justement,
sur un petit peu les origines,
où est-ce que tout ça a commencé, finalement,
parce que pour nous, c'est...
c'est un énorme travail,
mais il y a un moment
où vous avez bien dû avoir l'idée
de commencer le truc.
Comment est-ce que...
qui a eu l'idée ?
Comment est-ce que c'est produit au début ?
Alors, c'est drôle parce que j'ai l'impression
d'être un vieux papy,
un vieux papy sorcier,
qui raconte cette histoire.
Non, c'est une idée toute bête,
mais je crois que, comme toutes les bonnes idées,
tout simplement,
je vous l'ai dit, il y avait cette émission
qui s'appelait C'est pas sorcier,
mais qui n'était pas tourné dans un camion,
qui était tourné dans un studio,
à peu près, comme celui-ci,
dans un décor,
qui était une émission très classique,
une émission de science,
destinée à un public, on va dire,
plutôt d'adolescent,
avec d'airportage,
un invité,
et c'est une émission
qui était présentée par Fred,
et dans laquelle j'avais
petite intervention.
Voilà, je vous ai un peu poti,
je suis là dans cette émission.
Je suis sur le côté,
puis de temps en temps,
j'intervenais pour présenter des livres,
pour présenter des choses un peu insolites.
Et puis au fur et à mesure
de la diffusion de cette émission,
après chaque émission,
avec Fred, comme on parlait beaucoup,
et qu'on était très potes,
et bien après chaque émission,
évidemment, on débriefait.
Et puis, qu'est-ce que tu en penses,
machin, truc, le sujet,
et très, très souvent,
on avait le sentiment que, bon,
on avait passé un bon moment,
mais qu'on avait partout
du grand chose,
qu'on n'était pas les au fond du sujet,
alors qu'on avait très envie,
déjà, à cette époque,
de creuser, d'expliquer.
D'ailleurs, au fil du temps,
cette émission devenait un petit peu plus,
de plus en plus concrète,
avec des maquines, mais bon,
le dispositif était pas au point.
Et c'est comme ça qu'un jour,
dans un délire,
je me souviens, c'était un soir,
on était en train de dîner,
pas très loin d'ici,
à Boulogne, dans un restaurant,
et on se dit,
mais non, il faut qu'on fasse une émission
très pédagogique,
qu'il faut en commencer à délirer,
comme ça,
et à imaginer
une émission avec
un animateur
qui serait sur le terrain
et un autre qui serait ailleurs,
alors à l'époque, on savait pas
dans quoi,
qui expliquerait les choses.
Voilà, ça a démarré comme ça,
on avait tout noté sur une nappe.
J'ai gardé pendant longtemps
la nappe.
Je dois encore la voir,
je ne sais pas où elle est,
chez moi,
mais je sais que de temps en temps,
je remets la main dessus.
Donc il y a...
Il faut l'encadrer, hein.
Mais il y a déjà tout le dispositif
qui est écrit.
Voilà, ça a démarré comme ça.
Donc, tu vois,
une question toute bête,
toute simple,
comment faire une émission efficace.
Donc on a écrit notre projet
et puis on est allé le présenter
à la chaîne
et là on nous a dit,
ben pourquoi pas,
bon co, on y va.
Et en fait, ça existait pas tellement.
Alors aujourd'hui,
voilà, c'est plus dans la culture
d'avoir de la vulgarisation scientifique,
il fait que
les sujets peuvent être
rendus accessibles, justement,
à d'autres gens que les experts,
mais ce n'était pas forcément autant le cas.
Ben tout simplement parce que le paysage
audiovisuel,
médiatique,
était totalement différent.
Il faut se replonger
dans une époque,
barbe blanche,
où il y avait que...
il y avait 5 ou 6 chaînes.
Basta, ça s'arrêtait là.
Et un paysage dans lequel,
quand on parlait de sciences,
ben, il était
assez convenu d'en parler
en termes assez complexes
de sorte qu'on s'aperçoit bien que c'était de la science.
Et il y avait presque une sorte de snobisme,
alors je parle d'il y a 30 ans,
c'est tout comme ça.
Pour que ça fasse science,
fallait que ce soit compliqué.
À la limite,
j'irais qu'il y avait une émission,
si dans une émission,
ça avait été
bien costaud,
et que les gens disaient,
ah, j'ai rien compris,
vous avez dit, ah bah,
ça c'était de la science.
C'était bien.
C'était un peu...
C'était un peu...
Un peu truc.
Alors, attention,
il y avait des précurseurs,
il y a des gens,
des noms, je sais pas si ces noms
vont vous évoquer quelque chose,
mais il y avait un journaliste
qui s'appelait Laurent Broumed,
qui faisait des choses
déjà fantastiques sur France Inter.
Il y avait les frères Bogdanov,
qui avait un petit peu
tracé la route,
mais c'était en X,
on était plus dans
une espèce de prospection
vers l'avenir.
Mais bon, il y avait quand même
un gros intérêt
autour des sujets scientifiques.
Et puis, il y avait
Jérôme Bonaldi,
qui faisait une émission
qui s'appelait Dijérôme,
qui était géniale.
Moi, j'étais fan de Dijérôme.
Il y avait aussi Michel Chevalet,
quelques personnes,
comme ça, François Declosé,
qui quand même
essayait d'expliquer
les choses,
prenait des maquettes.
Mais bon,
il n'y avait pas forcément
un gros engouement
autour de ce genre de
démissions,
pour la raison que j'évoquais
tout à l'heure, parce que
je pense que
parce que c'était de la science,
il fallait que ce soit un peu complexe.
Tu le disais,
au moment de
aujourd'hui,
publier les contenus de Cépa Sartier,
il y en a certains qui sont
moins d'actualité,
mais quand on regarde,
c'est quand même rare.
C'est-à-dire que la grande majorité
de Cépa Sartier
sont encore visibles.
On peut tout à fait
les regarder aujourd'hui.
Ça vient d'où ça se passe ?
Non, mais il y en a qui sont obsolètes.
Je trouve ça
toujours très rigolo,
si vous regardiez,
si on diffusait, par exemple,
la première émission
qu'on a fait sur le téléphone,
je me suis dit pétédri.
Oui, parce que le téléphone
il ressemblait pas du tout
le téléphone que l'on a aujourd'hui.
C'était un appareil
avec un barilier,
et puis on tournait,
j'expliquais
dans cette émission
pourquoi,
quand on mettait son doigt
au niveau du sein
qui est contourné,
ça composait le numéro.
Ça, ça reste intéressant.
C'est des trucs.
Oui, mais c'est totalement obsolète.
Ça n'existe plus.
Donc, bon, on peut regarder ça
pour s'amuser.
Et puis même, je crois que
ce qui a beaucoup changé aussi
à propos du terrain,
c'est notre rapport aussi
à la communication au téléphone
qui a changé.
Aujourd'hui, j'adore d'ailleurs
cette aventure du téléphone
parce que, évidemment,
dans les années,
la fin des années 90,
début 2000, le téléphone
cellulaire individuel
est apparu,
mais c'était la deuxième fois
qu'il était inventé.
Il avait été inventé
une première fois
dans les années 50
aux États-Unis,
et je trouve cette histoire fabuleuse,
je ne sais pas si tu la connais.
Non, dans l'armée, non ?
Non, non, il avait été créé.
Je ne sais plus qui,
qui l'avait inventé.
Je pense que c'était Philips,
mais j'en suis pas sûr.
Il faut vérifier.
Mais disons que ça n'a pas pris,
tout simplement parce que,
à l'époque,
quand on utilisait le téléphone,
ce n'était pas pour appeler une personne,
c'était pour appeler une entreprise,
une maison,
on appelait chez les Watson, voilà,
et on demandait Monsieur Watson,
ou Madame Watson,
éventuellement la fille ou le fils.
Mais on n'appelait pas John,
c'était pas concevable,
même chose, on appelait une entreprise.
Donc, il y a eu une grosse grosse évo…
Donc, ça n'a pas fonctionné.
Avoir un téléphone personnel,
individuel,
ça n'avait pas de sens,
parce qu'on n'était pas encore
prêts pour être joints
à tout moment,
ou que l'on soit.
Et donc, il a fallu attendre
les années 90
pour que ce concept,
eh bien, ait du sens,
prenne du sens.
Et là, ça a fonctionné.
C'est ouf.
Et justement,
sur cette époque-là,
avant, maintenant,
on va passer ensuite
à ce que tu fais maintenant,
dernière petite anecdote
que je pense que peu de gens savent,
c'est qu'en réalité,
c'est pas sorcier,
n'est pas ton premier projet.
Avant ça,
tu as fait d'autres choses.
J'ai eu une autre vie avant.
Et j'ai découvert
que un de tes tout premiers reportages
c'était
lors de la chute
du mur de Berlin.
Oui, tout ça fait.
C'est quand même fou, je trouve.
Eh parce que, moi,
à l'origine, je suis journaliste,
je ne suis pas scientifique,
je suis journaliste
et je ne suis même pas
journaliste scientifique.
Donc, au départ,
je suis journaliste,
reporter d'image,
J.H.R.I.
Voilà.
Et moi, j'ai commencé
à bosser
en présécrité en radio,
à Radio France,
aujourd'hui on dit France bleue.
Et puis après,
voilà,
l'histoire a fait
que j'ai quitté
et que
c'était en 1989
que j'avais des copains
qui vivaient à Berlin.
Voilà.
Et que, de temps en temps,
on se téléphonait
mais justement,
depuis la maison,
on ne communiquait pas,
internet n'existait pas,
mais de temps en temps,
on s'appelait.
Voir, on s'écrivait.
On s'écrivait encore,
avant des comptes,
c'était pas grave,
il était constable.
Et donc,
voilà,
au cours de,
je ne sais plus,
c'était en septembre,
octobre,
il me dit,
tu sais,
il se passe des trucs
en ce moment à Berlin,
en Czechoslovakie,
il avait déjà eu des trucs,
un peu,
des trains qui avaient circulé
et qui avaient franchi
le rideau de fer.
Et il me dit,
il faut absolument que tu te prépares,
il faut que tu viennes.
Et puis,
de fait,
le mur de Berlin
est tombé.
Alors,
je n'y étais pas
le jour où il est tombé.
Moi, je suis arrivé
48 heures plus tard.
Voilà.
J'avais,
on m'avait prêté
une caméra.
Voilà.
J'avais rien tourné.
Mais, voilà,
c'est Panasonic
qui m'a prêté
une caméra
qui était très,
très sympa à l'époque,
parce que
je n'étais absolument pas connu,
je suis allé les voir
et puis ils ont été
très, très sympa.
Ils m'ont dit,
ok, on ne prête une caméra,
mais à condition qu'on puisse
utiliser le film.
Et ensuite,
on a continué à travailler
comme ça,
ensemble,
pendant un temps.
Donc chez nous,
à feuilles.
Et donc, je suis parti.
Voilà.
Et tout seul
avec
ma caméra,
mon micro,
un tout petit peu d'éclairage.
J'avais une espèce de
j'avais une mandarine.
C'est un truc.
Aujourd'hui,
on a des light panels
qui sont très, très faciles de l'image.
Je pense à qui était lourd.
C'est complètement dingue.
Je suis parti en train
et je suis arrivé à Berlin
et, voilà,
j'ai assisté
au démontage du mur.
Il y a des précieux images.
Et surtout,
de le voir,
déjà,
là.
C'est un truc assez dingue
parce que
il faut bien s'imaginer,
mais on va pas
on va pas raconter tout ça.
Ah, c'est superfant.
Moi, j'ai grandi
dans un monde
bipolaire.
Oui.
Dans un monde
où il y avait
deux blocs.
je suis né
avec ces deux blocs.
en 1989,
je n'avais connu que ces deux blocs.
La vision
que l'on avait du monde,
elle était bipolaire.
Et donc,
voir
ce monde s'effondrer,
c'est déjà un truc
assez génial.
Comme événement.
Il pourrait imaginer le jour
où il se passe des trucs
en Russie et que...
Voilà.
Imaginez.
Le jour où vous allez voir ça.
Oui.
C'est...
Bon,
là, c'est à peu près pareil.
C'est peut-être
même plus important
parce que
les gens pensaient
autour
de cette division du monde.
Et donc, rien que pour soi,
c'est super intéressant.
Et puis après, bon,
c'est le métier
de journaliste,
de J.R.I.
de trouver un sujet
un peu original.
C'était difficile parce que,
évidemment,
que filmaient
les journalistes?
Qu'est-ce qu'on enregistrait?
Qu'est-ce qu'on photographiait?
Eh bien, photographiaient
tous les Berlinois
de l'Est
qui passaient à l'Ouest.
Voilà.
Les gens de
RDA
qui venaient en RFA.
Et si, mais
qu'est-ce que je suis?
Je n'ai quand même pas
à faire la même chose
parce que, bon,
ma caméra,
elle est un peu merdique.
Et puis,
je suis un peu elle
et puis,
je trouve quelque chose.
Et là,
souvent, on a
les choses
soulignées.
Je ne les vois pas.
Et j'étais avec
mes potes
qui étaient médecins,
qui étaient jeunes médecins
et étudiants
et qui, tous les jours,
allaient faire un tour
à Berlin-Est
pour voir comment c'était,
pour chercher du boulot
parce qu'il y avait
trop de médecins
à Berlin-Ouest.
Et donc, ils avaient
envie de pratiquer.
Donc, c'est...
Et d'un seul coup,
je me suis dit, mais
il est là, mon sujet.
Voilà.
Donc, un soir,
ça devait faire 2-3 soirs
que j'étais avec eux.
Et que je les avais vus,
déjà, partir,
revenir,
et je me disais
mes bêtises idiotes.
Il est là, mon sujet.
Je vais suivre
des Berlinois
de l'Ouest,
qui vont faire un tour
à l'Est
pour voir comment ça se passe
et puis, peut-être,
pour bosser.
Et est-ce que c'est possible
de le voir encore celui-là?
Ou il est disparu?
Je pense qu'il y a
des...
Les archives.
L'intérialité doit être...
Je ne l'ai pas à moi,
mais elle doit être à Alina,
sûrement,
parce que j'ai fait...
Dans la foulée,
j'ai fait d'autres documentaires
comme ça,
dont un qui a été primé
et que j'ai pas,
mais un jour,
un journaliste m'a dit,
mais non,
il a remis la main de celui-là
et il l'a retrouvé à Alina.
Retrouver ça,
c'est une légendaire.
Quand on apparaît,
je pensais que tu l'avais.
Ben, malheureusement...
Je ne l'ai pas abandonné à l'époque.
En fait,
pour tout vous dire,
je...
Je ne l'ai pas abandonné,
et je garde rien.
sauf que,
ben,
avec le temps,
je me suis dit,
mais je n'ai pas ce reportage,
je n'ai pas le documentaire
que j'avais fait
sur les mouroirs en Roumanie.
Il y a plein de choses que...
J'ai fait des documentaires
aussi sur la première guerre
du Golfe,
où j'étais à Riyadh.
J'ai rien gardé.
Ah ben...
C'est...
Mais peut-être que,
franchement,
Internet fait d'immirac.
Les gens font des copies,
parfois,
parce qu'ils passent à la télévision.
C'est pas impossible.
Mais je sais que...
Je sais que le documentaire,
sur les mouroirs en Roumanie,
il est Alina,
parce qu'il avait été primé et tout.
Et voilà.
J'ai une anecdote
sur ce documentaire,
en préparant cette émission.
Je suis tombé sur un papier
qui relate ce documentaire.
Il y a une faute croissière
à Jamy Gourmet.
Ah non.
Il y a marqué Jamy en Gourmet
avec un haut.
Oui.
Et vraiment,
c'est un article du monde
qui date,
il y a longtemps, du coup.
Oui.
Et donc,
le reporter,
Jamy Gourmet,
et du coup,
ça m'amuse.
Mais du coup,
on va demander des comptes.
Mais voilà.
Mais il y a encore des traces,
du coup,
de ces quelques reportages.
Oui, mais celui-ci existe
intégralement.
Il est stocké.
En tout cas,
je pense que peu de gens,
peu de gens savaient,
peu de gens savaient
cette première vie
que tu as eu.
Je le disais.
Donc,
c'est pas ceci
à durer pendant
un certain nombre d'années.
Et ensuite,
tu as réussi
cette prouesse, quand même,
qui est
d'arriver à t'adapter,
à la nouvelle révolution
des contenus,
des médias,
qui étaient Internet,
YouTube, les réseaux sociaux.
Et aujourd'hui,
tu as donc
ta chaîne YouTube,
tu as un média
qui s'appelle Epicurio,
que je connais bien,
si ça vous intéresse,
j'y apparaît
dans une vidéo.
Quelques petites collabes,
enfin,
on en a fait une pour le moment,
mais il va y en avoir d'autres.
Et bien oui.
Voilà.
Abonnez-vous.
Ça, c'est super bien passé.
C'était super cool.
Donc,
abonnez-vous
à la chaîne de Epicurio
pour plus de vidéos.
Et globalement,
toi,
cette transition,
comment tu l'as vécue ?
Est-ce que tu as trouvé ça
dur de s'adapter ?
Qu'est-ce qui change
d'un format à l'autre,
selon toi ?
C'est jamais dur.
Je crois que
si c'est dur,
il ne faut pas le faire.
Moi,
si il m'a toujours motivé,
c'est le plaisir
que l'on prend
à faire des choses.
Donc,
si un moment donné,
des gens essaient
et qu'il s'est trop dur,
bah,
changer.
Il ne faut pas faire un métier,
une activité,
qu'on n'aime pas.
Alors,
je sais qu'il y a des gens
qui n'ont pas le choix,
mais quand on a le choix,
voilà,
il ne faut pas se forcer.
Qu'est-ce qui était différent,
alors peut-être ?
Il y a des choses
qui sont très différentes.
Attention,
quand je suis,
quand j'ai commencé,
ça me trottait
dans la tête
depuis pas mal de temps,
mais quand j'ai commencé,
je pense que j'étais mauvais,
parce que,
j'avais pas les codes,
parce que,
quand je suis arrivé,
j'avais pas les codes,
parce que,
quand t'as fait de la télévision,
pendant presque 30 ans,
et que tu as appris à écrire,
à penser d'une certaine manière,
enfin, je veux dire,
penser,
à organiser
un sujet,
un contenu,
d'une certaine manière,
bah,
c'est extrêmement difficile
de changer de pantoufles.
Et donc,
c'est là
où il faut se faire un petit peu violence
et se dire,
bon, il faut être,
en fait,
il faut être,
il faut être lucide,
il faut se regarder dans le miroir,
et il faut être capable de se dire,
non,
ça va pas,
il faut faire autre chose,
pas comme ça, voilà.
Mais,
le digital,
cet avantage,
c'est que,
on a le droit de se tromper,
voilà.
Donc,
on se trompe,
on recommence,
et puis on se dit,
bah, tout seul,
je n'y arriverai pas,
ok,
de la même manière que tout seul,
je n'ai pas réussi
à faire ce que j'ai fait précédemment,
donc,
je vais
trouver des personnes,
travailler avec des personnes,
qui ont sa voire faire,
qui ont cette compétence,
moi, j'en ai une,
eux, ils en ont,
on va croiser
et on va tâcher de faire quelque chose,
voilà.
Mais,
ça démarrer comme ça,
mais,
c'est encore,
tous les jours comme ça,
tous les jours.
Moi, parfois,
je regarde des vidéos
et je me dis,
bon,
stop,
il faut arrêter,
nos vidéos,
ils sont tout le temps
construits sur le même modèle,
il faut changer,
et là,
on s'appelle les uns,
les autres,
on discute,
qu'est-ce qu'on fait,
et puis on essaie d'avancer.
Mais c'est ça que les gens,
ça ne s'inspecte pas aussi,
c'est ça que...
C'est un travail d'équipe, en fait.
Mais bien sûr,
mais c'est ça qui est vachement bien.
Mais heureusement,
c'est un travail d'équipe,
parce qu'encore une fois,
je crois que,
tout,
tout notre job,
eh bien,
ils,
ils réunissent
plusieurs,
plusieurs savoir-faire,
plusieurs expertises,
et ce qui est intéressant,
c'est de les croiser,
ces expertises.
Ce qu'on a, c'est cette image,
un peu du youtubeur,
qui fait tout de haze,
qui,
qui écrit,
qui improvise,
voire même leur poids.
Alors au début,
non mais au début,
c'est sûr qu'au début,
il y a un peu ça,
et puis c'est sûr que,
en fait,
je crois que la différence
avec,
avec la télévision,
ou la radio,
c'est que,
euh,
avec YouTube,
par exemple,
on,
évidemment,
il y a,
il y a ce travail d'équipe,
collégial,
mais chacun a quand même,
une part d'un pro,
peut-être plus grande,
que sur d'autres médias,
c'est-à-dire que,
on garde,
on garde certains trucs,
tu vois,
on peut,
on peut malgré tout,
euh,
se permettre,
de,
d'être dans son pro,
dans son truc,
de,
de faire comme on le sent,
même si,
il y a eu un travail d'équipe,
tu vois.
Et du coup,
ça, est-ce que,
ça t'a,
ça t'a fait plaisir,
un peu,
d'avoir ces,
ces changements,
ces nouveaux avantages,
et est-ce qu'au contraire,
il y a des trucs que tu,
qui te manquent un petit peu,
que tu regrettes,
de,
des anciennes manières de produits,
entre y, mais.
Alors,
non,
ça me manque pas,
pourquoi ça me manque pas,
parce que j'ai la chance
de pouvoir continuer
à faire un peu de télévision
avec le monde de Jamy.
Donc,
si tu veux,
je, je,
euh,
j'essaie de prendre
ce qu'il y a de bien,
là où ça se trouve,
tu vois.
je sais pas,
si je faisais que,
si je faisais que du digital,
bah peut-être que je le ferais différemment,
euh,
je ne ferais que ça,
donc je, je me consacrerais,
euh, 100% Corséame,
euh, à,
à cette tâche,
euh,
mais là,
il y a les deux,
donc,
voilà,
j'essaie de,
de trouver mon bonheur,
un peu partout.
Peut-être que,
peut-être que la télé,
te permet aussi de faire des choses
un peu plus ambitieuses,
en termes de,
de,
de complexité,
d'un, d'un seul contenu.
Alors, c'est, c'est,
en fait,
c'est marrant parce que,
euh,
je ne les oppose pas,
ils sont complémentaires,
euh,
euh,
avec,
avec,
à la fois des contraintes,
et à la fois,
des,
euh,
des côtés,
vachement,
vachement réficients.
Quand on fait un documentaire,
qui dure 110 minutes,
c'est long,
c'est dur,
110 minutes.
C'est long.
Et donc,
il faut des semaines,
des mois,
et puis,
parfois ça rime,
parfois on tire à la ligne,
parfois on se dit,
90 minutes,
ce serait vachement,
non,
faut aller à 110 minutes,
parce que le programme,
il fait 110 minutes.
Ça, c'est dur.
Ça, c'est dur parce que,
nous,
si on a envie ici,
de faire,
t'arrêter maintenant,
on fait une heure,
si on fait une heure nix,
si on fait une heure nix,
etc., etc.
Personne deviendra nous dire,
quoi que ce soit.
Alors que là,
on doit rentrer
dans un moule.
Ça,
c'est difficile,
mais en même temps,
euh,
mais ça,
c'est nos cerveaux,
qui nous permettent de,
de jouer avec ça,
et au bout du compte,
de l'apprécier,
c'est comme quand on écrit
un livre,
au bout du compte.
La contrainte,
eh bien,
on va bâtir une histoire,
et on va s'apercevoir au bout du compte
que,
ah bah finalement,
cette histoire,
elle n'est pas si mal que ça.
Et que s'il n'y avait pas eu
cette contrainte,
tu vois,
bah,
ça aurait peut-être pas fonctionné.
Je pense que,
c'est la contrainte créée.
Parfois vous rencontrez,
vous rencontrez des,
des,
des peintres,
des artistes,
et que vous discutez avec eux,
parfois ils prennent une grande toile,
et puis,
parce qu'ils ont envie de peindre en grand,
et,
et parfois la toile,
elle est trop grande,
ou elle est trop petite.
Et pourtant,
il faut qu'elle rentre dans cette toile.
C'est pareil.
Avec les formalons sur la télévision.
Mathieu, tu avais une petite question.
Oui.
Tu parles,
vous parlez de tout,
avec vos équipes.
Oui,
tu fais des,
le travail collectif.
Tu parles vraiment de tous les sujets.
Il y a vraiment cette,
cette curiosité de,
de parler de tout.
Moi,
j'avais une question.
C'est,
est-ce que,
au fond,
il n'y a pas,
tu n'as pas des sujets de,
de prédilection,
des sujets qui t'animent plus,
tes passions finalement,
ou vraiment,
perso,
perso, on va dire,
ou vraiment ces,
ces sujets scientifiques-là,
sont,
sont ce que tu préfères,
tu suites toute l'actualité
qui peut se passer autour de ces sujets-là.
Bien sûr,
il y a des sujets comme ça.
Mais je dirais que,
un secret.
Bien sûr, bien sûr.
Mais,
les sujets qui me passionnent le plus,
on va dire,
le sujet qui me passionne le plus,
c'est le sujet que je ne connais pas.
Déjà,
la première chose,
quand je me retrouve devant un sujet,
je me pose une question,
je n'ai pas la réponse,
alors ça,
ça m'excite.
Parce que,
j'ai envie
de, de, de,
de recueillir la réponse.
Voilà.
La première fois qu'on a travaillé ensemble,
là avec,
avec Mickaël,
j'étais très curieux
de savoir,
ce qui avait été écrit,
de savoir,
et j'ai appris des choses.
Voilà.
Et ça,
ça, ça me plaît.
Et ensuite,
bon, c'est la mise en forme,
comment je vais rendre ce savoir accessible,
ludique.
Bon.
Mais,
d'un côté de ça,
c'est vrai,
et il y a des sujets
qui,
qui sont devenus
de vrais centres d'intérêt.
Et il y en a deux que je cite souvent,
mais je peux en citer,
trois.
Il y en a un, c'est
la volcanologie.
Ah oui.
Oui.
C'est, c'est un sujet qui me...
Ah, tu,
tu as fait des,
moi j'avais vu un voyage
sur un volcan en activité.
tu t'es fondé fait plus du...
D'hé, gendais, gendais.
J'en ai fait plus,
j'en ai fait pas mal.
Oui, mais,
les images me restent encore en tête.
Oui.
J'en ai fait pas mal.
Et ça, c'est vrai que la volcanologie,
c'est un sujet que,
qui me passionne.
Alors, c'est,
ça va au-delà de la volcanologie,
parfois c'est grave,
parce qu'on est,
on est dans de la géologie,
c'est aussi la tectonique des plaques,
tout ce qui s'est passé récemment
avec le séisme
en Turquie,
en Syrie.
Voilà, c'est des mécanismes
qui me,
qui me passionnent,
que j'aime bien comprendre
et expliquer.
Et puis,
et puis après,
les volcans,
les volcans, ça me plaît,
parce que,
parce que j'ai eu la chance,
et j'ai la chance de pouvoir
m'approcher des volcans,
de volcans en activité.
Et là,
je suis directement en contact
avec les éléments.
Je pense que c'est ce que ressemble
un,
un marin qui se retrouve dans la tempête,
dont moi je ne fais pas de voix.
Voilà, je suis plus,
je suis plus sur la Terre ferme,
mais bon,
sur un volcan,
la Terre ferme, parfois,
elle est,
elle est moins ferme.
Et voilà, j'adore,
j'adore ce sujet,
j'adore les volcans.
J'adore me balader
sur un volcan,
j'adore,
voilà, j'adore voir
la lave,
même si,
parfois,
on se fait un petit peu peur.
Parti du jeu.
Ça fait partie du jeu.
Donc ça, c'est les volcans.
Ça se remet sur l'or.
Voilà, après,
il y a la botanique.
J'aime beaucoup la botanique.
J'aime l'histoire des plantes, en fait.
J'aime,
la la la,
le lien entre
une plante
et son milieu.
C'est-à-dire que j'aime les plantes,
pas la plante toute seule,
mais la plante prise
dans son encent,
dans son milieu.
Si elle est là,
c'est parce qu'il y a un sol,
il y a un climat,
il y a une altitude,
il y a une latitude,
il y a d'autres espèces
qui sont là.
Voilà, c'est tout ce monde.
Voilà, et puis les plantes,
c'est aussi la végétation,
les végétaux,
c'est l'histoire des hommes.
C'est une plante,
pourquoi ça m'amuse les plantes,
c'est parce qu'une plante,
tu la primes, c'est statique,
ça ne bouge pas,
machin.
Et pourtant,
une plante,
c'est l'histoire du mouvement des hommes,
qui sont allés là-bas,
qui l'ont ramené,
qui l'ont testé,
qui l'ont...
Parfois, il ne faut pas la ramener.
Mais voilà,
c'est tout ça.
Moi, tu me mets une plante,
et puis je peux...
Il y a toute l'histoire derrière.
Partir...
Voilà.
Il y avait une émission,
je ne sais pas,
peut-être elle existe toujours d'ailleurs ?
Non, malheureusement.
Qui s'appelait...
J'ai oublié le nom.
Comme une envie de jardin.
Ah, c'est ça.
Voilà.
C'est bizarre comme titre.
Voilà.
Heureusement,
c'est tombé sur jardin.
C'est mieux,
ça dure un peu plus fort.
Et...
Du coup,
le troisième de...
S'entraîner d'intérêt.
Alors, j'aime bien...
J'aime bien...
J'aime bien la...
La...
La...
La...
La chimie de la gastronomie.
Que j'ai joué à l'école, là ?
Juste avant...
Ouais.
Juste avant de vous rejoindre,
là, j'étais en train d'écrire
une vidéo sur un sujet,
sur la maïonnaise.
Et bah...
Mais c'est un truc extraordinaire.
Parce que sur le papier,
la maïonnaise,
c'est un...
un mariage contre nature.
C'est...
Une maïonnaise,
c'est bien homogène,
c'est bien lisse,
c'est...
La sauce préférée des Français.
Sauf que...
Une maïonnaise à la base,
c'est de l'eau et de l'huile.
Vous avez déjà essayé de mélanger de l'eau et de l'huile ?
Ça marche pas.
Et bah là, ça marche.
Comment ?
Pourquoi ça marche ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Voilà.
Et...
Et...
Et il y a des histoires fabuleuses...
Après, c'est...
Si vous voulez la répondre,
c'est une prochaine vidéo.
Si vous voulez la répondre,
ce sera sur la chaîne.
Oui, oui.
Excellente.
Et après, je raconte pourquoi...
Comment on peut la faire monter,
pourquoi parfois elle monte,
pourquoi elle part.
Et tout ça,
tout ça, c'est génial,
parce que c'est de la chimie.
C'est de la chimie,
mais de la chimie qu'on peut visualiser.
Et j'aime bien ça, parce que...
On...
On plonge dans l'infiniment petit.
Et...
Et on...
On comprend des interactions.
Moi, j'ai souvent dit que la chimie,
c'était...
Pourquoi j'aimais...
Pourquoi j'aimais raconter des histoires de science ?
Parce que très souvent,
la science, elle est...
Elle est théâtrale.
Il y a tous les éléments de la narration qui sont...
Cruisément,
les narratifs qui sont unis,
une réaction chimique,
c'est...
C'est un coup de théâtre.
Et vous avez des...
des protagonistes
qui sont là au départ.
Il va y avoir un événement.
Et puis,
les protagonistes qui finiront la scène
ne seront plus les mêmes
que ceux qui étaient là au départ.
Voilà.
Eh ben, on va...
Un coup de théâtre.
La chimie, un coup de théâtre.
C'est ça.
C'est pas mal.
Si on m'avait dit ça, mon cours,
j'aurais peut-être mieux suivi quand même.
C'est à couteau tirer,
mais couteau de cuisine.
Oh !
Je ne peux pas m'empêcher,
parce que le chat,
le réclament depuis tout à l'heure,
te te posait la question des maquettes.
Oui.
Évidemment,
j'imagine que ça revient tout le temps.
Oui, oui.
Qui...
Qui est derrière ces maquettes ?
Qui... Qui était...
Alors, génie
qui construisait ces maquettes ?
Il y avait un...
un maquettiste,
David Mayer,
qui était un petit génie.
Enfin...
Je crois qu'il avait fait des études d'architectes,
mais il était...
Il était toujours d'ailleurs originaire d'une famille
qui avait beaucoup travaillé dans le cinéma,
dans la décoration...
dans les décors de cinéma.
Donc,
il avait un certain talent
pour mettre en scène les choses,
pour les fabriquer, les dessiner,
les colorer.
Et pour mettre en scène
ce qu'on lui expliquait.
Parce que, en fait,
une maquette, on lui disait pas,
David, on va faire une...
je vais faire une manip sur
l'effet de serre.
Des bruitards.
Non.
Je disais, voilà.
Je vais faire une manip sur l'effet de serre,
mais voilà comment je vais la faire.
Je crois, au départ,
il y ait une zone,
étant avec Fred,
il va être plutôt...
en enjou, donc là,
je vais plutôt déchanquer,
soit vert, un décor qui ressemble, là.
Je veux, derrière,
que tu me mettes, je veux avoir un support
dans lequel on va faire rentrer les choses progressivement
comme ceci ou comme ça.
Et David mettaient tout cela en scène.
Mais il y avait un cahier des charges,
avec l'équipe de Cépa Sensier
qu'on préparait, tu vois.
Et ce cahier des charges était
super important.
Parce que,
pendant que David fabriquait la maquette,
moi j'écrivais mon texte.
Donc il fallait que tout ça...
On se voyait régulièrement,
on suivait l'avancement.
Il me fournissait des schémas.
On disait, c'est comme ça, c'est comme ça.
Ok, ça marche.
J'adaptais, moi, mon discours,
à ce que j'allais avoir sous les yeux.
De sorte que mon histoire,
pour raconter mon histoire,
j'avais un support
qui collait parfaitement.
Et ça durait combien de temps
de faire une émission, à peu près ?
Ça durait...
Alors,
on va dire deux mois,
mais pas deux mois, plein de temps.
L'émission, entre le moment où on a décidé de faire l'émission,
et le moment où elle était prête à diffuser,
deux mois pouvait s'écouler.
Mais évidemment, on ne travaille pas
à plein temps dessus pendant deux mois,
c'était par petite branche.
Il y avait une certaine immersie
pour fabriquer les choses.
Et aussi, je pense que,
quand on ne connaît pas trop le processus de production
d'émissions comme ça,
on pense peut-être que c'est...
Il y a des dates de sortie,
et puis produisait les émissions une par une.
Mais évidemment, ça se passait comme ça.
En fait, on travaillait en permanence
sur six ou neuf émissions,
on enregistrait par vague de trois,
six, neuf émissions en même temps.
Trois émissions qui étaient au stade
de préparation d'écriture,
trois émissions qui étaient au stade
de tournage,
et trois émissions qui étaient au stade de montage.
Donc, on passait en permanence
Coca-lan
et avec un calendrier.
Pas de trompé.
C'était une émission hebdomadaire.
Donc, on signé un certain nombre d'émissions
dans l'année, et tous les ans,
avant de partir en vacances, au mois de juillet,
on faisait un rétroplanin,
c'est-à-dire qu'on prenait le calendrier,
l'agenda de l'année suivante.
Donc, en juillet 2005,
on prenait l'agenda de 2006,
et on disait, pour diffuser
quelle émission sur ce thème-là,
il va falloir qu'elle soit tournée là,
il va falloir que les plateaux
de jamais dans le camion soient tournés là,
il va falloir que l'écriture soit terminée là,
il va falloir que le journaliste
commence à travailler là, etc.
Et on le faisait pour les 30 émissions de l'année.
Et après, il fallait respecter
ce qu'il y a, mais scrupuleusement,
cet agenda...
Pour pas faire des faits dominés ou quoi.
Une question qui est revenée souvent,
c'est, est-ce que c'est déjà arrivé
que tu montres toi des émissions
que tu avais produites, donc de s'épasser à ses propres enfants
pour leur faire découvrir ce sujet ?
C'est une question de tiffanie.
Moi, je me l'ai posée aussi.
En fait,
mes garçons,
regardaient l'émission,
mais je ne les ai jamais obligés à les regarder.
Parfois, il y a sûrement eu, oui, de temps en temps,
un truc qui comprenait pas,
je me disais, regarde plutôt ça.
Mais je pense que c'est arrivé assez rarement,
parce qu'en fait, on parlait de l'émission.
Tous les jours, on m'entendait parler de l'émission.
Voilà, un truc que j'avais vu en tournage,
une question que je me posais,
il baignait dedans.
Est-ce que du coup...
Mais je les ai jamais obligés à regarder l'émission.
Mais est-ce que, du coup, de ce fait-là,
ils ont reçu cette culture scientifique,
est-ce que eux-mêmes, aujourd'hui,
j'en sais rien, dans leur zétitude, etc.,
sont imprégnés de cette même passion pour la science ?
Je crois que c'est, je pense,
mais il faut alors poser la question à eux,
mais je pense que ce qu'ils ont retenu,
c'est qu'invontérentment, encore une fois,
c'est que ces disciplines scientifiques
que l'on présente souvent comme étant inaccessibles,
c'était tout à fait accessible.
Alors attention, ça ne veut pas dire que la science,
c'est simple, c'est un jeune enfant, pas du tout.
Vous en êtes la preuve vivante,
et vous le savez très bien,
faire des études de science,
ça demande un certain investissement,
une certaine exigence,
que ça ne se fait pas comme ça, on claque en des doigts,
comme d'autres études d'ailleurs,
mais en science, on ne peut pas improviser
quand on fait des études de science.
Mais pourtant, ils ont
trouvé de l'intérêt à ces sujets.
Je vous parlais de chimie tout à l'heure,
moi je me souviens quand ils étaient petits,
je racontais des histoires de chimie avec des légos.
Oui, parce que c'est un peu ça.
Donc, ils ont été
baignés dans ce jula,
tout à fait naturellement fait.
De manière naturelle, sans aucune obligation,
moi mes enfants seraient devenus littéraires,
ça ne m'aurait absolument pas dérangé d'ailleurs.
Ils aiment beaucoup lire,
il y en a un qui à un moment donné a hésité,
mais je crois que ce qu'ils ont gardé,
c'est ce truc là,
c'est qu'on pouvait s'épanouir avec la science.
Ça c'est super important.
Donc, ils ont bien continué.
Ils ont bien continué dans des carrières scientifiques,
c'est hyper intéressant.
Et à notre anecdote,
que je pense très peu de gens savent,
je ressort les dossiers,
est-ce que vous saviez qu'il y a eu des jeux vidéo de C'est pas sorcier ?
Est-ce que toi même, tu t'en souviens ?
Oui, je m'en souviens.
Et moi, je peux vous dire que quand j'étais petit,
j'ai joué aux jeux vidéo de C'est pas sorcier
avec des modélisations 3D, des personnages, etc.
Sur des CD-ROM, je ne laisse pas.
C'était comme ça ?
Exactement.
Et c'était vos voix, c'était vraiment un truc officiel.
C'est-à-dire qu'on planchait à la fois sur le scénario,
et puis ensuite, on bossait sur les dialogues,
et puis on allait enregistrer les voix.
C'était super, franchement, j'ai trouvé.
Il y avait des enquêtes.
Oui, c'était des enquêtes à chaque fois.
Il y en a une sur un volcan, justement.
Il y avait un petit côté Escape Game avant l'œil.
Oui, tout à fait.
Je vous dis, j'ai passé le désir.
C'était super bien.
Je vous propose que tout doucement,
on se rapproche de notre troisième partie.
D'accord.
Tu vas non ?
Moi, j'aurais pu rester.
On a tout plein de questions.
Je peux t'en accorder une dernière, si vraiment tu...
C'est plus une question de rédacteur, on va dire.
Je t'en profite.
Prends des cours en direct.
Est-ce que combien de temps
et combien de fois tu peux repasser sur un script de vidéo
pour être sûr que c'est juste, que ça va passionner les gens,
à quel point tu passes du temps et de reformulation
sur ces scripts de la même.
La question est pas du tout claire.
Si, complètement.
Je peux passer beaucoup de temps.
Parce que, moi, je suis un amoureux des mots.
J'aime les mots justes.
J'aime les phrases.
Pour moi, un mot, ça exprime une idée,
une phrase exprime une idée.
Donc, dans le choix des mots, de la ponctuation, etc.
de la longueur de la phrase.
Pour moi, ça participe de la pédagogie.
Donc, quand je travaille un texte,
soit c'est un texte que j'écris moi-même,
et là, j'avance petit à petit,
et puis je peux revenir sur quelque chose,
une fois, deux fois, trois fois,
quatre, cinq, pour refaire,
pour que ce soit clair, pour que ce soit conceptualisable.
Parfois, évidemment, il y a une équipe
qui bosse sur les épidémies.
Donc, il y a des dossiers
qui sont préparés par les journalistes.
Donc, moi, je fais une première lecture,
et je peux dire, non, pour moi,
ça, c'est pas clair.
C'est pas la phrase est trop longue,
il faut couper, il faut faire un truc,
il faut casser, il faut qu'il y ait une intervention
du Jami2 ici,
ou cette intervention du Jami2 n'apporte rien, etc.
Voilà, donc, je peux lire un texte
quatre, cinq fois et y retoucher.
Parfois, il m'arrive d'écrire des choses,
je sais que ce ne sera pas la version finale,
parce que quand je le lis, je dis non,
on ne peut pas dire des choses comme ça.
Je dis, je dis les choses ainsi, ce n'est pas accessible.
C'est pas comme ça qu'il faut le dire.
Alors, t'as pas forcément l'idée tout de suite.
Parfois, il m'arrive de buter sur un truc,
mais c'est comme ça pour le monde de Jami,
pour les épicureux,
ou quand j'écris un bouquin,
et parfois, je ferme, je me barre faire un truc,
et j'ai le machin en tête,
et je me fous la magnonaise.
Ça, c'est pas bon, parce qu'en général,
tu ne trouves pas les mots et tout,
faut oublie.
C'est mieux le lendemain, oui.
Et puis, un moment, tu reprends le truc,
il faut être frais, tu vois.
Et même parfois, il m'arrive de me revenir,
et me dire, mais comment j'ai pu écrire.
Ça, je pense que ça va aller à tout le monde.
Je voudrais juste inverser les deux trucs,
c'est plus clair.
Mais pour ça, je pense qu'il faut toujours se mettre
à la place de celui qui regarde,
qui lit ou qui écoute,
et se dire, mais finalement,
donc c'est presque schizophrénique le truc,
parce que tu es en train d'écrire,
et tu t'imagines,
tu es en train d'écrire,
et tu t'imagines devant un écran,
en train de...
De regarder.
De prendre,
de regarder ce que tu es en train d'écrire.
Mais sauf que,
quand il arrive,
tu sais si ça marche ou si ça ne marche pas.
Il dit, non, non, cette phrase,
ça ne passera pas, il n'y a pas les clés.
Il n'y a pas les clés pour le truc.
Alors c'est vrai que quand on écrit,
souvent on se dit,
ouais, tiens, on a l'info,
on sait que c'est juste et tout ça.
Donc on l'écrit, on dit, hop,
ça on se dédouane,
j'ai dit ce que je savais,
et de toute façon, voilà, c'est...
On lâche leurs fonctions, c'est...
Voilà, c'est validé par un scientifique,
sauf que, à un moment donné,
il faut se dire, mais est-ce que c'est compréhensible ?
Comment ça sera reçu ?
Donc, il faut faire ce travail,
de mouliner, mouliner pour...
Pour être long.
Super, merci beaucoup.
Tiffany, je voudrais pas que tu parles de cette émission
avec tes regrets sur des questions
que tu n'aurais pas posées.
Donc si tu as encore une question,
si, ce n'est pas obligé.
Si, si.
Bah si, parce que j'en avais plein,
mais tout de suite, je vais en poser une seule.
Et après, après le...
Après l'émission, je pourrais t'embêter plus.
Mais non, j'avais une petite question,
quel est ton meilleur souvenir de Cépa Sorsi ?
Alors, bon, je vous en ai déjà un peu parlé,
parce que vous m'avez interrogé
sur les... mes sujets de prédilection,
et je vous ai parlé des volcans.
Je crois que mon meilleur souvenir de Cépa Sorsi
est parce que de temps en temps, je sortais.
Je sortais du camion.
C'est notre tournage sur...
sur Lettna.
C'était en 2001, me semble-t-il.
Donc en Sicile,
Lettna qui n'était pas entrée en éruption
depuis pas mal d'années.
Je crois que c'était 76,77,
un truc comme ça.
Il me semble, ça me faudrait vérifier.
Enfin, toujours est-il que,
lorsque nous sommes sur Lettna,
au bout de 3 ou 4 jours,
le volcan
contre en éruption.
Ah, au moment, oui.
Nous avons assisté...
La chance !
Et c'était extraordinaire, parce que
les volcanologues avec qui on bossait,
nous avaient dit d'attendre un petit peu,
parce qu'il y avait un volcanologue qui sentait le truc machin,
et nous dit, je t'appelle ce soir,
si ça démarre et tout.
Donc on traînait au resto,
un petit resto qui n'était pas loin du cratère,
enfin pas loin à 5, 6 km.
Et puis Bingo, à 23h30,
il m'appelle et passe nous prendre
dans les catètes,
et on part vers le volcan.
On roule avec des volcanologues,
et on s'est retrouvés
avec le cratère
devant nous.
Il faut imaginer un cratère qui fait 500 mètres de hauteur.
Bon, Lettna est déjà un volcan très très haut,
mais sur cet énorme volcan,
il y a plusieurs bouches,
et donc une qui est active.
Donc il y a un cratère, voilà,
il y a deux bouches,
le cratère,
et il fait 500 mètres de hauteur,
nous sommes à 500 mètres,
et ça commence à partir.
500 mètres.
Ça, je l'ai vécu en direct,
pendant toute une nuit.
Tout une nuit, je sentais
l'odeur du souffle, la chaleur du volcan,
et il faut imaginer que,
donc cette règle des 500 mètres,
le volcan, le cône,
nous, on est à 500 mètres de distance,
et au moment de ce que l'on appelle le paroxysme de l'éruption,
quand on a une fontaine de lave,
quand c'est la plus puissante,
elle-même faisait 500 mètres de hauteur.
Donc c'est un...
Le feu d'artifice, c'est un truc de ouf.
Donc je pense que c'est ce qui m'a donné,
ce qui m'a donné envie,
ce qui m'a fait aimer les volcans,
et ce qui m'a donné envie de repartir
sur les volcans.
C'est magnifique.
C'est fabuleux.
On est presque au paroxysme.
La fontaine de lave, qui monte, qui monte.
Impressionnant.
Et nous, on était juste à côté de ce bunker.
Ah oui, ok.
À la brille.
C'est vrai ça.
Ça doit être un peu stressant.
Il y a des moments où tu t'es déjà sorti en danger
dans les tournages de tes émissions.
Sur un volcan, une fois, deux fois, on va dire.
Mais bon, si je vous raconte, après, il y aura...
Tant plus.
Si on a le temps, après.
Et bien, je vous propose qu'on passe maintenant
à notre troisième parti,
avec une petite chronique de Tiffany.
Jeudi petite, mais en fait,
ça fait un certain temps qu'elle est en train
de faire plusieurs semaines.
Tu vas pouvoir nous expliquer tout ça,
juste après.
Et oui, Tiffany, parce que
on ne sait pas forcément, mais avant tes études,
avant ton travail dans l'intelligence artificielle,
en fait, tu as fait des études de bio et de génétique.
Je pense que le chat ne le sait pas forcément.
Et aujourd'hui, ça va nous être très utile,
puisque tu vas nous présenter
ce qui pourrait être le futur du stockage des données.
Tu vas même nous faire une petite démonstration
qu'on prépare depuis un certain temps.
Explique-nous cette histoire.
Quelles sont leurs rapports entre stocker des trucs
et l'ADN ?
C'est très étrange.
Alors, effectivement,
comme vous le savez, on vit dans une société
qui est
bruit de données,
et
rien que l'année dernière, en 2022,
j'ai un petit chiffre,
d'après l'IDC, l'humanité entière
aurait produit
90 états octets
de données.
Alors, voilà, la petite
ordre de grandeur.
Un état octet, c'est 10 puissance 21
octets.
C'est juste gigantissime.
Et on a un petit schéma aussi
avec des courbes
qui montrent la projection
de
la quantité de données qu'on va produire
sur les années prochaines, si jamais...
C'est la size de suivante.
On a l'image, voilà.
Tu déquelines un peu sur ta gauche.
Moi, ah bah non, sur ma gauche.
Voilà, c'est parfait.
Voilà, donc,
sur le premier graphique,
en bleu foncé,
on a la donnée qu'on produit.
Donc là, on voit qu'en 2022,
on était à peu près à 90 états octets
et vous voyez que ça augmente de façon
exponentielle, c'est la projection
sur les années prochaines. Et ce qu'on voit
en bleu ciel, donc en tout petit, en dessous,
c'est notre capacité
réelle de stockage.
Donc c'est la capacité
qu'on a aujourd'hui de stockage,
je veux dire globalement, on est
à 6 états octets.
C'est tous les discursures de la planète en courant.
Exactement.
Donc on en perd beaucoup.
Oui, on en perd beaucoup. Alors bien sûr,
les 90 états octets produits
ne sont pas forcément
à vocation d'être stockés.
Mais donc...
Et de l'info temporaire en fait.
Voilà, exactement, il y a de l'info qu'on perd,
puis il y a de l'info qui n'est pas important.
Je parle notamment en IOTI par exemple,
on a beaucoup de données qui...
Avec les objets connectés, mais pas forcément stockés.
Mais on voit quand même que
l'écart se creuse par rapport à la
capacité que nous on a à stocker de la données
et ce qu'on produit. Et ça c'était juste
en 2022 les 90 états octets, mais on a
quand même de la donnée des années précédentes.
Donc en fait, on n'y est pas du tout.
D'ailleurs j'ai fait un petit schéma avec des carrés
pour vous montrer un petit peu
la proportion.
Voilà. Donc
le grand cube, enfin le grand carré
là en bleu ciel, c'est 4...
Ça représente 90 états octets, donc ce qu'on a produit
en 2022. En bleu ciel
c'est 6 états octets, donc ce qu'on est capable de stocker.
En bleu foncé, ouais.
Et puis je voulais représenter
ce que faisaient
un data center.
Et en fait...
On les voyait même pas.
J'ai pas réussi parce que un data center
c'est 100 fois plus petit que ça et en fait la résolution
n'est pas assez grosse, du coup je les grossis à 100 data center.
Mais voilà.
Un data center c'est un exaocté.
Donc c'est
un millième d'un...
Pardon, je recommence.
Un data center c'est
un exaocté et c'est un millième d'un état
d'un état octé.
Donc on n'est pas encore au bout du compte.
On n'est pas du tout, du tout au bout du compte
si on veut tout stocker.
Donc pour les petits chiffres, un data center
aujourd'hui c'est grand comme un terrain de foot.
Un grand data center.
Il y a des data centers qui sont plus petits
mais un data center
de la taille d'un terrain de foot
ça peut stocker donc un exaocté.
Ce qui est quand même grand
c'est phénoménal comme quantité de données.
Ça coûte à peu près 20 millions
à entretenir, enfin en maintenance
chaque année.
Et puis ça carbure à 200 mégawatts.
Donc autant vous dire
que voilà ça consomme quand même beaucoup.
En fait c'est très...
ça nous coûte énormément cher.
Pas seulement financièrement
mais aussi en termes de matière première.
Aussi en termes d'impact écologique.
Oui parce qu'il y a beaucoup de...
Quand on dit...
combien de mégawatts pour...
200 mégawatts.
200 mégawatts.
Alors évidemment quand on est
en France
ou en Europe, ces megawatts
sont produits...
sont décarbonés.
En partie décarbonés.
Mais ce genre de data center
quand il se trouve
aux Etats-Unis, quand il se trouve
en Chine
ou dans toute l'aside du Finesse
eh bien c'est des mégawatts
qui sont carabonnés.
Très carabonnés exactement.
Et donc c'est là où ça pose un problème.
Effectivement. Et si on veut
arriver à rattraper notre delta en fait
il va falloir construire
des data centers à la chaîne.
Alors il y a le problème du stockage
mais il y a aussi le problème de la
persistance de la donnée.
La dégradation passive de l'information
en fait c'est un vrai problème
puisque sur nos disques durs
où on stocke de l'information
eh bien on a une durée de vie qui est limitée.
Aujourd'hui on est limité entre 5 et 10 ans
si on fait pas trop...
C'est ridicule.
Et si on fait pas trop de
d'écriture et de lecture sur les disques durs
on peut rallonger la durée de vie d'un disque dur
mais on reste quand même dans un ordre de grandeur
d'une dizaine d'années.
Mais les gens ça ne fait pas ça, ils pensent qu'un disque dur
ça c'est pour toujours.
Quand on veut archiver de la donnée
à un moment il va falloir penser
à la copier sur un nouveau support
produire ce support.
En fait quand on commence à se poser la question
de la projection sur le futur
on commence à réaliser qu'on arrive
à un espèce de mur qui va bientôt se le prendre
en pleine figure.
Et donc il y a beaucoup de personnes qui planent
justement sur ces problèmes de stockage de la donnée.
C'est à dire que les photos de vacances que j'ai sur mon disque dur
qui date d'il y a 15 ans...
Il va falloir changer de disques sur effectivement...
C'est exactement, faut backer paix.
Donc ça pose énormément de problèmes
et ce qui a...
c'est d'ailleurs un très gros problème
mais ce qui est assez intéressant en ingénierie
c'est que souvent les solutions on les trouve dans la nature.
Et bien sûr dans la nature
il y a des problèmes de stockage d'information
ça peut paraître très loin
d'un problème biologique
et en fait ça n'est pas du tout
puisque rien que nous dans notre corps on a de la donnée
et la donnée c'est le support
du stockage de l'information du vivant.
Donc pour la petite introduction
sur la donnée, pour être sûr que tout le monde
soit bien...
Notre adn c'est notre information
génétique, c'est ce qui permet de coder
pour toute l'information biologique
de notre corps.
Donc toutes nos fonctions biologiques sont codées
dans la donnée. En fait si je peux faire un parallèle
avec la technologie c'est un peu comme
le code source
de toutes nos fonctions.
Par exemple on dit un ingénieur
voilà maintenant tu vas coder
un humain avec toutes les fonctions
de son corps et toutes les réactions chimiques
et tout ça. Et bien
et ton code source tu le stockes quelque part
et bien il faut imaginer que
ce code source doit dans notre
organiste tenir dans chacune de nos cellules.
Chacune de nos cellules
de notre corps contiennent l'entierté
de l'information génétique qui nous
permet de vivre avec nos fonctions
biologiques. Et donc pour
réaliser un petit peu à quel point
cette quantité d'information est grande
mais compressée
il faut savoir que chacune de nos cellules
qui font à peine quelques micromètres
en taille
si vous prenez
l'ADN qui est dans une cellule
qui vous la représente comme
une petite pelote de laine
et que vous la déroulez
comme ça en un long fil
et bien dans une seule de vos cellules
vous pouvez dérouler un fil grand de 2 mètres
de haut
c'est hallucinant. C'est incroyable.
C'est un chiffre hallucinant. Alors maintenant
si on met les choses
en perspective et qu'on considère
le nombre de cellules qu'on a dans un corps humain
d'à peu près 70 kilos
on est sur 30 000 milliards
de cellules. Fois 2 ça fait
60 000 milliards de mètres
ça fait 180 000 fois
la distance Terre-Lune
et si on veut aller un peu plus loin
ça fait 2 fois la circonférence
de notre système solaire.
Ah mais il m'éclate le sol.
Dans chaque personne.
Dans chacun de nous.
Dans chacun de nous.
C'est pour réaliser à quel point
il y a énormément d'informations
mais à quel point elle est compressée
et la nature a réussi
à optimiser
l'espace
que prend cette information
de stockage. Donc là on est
dans de l'optimisation absolue
de stockage de l'information.
Et non seulement. On en est très très long
évidemment. Exactement. On en est très
tu veux dire par rapport à nous. On fait
pas que je m'en bats bien.
Est-ce que l'ur ? Oui.
Alors du coup pour remettre tout ça en perspective
d'après Science qui est un magazine
reconnu de science
on pourrait stocker 215 pétaroctets
de données dans un seul gramme
d'ADN. Pour remettre tout ça
en perspective par rapport à ce que j'ai dit
avant sur les datacenters. Un datacenter
grand d'un terrain de football
qui a donc qui contient
un exaoctet de données. Ça pourrait
être contenu dans 5 grammes d'ADN.
Ça rentrerait dans un petit tube.
Incroyable.
C'est vraiment hallucinant
ce qu'on peut faire. Ça
non seulement mais je vous parlais
de persistance de la donnée. Mais
l'ADN
ça veillit très bien
dans le sens où on a trouvé des
brins d'ADN vieux de 700 000 ans
c'était le plus vieux brin d'ADN qu'on a
réussi à séquencer. C'était un
de l'ADN de cheval. Donc
700 000 ans je sais pas où sera l'humanité
dans 700 000 ans mais je pense que ça nous laisse
le temps de venir en croire quand même.
Et puis quand c'est stocké dans les bonnes conditions
j'imagine qu'on peut étirer cette
longiété à encore plus long.
Donc voilà l'ADN est des propriétés qui sont
absolument incroyables
pour pouvoir potentiellement résoudre
ce problème de stockage de la donnée.
Maintenant vous allez peut-être me poser
avec question.
Quelle lien. Parce que je pense qu'il y a
pas mal de gens qui nous regardent
mais quelle lien entre
cet ADN
et le stockage de données.
Quelles sont les données qui sont stockées
sur cet ADN ?
Très bonne question.
Tu vois lui fait bien les relances
mieux que l'an de Macron.
Voilà exactement.
Et donc effectivement
comment est-ce qu'on peut passer du binaire
vers l'ADN.
Donc nous quand on stock de l'information
génétique derrière
c'est tout en binaire donc c'est des zéro
et des uns. Et bien. Je veux dire comment
stocker de la donnée informatique
dans quelque chose qui est de l'ADN
parce que c'est comment de l'ADN.
Là j'ai plusieurs questions.
Bien sûr. C'est comment de l'ADN en fait ?
Il y a quoi dedans ?
Alors dans l'ADN
c'est composé de bases nucleiques
donc on voit souvent l'ADN représenté
avec 4 lettres ATC et G.
Il y a un joli schéma tout à l'heure.
On voit bien la spirale.
La doublée lisse.
Exactement.
Et en fait la doublée lisse
c'est des brins d'ADN qui sont composés
de bases nucleiques.
Ces bases nucleiques là il y en a 4 différentes.
Donc c'est ATC et G
et elles vont par paire.
Donc A va en paire avec T
et C va en paire avec G.
Voilà. Exactement.
Et c'est comme ça qu'est codé l'information.
Donc en fait, là on est en base 4.
Nous dans numérique on est en base 2
et là on est en base 4.
Donc il n'y a qu'un petit pas
à faire pour pouvoir stocker du numérique
dans l'ADN. C'est de faire une correspondance
tout simplement entre
les lettres ATC et G
et nos binaires 01.
Donc j'ai fait un petit tableau de correspondance
voilà qui est là.
En fait, là il y a plusieurs algos
de compression de l'information dans l'ADN
j'ai pris le plus simple.
J'ai pris le plus simple.
Aujourd'hui on peut
voilà.
On peut faire correspondre un A
avec 00, un T avec 1 1,
C avec 01 et G
avec 1 0. Là
on est assez simple. Donc par exemple, si on peut
encoder le mot hi hi
dans de l'ADN
eh bien on prend
le binaire de H 0 1 1 0 1 0 0 0
et du coup
ça donne C gga
et pour hi ça fait 0 1 1 0 1 0 0 1
et ça nous donne
C gg c.
Et du coup on a dn
facile. Voilà on a codé hi
en adn.
Et donc là les nombres pour que les gens sachent,
les nombres pour H et pour hi c'est pas des nombres que t'as pris au hasard
c'est des nombres standards de façon de coder des caractères.
Exactement.
Tous les caractères sont
liés à un octet spécifique
qui est un enchaînement de 0 et de 1.
Mais moi
ma question c'est comment on va
pouvoir placer
ces codes
qui correspondent à hi
sur l'ADN.
Parce que ton ADN
comme le mien est différent et comment
comment on va créer justement
cet ADN
qui va
pouvoir transporter
justement cette information.
Aujourd'hui notre ADN se fabrique
tout seul personne ne décide
de mettre un A et un T
un C et un G
là où il le veut.
Comment or, nous pour stocker de l'information
il va falloir qu'on la mette
au bon endroit.
Comment on va faire ça ?
Il va falloir
comme on le ferait avec un disque
gravé
et donc on a ce qu'on appelle des synthétiseurs
d'ADN. Aujourd'hui on peut
synthétiser des bras d'un ADN
dans la combinaison
d'A, T, C, G que l'on veut.
C'est à dire qu'on va en fait tout à
l'heure qu'on a commencé l'histoire on a parlé de notre ADN
mais là on va réellement fabriquer
l'ADN. On sait le faire, un importe qui peut
on le faire d'ailleurs.
On va fabriquer de l'ADN
et c'est sur cet ADN que l'on va
fabriquer que l'on va transposer
toutes ces données.
C'est ouf.
Je ne savais même pas que c'était possible de créer l'ADN
comme ça.
On a vu toute la théorie
mais à underscore comme vous savez on est allé
un petit peu plus loin.
On est allé dans la pratique
et on s'est dit qu'on allait effectivement
passer à l'action et faire
un bras d'ADN
et mettre un message dedans.
Alors c'est là que
ça part un sucette.
C'est là
où on a commencé ce produit il y a 6 mois
et tout ne s'est pas passé comme r'envoulut.
Non, ça ne s'est pas passé comme r'invoulut.
C'est une histoire. Je ne vais pas raconter
tous nos déboires.
Finalement ça se termine bien mais
en gros on est partis sur une idée
et comme je l'ai dit précédemment,
j'avais travaillé en Algérie Génétique
avant.
Pour moi, séquencer de l'ADN
et synthétiser de l'ADN c'était
de la routine dans ma vie précédente.
C'était sans compter sur le fait
que je ne travaille plus en laboratoire.
J'avais oublié ce tout petit
détail.
Mais donc nous...
Qu'est-ce qui est plus difficile ?
T'as pas le matériel ?
Moi je savais qu'on pouvait
faire synthétiser de l'ADN et se le faire livrer
mais je savais pas qu'il fallait être un institut
de laboratoire agrégé pour pouvoir
se faire par exemple des choses comme ça.
Je vais dire le détail de cette histoire.
Donc on a le petit schéma
avec toutes les étapes.
Donc la première étape on s'est dit
« Mathieu, tu vas
créer un message secret
dont tu es le seul à connaître la substance
ce que j'ai fait.
Et aujourd'hui je crois que tu n'as divulgué
ce message à personne.
Peut-être des gens en régie et encore
oui, si, il doit y avoir quelqu'un de lui.
Oui, je le connais pas.
Et toi non plus.
Et moi non plus.
Ce message secret que seul toi connaît
tu l'as converti
en une séquence d'ADN
à TCG.
Et pour faire ça, du coup j'ai écrit un petit script
que d'ailleurs si ça
intéresse certains dans le live
j'ai mis le code en open source sur github
à byte.lyslash
underscore dash dina
je crois, comme ça.
Vous pouvez le trouver là. Et donc si ça vous intéresse
de voir comment le code est fait, libre à vous d'y aller.
Alors c'est pas juste la conversion de A
vers 00, T vers 1, 1
parce qu'on a eu des petites difficultés quand on a essayé
de synthétiser l'ADN.
Pour information, l'ADN
n'aime pas les motifs répétés.
Malheureusement quand on encode
une phrase, on a des E
qui se répètent en français, on a des espaces.
Voilà. Donc c'est
compliqué de pas faire de motifs répétés
quand on encode une phrase. Et donc j'ai dû
rajouter... La compréhension.
Oui, alors j'ai essayé pas mal de choses en vrai.
Ce qui a mieux marché c'est de rajouter
un petit peu de hasard
dans la séquence. Donc c'est
un hasard contrôlé, parce que sinon on ne pourrait pas
relire la séquence à l'envers.
Mais donc c'est ce que j'ai rajouté dans le code.
Je ne rends pas dans le détail, mais si jamais ça vous intéresse
vous avez le code un open source. Et donc Mathieu...
Ce qu'elle n'a pas dit c'est que juste avant cette étape
elle m'a demandé de reformuler mon message
dix fois.
Elle me prenait pas et je lui ai dit, non ça ne marche pas,
il y a des caractéristiques.
Dans le futur on pourra stocker des messages
mais pas n'importe quel.
Les messages devront être
validés partifènes.
Très bon, j'ai trouvé
plein de formulations, j'ai plus
de t'inspiration là.
Non mais c'était pas ta faute en fait, c'était juste la langue française
si il faut que t'ailles déclarer.
Donc c'était bon. Et donc on arrive
donc Mathieu convertit le message
il a un point TXT
avec la séquence ADN.
Et à ce moment là on peut l'envoyer
à une entreprise pour faire synthétiser ADN
par exemple. Le point TXT c'est
TCAG, c'est un tweet de TCAG.
Oui, exactement.
Donc on copie-colle
juste nos ATCG
à Twist Bioccience
qui est une entreprise du coup
qui peut s'en exprimer d'ADN.
Et donc on envoie
on est tout fiers de nous
on envoie la séquence
je baie beau d'adresse pour la livraison
et puis j'attends
mon ADN qui devrait arriver chez moi.
Alors le service client de
Twist Bioccience m'envoie un petit mail
pour me dire
alors on a cherché l'adresse mais on n'a pas trouvé le labo
et moi
je fais
le labo
chez moi, c'est dans ma cuisine
Ils voulaient pas te livrer parce que tu n'avais pas de labo ?
Non, alors du coup
je leur ai expliqué le projet
alors je pense qu'ils ont bien rigolé
à Twist mais en gros ils m'ont fait comprendre
qu'ils étaient ISO quelque chose, je sais pas quoi
et effectivement en fait on peut pas livrer
du matériel génétique n'importe où
ça se comprend tout à fait, j'ai tenté le coup
mais donc non, ils vérifient
quand même où est-ce qu'ils envoient
il faut être bien sûr habilité
à pouvoir manipuler du matériel génétique
et c'est tout à fait compréhensible
Donc, petit point bloquant
mais finalement on s'est dit
bah
je vais tenter ma chance
et je vais envoyer un mail à Pasteur
Bah oui ?
Voilà, pourquoi pas
et j'ai cru que ce mail allait tomber
dans les oubliettes, finalement
on nous a répondu
et à ma grande surprise
on a pas du tout
on nous a pas rigolé la figure
on nous a pris au sérieux
et puis on nous a dit
parce que nous on arrive
mais on n'a rien dit nouveau, je veux dire Pasteur c'est quand même
une institution
de recherche
phénoménale
mais du coup, nous on arrive avec un petit projet
et en fait ils comprennent tout à fait
l'implication de ce projet
ils comprennent la démarche
pédagogique derrière tout ça
et donc ils accueillent notre projet
avec grand plaisir et bienveillance
et du coup c'était génial de pouvoir faire
cette collaboration avec eux
et donc finalement on peut
on close le deal avec Pasteur
on peut envoyer notre séquence à Twist
et ils peuvent nous renvoyer
notre brin synthétisé
à Pasteur
et on est invité
à Pasteur pour le séquençage
avec Mathieu
donc c'était
une journée de découverte pour nous
on a pu visiter la plateforme de séquençage de Pasteur
c'était incroyable
comme on peut l'imaginer
les séquenceurs sont énormes
il y a des...
il y en a de toutes les tailles
il y en a de la taille de Frigo
il y en a de ta taille de four
ils sont tous...
on dirait des imprimantes 3D un peu
oui ils sont tous ultra chers
ça peut aller de entre 10 000
plusieurs centaines de milliers d'euros
voire plus
et nous on s'intéresse à une gamme
de séquenceurs qui s'appellent les Minions
et les Minions
cassent complètement
les appris auprès qu'on pourrait avoir
sur la taille d'un séquenceur
puisqu'ils sont tout petits
et d'ailleurs j'en ai un depuis le début
de la chronique
dans ma poche
ceci est un séquenceur
d'ADN
c'est 87 grammes
ça a la taille d'un téléphone
et on a une petite vidéo
de comment ça marche
la technologie derrière c'est un nanoport
on peut le brancher à un ordinateur
directement via une prise USB
c'est incroyable
et donc en fait ce qui se passe
je sais pas si vous avez la vidéo youtube
plutôt
j'avais mis un lien youtube
moi je veux bien voir aussi
alors
on dirait un hub
un doc tu sais USB-C
c'est incroyable
alors bon tant que
je voulais chercher la vidéo
mais il y avait une vidéo qui montre comment marche
le Minion
c'est une vidéo youtube
on dirait un téléphone
ça passe, t'as pas la dernière version en fait
je l'ai retrouvé
dommage
mais du coup on pourra peut-être illustrer
comment marche le Minion
mais du coup on peut l'ouvrir
et en fait à l'intérieur on a
ce qu'on appelle une flot-cell
et c'est là où on dépose l'échantillon d'ADN
et ensuite après
il suffit de refermer le pas de lecture
et de brancher
le séquenceur
sur une machine qui est assez conséquente
puisqu'on a besoin d'une capacité
de calcul
parce qu'en fait
là c'est juste la lecture mais l'interprétation
de l'information elle se fait côté ordinateur
et donc on peut pas le brancher sur n'importe quelle machine
il faut avoir une bonne carte graphique
donc si jamais vous avez un gros pc gamer
vous pouvez faire des séquences d'ADN
ça vient d'où
pourquoi il y a besoin d'un GPU
pour une carte graphique
alors dans le détail
de comment interpréter la donnée
je sais pas exactement
mais le software
derrière est assez coûteux
et donc
on aurait pu utiliser cette machine là
mais nous pour le séquençage
on a utilisé un autre Minion
qui est la gamme un petit peu au-dessus
qui a la carte graphique intégrée
avec l'écran intégré
et du coup
on a pas besoin
d'avoir un ordinateur
puissant à côté pour pouvoir
faire l'analyse
ils ont la vidéo dont tu parais tout à l'heure
on peut la montrer
si jamais vous avez la vidéo du Minion
il va y avoir une pénurie
bientôt cet objet
d'après le chat
c'est la première vidéo
donc là vous avez vos brins d'ADN
et puis on a attaché
un adaptateur
au bout de la séquence
vous mettez une toute petite goutte
dans la flosselle
de votre chantillon d'ADN
et en fait les nanoports
que vous voyez au fond, les petites cellules
c'est ce qui va permettre la lecture
du brin d'ADN
puisque grâce à l'adaptateur
l'ADN va pouvoir se fixer sur le nanoport
et en fait il y a une enzyme
qui va ensuite
déplier un peu
si vous voulez un peu l'ADN
et l'ADN qui passe dans le nanoport
va faire une description
dans un courant électrique
et c'est ce signal là qui est lu
et qui permet de savoir si
on lit un A, un T, un C ou un G
et c'est juste
c'est incroyable comme technologie
c'est un petit objet c'est fou
et donc la séquence est lue
plusieurs milliers de fois
pour être sûr que le signal
soit bien lu et que le bruit de fond
soit déteint
voilà exactement
et donc
on a peut-être la vidéo aussi
de quand on était à Pasteur et qu'on a fait
ces messages sur le Minayon avec l'écran
donc vous avez votre code secret
qui était en codé dans un truc d'ADN
exactement et donc là on a
l'expérience
qui a fait clouer
donc c'est l'équivalent de
brancher ta clé USB du futur
exactement
c'est un peu ça
exactement, tu branches ta flosselle
avec ton ADN dedans et ensuite
la lecture se fait
directement dans le Minayon
là où du coup dans celui là
il y a une carte graphique qui est intégrée avec un écran
donc on a tous les résultats qui sont en live
alors pourquoi
avoir des séquenceurs
aux ces petits, ah d'ailleurs j'ai oublié un détail
les prix sont plus
aussi exorbitants, par exemple pour un petit Minayon
comme ça, ça coûte 1000 euros
donc oui
pour séquencer de l'ADN c'est incroyable
pour séquencer d'ADN, les gros séquenceurs
peuvent coûter plusieurs centaines de milliers d'euros
là on est sur quelque chose de beaucoup plus
abordable
et le séquenceur qu'on a vu
avec la carte
graphique intégrée c'est
4900 euros donc c'est cher
mais en fait c'est quand même incroyablement
peu cher par rapport à la technologie que c'est
et en fait à quoi ça sert
d'avoir ces machines la portable, c'est tout simplement
parce que parfois on a besoin
de faire de l'analyse de séquence
mais dans un endroit
il n'y a pas forcément de laboratoire à côté
par exemple en cas de pandémie si on veut faire
de l'identification de virus
ou de pathogène
il faut se déplacer sur le milieu
mais on n'a pas forcément l'occasion
de pouvoir ramener les échantillons à temps
pour pouvoir le faire vite, on se déplace sur le terrain
et on a un laboratoire
tu peux uploader après ta cellule
enfin ton ADN un truc
et ça ne s'adresse pas que à ça aussi quand on fait
des études en métage génomique par exemple
et qu'on étudie la diversité biologique
dans des fumereaux par exemple
au milieu de l'océan
ou dans un lac assis au milieu de Yellowstone
et bien à la place de
prendre des échantillons
dans les volcans
exactement
exactement
et bien à la place de prendre des échantillons
et potentiellement perdre de la richesse au moment du voyage
et bien là on peut directement
les séquencer sur place
donc voilà l'utilité de c'est pas encore pour
Monsieur et Madame Tout le monde
mais on y arrive
donc voilà on a finalement réussi à séquencer
notre ADN
est-ce que ça a marché ?
le message
donc à la fin on a
l'output
le résultat
ce qui sort de la machine
c'est tout simplement, on appelle ça un format FASTA
mais en fait c'est un point texte
avec les séquences qui sont lues
et donc voilà donc ça ressemble à peu près à ça
et on a une
et donc Mathieu nous a fait
Mathieu a
converti la chaîne
qu'on a retrouvée en résultat
en toute lettre
on a une vidéo
je l'ai passé le code
tu peux pas le lire comme ça
comment ?
tu peux pas le lire
tu le prends dans le haut
tu sais pas lire du code d'ADN
non
voilà on a la petite vidéo
ça c'est juste le moment où on découvre le message
donc là on a le message
et donc on a fait notre petit script
où on fait tendez notre script pour traduire
et là on va
savoir le code
donc le message secret
j'ai pas vu le message secret
alors le message secret
fun fact, suite à un don
l'institut Pasteur possède un vignoble
qui leur est impossible de revendre
quoi ? c'est un vrai fun fact
mais c'est trop, mais c'est vrai
tu le savais ?
oui
du coup t'es un peu déçu
parce que t'as rien appris
absolument c'est le vignoble dans lequel Louis Pasteur
a fait ses premiers travaux
sur la fermentation
je sais pas si on parle
du même mais en tout cas ils ont des vignoble
je sais pas
il y a un vignoble qui appartient
dans lequel Louis Pasteur a fait ses premiers travaux
sur la fermentation
parce qu'il a commencé comme ça
et en bossant sur la vignoble
sur du vin
sur du vin d'arbois
du vin du Jura
et il existe des bouteilles de vin
de l'institut Pasteur
c'est cette vignoble
je pense aussi
je me rappelle que c'est vrai qu'on nous avait raconté
l'index d'autres quand on était allé visiter
c'était vraiment super cool
donc voilà, merci Mathieu
c'est un message secret de fun
cette expérience de fun
tiens d'ailleurs, je retiens quand même
il y a un truc assez top
et finalement je savais pas
mais c'est qu'on peut aujourd'hui
fabriquer de la DNA
en
plaçant
les bases que l'on veut
sur cette ADN
c'est déjà possible
de faire ça
donc ce que tu disais tout à l'heure
on est à
on est tout prêt
ça semble
tout à fait accessible
parce qu'il y a quand même pas mal
d'obstacles
qui semblent franchis
et puis effectivement
ça devient un vrai support
mais les espions vont s'amuser
c'est vrai, on s'est posé cette question
sur la salive
on va même sur une lettre
on voit une lettre avec un nom
il y a de la DNA
Snowden quand il s'échappe
avec son livre
et bien voilà un peu de salive
c'est fou
donc finalement quand James Bond
va embrasser un partenaire
il récupère de l'information
c'est un transfert de données
voilà c'est un transfert de données
alors après il y a quand même des...
je pouvais lui transfert de données
excuse les en aires
il y a quand même des limitations
donc effectivement
là on pourrait se demander
pourquoi on n'utilise pas ça tout de suite maintenant
mais c'est parce qu'en fait
il faut quand même
attendre, enfin il faut pas attendre
mais disons que la technologie
ça m'éliore
et que du coup le coût
que ça nous coûte de synthétiser de la DNA
et de le séquencer
baisse drastiquement au fur et à mesure des années
mais ça reste quand même relativement cher
de stocker tout
si l'obstacle
c'est le coût on sait que
on va y arriver
bien sûr on va y arriver
c'est clair
quand on sait parce que justement
en stockant cette information
sur de la DNA
tous les problèmes qu'on a évoqué
tout à l'heure les problèmes de stockage
qui sont liés à l'énergie qui est nécessaire
pour stocker, pour refroidir
parce que le problème c'est de refroidir
c'est d'attaque à senteur
quand on sait aujourd'hui
la lutte dans laquelle on est engagé
pour éviter
d'augmenter l'élogement
de notre planète
là on supporte
un support parfait
qui dure peut-être 700 000 ans
une durée de vie incroyablement longue
et du coup un petit chiffre
peut-être qui pourra intéresser les gens
si jamais vous avez été hypée par le sujet
c'est le cas je peux te le dire
il faut quand même que je vous dise
combien ça nous a coûté
oui
avant de vous lancer
qui paye les factures
c'est toi
ça a coûté combien
en tout ça nous a coûté
à peu près dans les
110€
je crois c'est ça
130€
de synthèse
et 300 et quelques
c'est pas toi qui l'as payé par contre c'est le pastor
c'est vrai il sont des très grands princes
et 300 et quelques de ces cossages
bon ça va il y aura encore des brettes ailes la semaine prochaine
exactement
mais juste d'ailleurs à la base on voulait envoyer une petite image
et en fait
juste à synthétiser ça a coûté
plusieurs milliers d'euros
pour les petits chiffres
si on regarde sur le site de twist by o science
la base nucleic
1a
1t
ça coûte 7 centimes
donc si on revient sur notre conversion
et qu'un caractère
ça fait
un caractère dans une lettre
c'est 1 octet
c'est 4 lettres
ça nous fait 28 centimes par lettre
28 centimes par lettre quand on fait un grand texte
ça commence à aller
ça fait à peu près 50€ le tweet
donc
allez-y Bolo
écoutez ça l'abonnement twitter c'est de l'eau
donc voilà
donc ça reste encore un peu cher aujourd'hui
mais bien sûr la technologie ça améliore
on commence à voir
la lumière au bout du tunnel
je dirais parce que ce problème-là
cette crise que j'avais gênant c'est quand même
c'est important
et on a peut-être une solution
c'est génial parce que
effectivement il y a l'obstacle du coup
mais la technologie existe
c'est un peu comme
les premières voitures
la technologie existe
bon effectivement elle est difficilement accessible
mais elle existe
superbe et on est un moment fou
on est au point d'inflexion
en tout cas bravo
pour cette expérience parce que vous êtes allé
au bout de votre idée
on aurait pu avoir des débiliers de poils
c'est génial
merci
vous devriez vous contenter d'expliquer le truc
mais faire l'expérience c'est top
merci à l'institut Pasteur
un grand merci à l'institut Pasteur qui vit principalement
des dons
et donc
si vous voulez les remercier
il y a un lien qui n'est pas dans le chat
de soutenir underscore n'est-ce pas
merci à Marc
Chloé et Arnaud qui nous ont accueilli
et qui ont séquencé la DNA pour nous
j'ai cru comprendre que cette journée
que vous avez passée là-bas était chouette
avec un croyant
mais nous on était comme des enfants et ils découvraient plein de choses
il se passe quoi d'autre
en fait dans cet endroit
ben non mais là on était juste dans le département qui séquence la DNA
déjà il y a un département qui séquence la DNA
oui
déjà c'est ouf
on a appris plein de mois que je connais pas
bien le séquence la DNA
à la base donc je découvre tout et comme tu disais c'est vraiment
passionnant de découvrir quelque chose que tu ne connais pas
oui
ils étaient très accueillants
la crème brûlée était fameuse
tu sais que la canteen de l'institut Pasteur est très sympa
il tournait plusieurs fois
c'est le piste
non mais j'ai tourné dans le
l'endroit là où il y a du séquenceur
j'y avais tourné d'ailleurs
en 2020
au moment du
Covid-19 parce qu'il y avait des
séquences donc le virus
à l'institut Pasteur
et j'avais fait pas mal de tournages
dans les locaux
ah tu connais du coup
donc j'ai reconnu
le décor
et je me souviens effectivement
des séquenceurs
des bousins énormes
monumentaux
et bien en tout cas
le sujet a beaucoup
intéressé et on en rend
évidemment
de futurs chroniques
en biotech on peut dire
c'est la biotech
il y a plein de trucs à raconter donc si ça vous intéresse
n'hésitez pas à le dire et à vous manifester
on arrive doucement à la fin de cette émission
qui aurait été une des plus longues
honnêtement donc j'espère
au contraire
on en a profité
12h15
c'était une émission un peu exceptionnelle
donc merci à vous si vous êtes restés
n'hésitez pas à follow cette chaine Twitch
et comme je vous l'ai dit tout à l'heure
n'hésitez surtout pas à aller sur la chaîne Youtube
de Epicurio
où vous pouvez retrouver tout plein de contenus
si vous avez aimé
les sujets de aujourd'hui vous aimerez forcément
tout ce qu'il y a sur cette chaîne Youtube
y compris ces vrais
une certaine vidéo sur
le Dark Mode
mais les autres se ressemblent bien
et plein d'autres sont à venir
sur les frites
elle était pas mal aussi
c'est bien on passe du Dark Mode
en passant par la mayonnaise
exactement la mayonnaise
si vous avez été intrigué
par pourquoi est-ce que la mayonnaise
prend en tout cas n'hésitez pas
ce sera bientôt
ce sera dans le futur
en tout cas sur la chaîne
et Tiffany et Mathieu on vous trouve sur Twitter
par exemple
et Mathieu Lambe d'Art
peut-être que tu partageras
le fameux lien du Github
si tu l'apprends encore
absolument sur Twitter
si ça vous intéresse
je vous souhaite une très très bonne soirée
et à dans deux semaines pour le prochain épisode
de underscore qui va être très cool aussi
oui on peut pas vous utiliser mais il y a des trucs bien cool
salut
salut